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Removille

commune française du département des Vosges
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Remauville.

Removille
Removille
Portail de l'église
Blason de Removille
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Neufchâteau
Canton Mirecourt
Intercommunalité Communauté de communes de l'Ouest Vosgien
Maire
Mandat
Jean-Marie Morel
2014-2020
Code postal 88170
Code commune 88387
Démographie
Gentilé Removillois(es)
Population
municipale
209 hab. (2015 en augmentation de 3,98 % par rapport à 2010)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 45″ nord, 5° 50′ 24″ est
Altitude Min. 297 m
Max. 458 m
Superficie 7,55 km2
Localisation

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Liens
Site web removille.fr

Removille est une commune française située à l'Ouest du département des Vosges dans la région Grand Est (Grand Est). C'est un petit village typiquement lorrain d'environ 200 habitants riche de son patrimoine, trois édifices sont classés ou inscrits aux monuments historiques.

Ses habitants sont appelés les Removilloises et Removillois.

Sommaire

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Commune de Removille

La commune est située à 15 km à l'est de Neufchâteau, chef-lieu d'arrondissement et sous-préfecture des Vosges, et à 60 km à l'ouest d'Épinal, préfecture des Vosges. Le Massif des Vosges s'élève à environ 70 km à vol d'oiseau de la commune, la mer la plus proche est la Manche à environ 380 km.

Le village quant à lui est implanté à flanc de colline, d'orientation sud-ouest, lui permettant ainsi de profiter d'un bel ensoleillement. Il surplombe la large vallée du Vair rejoint par l'un de ses affluents droits, la Vraine, et est dominé par le Bois Michaud. Un ancien moulin, le Moulin d'Essart, reconverti en ferme est bâti le long de la Vraine à l'extrémité sud-est du territoire communal[1].


Les distances sont calculées par la route au plus court.

Géologie et reliefModifier

Le territoire de la commune, situé en limite des côtes et plateaux des Vosges, est d'une superficie de 755 hectares avec une altitude variant de 297 à 458 mètres. Cet espace peut être découpé en trois parties [2]:

  • Le village, en partie centrale, à flanc de colline, avec ses jardins et vergers, composés principalement de mirabelliers, de pruniers et de pommiers.
  • Les pâtures de bovins, ovins et autres équidés ainsi que les champs agricoles sont, quant à eux, principalement situés en bordure du Vair, de la Vraine et du Ruisseau d'Aouze ainsi que sur la partie Sud et Sud-est de la côte.
  • La forêt, occupant environ 30 % de la superficie est située sur la partie haute et Ouest du territoire, la forêt communale en occupe 141 ha. Elle est majoritairement constituée de feuillus comme le hêtre très présent à Removille[3],peuplée de sangliers, de chevreuils ainsi que de quelques lièvres et survolée de milans et de buses. Le loup y est également présent par intermittence.

Le sous-sol est en grande partie constitué de roche calcaire datant du Jurassique et plus particulièrement, du Toarcien, du Aalénien et du Bajocien, la plaine est, quant à elle, recouverte d'alluvions récentes, déposées par les crues successives du Vair et de la Vraine. Removille à également la particularité de posséder un verrou tectonique à son extrémité Ouest. En effet deux failles parallèles ont conduit à la formation d'un fossé d'effondrement qui, une fois érodé par la rivière, a formé l'entaille du Vair et la mise en évidence du verrou tectonique[4].

HydrographieModifier

 
Le pont de la Pêche dans la plaine de Removille

Removille est situé dans le bassin versant de la Meuse, plus précisément dans la vallée du Vair à la confluence du Vair venant du sud et de la Vraine venant du sud-est. Le village est peu sujet aux inondations, étant implanté à flanc de colline, seules les maisons les plus basses et plus particulièrement le Moulin d'Essart, sont inondés lors des crues majeures comme celle de décembre 2001 où le Vair a atteint 3,06 m à Soulosse contre environ 1 m par temps calme[5]. La Vraine est franchie par deux ponts, le pont d'Essart permettant le passage de la D16 et le pont de la Pêche donnant accès à la plaine ; le Vair, quant à lui, est traversé par une passerelle et par la D27 au niveau du pont des Amoureux.

La commune compte également plusieurs sources captées permettant l'approvisionnement des fontaines et du réservoir de la Madone ainsi qu'une station de pompage et de traitement sur les rives du Vair.

Pour la pêche, le Vair est classé en deuxième catégorie, nous y trouvons des brochets, des truites fario, des perches et des cyprinidés comme les carpes et les brèmes[6].

ClimatModifier

Removille profite d'un climat océanique très dégradé à semi-continental lui offrant des étés modérément chauds et orageux ainsi que des hivers frais avec une moyenne de 1,9 °C en janvier avec un peu de neige. Les précipitations sont relativement abondantes et régulières tout au long de l'année.

Relevé météorologique de Removille
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,8 −0,7 2 4,1 8,4 11,7 13,7 13,2 10,1 6,8 2,8 0,4 6
Température moyenne (°C) 1,9 2,9 6,5 9,5 13,8 17,2 19,4 19 15,2 11 5,9 2,9 9,6
Température maximale moyenne (°C) 4,6 6,4 10,9 14,8 19,2 22,6 25,1 24,7 20,3 15,1 8,9 5,4 14,8
Ensoleillement (h) 55,9 79,7 129,1 173,9 199,1 220,9 229,1 213,7 162,8 104,8 51,7 44,3 1 665
Précipitations (mm) 65,4 55,3 59,5 49,3 67,6 69,2 62,4 63 64,7 73,8 65,9 79 775,1
Source : meteofrance.com


Voies de communication et transportsModifier

La commune est traversée selon un axe sud-est par la route départementale 3 reliant Coussey à Gironcourt-sur-Vraine, les autres voies communales ne mènent qu'à la forêt ou dans les prés. La ligne LIVO no 51 Vicherey-Neufchâteau s’arrête à raison de deux à trois fois par jour dans le village[7] permettant ainsi de rallier la gare SNCF de Neufchateau desservie par le TER Nancy-Neufchateau et les TGV Metz-Toulouse et Metz-Nice[8]. L'aéroport le plus proche est celui d'Epinal-Mirecourt (24 km) offrant une ligne régulière vers Nice ainsi que d'autres offres saisonnières[9]. La sortie no 10 Neufchâteau-Châtenois de l'autoroute A31 est située à 10 km.

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

Le premier écrit relatant du village date de 946, il est alors dénommé Raimbaldi-villa dans un titre de l’abbaye de Saint-Martin de Metz. Il y est écrit que l’abbé de Saint-Martin et ses religieux ont échangé ce village du comté de Soulosse avec le comte Raimbalde et sa femme Gertrude. Le village est ensuite appelé Romaldi-villa dans un titre de l’abbaye de Bleurville datant de 1050 et en 1116 par le prieuré de Châtenois[10]. On trouve l’appellation Removille pour la première fois en 1267.

En 1285, Perrart ou Perraut de Removille dans la mêlée à Chauvency-le-Château crie « Beaufremont » quand, aux côtés des Âpremont, Cumières et Maizey, il est aux prises avec les Flamands conduits par le châtelain de Bergues. Jacques Bretel le cite plusieurs fois dans son Tournoi de Chauvency, l'appelant tantôt Bauffremont, tantôt Removille (tout comme il le fait pour Waleran de Luxembourg-Ligny, qu'il nomme aussi de deux façons différentes).

Au XIIe siècle un imposant château fort fut construit sur les hauteurs du village. En 1241 le val de Removille ainsi que d’autres terres des environs furent ensuite données en apanage à Thierry d’Enfer, fils de Ferry de Bitche. Il fit construire sur les hauteurs de l’actuel Harchéchamp la tour du Châtelet qui donna son nom à toute sa maison (Maison du Châtelet).

À partir de 1408 le village est dirigé par Charles de Deuilly, descendant de ce dernier, il va conduire le village à sa perte suite à ses crimes. En effet en 1414, Charles de Deuilly, allié à Henry de la Tour, chef de bandits, kidnappe à proximité de Toul les évêques de Carcassonne et d’Evreux, convoqués par le pape de Pise Jean XXIII comme ambassadeurs du roi Charles VI. Durant le rapt l’aumônier de l’évêque de Carcassonne fut tué et plusieurs ecclésiastiques blessés. Les deux ambassadeurs furent ensuite conduits au château de Removille après avoir été dépouillés. L’évêque de Toul, furieux de cet attentat sur ces terres envers des personnes sacrées, décida le 10 juillet 1414 de cesser tous services divins dans son diocèse tant que les ambassadeurs ne seraient pas délivrés. Les évêques de Metz, Verdun et Toul se rallièrent donc sous le commandement du duc Charles II de Lorraine et firent le siège du château. Après douze jours de combat, Removille tomba, les coupables furent pendus et le seigneur puni par l’incendie de sa forteresse et de toutes ses maisons dans les duchés de Lorraine et de Bar. Le château fut reconstruit par la suite.

Temps ModernesModifier

Au XVIe siècle, le village appartient à Antoine de Ville sur Illon petit-fils de Catherine de Deuilly, fille de Charles de Deuilly. C’était un compagnon du duc Antoine de Lorraine avec qui il participa aux batailles d’Agnadel et de Marignan, il était très pieux. Faute de descendance, la seigneurie devient propriété de la famille de Bassompierre en 1540.

Le 13 août 1621 les Bassompierre reçoivent du duc Henry de Lorraine le titre de marquis, leur territoire englobant aujourd’hui les communes de Removille, chef-lieu, Aouze, Balléville, Certilleux, Darney-aux-Chênes, Longchamp, Ménil-sur-Vair, Tilleux, Viocourt et Vouxey. Removille appartenait alors au bailliage de Neufchâteau, prévôté de Châtenois. Le seigneur de Removille avait droit de haute, moyenne et basse justice. Au spirituel, l’église était du diocèse de Toul, doyenné de Châtenois.

Malheureusement, à la fin du mois de mai 1636, le château de Removille est assiégé par les troupes du duc Bernard de Saxe-Weimar sous l’ordre du Cardinal de Richelieu. Le mercredi 28 mai 1636, les « Suédois » entre dans le village et y commettent toutes leurs atrocités : les hommes et les veilles dames furent tués, les jeunes femmes violées et brulées avec leurs enfants dans le château. Il y avait alors dans l’enceinte du château entre cinq et six cents personnes, bien peu ont survécu. Un charnier pouvant dater de cette époque a d’ailleurs été découvert récemment lors de travaux de réfection du mur de soutènement du presbytère près de l’église. Le château ne fut jamais reconstruit et la population se releva péniblement de cette période de trouble, il y avait seulement 92 habitants en 1710[11].

Une légende du XVIIIe siècle prétend qu’un ermite vivait sur le coteau à l’entrée nord du village. Il avait la réputation de tuer et détrousser les voyageurs isolés. Sa dernière victime, avant d’être arrêté, aurait été un pauvre prêtre sans argent[12].

Époque contemporaineModifier

En 1790, Removille fut désigné comme chef-lieu du septième canton du district de Neufchâteau mais un arrêté départemental du 25 décembre 1792 transfère cette qualité à Vouxey.

La commune connu son apogée au milieu du XIXe siècle, elle comptait alors en 1845, 183 ménages répartis dans 160 maisons. Il y avait à cette époque, deux moulins à grains, une tuilerie, quatre ateliers de sabotiers, une fabrique d’archets ainsi que de nombreuses carrières de pierre à bâtir dont on voit encore les vestiges aujourd’hui. La broderie et le colportage de la lutherie de Mirecourt occupaient également de nombreuses personnes.

Patrimoine et culture localeModifier

Lieux et monumentsModifier

Removille ne possède pas de monument de taille importante mais plutôt un ensemble de petites bâtisses d'architecture vernaculaire. En voici quelques exemples :

La chapelle Saint NicolasModifier

Petite chapelle orientée, construite à la fin du XVIe siècle, située le long de la route départementale, au milieu du village. Elle fut fondée par la famille Mathiot et Nicolas Brochot. Elle est composée de deux traversées carrées et voûtées de 5,50 m de côté, percées de deux fenêtres d’inspiration gothique à remplage flamboyant orientées au sud. Nous y entrons par un portail rectangulaire, face à la route, composé d’un entablement où le linteau tripartite présente en son centre un oculus encadré par quatre fleurs de lys dans chaque coins et par deux écus pourvu, pour celui de gauche, d’un lion rampant, et pour celui de droite, du millésime 1598, date de fin de la construction[13].

En y entrant, nous trouvons face à nous, sur l’autel, un retable Renaissance fait de pierre où sont sculptés les douze Apôtres et une crucifixion. Une Vierge à l'Enfant est placée dans la niche médiane percée dans le mur de chevet. Sur des consoles fixées au mur à côté du retable, nous observons un Saint Évêque anonyme à gauche et, sur la droite, un Saint Nicolas. Sur la paroi Sud du chœur nous trouvons un Saint Élophe martyr faisant face à un Saint Antoine aux ardents portant ses attributs habituels : le petit cochon pour les privilèges des Antagonistes, la clochette des ermites et le Tau, brisé. Le tout datant du XVIe siècle.

Mais ce sont les fresques murales faisant tout l’intérêt de cette chapelle qui lui ont permis d’être inscrite aux Monuments Historiques en 1994[14]. Elles habillent tous les murs et constituent l’ensemble le plus important de peinture murale ancienne du département des Vosges. Elles sont dans un bon état de conservation et nous pouvons encore y observer, sur le mur du chœur, l’Annonciation, la fuite en Égypte ainsi que Saint Sébastien ; sur le mur Sud, les premières stations du chemin de croix et, au-dessus de la porte, la création de l’homme, la tentation ainsi qu'Adam et Ève chassés du paradis. Sur le mur nord, la peinture est trop abîmée par l’humidité pour identifier les scènes. Ces fresques datent de la fin du XVIe siècle, début XVIIe siècle[15].

Autres chapellesModifier

  • Chapelle Notre-Dame de bon Repos[10]

Située dans les bois au nord-est du village, elle est aujourd’hui à l’état de ruines. Fondée le 1er octobre 1534 à la demande d’Antoine de Ville, seigneur de Removille, et de sa femme Yolande de Bassompierre de retour de Terre Sainte, elle était desservie par un prêtre. Une petite maison lui avait été construite juste à côté. C’était encore un lieu de vénération fréquenté jusqu’à la moitié du XIXe siècle bien qu’elle fut dépossédée d’une partie de ses biens à la Révolution. Les ravages du temps ont finalement eu raison de cet édifice, le mobilier fut transféré en l’église Saint-Rémi de Vittel. On y trouve notamment deux statues de Sainte Anne et Saint Joachim, un fragment de retable représentant Yolande de Bassompierre agenouillée sur un prie-Dieu ainsi que la clé de voûte marquée des armes de ses fondateurs[16].

  • Chapelle Saint-François

Fondée le 13 avril 1535 par François Cuisinier de Removille, fut desservie par un prêtre. Située à 100 m au nord du village, elle est aujourd’hui détruite.

  • Chapelle Notre-Dame de la Consolation

En activité au début du XIXe siècle, fut desservie par un prêtre. Située à l’extrémité haute du village, elle est aujourd’hui détruite.

La MadoneModifier

La Madone est une statue offerte en 1861 à la commune par Madame la Duchesse de la Force en remerciement du retour sain et sauf de son fils cadet, Walter Arthur Keppel Craven, de la campagne d’Italie. Initialement en bois, la statue ne résista pas aux ravages du temps, Madame la Duchesse la fit donc remplacer en 1863 par une statue de marbre blanc d’Italie, réalisée par un atelier à Vella de Turin. La Madone est posée sur un socle de pierre calcaire ouvragé où nous pouvons lire, sur des plaques de marbre, les inscriptions suivantes :

Exposition Sud Est Nord Ouest
Inscriptions Don de Mme la Duchesse de la Force Née Georgina de Smythe à la Commune de Removille Ad° Municipale - M.M. JAUGEON Maire - GAVARD Adjoint - TÊTE - THOUVENIN - LAMBERT - LARCELET - DURAND - ERARD - LHUILIER - CERTEUX - ROUYER

- PERNOT Secrétaire

Érigé par Frédérique POTIER chargé d'affaires de Mme la Desse de la Force Restauration 2016 Financée par la Municipalité de Removille Dons particuliers et Subventions

Le monument est protégé par une coupole de zinc maintenue par six piliers de fonte. L’intérieur du dôme est peint en bleu roi parsemé d’étoiles à cinq branches dorées. Le mur d’enceinte, englobant la statue et un aménagement paysagé, est composé de pierres calcaires sur lesquelles nous pouvons observer de petites étoiles identiques à celles de la colline de Sion[17],[18].

Ce site remarquable est implanté à 404 m d’altitude, sur le plateau surplombant Removille. Il offre un magnifique point de vue sur la plaine des Vosges et est un lieu de festivité pour le village notamment pour les feux de la Saint-Jean et, une fois tous les deux ans, la célébration de l’Assomption.

Ce lieu fut restauré par la municipalité grâce à des donateurs et des subventions au printemps 2016[19].

AutresModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Removille se blasonnent ainsi :

D’argent à trois chevrons de gueules. Il s'agit des armes de la famille de Bassompierre depuis 1621, anciens seigneurs des lieux. Elles sont peintes dans l'église sur les colonnes à proximité de la sépulture seigneuriale. La municipalité utilise ce blason pour toutes ses communications depuis 2016[26].

D'or à trois chevrons de gueules. Ce blason fut utilisé par erreur par la municipalité jusqu'en 2016, il est présent sur toutes les plaques de rues de la commune[a].

Politique et administrationModifier

Budget et fiscalité 2014Modifier

En 2014, le budget de la commune était constitué ainsi[28] :

  • total des produits de fonctionnement : 171 000 , soit 808  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 206 000 , soit 976  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 9 000 , soit 42  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 54 000 , soit 254  par habitant.
  • endettement : 83 000 , soit 393  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 24,97 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 9,76 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 30,51 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 38,75 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 19,67 %.

Les Maires de Removille depuis 1790Modifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1977 Bernard Dumont    
1977 1989 Colette Poirson    
1989 mars 2014 René Paulin    
mars 2014 en cours Jean-Marie Morel   Retraité Artisan menuisier

[29]

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[31].

En 2015, la commune comptait 209 habitants[Note 1], en augmentation de 3,98 % par rapport à 2010 (Vosges : -2,03 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
519542605613644647635608573
1861 1866 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
537543458455415408362358354
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
330306288267257278279236218
1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 - -
198228213206202202209--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[32] puis Insee à partir de 2006[33].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

La population de la commune est relativement âgée, en effet, le taux de personnes d'un âge supérieur à 65 ans (19,3 %) est supérieur au taux national (17 %) et départemental (19 %). Cependant la population des moins de 15 ans est supérieure à la population départementale, 18,3 % contre 17,3 %. La population féminine de la commune est légèrement inférieur à la population masculine (49,5 %) contrairement aux chiffres nationaux (51,6 %).

Pyramide des âges à Removille en 2013 en pourcentage[34]
HommesClasse d’âgeFemmes
90  ans ou +
5,9 
75 à 89 ans
12 
24,5 
60 à 74 ans
20 
20,6 
45 à 59 ans
20 
13,7 
30 à 44 ans
19 
15,7 
15 à 29 ans
12 
19,6 
0 à 14 ans
17 

EnseignementModifier

Depuis la rentrée de septembre 2015, la commune de Removille est rattachée au Syndicat intercommunal à vocation unique (Sivu) Vair-Vraine permettant la scolarisation des enfants des communes de Aouze, Dommartin-sur-Vraine, Rainville, Removille, Saint-Paul et Viocourt au sein de l'école de Rainville regroupant les classes de maternelle et de primaire[35]. Auparavant, les élèves de la commune étaient scolarisé sur le Regroupement Pédagogique Intercommunal (RPI) regroupant les communes de Balléville pour les maternelles et de Removille Vouxey pour les primaires. En 2011, la classe de Removille est fermée faute d'effectif suffisant et le RPI dissout en 2015. À la rentrée 2016, Removille comptait 17 élèves scolarisés à Rainville sur la centaine qu'accueille cette école.

L'enseignement secondaire est assuré par le Collège Jean Rostand de Châtenois[36] puis par le Lycée Polyvalent Pierre et Marie Curie de Neufchâteau proposant une formation aux baccalauréat généraux (Scientifique, Economique et Sociale, Littéraire) et technologiques, option STMG ainsi que professionnels dans le domaine des Métiers des Arts de l'Habitat et de l'Ameublement[37]. Le lycée agricole est situé à Mirecourt[38].

Les établissements d'enseignements supérieurs sont principalement situés à Nancy, Metz et Épinal

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

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Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  1. Il existe également d'autres blasons reliés à la commune de Removille mais ils ne sont pas ou plus utilisés[27].

RéférencesModifier

  1. « Le portail des territoires et des citoyens - Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 13 juin 2016)
  2. « Le portail des territoires et des citoyens - Géoportail », sur www.geoportail.gouv.fr (consulté le 19 juin 2016)
  3. « Economie.Vosges.fr : Le site du développement économique », sur www.economie.vosges.fr (consulté le 19 juin 2016)
  4. « Verrou tectonique de Removille - Contexte géologique », sur www4.ac-nancy-metz.fr (consulté le 19 juin 2016)
  5. « Vigicrues : Station Soulosse », sur www.vigicrues.gouv.fr (consulté le 2 août 2016)
  6. « Le Vair », sur aappmaneufchateau.asso-web.com (consulté le 2 août 2016)
  7. « Lignes régulières Livo », sur www.livo-vosges.fr (consulté le 5 août 2016)
  8. « Gare de Neufchateau », sur www.gares-sncf.com (consulté le 5 août 2016)
  9. « Accueil-Aeroport Epinal Mirecourt », sur www.epinal-mirecourt.aeroport.fr (consulté le 5 août 2016)
  10. a et b Henri Lepage et Charles Charton, Le département des Vosges: statistique historique et administrative, Volume 2, (lire en ligne), p. 428
  11. Maréchal de Bassonpierre, Mémoires du maréchal François de Bassompierre, Volume 2, Amsterdam, Andre de Hoogen Huxsen (lire en ligne), p. 696
  12. « claudonpierre_1.pdf », sur removille.fr
  13. La chapelle Saint-Nicolas
  14. « Chapelle Saint-Nicolas », notice no PA00132653, base Mérimée, ministère français de la Culture
  15. Chamoine M.Albiser, Guide illustré de la plaine des Vosges Tome IV
  16. « Vittel », sur pormenaz.free.fr (consulté le 6 janvier 2017)
  17. Fondation du patrimoine, « Statue de la madone a removille | Tous les projets | Lorraine | Fondation du Patrimoine », sur www.fondation-patrimoine.org (consulté le 9 août 2016)
  18. « page2 », sur removille.pagesperso-orange.fr (consulté le 9 août 2016)
  19. « Rémoville : le nouveau site de la Madone a été inauguré » (consulté le 9 août 2016)
  20. « Église », notice no PA00107260, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Église médiévale Notre-Dame
  22. « Croix de chemin », notice no PA00107259, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. Croix calvaire
  24. Monument aux morts
  25. Le lavoir
  26. Site de l'UCGL
  27. [1].
  28. Les comptes de la commune « Copie archivée » (version du 23 mars 2015 sur l'Internet Archive)
  29. « anciens maires », sur removille.pagesperso-orange.fr (consulté le 10 juin 2016)
  30. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  32. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  33. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
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