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François de Bassompierre

maréchal de France
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bassompierre.

Officier général francais 7 etoiles.svg François de Bassompierre
Marquis d'Haroué
François de Bassompierre
François de Bassompierre
Portrait par Jean Alaux.

Surnom Maréchal de Bassompierre
Naissance
Château d'Haroué (Lorraine)
Décès (à 67 ans)
Origine Drapeau de la Lorraine Duché de Lorraine
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Maréchal de France
Autres fonctions Ambassadeur de France en Espagne
Ambassadeur de France en Suisse
Ambassadeur de France en Angleterre

François de Bassompierre, marquis d'Haroué, né le , au château d'Haroué en Lorraine et mort le au château du duc de Vitry, en Brie[1], est un militaire et diplomate français. Il est fait maréchal de France en 1622.

Sommaire

BiographieModifier

Origines et familleModifier

Le maréchal de Bassompierre descend de l'ancienne maison de Ravensberg, implantée dans le Westrich germanique entre la France, le Luxembourg et l'Allemagne actuels[2]. La branche dont est issu le maréchal possédait la baronnie de Betstein (près de Briey en Lorraine), nom germanique francisé en Bassompierre[1].

Le maréchal est le fils aîné de Christophe de Bassompierre, gentilhomme lorrain, et de Louise Le Picart de Radeval.

Carrière militaire et diplomatiqueModifier

François de Bassompierre voyage en Italie et dans le royaume de Naples. Il se fixe ensuite à la cour d’Henri IV puis à celle de Louis XIII.

Se distinguant dans la plupart des guerres que mèneront Henri IV puis Louis XIII, comme lors du siège de Saint-Jean-d'Angély, il est nommé, en 1614, colonel général des Suisses et, en 1622, maréchal de France. Louis XIII l'emploiera également dans diverses ambassades, en Espagne, en Suisse et en Angleterre.

Il épousera secrètement Louise Marguerite de Lorraine, fille d'Henri Ier de Guise, ce qui sera la véritable cause de sa disgrâce (d'après Saint-Simon). Il eut de sa liaison avec Marie-Charlotte de Balzac d’Entragues un fils, Louis de Bassompierre, évêque de Saintes.

En 1617, Bassompierre reçoit la capitainerie de la Bastille de Louis XIII. Il avait sous ses ordres 60 gardes suisses et ne resta que 8 à 10 jours avant de remettre la place au connétable de Luynes.

EmbastilléModifier

Il est emprisonné, selon Saint-Simon, à cause de cette alliance, et malgré les services rendus, Louis XIII, cédant aux instances et conseils du cardinal de Richelieu, à la suite de la journée des Dupes, le fait arrêter, le 25 février 1631, pour complot et emprisonner à la Bastille[3]. Il y reste 12 ans et n'en sortira qu'à la mort du roi en 1643. Pourtant, Bassompierre n'avait jamais réellement comploté. Bravant l'adversité, il sut aménager sa captivité qui, sans être douce, ne fut point trop cruelle.

Il meurt d'apoplexie, au château du duc de Vitry, en Brie[1], selon les uns, chez le marquis de Coye à Provins, selon les autres[4].

Son passage à la postéritéModifier

Tallemant des Réaux et Saint-Simon lui tinrent lieu d'historiographes.

Ses œuvresModifier

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Seuls les communs du château d'Haroué actuel datent de Bassompierre. Le maréchal a son buste dans le parc du village d'Haroué.

Il a laissé :

De Nouveaux mémoires ont été publiés sous son nom par Antoine Sérieys, Paris, 1802 mais leur authenticité en reste douteuse.

Les papiers personnels de la famille de Bassompierre sont conservés aux Archives nationales sous la cote 5AP : inventaire du fonds 5AP.

ArmoiriesModifier

Figure Nom du prince et blasonnement
 
 

D'argent, à trois chevrons de gueules.[5]

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Tallemant des Réaux, p. 5.
  2. Bassompierre, Journal de ma vie.
  3. Alain Petiot, Les Lorrains et l'Empire : dictionnaire biographique des Lorrains et de leurs descendants au service des Habsbourg de la Maison d'Autriche, Éds. Mémoire & Documents, , p. 60.
  4. Marc de Villiers du Terrage, Un secrétaire de Louis XIV : Toussaint Rose, marquis de Coye, Paris, May et Motteroz, 1891, 144 p., p. 116.
  5. Michel Popoff (préf. Hervé Pinoteau), Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, , 204 p. (ISBN 978-2-86377-140-2).

Voir aussiModifier

Sources et bibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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