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Colombey-les-Belles

commune française du département de Meurthe-et-Moselle
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Colombey (homonymie).

Colombey-les-Belles
Colombey-les-Belles
Entrée du village par la D 674.
Blason de Colombey-les-Belles
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Meurthe-et-Moselle
Arrondissement Toul
Canton Meine au Saintois
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Colombey et du Sud Toulois
(siège)
Maire
Mandat
Annie Florentin
2014-2020
Code postal 54170
Code commune 54135
Démographie
Population
municipale
1 464 hab. (2016 en augmentation de 4,8 % par rapport à 2011)
Densité 83 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 31′ 42″ nord, 5° 53′ 53″ est
Altitude Min. 282 m
Max. 406 m
Superficie 17,59 km2
Localisation

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Colombey-les-Belles
Liens
Site web mairie-colombeylesbelles.fr

Colombey-les-Belles est une commune française située dans le département de Meurthe-et-Moselle en région Grand Est.

GéographieModifier

 
Fig 1 - Colombey - ban communal

D'après les données Corine Land Cover, le territoire communal de 1761 hectares comprenait en 2011, près de 44 % de terres arables, 52 % de forêts et 3,8 % de zones bâties.[1] Le ban communal n'est arrosé par aucun cours d'eau recensé par le Sandre mais plusieurs résurgences, appelées « deuilles », et autres phénomènes karstiques sont observables sur le territoire de la commune. Ces phénomènes sont, plus globalement, dispersés sur une ligne allant de Pierre-la-Treiche, au nord, à Removille, au sud, le long d'une série de failles et d'accidents tectoniques locaux[2].

Comme d'autres communes dans la région touloise, Colombey a été le lieu de productions manufacturées à base d'argile étant donné la disponibilité de l'eau (nombreux puits) et surtout de matière première : l'argile de la Woëvre. Une tuilerie a fonctionné sur ce territoire[3]

Communes limitrophes

Communes limitrophes de Colombey-les-Belles
Barisey-la-Côte Bagneux Allain
Barisey-au-Plain   Crépey
Autreville (Vosges) Selaincourt

ToponymieModifier

Les différentes graphies recensées par le dictionnaire topographique de la Meurthe sont les suivantes :

  • Capella in Columbario, 836 (H. L. I, c. 301).
  • Ecclesia in Columbario, 870 (H. T. p. 1).
  • Actum Columbariæ, 884 (H. L. I, c. 320).
  • Columbare, 1111 (H. L. I, c. 529).
  • Colanbey, 1305 (Tr. des ch. l. Gondreville, n° 34).
  • Collombier, 1527 (dom. de Gondreville).
  • Colombiers, 1528 (Tr. des ch. reg. B. 18, f° 164).
  • Collumbier, 1546 (dom. de Pulligny).
  • Colombey-aux-Belles-Femmes, 1779 (Descr. de la Lorr.)[4]

Le pouillé ecclésiastique de B Picart utilise la forme latinisée Columbarium.

Le territoire communal porte également plusieurs micro-toponymes significatifs de l'histoire (Voie des sauniers, le Bel Allain, les essarts) en référence à l'activité humaine . (transports du sel sur l'ancienne voie romaine, site d'etablissement agricole gallo romain dévasté lors de la chute de l'empire romain, défrichage des bois - essarter -) Fig 1

HistoireModifier

Préhistoire et antiquitéeModifier

Il existe dans la commune de nombreux vestiges de substructions gallo-romaines.[5] comme l'indique J Beaupré dans son répertoire archéologique :

«Restes de villas romaines, au Coin Jeanmaire, à la Sarrazinière, au Charmois, au Trou de l'Ecoufol(t), à l'Hamonvelle, au Haut de Charmette et Sous le taillis. En 1840, aux Raies-montants, substructions, parmi lesquelles on recueillit des fers de lances, des sabres et des monnaies romaines.»

Moyen-âge et renaissanceModifier

H Lepage dresse une synthèse rapide de l'histoire communale dans son dictionnaire topographique de la Meurthe, il y précise notamment [6]:

«Le bourg de Colombey est très-ancien : il en est parlé dans une charte de Charles-le-Chauve en faveur de l'abbaye de St.-Epvre, au IX° siècle, dans une lettre de saint Gauzelin (941), qui donne l'église de Colombey à cette même abbaye.»

En 1305, la seigneurie de Colombey fut acquise par un nommé Albert ou Aubers de Toullon qui acheta à Jean de Blainville tout ce qu'il y avait à Allain et Colombey.

Aubers de Toullon était chargé de protéger et de défendre les droits des communautés religieuses des villes et des habitants. En contrepartie, il avait droit à des redevances en nature et en argent[7].

Plus tard en 1306, l'empereur Henri IV donne une partie des revenus communaux à l'abbaye de Senones, puis en 1596, Jacques de Tavagny, abbé de Saint-Epvre de Toul, obtient du Duc de Lorraine l'autorisation d'établir une foire 3 fois par an (moyennant le tiers des taxes sur les échanges commerciaux de cette foire)[6]

Cette activité économique sera confirmée par un arrêt du conseil du roi Stanislas en 1755[6].

En 1306, il y eut à Colombey une assemblée composée des plus grands seigneurs de la province (avec le Duc de Lorraine Thiébaud et l’évêque de Toul entre autres), assemblée dans laquelle il fut réglé que «les fils et filles d’un fils aîné d’un duc de Lorraine, décédé, avant son père, hériteraient du duché de Lorraine, à l’exclusion des frères du duc régnant et des autres héritiers, quels qu’ils fussent»[8].

En 1626, la peste sévit sur Colombey, et le village n'échappe pas aux misères de la guerre de Trente Ans. Les habitants abandonnent leur village à cause également des violences de la guerre.

Epoque moderneModifier

 
Sur l'aérodrome, préparation avant un vol d'un SPAD S.XIII, le .

Les troupes Prussiennes et Russes furent de passage à Colombey en 1814, environ 10 000 soldats ayant logé dans le village entraînèrent de lourdes charges pour les habitants.

Colombey-les-Belles connut l'arrivée et l'occupation des prussiens durant la guerre franco-allemande de 1870.

De 1917 à 1919 est créé temporairement l’aérodrome de Colombey-les-Belles (en), pour les besoins opérationnels de l'aviation du corps expéditionnaire américain. Y est établi le First Air Depot. C'est la plus grande structure américaine de l’Air Service dans la zone de combat du front occidental, et sans doute une des plus importantes stratégiquement, équipant et soutenant chaque unité combattante. Après le démantèlement des installations en 1919, les terrains sont rendus à l'agriculture.


Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Jacqueline Valter UMP  
mars 2008 2008 Adolphe Regoli    
mars 2008 En cours
(au 16 avril 2014)
Annie Florentin    

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[10].

En 2016, la commune comptait 1 464 habitants[Note 1], en augmentation de 4,8 % par rapport à 2011 (Meurthe-et-Moselle : +0,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7907258377668809679701 0371 086
1856 1861 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0109839199181 002928843800773
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
741701675628614572711622685
1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014 2016
7238169491 0801 2831 3901 3451 4481 464
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 


ÉconomieModifier

E. Grosse indique dans son ouvrage, vers 1836 :

« Surface territ. 1659 hect.-, dont 717 en forêts, 65o en terres labour.,42 en prés et 21 en vignes.. »[13]

le village avait donc une tradition agricole et viticole.

Lieux et monumentsModifier

  • Passage de la voie romaine de Lyon à Trèves.
  • Maison Renaissance du XVIe siècle.
  • Halle à pilastres en pierre du XIXe siècle.
  • Monument aux morts sur la place Darcy.

Édifice religieuxModifier

  • Église Saint-Maurice, reconstruite en 1770.


Personnalités liées à la communeModifier

Claude Nicolas Bastien , ordonné prêtre en 1751, à obtenu le grade de « Docteur en Théologie » puis le 7 avril 1789, député du clergé aux États Généraux[14].

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • G. Hamm, Carte Archéologique de la Gaule. 54. La Meurthe-et-Moselle, Paris, 2005.

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Fiche Ma Commune - SIGES Rhin-Meuse - ©2019 », sur sigesrm.brgm.fr (consulté le 3 septembre 2019)
  2. (fr) Kientz, A. (2011) - « Les deuilles en pays de Colombey », Spéléo L no 20 (ISSN 0758-3974), LISPEL, Tomblaine, p. 5-30
  3. « ◦Tuileries et tuiliers d'autrefois (partie 2) », sur Etudes touloises (consulté le 2 septembre 19)
  4. Henri Lepage, Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, etc., (OCLC 561948412, lire en ligne)
  5. Jules (18-1921) Auteur du texte Beaupré, Répertoire archéologique pour le département de Meurthe-et-Moselle, époques préhistoriques, gallo-romaines, mérovingiennes , par le Cte J. Beaupré,..., (lire en ligne), p. 47
  6. a b et c Lepage, Henri., Dictionnaire topographique du département de la Meurthe, etc., (OCLC 561948412, lire en ligne), tome 1 - PP 122 123
  7. Charles Bruneau, « Ancien français biche », Romania, vol. 48, no 190,‎ , p. 270–272 (DOI 10.3406/roma.1922.4485, lire en ligne, consulté le 3 septembre 2019) :

    « Aubers de Toullon doit avoir ens villes d'Alleins et de Colanbey en lai justice, ens rentes et en signoraiges d'icelles.Primierement li diz Aubers at les parties ens rentes des homes dou grant ban des dous villes, c'est ai saivoir que chacuns doit trois foix rente l'année, c'est ai saivoir : a la mi Kareme : 6 deniers pour chacun beut traiant et autetant pour lou chivaul raant ; Ii vaiche osouze : .6. deniers ;pour lou menue beste : .1. denier ; pour lou veil et pou lou pollain sourannei: et autetant a la foeire ai Toul. ... »

  8. Jérome Vignier, La véritable origine des très-illustres maisons d'Alsace, de Lorraine, d'Autriche, de Bade, et de quantité d'autres,, Paris,,
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. E. Grosse, Dictionnaire statistique du departement de la meurthe : contenant une introduction historique ..., Nabu Press (réimpr. 2012) (1re éd. 1836) (ISBN 1278248951 et 9781278248950, OCLC 936241814, lire en ligne), p. 146
  14. « Claude, Nicolas Bastien - Base de données des députés français depuis 1789 - Assemblée nationale », sur www2.assemblee-nationale.fr (consulté le 3 septembre 2019) : « Né le 17 novembre 1726 à Colombey-les-belles (Meurthe - France) Décédé le 25 mai 1790 à Paris (Paris - France) »


Liens externesModifier

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