Ouvrir le menu principal

Wikipédia β

Origène
Origen.jpg

Origène

Naissance
Décès
V. 253
Tyr, dans l'actuel Liban
École/tradition
Principaux intérêts
Idées remarquables
Transcendance de Dieu,
Père de l'exégèse biblique
Œuvres principales
Influencé par
A influencé
Père
Léonidès d'Alexandrie (en)Voir et modifier les données sur Wikidata

Origène (en grec ancien Ὠριγένης / Ôrigénês) est le Père de l'exégèse biblique. Théologien de la période patristique, il est né à Alexandrie v. 185 et mort à Tyr v. 253[1].

Il est aussi l'un des Pères de l'Église et « le plus grand génie du christianisme antique avec saint Augustin »[2] selon la formule du cardinal Jean Danielou.

Il y eut aussi au IIIe siècle un autre Origène, philosophe néoplatonicien et païen, condisciple de Plotin et de Longin, avec lequel on l'a parfois confondu[1].

Sommaire

BiographieModifier

Il naît en Égypte dans une famille chrétienne. En 202, sous le règne de Septime Sévère, l'Église d'Alexandrie est persécutée et son père Léonidès meurt martyrisé[1] : son fils assiste à sa mort par décapitation[1]. Il voulut le suivre dans le martyre, mais sa mère réussit à l'en empêcher en cachant ses vêtements. La mort de Leonidès laisse sans ressources une famille de neuf personnes, ses biens ayant été confisqués. Origène devient cependant le protégé d'une femme riche et haut placée. Cependant, comme elle abritait déjà chez elle un hérétique du nom de Paul, il semble qu'Origène, qui professait la plus stricte orthodoxie, ne soit resté avec elle que peu de temps. Selon Eusèbe de Césarée, qui lui consacre le sixième livre de son Histoire ecclésiastique, Origène doit alors travailler pour faire vivre ses nombreux frères et sœurs. Instruit dans les belles-lettres et les saintes Écritures, il enseigne la grammaire pour subvenir aux besoins de sa famille[1]. En 215, bien que très jeune, il succède à son maître Clément d'Alexandrie à la tête de la Didascalée à l'École théologique d'Alexandrie (école catéchétique)[1]. Il se signale dès lors par une rigidité de principes et de mœurs qu'il pousse au point de se castrer pour se soustraire à toute tentation[1].

Afin d'acquérir son entière indépendance, Origène vend sa bibliothèque pour une somme qui lui rapporte un revenu quotidien net de 4 oboles, qui lui suffisent en raison de son extrême frugalité. Il donne des leçons publiques à Césarée en Syrie[1] la journée, et consacre à l'étude de la Bible la plus grande partie de ses nuits, menant une vie d'ascète rigide. Selon quelques traditions, il portait si loin ce souci que, puisqu'il enseignait à des femmes aussi bien qu'à des hommes il craignait que cette situation pût donner lieu au scandale pour les païens et il suivit à la lettre Matthieu[3] (« il y a des eunuques qui se sont faits eux-mêmes eunuques pour le royaume des cieux ») et Marc[4] (« si ta main est pour toi une occasion de chute, coupe-la »), c'est-à-dire qu'il se châtra. Une telle action, si elle a vraiment eu lieu, était en partie sans doute due au fait qu'il croyait que le chrétien devait suivre l'enseignement de son maître sans la moindre réserve. Plus tard dans sa vie, cependant, il vit des raisons qui auraient pu lui faire juger différemment avant de se décider à un tel acte. Dans son enseignement donné à Césarée, il regrette son geste, qu'il attribue à l'erreur que constitue la lecture littérale des Écritures. La vérité historique de cette castration a été mise en doute par quelques disciples. On a supposé qu'il s'agissait d'un racontar répandu par les rivaux d'Origène, qui s'efforçaient de réduire son importance ou de souiller sa réputation.

Il se rend à Athènes pour secourir les églises d'Achaïe[1].

Il continue à étudier, notamment auprès d'Ammonius Saccas. En 230, il est ordonné prêtre à Jérusalem[1] mais son évêque, Démétrius d'Alexandrie, lui reproche ses mutilations qui, selon les canons, le rendent inapte au sacerdoce. Malgré le soutien des évêques et une assemblée en concile, Démétrius, regardant son ordination comme irrégulière, destitue Origène de ses fonctions, l'excommunie et lui interdit le séjour de son diocèse[1]. Origène n'y rentre effectivement qu'après la mort de ce prélat[1]. En 231, Origène quitte Alexandrie pour Césarée, en Palestine, où il continue d'expliquer l'Écriture et où une nouvelle école prend corps autour de lui avec ses élèves les plus remarquables (dont Grégoire le Thaumaturge).

En 250, sous le règne de Dèce, il subit la persécution et, bien qu'emprisonné et torturé[1], il ne cesse d'écrire pour encourager ses compagnons et compose son livre Contre Celse. Bien qu'il retrouve la liberté, il meurt peu après, vers 253, probablement des suites de ses blessures[1].

Selon saint Jérôme, il serait mort à Tyr, et aurait été enterré dans la cathédrale.

Trois siècles après sa mort, Origène est anathématisé, et donc déclaré hérétique, sous le 11e anathématisme du deuxième concile de Constantinople[5].

HéritageModifier

 
Origène, représentation dans un manuscrit daté de 1160, Bayerische Staatsbibliothek, Munich

Père de l'exégèse bibliqueModifier

Origène est considéré comme le père de l'exégèse biblique pour avoir commenté tous les Livres de l'Ancien et du Nouveau Testament dans une œuvre exégétique gigantesque, non seulement par son étendue, mais par l’ampleur de son information et par l’élan spirituel qui l’anime[6].

Sa méthode exégétique fait appel à la distinction entre trois sens de l’Écriture : le sens littéral, le sens moral et le sens spirituel, correspondant aux trois parties de l’homme, le corps l’âme et l’esprit[6].

« Il faut donc inscrire trois fois dans sa propre âme les pensées des saintes Écritures : afin que le plus simple soit édifié par ce qui est comme la chair de l’Écriture – nous l’appelons ainsi perception immédiate- ; que celui qui est un peu monté le soit par ce qui est comme son âme ; mais que le parfait … le soit de la loi spirituelle qui contient une ombre des biens à venir. De même que l’homme est composé de corps, d’âme et d’esprit, de même l’Écriture de Dieu a donné dans sa providence pour le salut des hommes. »
Traité des principes IV, 2, 4

Son entreprise la plus importante fut les Hexaples, édition de la Bible dans lequel il présente, sur six colonnes le texte hébreu de l’Ancien Testament et les diverses versions grecques alors en usage[1].

La tradition évangéliqueModifier

D'après Eusèbe[7], Origène, dans le premier des livres Sur l'Évangile selon Matthieu, rapporte ainsi la tradition :

« Comme je l'ai appris par la tradition à propos des quatre Évangiles - les seuls aussi à être incontestés dans l'Église de Dieu qui est sous le ciel -, d'abord a été écrit celui selon Matthieu, qui fut un moment publicain avant d'être apôtre de Jésus-Christ : il a été édité pour les croyants d'origine judaïque, et composé en langue hébraïque.
Le second est celui selon Marc, qui l'a rédigé selon les indications de Pierre ; d'ailleurs, dans son épître catholique, Pierre appelle Marc son fils, quand il dit : "L'Église élue qui est à Babylone vous salue, ainsi que Marc mon fils[8].
Le troisième est l' Évangile selon Luc, celui qui a été loué par Paul[9], et composé pour les croyants d'origine païenne. Après tous, l'Évangile selon Jean. »

Le traité sur les PrincipesModifier

Il y présente une doctrine mystique qui se rapproche de celle des Gnostiques[1] : il croyait à la préexistence des âmes dans une région supérieure, d'où elles étaient venues animer les corps terrestres[1]. Elles pouvaient, pendant la vie, se purifier et s'élever à la félicité suprême par la communication intime avec Dieu[1]. II soutenait encore que Jésus-Christ n'est fils de Dieu que par adoption[1], que l'âme de l'homme a péché même avant d'être unie au corps, que les peines de l'Enfer ne sont pas éternelles[1].

Selon Origène, Dieu est transcendant et infini. Il engendre éternellement le Fils, son image. À travers le Logos (Verbe), il crée une multitude d’esprits purs qui, à l’exception de Jésus, s’éloignent de Lui et deviennent alors des âmes. Il leur donne des corps concrets en rapport avec la gravité de leurs fautes : corps d’anges, d’hommes, ou de démons.

Ces âmes, grâce à leur libre décision, peuvent se rapprocher de Dieu ou s’en éloigner. Le salut équivaut au retour à la perfection originelle, à ce moment-là les âmes auront des « corps de résurrection ». Le véritable idéal est cette connaissance complète, que les philosophes n’ont qu’entrevue, mais que le chrétien peut acquérir complètement s’il se détache de la matière.

Le corps physique est donc une punition, mais en même temps le moyen par lequel Dieu se révèle et soutient l’âme dans son élévation. Dieu ne veut pas contraindre l’âme, et recourt donc à l’éducation par le Logos, dont les agents ont été les philosophes, Moïse et les prophètes pour le peuple juif, et bien évidemment Jésus en qui s’incarna le Fils de Dieu.

Origène admet, comme Augustin d'Hippone, l'existence des antipodes[10]. Il fonde cet avis sur des écrits de Saint Clément[11]

L'origénismeModifier

Article détaillé : Origénisme.

Son seul ouvrage véritablement spéculatif, le De principiis, a le caractère d’une recherche ouverte à une époque où aucune doctrine n’a encore été fixée par un concile œcuménique. Origène est un penseur en mouvement, curieux, prolifique, et jamais un doctrinaire obtus.

C'est après sa mort que les thèses exposées font l'objet de controverses. La première thèse qui posa problème est celle de la pré-existence de l’âme ; ainsi Dieu aurait créé les êtres spirituels, mais une partie de ceux-ci aurait refusé Dieu. La gravité et la rapidité de ce refus auraient conduit à la création des anges, des démons ou des hommes[12]. Le monde matériel aurait donc été créé afin de donner aux hommes la possibilité de se racheter[12].

La deuxième est la théorie de l’apocatastase, Origène croyant que la nature va revenir à son état originel. Ainsi, les pécheurs comme les démons vont progressivement se purifier afin de revenir à l’état originel qui est bon[13],[14].

Un dossier rassemblé par Pamphile et Eusèbe de Césarée au IVe siècle, intitulé Apologie pour Origène, prend la défense d'Origène dans cette controverse.

Cette querelle posthume sur Origène conduit dès l'an 400, dans un concile national convoqué par l'évêque d'Alexandrie, Théophile d'Alexandrie, à la condamnation de l'origénisme[15]. Théodore d'Alexandrie écrit au pape Anastase afin de lui transmettre les difficultés posées par Origène, ce qui contribuera à la condamnation de cette doctrine [16].

Par la suite, ces thèses furent à nouveau condamnées, sous Justinien, au synode de Constantinople de 543, puis au concile de Constantinople II de 553. En particulier, on l'accusait d'avoir soutenu la croyance en la réincarnation et la pré-existence de l'âme avant la naissance.

Réhabilité rapidement, Origène reste une référence de Saint Thomas d'Aquin, qui cite abondamment ses commentaires des Evangiles dans sa Catena Aurea, et du pape Benoit XVI qui lui rendit un hommage appuyé à Rome lors d'une audience qu'il lui consacra [17] le 2 mai 2007.

Un théologien hardiModifier

Origène fut le premier à tenter de faire une synthèse de la science théologique, ce qu'on appellera plus tard une somme, avec en particulier le traité des Principes. Selon lui, Dieu aurait créé d'abord le Logos, puis les logikoi du grec λογική / logikê, créatures purement rationnelles et immatérielles. Certains développements de ses thèmes, à côté d’approfondissements doctrinaux éblouissants, ne laissèrent point de prêter le flanc, après sa mort, à des accusations de subordinatianisme[18].

Influencé par le stoïcisme et le platonisme, Origène, à force d'insister sur la typologie et l'allégorie, mit de côté la théologie de l'Histoire, au point de spéculer sur la préexistence des âmes et l'éternité du monde. Or, il avait lu et explicité Philon d'Alexandrie, lequel avait démontré que le cosmos, les astres « le soleil, la lune, l'ensemble du ciel, l'univers (...) sont mus et transférés continuellement » (De chérubim, c. 88). Cette conception fixiste du monde fut en particulier une des causes des accusations d'hérésiarque qui furent lancées contre lui aux Ve et VIe siècles. On sait par ailleurs que cette idée fut reprise au XIIIe siècle par Siger de Brabant[19].

En fait, n'en déplaise à ses détracteurs, il ouvrit à la mystique un champ immense, ne serait-ce que par son Commentaire du Cantique des Cantiques[20] ' [21], repris et approfondi par saint Bernard de Clairvaux au XIIe siècle. Il est le premier qui ait affirmé clairement la virginité perpétuelle de Marie. Enfin son traité d’apologétique Contre Celse, dans lequel il donne de nombreux extraits (Contre Celse, III, 37.) de l'œuvre de son adversaire est un chef-œuvre d'honnêteté intellectuelle. Maître spirituel incontestable, jamais condamné de son vivant, objet de fausses querelles par la suite, il reste l'un des Pères de l'Église d'une immense fécondité.

Extrait

Homélie 12 sur le Livre de l'Exode :

« Comment trouver la liberté quand on est esclave du siècle, esclave de l'argent, esclave des désirs de la chair ? Moi, pour l'instant, je dis : tant que je suis l'esclave de l'une de ces choses, je ne suis pas converti au Seigneur ; et je n'ai pas atteint la liberté tant que m'étreignent de telles affaires et de tels soucis.

De l'affaire et du souci qui m'enchaînent, je suis l'esclave ; car je sais qu'il est écrit : On est esclave de ce qui vous domine (2 P 2, 19). Même si l'amour de l'argent ne me domine pas, que le souci des possessions et des richesses ne m'oppresse pas, je suis quand même avide de louange ; et j'aspire à la gloire humaine, si je cherche à voir, aux visages et aux paroles des gens, ce qu'un tel pense de moi - quelle estime un tel m'accorde-t-il ? Est-ce que je ne déplais pas à un tel ? Est-ce que je plais à un tel ? tant que je me pose ces questions, j'en suis l'esclave.

Je voulais du moins faire en sorte de pouvoir devenir libre, de pouvoir m'affranchir du joug de cet esclavage honteux et parvenir à la liberté, selon l'avertissement de l'Apôtre : C'est à la liberté que vous avez été appelés, ne vous rendez pas esclaves des hommes (Ga 5, 13 ; Co 7, 23). Mais qui me procurera cet affranchissement ? Qui me délivrera de cet esclavage très honteux, sinon celui qui a dit : Si le Fils vous rend libres, réellement vous serez libres ? »

— Origène, Homélie 12 sur l'Exode, 4, trad. M. Borret, Sources Chrétiennes 321, Cerf, 1985, p. 369-371.

PostéritéModifier

La science bibliqueModifier

Beaucoup de Pères de l’Église s’inspirèrent des écrits d’Origène. Ainsi, Grégoire de Nazianze et Basile de Césarée composent une anthologie de ses œuvres, la Philocalie d'Origène, Jérôme de Stridon traduit les homélies sur Saint Luc, qui sont les seules qui restent, les originaux ayant disparu[22][réf. incomplète], et Didyme l’Aveugle se déclarera disciple d’Origène[13].

Origène est à l'origine de l'interprétation selon les quatre sens des Écritures et de la Lectio divina pratiquée dans les monastères[23].

Érasme écrivait dans le De Ratione Studii, rédigé à Londres en mars 1506 : « En fait de théologie, après les Saintes Écritures, rien de mieux à lire qu'Origène — ex theologia, secundum divinas litteras, nemo melius Origene. »

ŒuvresModifier

Origène est réputé avoir laissé une œuvre considérable en grec[1], que Jérôme estimait à près de 2 000 volumes, mais dont il ne reste qu’une faible partie (Clavis Patrum Græcorum, 1410-1525) à la suite de la destruction systématique de ses œuvres, entreprise sous Justinien. La majeure partie des œuvres dont nous disposons provient des traductions en latin de Jérôme et Rufin d'Aquilée[24].

Parmi ses écrits, on distingue ses Commentaires sur toute l’Écriture sainte, dont une édition correctement traduite a été faite par Huet (Rouen, 1668)[1].

Il est aussi l’auteur d’écrits polémiques (Contre Celse, réfutation du Discours véritable de Celse)[25]), dogmatiques (Sur les principes, De principiis) et exégétiques (Homélies, Commentaires).

On peut ajouter :

  • De la prière ;
  • Exhortation au martyre ;
  • Homélies sur la Genèse.

Son ouvrage le plus volumineux Sur la Prière influença les premiers chrétiens.

Les Œuvres complètes d’Origène ont été publiées à Bâle par Érasme (1536), à Paris par De La-Rue (1733-1759), à Wurtzbourg (1776-1794), à Berlin par Lommatsch (1831-46), 24 v. in-8, et réimprimées dans la collection de l’abbé Migne (1860)[1]. Genoude en a traduit en français quelques parties dans ses Pères des trois premiers siècles (1837-43)[1].

Le nom d' Œuvres complètes doit néanmoins être pris avec précaution : il ne donne que l'état des lieux de l'époque d'édition. La dernière découverte date du 11 juin 2012, la librairie nationale de Bavière annonce la découverte par le philologue Marina Molin Pradel de textes, jusque-là inconnus, d'homélies écrites par Origène dans un manuscrit grec du XIIe siècle[26]. L’attribution à l’Origène a été confirmée par des experts comme le professeur Lorenzo Perrone de l’université de Bologne[27]. Le texte est disponible en ligne[28].

Les Philosophoumena ou Réfutation des hérésies ont été transmis sous son nom, mais ne lui appartiennent pas, car cet ouvrage a été composé à Rome. Cet ouvrage a été attribué également à S. Hippolyte[1].

Joseph Fitzmyer tenta de lui attribuer[29] le fait d’avoir étendu à tous les juifs, et pour tous les temps, la responsabilité de la mort de Jésus, allant plus loin que Jean 19:6 et 15 pour qui ce sont les « principaux sacrificateurs » qui réclament la crucifixion de Jésus.

BibliographieModifier

Œuvres d'Origène traduites en françaisModifier

  • Commentaire sur le Cantique des cantiques (vers 245), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 2 t., 1991-1992.
  • Commentaire sur l'Évangile selon saint Matthieu X et XI, Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 1970.
  • Commentaire sur saint Jean (vers 231-248), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 5 t., 1966-1992.
  • Contre Celse (248), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 5 t., 1967-1976. Trad. Antoine Eugène Genoud, Les Pères de l'Église, t. VIII, 1843.
  • Entretien avec Héraclide (vers 245-250), introduction, traduction et notes par Jean Schérer, Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 2002 [1e éd. 1949].
  • Exhortation au martyre, trad. marquis Fortia d'Urban, 1838 [2]
  • Introduction par Henri de Lubac et traduction et notes par Louis Doutreleau, Homélies sur la Genèse (vers 239-242), Cerf, coll. « Sources Chrétiennes, rééd. 2003 [1e éd. 1944] », (ISBN 978-2204072892)
  • Traité des principes (231), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 5 t., 1978-1984.
  • Commentaire sur l'épître aux Romains, Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 4 t., 2009-2012.
  • Homélies sur Josué (vers 239-242), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 2000.
  • Homélies sur les Nombres (vers 239-242), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 3 t., 1996-2001.
  • Homélies sur Jérémie (vers 239-242), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 2 t., 1976-1977.
  • Homélies sur le Lévitique (vers 239-242), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 2 t., 1981.
  • Homélies sur l'Exode (vers 239-242), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 1985.
  • Homélies sur Samuel, Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 1986.
  • Homélies sur Ezéchiel (vers 239-242), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 1989.
  • Homélies sur les Juges (vers 239-242), Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 1993.
  • La prière, Migne, coll. "Les pères dans la foi", 1997, rééd. 2002.

AnthologiesModifier

  • Origène et Jean-Michel Poffet, A l'école des écritures, Cerf, coll. « Poche », (ISBN 978-2204113076)
  • Origène et Nicolas Waquet, Au commencement était le verbe, Rivages, coll. « Poche », (ISBN 978-2743626518)
  • Philocalie 1-20 : Sur les Écritures et La Lettre à Africanus sur l'histoire de Suzanne, Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 1983.
  • Philocalie 21-27 : Sur le libre arbitre, Cerf, coll. "Sources chrétiennes", 1976.
  • Les Écritures, océan de mystères (Exégèse spirituelle), Cerf, coll. "Trésors du christianisme", 5t., 1998-2009.

Sources sur OrigèneModifier

  • Eusèbe de Césarée - Pamphile de Césarée, Apologie pour Origène, suivi de Rufin d'Aquilée : Sur la falsification des livres d'Origène, Cerf, coll. "Sources chrétiennes" - Textes grecs no 464-465, 2002.
  • Grégoire le Thaumaturge, Remerciement à Origène suivi de La Lettre d'Origène à Grégoire, Cerf, coll. "Sources chrétiennes" - Textes grecs no 148, 1969.

Études sur OrigèneModifier

  • Hans Urs von Balthasar, Parole et mystère chez Origène, éditions du Cerf, 1957.
  • Henri Crouzel, Origène, Paris: Lethielleux, Namur - Culture et vérité, 1985.
  • Jean Daniélou, Origène, Paris, 1948, rééd. Les Éditions du Cerf, 2012.
  • Jacques Dupuis, L'Esprit de l'Homme, étude sur l'anthropologie religieuse d'Origène, Paris, Desclée de Brouwer, 1967
  • Michel Fédou, Christianisme et religions païennes dans le Contre-Celse d'Origène, éditions Beauchesne, 1989.
  • Marc Froidefont, « Les fondements ontologiques de la morale origénienne », Conférences et Débats du Cercle d'Études philosophiques d'Annecy, 2005.
  • Pierre Hadot, Origène et origénisme, in Encyclopaedia universalis, 1985, corpus 13, p. 713-717.
  • Philippe Henne, Introduction à Origène, suivie d'une anthologie, Cerf, 2004.
  • Théo Hermans, Origène, théologie sacrificielle du sacerdoce des chrétiens, éditions Beauchesne, 1996.
  • Henri de Lubac, Histoire et Esprit : L'Intelligence de l'Écriture d'après Origène, Les Éditions du Cerf, 2002.
  • Henri de Lubac, Recherches dans la foi. Trois études sur Origène, saint Anselme et la philosophie chrétienne, éditions Beauchesne, 1979.
  • Pierre Nautin, Origène. Sa vie, son œuvre, éditions Beauchesne, 1977.
  • Pierre Nautin et Octave Guéraud, Origène. Sur la Pâques, éditions Beauchesne, 1979.
  • Joseph Stephen O'Leary, Christianisme et philosophie chez Origène, Cerf, 2011.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p, q, r, s, t, u, v, w, x et y Marie-Nicolas Bouillet et Alexis Chassang (dir.), « Origène » dans Dictionnaire universel d’histoire et de géographie, (Wikisource)
  2. Cardinal Jean Danielou, Origène, Paris, Le Cerf , 2012.
  3. verset 19:12
  4. verset 9:43
  5. Adolphe-Charles Peltier, Dictionnaire universel et complet des conciles : Tant généraux que particuliers, des principaux synodes diocésains, et des autres assemblées ecclésiastiques les plus remarquables, t. 1, Paris, Jacques-Paul Migne, coll. « Encyclopédie théologique », , 1337 p. (lire en ligne), p. 727
  6. a et b Pierre Hadot, op. cité
  7. Histoire ecclésiastique, VI, 25, 3-7
  8. 1 P5, 13
  9. 2 Co 8, 18-19 ; 2 Tm 2,8 ; Col 4, 14.
  10. I.2, de Princip. c. 3
  11. Nicolas-Sylvestre Bergier, Dictionnaire de théologie, p. 99
  12. a et b Philippe Henne, Saint Jérôme, Monts (France), Cerf, coll. « Histoire », , 200 p. (ISBN 978-2-204-08951-7).
  13. a et b Philippe Henne, Saint Jérôme, Monts (France), Cerf, coll. « Histoire », , 201 p. (ISBN 978-2-204-08951-7).
  14. Origène lui-même dans son Commentaire sur l’évangile de Matthieu, livre X, chap. 20 qualifie la réincarnation d’erreur (pseudodoxia tès metensômatôseôs).
  15. Philippe Henne, Saint Jérôme, Monts (France), Cerf, coll. « Histoire », , 238 p. (ISBN 978-2-204-08951-7)
  16. Philippe Henne, Saint Jérôme, Monts (France), Cerf, coll. « Histoire », , 239 p. (ISBN 978-2-204-08951-7)
  17. Audience du pape Benoît XVI du 2 mai 2007 consacrée à Origène d'Alexandrie
  18. Henri Crouzel, article « subordinatianisme », in Dictionnaire critique de théologie, dir. Yves Lacoste, PUF, 1998.
  19. La condamnation parisienne de 1277, trad. D. Piché, Vrin, 1999, p. 75 (la double vérité), 81 (l'éternel retour), 89 et 161 (le monopsychisme), 189, 245 (l'intellect comme part de divin en l'homme).
  20. Voir l'Exégèse du Cantique des Cantiques.
  21. Et le Commentaire sur le Cantique des cantiques de Bamberg.
  22. Philippe Henne, Saint Jérôme, Monts (France), Cerf, coll. « Histoire », , 141 p. (ISBN 978-2-204-08951-7).
  23. Le pape Benoît XVI a relancé la Lectio divina lors de sa catéchèse du 2 mai 2007
  24. C. Mondesert et J.-N. Guinot, Lire les Pères de l'Église dans la collection "Sources chrétiennes", Cerf, rééd. 2010, p. 40.
  25. Éditée par Gui 11. Spencer, Cambridge, 1658, in-4
  26. (en) « Greek text found of Origen’s homilies on the Psalms! at Roger Pearse », Roger-pearse.com, (consulté le 24 avril 2014)
  27. (en) « Lorenzo Perrone About Origen’s Newly Discovered Homilies on the Psalms », Alin Suciu, (consulté le 24 avril 2014)
  28. Écriture seule! L'importance de la Bible pour la théologie et le ministère [1].
  29. commentaire de Joseph A. Fitzmayer dans Corpus Christi, Mordillat et Prieur 1998 : 2 Jean le Baptiste.