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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pamphile.
Pamphile de Césarée
Pamphilus of Caesarea.jpg
Biographie
Naissance
ou vers Voir et modifier les données sur Wikidata
BeyrouthVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès
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Césarée (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Époque
Activités
Autres informations
Religion
Étape de canonisation

Pamphile de Césarée (en grec ancien Πάμφιλος / Pamphilos), né vers 250 à Béryte et mort (décapité) en 309 à Césarée maritime, est un père de l'Église. Il dirigea l'École théologique de Césarée.

BiographieModifier

Originaire de Béryte, l'actuelle Beyrouth, Pamphile étudie à École théologique d'Alexandrie. Devenu prêtre à Césarée maritime, il y dirige l'école théologique locale, créée par Origène. Il y réunit une bibliothèque très large pour l'époque, avec plusieurs milliers de livres où Eusèbe de Césarée, un de ses élèves, vient puiser pour composer son Histoire ecclésiastique.

En 307 éclate la persécution de Maximin Daïa. Pamphile est arrêté par le préfet de la province, Urbain, qui avait appris auprès de lui les règles de l'éloquence. Il refuse les promesses des honneurs et résiste aux menaces. Pendant deux ans, il demeure en prison. Eusèbe vient visiter son maître ; ils parlent de théologie. À cette époque, la pensée de leur maître Origène commence à être suspectée d'hérésie. Pamphile et Eusèbe rédigent une défense de la théologie d'Origène, dans laquelle ils montrent qu'on a durci et déformé des hypothèses formulées comme hypothèses par le théologien alexandrin du siècle précédent.

Cependant, Pamphile refuse toujours de sacrifier aux idoles. Il finit par être décapité avec plusieurs compagnons en 309.

Considéré comme saint par les catholiques et les orthodoxes, il est commémoré le 16 février et le 1er juin[1].

ŒuvresModifier

  • Clavis Patrum Græcorum 1715-1716
  • Apologie pour Origène, collection « Sources Chrétiennes », Éditions du Cerf, Paris, 2002.

Des six livres de l'« Apologie pour Origène », composée par Pamphile de Césarée avec la collaboration d'Eusèbe, il ne subsiste que le premier dans une traduction latine de Rufin d'Aquilée.

Notes et référencesModifier