Création (Bible)

Création
Épisode du Livre de la Genèse
Image illustrative de l’article Création (Bible)
Première page de Bereshit,
Bible de Cervera, v. 1300.

Titre original מעשה בראשית Maassè Bereshit
Localisation Genèse 1-1:2-3 et 2:4 :2:25)
Parasha Bereshit
Personnages Dieu et l’Adam

La création (hébreu : מעשה בראשית maassè Bereshit) inaugure le Livre de la Genèse, premier texte du corpus de la Bible.

La création du monde est relatée dans deux récits successifs dans les deux premiers chapitres du Livre de la Genèse. Dans le premier (Genèse 1-2:4), Dieu, entité nommée Elohim en hébreu, crée les cieux et la Terre en six jours, puis se repose et sanctifie le septième jour. Il ordonne progressivement sa création pour y installer l’Adam, un mâle et une femelle qu’il a créés à son image afin de régner sur sa création. Dans le second récit (Genèse 2:4-25), Dieu, désigné par son nom personnel YHWH, crée Adam, le premier homme, à partir de la glaise et le place dans le jardin d'Éden, qu’il a pour fonction de cultiver. Adam nomme les animaux mais ne trouve pas de compagne, et celle-ci est façonnée à partir de l’un de ses côtés.

Ce double récit originel affirme la création de l'univers ex nihilo, dans une optique monothéiste qui fonde la pensée religieuse du judaïsme et du christianisme, formant de ce fait la conception du monde par l’Occident jusqu’à l’ère moderne. La révolution copernicienne, prélude à l’étude scientifique du développement de l’univers, semble infirmer tout ou partie de ses données ; d’aucuns décident alors d’ignorer les découvertes de la science et professent le créationnisme. L’évolution de l’exégèse biblique au XIXe siècle donne lieu à un autre débat entre une lecture « traditionaliste » de la Bible — qui tient le chapitre pour historiquement exact et preuve concrète de la révélation divine — et une relecture « moderne » qui n’y voit qu’un recueil de mythes constitué par les Israélites en réponse à la cosmologie mésopotamienne.

Texte massorétiqueModifier

D’après le texte hébraïque tel qu’il a été transmis par l’école massorétique de Tibériade, Dieu crée les cieux et la terre, et la terre est tohu et bohu, ténèbre sur le tehom, et souffle divin à la face des eaux. Il suscite alors la lumière et, voyant qu’elle est bonne, l’appelle jour tandis que la ténèbre est appelée nuit, « et ce fut soir et ce fut matin, jour un » (Gn 1:1-5).

Dieu suscite ensuite un espace (raqia) pour séparer les eaux qui seront au-dessus de lui des eaux qui seront en dessous ; il le nomme « cieux, et ce fut soir et ce fut matin, second jour » (Gn 1:6-8).

Dieu dit aux eaux sous les cieux de se réunir en un endroit afin que le sol apparaisse ; le sol est appelé « terre » tandis que le conglomérat d’eaux est appelé « mers », et Dieu voit que c’est bon. Il dit alors à la terre de se couvrir d’herbes engendrant une semence, d’un arbre à fruit faisant un fruit selon son espèce et dans lequel est sa semence ; ce fut fait: la terre fait sortir des herbes engendrant une semence selon son espèce, et un arbre faisant un fruit dans lequel est sa semence selon son espèce. Dieu vit que c’était bien, « et ce fut soir et ce fut matin, troisième jour » (Gn 1:9-13).

Dieu suscite des luminaires dans l’espace des cieux afin de distinguer entre le jour et la nuit et de signaler les moments fixés, les jours et les années, et d’éclairer la terre. Il en fut ainsi: Dieu fit les deux grands luminaires, le grand luminaire pour régir le jour, le petit luminaire pour régir la nuit, et les étoiles ; il les placa dans l’espace des cieux pour éclairer la terre, pour régler le jour et la nuit, et pour distinguer la lumière des ténèbres. Dieu vit que c’était bien, « et ce fut soir et ce fut matin, quatrième jour » (Gn 1:14-19).

Analyse textuelleModifier

 
Première page de Bereshit avec le Targoum d'Onkelos, 1472.
 
Livre de la Genèse, chapitre 1 de la Vulgate, Bible de Gutenberg (1455), Bibliothèque nationale de Berlin.
 
Le Premier Jour de la création, Chronique de Nuremberg, 1493.

Les matériaux composites de la Genèse ont été progressivement assemblés et ordonnés par les scribes inspirés du IXe au Ve siècle av. J.-C. pour l'essentiel, pour former finalement un seul livre[1].

Structure : deux récitsModifier

Les deux récits de la création dans la Genèse se suivent dans les premières pages de la Bible (Ancien Testament), de la Torah (Pentateuque). Le livre de la Genèse présente en effet la création du monde suivant deux modèles : le premier (Gen 1:1 à 2:3) débute par le compte rendu de la Création de l'Univers par Dieu, laquelle se produit en six jours, après lesquels Dieu se repose le septième jour. Ce premier récit est intitulé La Création. Le premier verset de ce premier chapitre est rédigé comme suit :

« Au commencement Dieu créa le ciel et la terre. »

Le second récit de la création dans Genèse 2 (Gen 2:4 à 2:25) est juxtaposé au premier et se focalise davantage sur l'homme, moins préoccupé par la création et l'évolution de la Terre, ses créatures et ses caractéristiques.

Le verset 4 de Genèse 2 est rédigé comme suit :

« Voici les origines du ciel et de la terre quand ils furent créés. »

Différences de style et de vocabulaireModifier

Les deux récits présentent des différences de style et de vocabulaire. Dès le premier verset de Genèse 2, une différence radicale de style apparaît entre le premier et le second récit de la création.

Le premier se présente comme un chant, un poème rythmé par un refrain et composé de strophes. Genèse 1 est un récit bien charpenté en 7 jours et qui peut être lu pour lui-même, séparément du reste de l'Ancien Testament. Dans sa brièveté, c'est un prélude majestueux à ce dernier[2], un véritable poème. Le récit est tout à la gloire de Dieu qui se félicite de son œuvre. Il peut laisser penser qu'il se termine sur un temps achevé, définitivement beau.

Le second se présente comme un conte, une histoire racontée qui laisse le lecteur en attente de la fin immanquable : la transgression de l'interdit. Genèse 2 est d'un esprit plus concret mais aussi plus hésitant qui arrive finalement à la création de la femme et à l'union de l'homme et de la femme. C'est un récit en prose qui montre une histoire qui s'ouvre devant nous. Genèse 2 baigne dans un langage mythique alors que Genèse 1 faisait disparaître les mythes[3].

Le nom de Dieu est modifié d'un récit à l'autre : dans le premier récit, il est question d'Elohim, dans le second d'YHWH. Elohim est un nom universel pour Dieu tandis que YHWH est le nom spécifique du Dieu d'Israël tel qu'il sera révélé à Moïse. C'est la marque du caractère universel, intemporel du premier récit qui est grandiose et le particularisme du second centré sur la Terre, sur l'affrontement de l'homme à la dure réalité.

Le verbe utilisé pour exposer l'action de Dieu diffère du premier récit au second. Le premier utilisait le verbe hébreu bara qui signifie créer mais ne s'applique qu'à Dieu[4]. Par contre, ce verbe n'apparaît pas dans le second récit. Ce sont les verbes courants, moins précis comme faire, modeler qui sont utilisés, qui ne sont pas spécifiques à l'action de Dieu. Dieu ressemble alors de ce fait aux dieux de la mythologie, il a moins de majesté, il est le potier qui façonne[5]. C'est que le second récit appartient à une source plus ancienne, moins élaborée, plus proche du genre mythique[6].

Création de l'hommeModifier

Dans le premier récit, la création de l'homme arrive le sixième jour comme une apothéose, après que toute la création, les animaux et les végétaux, ont été mis en place : « 26. Puis Dieu dit : Faisons l’homme à notre image, selon notre ressemblance, et qu’il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail, sur toute la terre, et sur tous les reptiles qui rampent sur la terre.» « 27. Dieu créa l’homme à son image, il le créa à l’image de Dieu, il créa l’homme et la femme. » (Gn 1,26–1,27)

Dans le second récit, l'ordre est inversé : l'homme vient en premier, dès le second verset du chapitre comme dans le vieux mythe sumérien d'Enlil[note 1],[7]. « L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.»(Gn 7,7–2,7) Mais l'homme n'arrive pas dans un décor achevé comme dans le premier récit. L'homme n'existe pas pour soi mais en relation avec la terre qu'il est chargé de travailler : « L'Éternel Dieu prit l'homme, et le plaça dans le jardin d'Éden pour le cultiver et pour le garder. » (Genèse 2,v 15). La création est décrite comme en attente à la fois de l'homme et de la pluie qui permet la fécondation de la terre.

Cette création des animaux qui répond à la solitude de l'homme rappelle la création d'Enkidu, le personnage de la mythologie sumérienne dans l'Épopée de Gilgamesh[8]. Enkidu qui ne trouvera sa pleine humanité que par l'irruption de la femme. De même, Adam « ne trouva pas d'aide qui fut son vis-à-vis » auprès des animaux [9]. L'homme attend un vis-à-vis qui lui soit semblable. Le travail de la terre, les animaux ne peuvent pas combler sa vie.

JudaïsmeModifier

ChristianismeModifier

 
La Création du monde en six jours, enluminure de la Bible de Jan de Selmberk (1440), bibliothèque du monastère de Strahov, Prague.

Christianisme ancienModifier

Irénée de LyonModifier

Dans son ouvrage Contre les hérésies, Irénée de Lyon [10], vers 180, en s'appuyant sur le livre de la Sagesse (1, 14) affirme à plusieurs reprises ( I, 22, 1; II, 30-9) que lors de la création, Dieu a tout faut librement et à partir de rien. (I, 2,4, II, 10,11, II, 11, 1)), et comme il l'a voulu. En outre la création a été réalisée pour l'homme (IV, 7, 4), et Dieu créateur est manifesté par sa création (II, 9, 1)[11]. Enfin, c'est par son Logos et son Esprit que Dieu a tout fait, gouverne tout et donne l'être a tout. (I, 22, 1).

Théophile d'AntiocheModifier

Marie-Ange Calvet-Sébasté a, dans une note, attiré l'attention sur le passage de Théophile d'Antioche : " Dieu a tout fait à partir de rien" (Autolykos I, 4)

exprimant la création du monde à partir de rien[12].

OrigèneModifier

Origène a écrit, vers 250) des homélies sur la Genèse. Il connaissait le prophète Ézéchiel et, d'autre part, il a repris la tradition juive d'interprétation des Saintes Écritures selon quatre sens, pour la lecture des textes sacrés. Considéré comme le fondateur de l’exégèse biblique, il rejetait une interprétation au premier degré des textes bibliques : « Quel est l'homme de sens qui croira jamais que, le premier, le second et le troisième jours, le soir et le matin purent avoir lieu sans soleil, sans lune et sans étoiles, et que le jour, qui est nommé le premier, ait pu se produire lorsque le ciel n'était pas encore ? Qui serait assez stupide pour s'imaginer que Dieu a planté, à la manière d'un agriculteur, un jardin à Éden, dans un certain pays de l'Orient, et qu'il a placé là un arbre de vie tombant sous le sens, tel que celui qui en goûterait avec les dents du corps recevrait la vie ? À quoi bon en dire davantage lorsque chacun, s'il n'est dénué de sens, peut facilement relever une multitude de choses semblables que l'Écriture raconte comme si elles étaient réellement arrivées et qui, à les prendre textuellement, n'ont guère eu de réalité »[13].

Augustin d'HipponeModifier

Comme l'a fait remarquer Jacques Chevalier, disciple de Bergson, dans son Histoire de la Pensée, Saint Augustin a placé dans l'être éternel de Dieu le fondement des idées platoniciennes dont il assurait ainsi la réalité, les choses créées exprimant l'exemplaire divin, et n'existant toutes qu'en vertu d'un libre choix du Créateur qui les a projetées dans l'être. Tout y compris le temps, procède de l'acte créateur de Dieu qui a déposé dans la matière, un trésor latent de forces constituées d'après les exemplaires éternels que sont les idées divines correspondant aux essences des choses, raisons séminales qui produiront au temps adéquat les êtres singuliers, d'où une possibilité d'évolution créatrice[14].

La création et le temps font l'objet de la partie XI des Confessions de Saint Augustin. Saint Augustin voit dans les créatures, comme le fera plus tard Thomas d'Aquin, deux natures possibles : l'essence et la substance.

Moyen Âge et RenaissanceModifier

Thomas d'AquinModifier

L'affirmation de la création est au centre de la pensée de Thomas d'Aquin. Dieu et la création font l'objet de la Somme théologique, prima pars (1266-1268). La pensée de Thomas[15] repose sur un approfondissement conjoint du livre de la Genèse, du passage du Buisson Ardent (Exode, 3, 14) où Dieu se présente comme : "celui qui est", et enfin du discours aux Athéniens (Actes des Apôtres (17, 22-28)), au cours duquel Paul enseigne que nous "avons en Dieu la vie le mouvement et l'être". Cela conduit Thomas, en s'appuyant également su le livre de la Sagesse (en 11, 25), à considérer métaphysiquement la création dans son ouvrage De ente et essentia, comme une dépendance des êtres créés contingents relativement à Dieu qui a l'être en lui-même, et dont l'essence est d'exister (analogie thomiste de l'être). Cet aspect métaphysique, ontologique, de la création, qui est selon Thomas d'ordre naturel, le théologien le distingue du commencement de la création (relaté dans le Livre de la Genèse) dans le temps qui est strictement de l'ordre de la révélation, et relève donc de la foi.

RéformeModifier

Exégèse historico-critiqueModifier

IconographieModifier

 
Michel-Ange, « Dieu crée la Terre, la Lune et le Soleil ».

L'épisode biblique de la Création qui apparaît dans la Genèse a donné lieu à des œuvres célèbres de la peinture et de la sculpture occidentale, notamment le plafond de la Chapelle Sixtine de Michel-Ange.

MusiqueModifier

Hymne grégorienne Rector potens verax attribuée a Ambroise de Milan.

La Création de Joseph Haydn.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. « Après qu'An, Enlil et Nin Hour Sag eurent créé les gens à tête noire, que la végétation eut crû sur la terre, que les animaux, les quadrupèdes de la steppe eurent été créés »

RéférencesModifier

  1. Gerard 437.
  2. Gerard p.438.
  3. Castel p.68.
  4. Castel p.16.
  5. Castel p.69.
  6. Castel p.50.
  7. Castel p.52.
  8. « Et créa dans le désert Enkidou le héros… velu de poils sur tout le corps
    Il est de chevelure fait comme une femme.
    Il ne connaît ni les humains, ni pays civilisé»
  9. (Gen 2:4 à 2:25)
  10. A. Orbe, Irénée de Lyon, in Dictionnaire apologétique du christianisme ancien,, Paris, Cerf, , p1239 et suivantes
  11. Irénée de Lyon, Contre les hérésies (traduction, Paris, Cerf,
  12. Marie-Ange Calver-Sébasté, Premiers Ecrits Chrétiens., Paris, Pléiade, Gallimard., , réf. 9, p. 1345.
  13. Origène, cité par Lucien Febvre, Le Problème de l'incroyance au XVIe siècle, Paris, Éditions Albin Michel, , p. 181
  14. Jacques Chevalier,, Histoire de la Pensée, vol II, La pensée chrétienne, dès origines à la fin du XVIe siècle., Paris, Flammarion, , p114 et 115
  15. Thomas d'Aquin, Somme théologique, Paris, Desclée, , Questions 44-49

AnnexesModifier

BibliographieModifier

Versions du Pentateuque et traductionsModifier

  • (he)/(fr) Méchon Mamré et Sefarim, « La Genèse Chapitre 1-2 - בְּרֵאשִׁית א-ב », dans La Bible bilingue Hébreu-Français,‎ (lire en ligne)

Commentaires anciensModifier

Sources récentesModifier

  • Armand Abécassis et Josy Eisenberg, À Bible ouverte, Paris, Albin Michel, rééd. 1991-1993, rééd. 2004 trois volumes consacrés au commentaire des premiers chapitres de la Genèse, 928 p.
  • Paul Beauchamp, La Création dans l'Orient ancien, Cerf, collection Lectio Divina, n° 127, 1987
  • Pierre Berthoud, En quête des origines. Les premières étapes de l'histoire de la Révélation : Genèse 1 à 11, Aixcursus, Aix-en-Provence/Charols, Kerygma/Excelsis, 2008
  • Catherine Chalier, La Nuit, le Jour : au diapason de la création, Le Seuil, 2009, 249 p. (ISBN 978-2-02-098447-8), prix des écrivains croyants, 2010
  • Raphaël Draï, Abraham, ou la recréation du monde, Paris, Fayard, 2006.
  • Alexandre Ganoczy, Homme créateur, Dieu créateur, Paris, Cerf, 1979.
  • Alexandre Ganoczy, Dieu, l'homme et la nature, Paris, Cerf, 1995.
  • Pierre-Marie Hombert, La Création chez les Pères de l'Église, Collège des Bernardins, Parole et Silence, 2015.
  • Jean L'Hour, Genèse 1-11, Les pas de l'humanité sur la terre, Éditions du Cerf, collection « Cahiers Évangile », n° 161, septembre 2012, 96 p., Voir Genèse 1-11 : Vue d'ensemble de la composition littéraire sur bible-service.net, Genèse 1-2,4a, commentaire, Louvain, Peeters, collection « Études bibliques Nouvelle série 71 », 2016, 266 p., (ISBN 978-90-429-3412-2), Genèse 2,4b-4,26, Commentaire, Peeters Leuven, collection études bibliques, 2018, 476 p.
  • Jürgen Moltmann, Dieu dans la Création, Traité écologique de la Création, Paris, Cerf, 1988
  • Albert de Pury, Le Chant de la création. L'homme et l'univers selon le récit de Genèse 1, éd. du Moulin, 1986
  • Fabien Revol, Le temps de la Création, Paris, Cerf, 2015.
  • Matthieu Richelle, Comprendre Genèse 1-11 aujourd'hui, Excelsis, Edifac, collection La Bible et son message, novembre 2013
  • Christoph Schönborn (dir.), Création et évolution : une journée de réflexion avec Benoît XVI, Paris, Parole et Silence, 2007.
  • André Wénin, D'Adam à Abraham, ou les errances de l'humain : Lecture de Genèse 1:1-12:4, Cerf, 2007, 252 p. (ISBN 978-2-204-08181-8)
  • André Wénin, « Humain et nature, femme et homme : différences fondatrices ou initiales ? Réflexions à partir des récits de création en Genèse 1-3 », Recherches de science religieuse, juillet-sept. 2013/3 (lire en ligne)

Dictionnaires encyclopédiquesModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier