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Montfort-le-Gesnois

commune française du département de la Sarthe

Montfort-le-Gesnois
Montfort-le-Gesnois
Blason de Montfort-le-Gesnois
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Sarthe
Arrondissement Mamers
Canton Savigné-l'Évêque
Intercommunalité Le Gesnois Bilurien
Maire
Mandat
Paul Glinche
2014-2020
Code postal 72450
Code commune 72241
Démographie
Gentilé Montgénois
Population
municipale
2 988 hab. (2016 en diminution de 2,48 % par rapport à 2011)
Densité 159 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 02′ 54″ nord, 0° 25′ 06″ est
Altitude Min. 54 m
Max. 113 m
Superficie 18,74 km2
Localisation

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Montfort-le-Gesnois
Liens
Site web www.montfort-le-gesnois.fr

Montfort-le-Gesnois est une commune française, située dans le département de la Sarthe en région Pays de la Loire, peuplée de 2 988 habitants[Note 1] (les Montgesnois).

Montfort-le-Gesnois est également le siège de la communauté de communes « Le Gesnois Bilurien ». Elle a été chef-lieu du canton de Montfort-le-Gesnois jusqu'en 2015.

GéographieModifier

La commune de Montfort-le-Gesnois est située à 17 km à l'est du centre du Mans, à 23 km au sud-ouest du centre de La Ferté-Bernard.

Elle est traversée par l’Huisne.

Communes limitrophes de Montfort-le-Gesnois
Saint-Corneille Lombron
  Connerré
Saint-Mars-la-Brière Soulitré

Anciennes paroissesModifier

Montfort-le-Gesnois est composé de trois anciennes paroisses :

  • Montfort-le-Rotrou,
  • Pont-de-Gennes,
  • Saussay.

ToponymieModifier

Le nom de la commune a été composé à partir de ceux des communes fusionnées en 1985 de Montfort-le-Rotrou et de Pont-de-Gênes :

  • Montfort-le-Rotrou dont le nom désigne une « colline fortifiée » faisant partie de l'apanage de la famille de Rotrou, seigneurs de Nogent et de Mortagne, vicomtes de Châteaudun (956-1260) et comtes du Perche (1126-1226) ; durant la Révolution, cette commune a porté le nom de Montfort-sur-Huisne[1].
  • Pont-de-Gênes ou Pont-de-Gennes qui tient son nom d'une fondation gallo-romaine appelée Vicus de Genida ou « village de Genida » et où le franchissement de l'Huisne était assuré par un pont romain dont il ne reste qu'une arche[2].

HistoireModifier

 
Château.

Le village de Montfort-le-Gesnois est issu du rapprochement de deux communes : Montfort-le-Rotrou et Pont-de-Gennes le 1er janvier 1986 (arrêté préfectoral de fusion simple du 1er novembre 1985[3]).

Seigneurs[4] :

  • Comme le nom Rotrou l'indique, les premiers seigneurs connus de Montfort (ils l'avaient sans doute acquis par un mariage, car Montfort n'est pas vraiment situé dans le Perche, même dans ses marges méridionales du Perche sarthois ; l'article Bonnétable nous apporte probablement la solution, car il nous apprend que cette localité du Perche sarthois fut d'abord à la famille de Gennes, avant de passer par mariage vers 1080 aux Rotrou du Perche ; Montfort, Bonnétable et Vibraye furent aux Rotrou de Montfort, aux d'Harcourt, aux Ferrières, avant de connaître des destins divergents) sont les comtes du Perche, vicomtes de Châteaudun, sires/comtes de Nogent et de Mortagne. Plus précisément, on trouve vers 1100 Montfort-le-Gesnois aux mains de Rotrou Ier de Montfort, fils de Rotrou II du Perche/Ier de Châteaudun et frère benjamin d'Hugues III de Châteaudun et Geoffroy II du Perche, puis à ses descendants jusqu'à Jeanne, dame de Montfort-le Rotrou, Vibraye, Bonnétable, Semblançay, ainsi que de Châteaux et Saint-Christophe
  • Montfort passe ensuite aux Parthenay (car Guillaume VI de Parthenay (vers 1255-1315/1322) épouse 1° Jeanne de Rotrou du Perche qu'on vient d'évoquer) ; puis aux d'Harcourt (car Isabelle de Parthenay, petite-fille de Guillaume VI x Jeanne du Perche-Rotrou, épouse en 1315 Jean IV comte d'Harcourt, † 1346 à Crécy ; et aux Ferrières (car Marguerite d'Harcourt-La-Ferté-Imbault, petite-fille de Jean IV x Isabeau de Parthenay, épouse en 1402 Jean III de Ferrières)
  • Léonore de Ferrières dame de Montfort-le-Rotrou au XVIe siècle, arrière-arrière-petite-fille de Jean III x Marguerite d'Harcourt, fille de Jean V de Ferrières († 1504), épouse 1° Jacques de Montigny du Fresne (issu en lignée féminine de Pierre Ier comte de Vendôme), et 2° Christophe de Montb(e)ron vicomte d'Aunay. D'où sa fille Jacqueline de Montigny, dame de Montfort-le-Rotrou, x 1° 1537 Paul de Chabot-Jarnac de Clervaux petit-fils de Renaud Chabot, et x 2° François de Daillon de Sautray fils de Jean II Daillon comte du Lude et d'Anne de Bastarnay ; sans postérité
  • succession, par Catherine-Renée de Ferrières, sœur cadette de Léonore de Ferrières ci-dessus et femme de François II de Pons, à leur fils Antoine seigneur de Pons (1510-vers 1580), cousin germain de Jacqueline de Montigny ci-dessus et père — par son 2e mariage avec Marie-Salomé de Montchenu dame de Guercheville ; en 1re noces, il avait épousé Anne de Parthenay-Soubise, fille de Jean IV, sœur de Jean V et tante de Catherine de Parthenay-Soubise d'Antoinette de Pons (vers 1560-1632 ; dame de La Roche-Guyon par son 1er mariage avec Henri de Silly, et marquise de Guercheville), qui épouse 2e Charles du Plessis-Liancourt, † 1620. Montfort-le-Rotrou est érigé en marquisat en février 1616. Leur fils Roger (1609-1674 ; x Jeanne de Schomberg fille du maréchal Henri) en hérite, avec son fils Henri-Roger, † 1646, mari en 1643 d'Anne-Elisabeth de Lannoy : parents de Jeanne-Charlotte du Plessis-Liancourt (1644-1669), qui épouse en 1659 son cousin issu de germain François VII de La Rochefoucauld, d'où François VIII (1663-1728). En effet, Gabrielle, † 1672, fille de Charles du Plessis-Liancourt et d'Antoinette de Pons, sœur de Roger ci-dessus et femme en 1611 de François V duc de La Rochefoucauld (1588-1650) était la mère de François VI duc de La Rochefoucauld (1613-1680), le célèbre moraliste auteur des Maximes, mari en 1628 d'Andrée de Vivonne de La Châtaigneraie et père de François VII (1634-1714)
  • Vers 1660, François VII et Jeanne-Charlotte du Plessis vendent le marquisat de Montfort-le-Rotrou à Louis-Anne de Bresseau, confirmé comme marquis en août 1661. Lui succèdent comme marquis de Montfort ses fils Louis-Anne-(Antoine), dès 1663 et jusqu'à 1693 au moins, puis Louis de Bresseau, x Jacquine-Françoise de Courtarvel de Pezé : parents de François, et de Renée/Reine-Louise-Françoise de Bresseau qui hérite du domaine de Montfort-le-Rotrou (partage familial du 21 février 1730) et épouse Claude-Jacques-César comte de Murat[5],[6], né en 1692, fils de Nicolas de Murat comte de Gilbertès x 1691 Henriette-Julie de Castelnau (1670-1716). D'où Claude-François de Murat (1732-1803), père de Louis de Murat, père lui-même de Charlotte-Marie de Murat (1788-1842), qui épouse en 1806 Aymar-Tanguy-Raymond-(Jean) de Nicolaÿ-Goussainville[7], frère d'Aymar-François et d'Aymard-Charles-Marie-Théodore : avec postérité.

L’ancienne forteresse féodale connue sous le nom de Montfort-le-Rotrou fait place au début du XIXe siècle à une vaste demeure. En effet, en 1820, le comte Raymond de Murat demande à l’architecte parisien d’élever une grande villa à l’italienne, couverte d’un toit à faible pente. Cet édifice néo-classique est de nouveau remanié à la fin du Second Empire, agrandi et doté de hauts combles, dans un style inspiré de celui du XVIIIe siècle. Le parc paysager est quant à lui redessiné en 1860 par Varé et comprend une orangeraie.

Politique et administrationModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs de Montfort-le-Rotrou puis de Montfort-le-Gesnois
Période Identité Étiquette Qualité
Paul Gouyet[8] (1897-1968) DVG Receveur-buraliste
Conseiller général du canton de Montfort-le-Rotrou (1960 → 1961)
Croix de guerre 1914-1918
Marquis Aymard-Jean de Nicolaÿ   Propriétaire-exploitant
Réélu en 1977
[9] Marcel Ory   Retraité du contentieux MGFA
La commune de Montfort-le-Gesnois est officiellement créée le [10].
[11] Paul Richard   Maire de Pont-de-Gennes (1966 → 1985)
Jean-François Hervier DVD Médecin généraliste
Réélu en 1995 et 2001
[12] En cours Paul Glinche[13] DVD Commerçant retraité
Réélu en 2014
Les données manquantes sont à compléter.

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2016, la commune comptait 2 988 habitants[Note 2], en diminution de 2,48 % par rapport à 2011 (Sarthe : +0,33 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7568268558711 0271 0911 0251 0101 048
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
957958893907864867872875892
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
932940930792760802864968964
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
9871 0131 2182 4272 6572 8843 0503 0743 044
2016 - - - - - - - -
2 988--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine civilModifier

  • Le château de Montfort-le-Rotrou, de style italien, domine le bourg, perché sur une butte bordant la prairie de l'Huisne, juste derrière l'église Notre-Dame.
  • Le pont romain sur l’Huisne, du XVe siècle, inscrit au titre des monuments historiques en 1927[18]. De l’édifice originel de l'an 50 ne subsistent aujourd'hui que quelques arches.
  • Le parc des Sittelles, à la limite de Soulitré, comprenant l'espace « aqualudique » Sittellia, proposant un ensemble d'installations sportives et ludiques couvert (ouvert l'été), et Loc'Action, parc de loisirs « La belle inutile » avec kart, moto, quad, pocket-bike sur circuit homologué de 900 m.
  • La gare de Montfort-le-Gesnois.
  • Le pont des 24 Heures sur la nationale de Le Mans à Chartres qui permettait le passage sous la route lors de la course du grand prix initiatrice des futures 24 Heures du Mans.

Patrimoine religieuxModifier

  • Église Notre-Dame, datée de 1858, située sur l'ancienne commune de Montfort-le-Rotrou, inscrite au titre des monuments historiques[19].
  • Église Saint-Gilles, du XIe siècle, située sur l'ancienne commune de Pont-de-Gennes. Dans le cimetière Saint-André, du XIIe siècle, on peut voir le tombeau du Croisé.
  • Église de Saussay, des Xe au XIIe, et XVIe siècles, située sur le hameau de Saussay, inscrite au titre des monuments historiques en 1973[20]. Son architecture est de style roman. Des peintures murales ont été découvertes sous le plâtre dans les années 1980.

Activité et manifestationsModifier

SportsModifier

La commune de Montfort-le-Gesnois était traversée en 1906 par le circuit d'une épreuve de 12 heures, aïeule des 24 Heures du Mans[21].

Le circuit de l'époque était : la fourche d'Auvours, Bouloire, Saint-Calais, forêt de Vibraye, Cherré, Connerré et Montfort-le-Gesnois.

Depuis 2011 et l'inauguration de la salle près du stade, le village possède un complexe sportif avec un piste d'athlétisme en intérieur notamment, mais également un dojo de judo et la possibilité de pratiquer divers sport en intérieur tels que le handball, le football ou le basketball.

ManifestationsModifier

  • 2e dimanche de mai : fête des Vieux Métiers sur l'espace du Pont Romain.
  • Dimanche de la Saint-Nicolas : cross.
  • Mi-septembre (à partir de 2010, mi-avril antérieurement) : course pédestre 7 km et 15 km ou semi-marathon, le Tour des Sittelles[22].

Personnalités liéesModifier

HéraldiqueModifier

  Blason De gueules à deux léopards d'or l'un au-dessus de l'autre.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale 2016.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Notice communale de Montfort-le-Rotrou sur le site Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui de l'EHESS.
  2. Histoire locale sur le site de la mairie.
  3. Toutes les modifications de commune pour le département de la Sarthe (72) de 1980 à 1990, Insee.
  4. « Montfort-le-Rotrou, p. 155-159 », sur Dictionnaire topographique, historique et statistique de la Sarthe, t. IV, par Julien-Remy Pesche, chez Monnoyer au Mans, 1836
  5. « César de Murat », sur Geneanet Pierfit
  6. « Murat, p. 647 », sur Dictionnaire de la noblesse, généalogique, héraldique, historique et chronologique, par François-Alexandre Aubert de La Chenaye des Bois, chez Duchesne à Paris, 1761
  7. « Nicolaÿ, p. 8 », sur Racines & Histoire
  8. « Nécrologie : M. Paul Gouyet, ancien conseiller général, ancien maire de Montfort-le-Rotrou », Ouest-France,‎
  9. « Municipales : Quatre listes en chantier », Ouest-France,‎
    « Maire de Montfort-le-Rotrou, M. Ory avait laissé la place à M. Richard en 1986, devenant son premier adjoint. »
  10. « Fusion de Montfort-le-Rotrou et Pont-de-Gennes : Les deux conseils adoptent la convention à l’unanimité », Ouest-France,‎
  11. « Municipales : Marcel Ory mène les sortants », Ouest-France,‎
    « Paul Richard, maire depuis 1966, a décidé de passer la main [...] Élu maire de Montfort-le-Rotrou en 1983, Marcel Ory s'était effacé devant M. Richard, devenant son premier adjoint lors de la naissance de Montfort-le-Gesnois en janvier 1986. »
  12. « L'équipe municipale est en place autour de Paul Glinche », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 17 octobre 2014)
  13. Réélection 2014 : « Les nouveaux maires et adjoints déjà élus en Sarthe », Le Maine libre, (consulté le 30 mars 2014).
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. « Pont sur l'Huisne », notice no PA00109884, base Mérimée, ministère français de la Culture
  19. en 2007« Église Notre-Dame », notice no PA72000037, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. « Église de Saussay », notice no PA00109883, base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. « 24 heures du Mans, lemans 24 hours - 1906 Les origines de la légende » (consulté le 25 septembre 2010)
  22. « TOUR DES SITTELLES 2010 » (consulté le 25 septembre 2010)

BibliographieModifier

  • Histoire de Pont-de-Gennes, Montfort-le-Rotrou, Saussay (avant 1789), J.P. Debuisser, 1981.
  • La communauté d’habitants de Pont-de-Gennes, A. Robveille, 1908.
  • La communauté d’habitants de Montfort-le-Rotrou, A. Robveille, 1910.

Voir aussiModifier

Autres articlesModifier

Liens externesModifier

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