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Saint-Christophe-sur-le-Nais

commune française du département d'Indre-et-Loire
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Saint-Christophe.

Saint-Christophe-sur-le-Nais
Saint-Christophe-sur-le-Nais
Le chapelle Saint-Gilles.
Blason de Saint-Christophe-sur-le-Nais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Indre-et-Loire
Arrondissement Chinon
Canton Château-Renault
Intercommunalité communauté de communes Gâtine et Choisilles - Pays de Racan
Maire
Mandat
Catherine Lemaire
2014-2020
Code postal 37370
Code commune 37213
Démographie
Gentilé Christophoriens
Population
municipale
1 126 hab. (2016 en augmentation de 4,55 % par rapport à 2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 37′ 01″ nord, 0° 28′ 36″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 127 m
Superficie 18,27 km2
Localisation

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Saint-Christophe-sur-le-Nais

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Saint-Christophe-sur-le-Nais
Liens
Site web site de la commune

Saint-Christophe-sur-le-Nais est une commune française située dans le département d'Indre-et-Loire, en région Centre-Val de Loire.

Ses habitants sont appelés les Christophoriens.

GéographieModifier

Localisation et caractéristiquesModifier

La commune de Saint-Christophe-sur-le-Nais est située à l'extrême nord du département d'Indre-et-Loire, à une trentaine de kilomètres de Tours, en limite avec celui de la Sarthe.

La voie ferrée Caen-Le Mans-Tours assure un trafic de marchandises régulier et quelques trains de voyageurs font une halte à la gare de Saint-Paterne-Racan, commune voisine, située à deux kilomètres au sud-est. Pour les voyageurs, un réseau de cars réguliers (TER et Fil Vert) assurent des transports quotidiens vers Tours.

La commune s'étend sur 1 827 ha. On trouve 133 ha de prés, 1 600 ha de terres agricoles utilisées dont 1 409 ha de terres labourables et 70 ha de vergers.

HydrographieModifier

 
Réseau hydrographique de Saint-Christophe-sur-le-Nais.

Le réseau hydrographique communal, d'une longueur totale de 12,03 km, comprend un cours d'eau notable, l'Escotais (4,94 km), et quatre petits cours d'eau pour certains temporaires[1],[2].

L'Escotais, d'une longueur totale de 23,5 km, prend sa source dans la commune de Neuillé-Pont-Pierre et se jette dans le Loir à Dissay-sous-Courcillon (Sarthe) après avoir traversé 4 communes[3]. La station hydrométrique de Saint-Paterne-Racan permet de caractériser les paramètres hydrométriques de l'Escotais. Le débit mensuel moyen (calculé sur 51 ans pour cette station) varie de 0,09 m3/s au mois d'août à 0,63 m3/s au mois de février. Le débit instantané maximal observé sur cette station est de 18 m3/s le , la hauteur maximale relevée a été de 1,93 m ce même jour[4],[5]. Ce cours d'eau est classé dans la liste 2[Note 1] au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement sur le Bassin Loire-Bretagne. Du fait de ce classement, tout ouvrage doit être géré, entretenu et équipé selon des règles définies par l'autorité administrative, en concertation avec le propriétaire ou, à défaut, l'exploitant [6]. Sur le plan piscicole, l'Escotais est classé en première catégorie piscicole. L'espèce biologique dominante est constituée essentiellement de salmonidés (truite, omble chevalier, ombre commun, huchon)[7].

HistoireModifier

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OriginesModifier

Même si des indices archéologiques témoignent d'une présence humaine ancienne (ateliers lithiques et habitats de la fin du Paléolithique et du Néolithique, activités métallurgiques de l'époque gallo-romaine), le village de Saint-Christophe n'apparaît véritablement dans l'histoire qu'autour de l'an mil, au moment où les seigneurs d'Alluye(s) en Perche-Gouët, alliés des comtes d'Anjou, établissent au-dessus de la vallée de l'Escotais une place forte autour de laquelle ils constituent peu à peu une châtellenie.

Moyen ÂgeModifier

De cette forteresse, sans doute sommaire, bâtie à l'origine en bois sur une motte féodale entourée de douves, dépendait une petite église dédiée à saint Christophe. C'est cette église primitive, confiée, à partir de 1069, à l'abbaye de Saint-Florent de Saumur, qui est à l'origine du nom de la commune. Malgré l'adjonction d'un donjon en pierre (au cours du XIe ou au début du XIIe siècle), la place forte de Saint-Christophe perd rapidement son intérêt stratégique. Très tôt déserté par les d'Alluye(s), le château ne subit pas d'extensions nouvelles et tombe même peu à peu en ruine (il retrouve seulement un rôle militaire pendant la guerre de Cent Ans aux mains des Anglais qui finiront de le détruire). Éloignés de leur terre, les seigneurs de Saint-Christophe (qui sont aussi barons de Chasteaux-en-Anjou = Château-la-Vallière, avec Vaujours) laissent la gestion du domaine à des officiers seigneuriaux et à des fermiers, même par la suite, à l'époque des Bueil et des La Baume Le Blanc de La Vallière.
Au cours des XIe-XIIIe siècles, la paroisse se met en place et le bourg s'agrandit sous la double protection du pouvoir seigneurial et des moines de Saint-Florent. Grâce à d'importants défrichements une grande partie du terroir est mise en valeur (dès cette époque la vigne et les pommiers sont plantés). C'est également à cette date qu'apparaît une importante foire aux chevaux organisée chaque année à proximité de la chapelle Saint Gilles (construite au début du XIIe siècle), où se rencontrent dès marchands venus de tout le royaume et même d'Espagne et d'Italie.

Au XIIIe siècle, Saint-Christophe devient la "première baronnie de Touraine" (ce titre est disputé par Preuilly), ce qui permet aux seigneurs de faire clore le bourg. Celui-ci est désormais protégé par des murs et des fossés percés par trois portes. De nombreux aménagements souterrains complètent ce système défensif.

XVIIe et XVIIIe sièclesModifier

En 1667, la baronnie de Saint-Christophe est unie à celle de Château-la-Vallière pour constituer le duché-pairie de La Vallière érigé par Louis XIV en faveur de sa favorite, Louise de La Vallière, dame de Vaujours et de Chasteaux. À cette date, Saint-Christophe est présenté comme une "petite ville fermée de murailles et dans une belle situation où il y a de très belles maisons". Celles-ci témoignent bien de la prospérité de Saint-Christophe au cours de l'Ancien Régime, d'ailleurs confirmée par d'autres éléments. Très tôt, le clocher de l'église est orné d'une horloge. La population, qui compte en moyenne à cette époque 1500 habitants, comprend un nombre important de marchands, d'artisans et de notables (nobles, sieurs, bourgeois, officiers royaux et seigneuriaux). Le bourg accueille autour de ses halles un marché hebdomadaire (le mardi) et plusieurs foires annuelles (l'une d'elles se tient toujours à Saint-Gilles). Non loin des halles, un "palais" constitue le siège du tribunal seigneurial (Saint-Christophe est le chef-lieu d'une justice qui s'étend en tout ou partie sur une dizaine de paroisses). L'activité des habitants n'est pas exclusivement agricole. Une part importante de la population participe à l'activité textile. Celle-ci est plus particulièrement spécialisée dans la fabrication de draps, de droguets et d'étamines (ces dernières étant, pour partie, exportées vers l'Espagne, le Portugal et l'Italie pour les soutanes des prêtres). La ville abrite également des tanneries et une manufacture de faïence.

 
Carte de Cassini, XVIIIe siècle.

Période révolutionnaireModifier

Cette prospérité perdure malgré la Révolution. Pendant une courte période, Saint-Christophe se nomme Valriant et se trouve placé à la tête d'un canton composé de cinq communes. Une justice de paix remplace le tribunal seigneurial pendant quelques années. La croissance démographique se poursuit (la commune compte plus de 1700 habitants en 1804), l'artisanat textile (la commune produit désormais des étoffes de laine, de coton et de toile destinées en grande partie à la marine), le travail du cuir et les grandes foires se maintiennent un temps.

Arrivée du chemin de ferModifier

Si des difficultés apparaissent dès la première moitié du XIXe siècle, le déclin s'amorce véritablement autour des années 1850 avec l'accélération de la révolution industrielle. Après l'ouverture de la ligne de chemin de fer Tours-Le Mans en 1858, la municipalité, malgré des démarches répétées, ne parvient pas à obtenir la construction d'une "halte" dans la commune, mesure qui aurait pu favoriser le maintien de l'activité économique. Entre la fin du XIXe et le début du XXe siècle, les foires s'éteignent une à une (les deux dernières disparaissent en 1914) et le marché du mardi est supprimé. Beaucoup d'artisans et petits commerçants ferment boutiques et l'activité textile disparaît complètement. Seul le travail du cuir se maintient encore quelques années (la dernière tannerie ferme ses portes en 1960).

Époque moderneModifier

À la suite d'une délibération municipale du 20 octobre 1937, la commune prend officiellement le nom de Saint-Christophe-sur-le-Nais. La population se stabilise autour de 950 habitants jusqu'en 1980 pour atteindre le millier à l'aube du XXIe siècle, grâce à de nombreuses constructions.
La seconde moitié du XXe siècle est marquée par de profondes mutations dans l'agriculture. La vigne et l'élevage laissent la place à la céréaliculture intensive et à l'arboriculture, très présente dans la commune. Une foire-exposition fruitière est instaurée en 1946 et une coopérative fruitière est créée en 1968. À la même époque, une usine de trieuses-calibreuses s'installe dans la commune, s'ajoutant aux deux entreprises textiles. Mais la crise de la fin du XXe s. amène certaines d'entre elles à cesser leurs activités.

À l'heure actuelle, les principales sources d'emplois communales sont la coopérative fruitière, la maison de retraite et une petite usine de sous-vêtements féminins. Dans le contexte de mondialisation et de forte concurrence étrangère, le secteur arboricole connaît de profondes difficultés.

Politique et administrationModifier

Liste des maires successifs[8]
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Philippe Gendron   Procureur fiscal
1800 1801 André-Louis Soloman   Notaire
1801 1806 Philippe Gendron    
1806 1807 Guillaume-Henry Dubost   Capitaine de grenadiers
1807 1811 René Fouqueré    
1811 1816 Jean-Jacques Bourgault du Coudray   Châtelain de Gênes
1816 1816 René Fouqueré    
1816 1819 François-Pierre Genty   Tanneur
1819 1830 Laurent Soloman-Janvier   Marchand cirier
1830 1837 Laurent Soloman-Guierche   Tanneur
1837 1846 Charles Houdayer   Percepteur
1846 1850 Stanislas Bruslon   Tanneur
1850 1857 Jules Gendron   Notaire
1858 1868 Charles Bongendre    
1868 1870 Pierre Lonchamp   Buraliste
1870 1877 Étienne Pené   Cordonnier
1878 1892 François Ernous   Marchand
1893 1899 Louis Chauvin    
1899 1912 François-René Rocheron   Notaire
1912 1919 Léon Brossard    
1919 1937 Octave Bourgoin    
1937 1945 Édouard Coste    
1945 1965 Georges Girard    
1965 octobre 1970 Gaston Boulesteix    
novembre 1970 mars 2001 Jean Poussin DVD Conseiller général du Canton de Neuvy-le-Roi (1973-1992)
mars 2001 mars 2008 Monique Royer PS  
mars 2008 mars 2014 Jean Poussin DVD  
mars 2014 en cours Catherine Lemaire SE Salariée du secteur médical

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[10].

En 2016, la commune comptait 1 126 habitants[Note 2], en augmentation de 4,55 % par rapport à 2011 (Indre-et-Loire : +2,11 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 6071 7341 5601 3911 5221 5151 5041 5221 392
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2321 2341 1271 0791 1201 1081 1111 1411 103
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 0541 0911 065933910907891912916
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
9711 0229328779259651 0671 0871 127
2016 - - - - - - - -
1 126--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

Les armes de Saint-Christophe-sur-le-Nais se blasonnent ainsi :

D'azur à Saint Christophe d'or [15].

EnseignementModifier

Christophe-sur-le-Nais se situe dans l'Académie d'Orléans-Tours (Zone B) et dans la circonscription de Saint-cyr-sur-Loire.

L'école primaire accueille les élèves de la commune.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Le classement en liste 2 au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement est attribué aux parties de cours d'eau ou canaux sur lesquels il est nécessaire d'assurer le transport suffisant des sédiments et la circulation des poissons migrateurs.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. « Fiche SIGES de la commune », sur le site du Système d'information pour la gestion des eaux souterraines en Centre-Val de Loire (consulté le 3 février 2019)
  2. « Carte hydrologique de Saint-Christophe-sur-le-Nais », sur https://www.geoportail.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  3. « Fiche Sandre - l'Escotais », sur le portail national d'accès aux référentiels sur l'eau (consulté le 3 février 2019)
  4. « Référentiel hydrométrique », sur http://www.sandre.eaufrance.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  5. « Station hydrométrique M1354020, l'Escotais à Saint-Paterne-Racan », sur le site de la banque Hydro (consulté le 3 février 2019)
  6. « Arrêté du 10 juillet 2012 portant sur la liste 2 des cours d'eau, tronçons de cours d'eau ou canaux classés au titre de l'article L. 214-17 du code de l'environnement du bassin Loire-Bretagne », sur http://www.legifrance.gouv.fr (consulté le 3 février 2019)
  7. (id) « Décret n°58-873 du 16 septembre 1958 déterminant le classement des cours d'eau en deux catégories », sur https://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 3 février 2019)
  8. Source jusqu'à 1970 inclus : Pierre Robert, Saint-Christophe en Touraine, 1985
  9. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  13. Dossier historique de Fulgence Raymond.
  14. Dossier historique de Raphaël Blanchard.
  15. http://armorialdefrance.fr/page_blason.php?ville=4107

Voir aussiModifier

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Article connexeModifier

Liens externesModifier