Liste des seigneurs de Parthenay

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Les seigneurs de Parthenay se surnomment Larchevêque à partir de Simon II (av. 1075-1221), en souvenir de Joscelin II de Parthenay (♰1086), archevêque de Bordeaux au XIe siècle.

La seigneurie de Parthenay, outre Parthenay, compte Secondigny, Champdeniers et Germond.

ArmoiriesModifier

Parthenay (de)
 
Armes des seigneurs de Parthenay

Blasonnement Écu burelé d'argent et d'azur de dix pièces à la bande de gueules brochant sur le tout
Pays ou province d’origine Poitou, France
Allégeance Comtes de Poitou, ducs d'Aquitaine
Demeures Château de Parthenay
Charges Seigneur

OriginesModifier

Ces armes sont une possible brisure de celles des seigneurs de Lusignan (burelé d'argent et d'azur).

Elles sont hypothétiquement passées dans la famille des Parthenay par les femmes au XIe siècle lors du mariage de Simon Ier avec Mélisente de Lusignan, fille d'Hugues VI de Lusignan[1],[2]. Ces armes sont déjà celles de Guillaume V de Larchevêque sur son sceau en décembre 1225[3],[4],[5],[6],[7].

Représentation héraldiqueModifier

Sur la cassette reliquaire de Jean de Montmirail et de la Ferté-Gaucher le blason de Guillaume V de Parthenay-Larchevêque y est présent aux côtés des 53 sceaux représentant les plus importants seigneurs de l'époque (vers 1242)[8],[9].

Liste des Seigneurs de ParthenayModifier

Maison de Parthenay-LarchevêqueModifier

Maison de MontfortModifier

Seconde Maison d'OrléansModifier

Notes et référencesModifier

  1. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 1 : Textes (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, (lire en ligne), p. 841 :

    « Mélisende de Lusignan, sœur d'Hugues VII, est la femme du seigneur de Parthenay, Simon Ier, et la mère de Guillaume et de Simon II »

  2. Clément de Vasselot de Régné, « Les mécanismes identitaires d’un groupe familial : sigillographie et héraldique des Lusignan en Occident (XIIe-XIVe siècles) », Revue française d’héraldique et de sigillographie - Études en ligne, Société française d’héraldique et de sigillographie,‎ , article no 5 (lire en ligne[archive])
  3. chartularium monasterii sancti Jovini de Marnis, ordinis sancti Benedicti, in dioecesi Pictaviensi ; quod confecit idem Rogerius de Gaignieres ex chartis ad illud monasterium pertinentibus, quascumque potuit comperire et describere : praemittitur brevis historia ejusdem monasterii (manuscrit latin), Paris, BnF, coll. « manuscrit latin » (no 5449), 1701-1800 (lire en ligne), p. 37
  4. Sigillographie du Poitou jusqu'en 1515 : étude d'histoire provinciale sur les institutions, les arts et la civilisation d'après les sceaux (éd. François Eygun), Poitiers, Société des Antiquaires de l'ouest, , n°534, pl. XVIII, p. 236
  5. Pierre Bony, Un siècle de sceaux figurés (1135-1235) : le sceau image de la personne en France d'Oïl, Angleterre, Ecosse et pays de Lorraine : essai de classement chronologique des sceaux figurés des rois, seigneurs, femmes, dignitaires et communautés ecclésiastiques, Paris, Léopard d'or, , n°437
  6. SIGILLA : base numérique des sceaux conservés en France, « Guillaume V de Parthenay-l'Archevêque - revers », sur http://www.sigilla.org/, Université de Poitiers
  7. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 3 : Annexes 3 à 6 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 4 : Catalogue des sceaux de la famille de Lusignan, chap. XI (« Parents dont les armes présentent une parenté avec celles des Lusignan »), p. 353-354
  8. Alain-Charles Dionnet, « La cassette reliquaire du bienheureux Jean de Montmirail », Revue française d’héraldique et de sigillographie, vol. 65,‎ , p. 89-107 (ISSN 1158-3355, lire en ligne)
  9. Clément de Vasselot de Régné, Le "Parentat" Lusignan (Xe-XIVe siècles) : structures, parenté vécue, solidarités et pouvoir d’un lignage arborescent, vol. 3 : Annexes 3 à 6 (Thèse de doctorat en histoire médiévale, sous la direction de John Tolan et de Martin Aurell), Université de Nantes, , Annexe 5 : Catalogue héraldique, chap. 4 (« v. 1242, Châsse du bienheureux Jean de Montmirail »), p. 363-365
    Le coffret est décoré d'une cinquantaine de médaillons armoriés en émail champlevé. Celles du roi de France, Louis IX, de son frère Alphonse de Poitiers, de sa mère, Blanche de Castille et de son épouse, Marguerite de Provence, voisinent avec celles de ses barons du nord de la France, Bourgogne, Dreux, Coucy et des barons de l'Aquitaine, Turenne, Aubusson, Rochechouart. Parmi elles, nous trouvons deux écussons burelés d'argent et azur, armes d'Hugues X de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, trois autres burelés d'argent et d'azur au lambel de gueules, celles de Raoul II d'Exoudun, comte d'Eu et cousin d'Hugues X et deux burelés d'argent et d'azur à la bande de gueules brochante pour Hugues II L'Archevêque, seigneur de Parthenay. Alain-Charles Dionnet avait supposé que le coffret aurait été réalisé pour conserver les traités de paix de 1242 et les chartes de soumissions des barons vaincus lors de la campagne du Poitou. Pour Barbara Boehm, le style des médaillons conduirait à leur attribuer une datation vers 1270. La présence des armes de Raoul II d'Exoudun, qui meurt en 1246 vient infirmer son hypothèse. Tenant compte de l'usage actuel du coffret, Anne Lester pense qu'il pourrait s'agir d'un cadeau de Louis IX aux moines de Longpont pour contenir les reliques de Jean de Montmirail. Son décor aurait permis d'exprimer et de confier au bienheureux l'unité et la paix entre le roi de France et les familles du royaume ainsi que la domination monarchique sur les barons de Picardie, de Bretagne et d'Aquitaine. Elle conserve néanmoins l'idée d'un usage premier destiné à garder les traités de paix de 1242, pour expliquer la présence des armes dont les propriétaires décèdent rapidement après cette date comme Raoul II.

Sources et bibliographieModifier

BibliographieModifier

  • Géraldine Damon, Naissance d'une tétrarchie nobiliaire en Poitou : les vicomtes de Thouars et les seigneurs de Lusignan, Parthenay et Mauléon, Mémoire de DEA de l'université de Poitiers sous la direction de Martin Aurell, 2004, 2 vols.
  • Géraldine Damon, « Stratégies nobiliaires et politiques familiales dans le Poitou médiéval : L'ascension des vicomtes de Thouars, des seigneurs de Lusignan, de Parthenay et de Mauléon (IXe-milieu du XIIIe siècle) », Revue historique du Centre-Ouest, t. 5, 2006, p. 7-29.
  • Géraldine Damon, « Jeux seigneuriaux en Poitou au temps des Plantagenêts. L’exemple des vicomtes de Thouars, des Lusignan, des Parthenay-Larchevêque et des Mauléon », Martin Aurell et Frédéric Boutoulle, (dir.), Les Seigneuries dans l’espace Plantagenêt (c.1150-c. 1250), Bordeaux, Ausonius, 2009, p. 285-307. [lire en ligne]
  • Freddy Sibileau, La famille des Parthenay-Larchevêque (Xe-XIIe s.), Mémoire de DEA de l'université de Poitiers sous la direction de Martin Aurell, 2000.
  • Albéric Verdon, « Seigneurs de Parthenay », sur le blog Gatine-Parthenay

Articles connexesModifier