Ouvrir le menu principal

Mohammed ben Salmane

prince héritier, vice-Premier ministre d'Arabie Saoudite
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir MBS.
Mohammed ben Salmane
محمد بن سلمان
Description de cette image, également commentée ci-après
Le prince Mohammed ben Salmane Al Saoud

Titres

Prince héritier d'Arabie saoudite
Premier vice-Premier ministre

Depuis le
(2 ans, 2 mois et 1 jour)

Prédécesseur Mohammed ben Nayef Al Saoud

Président du Conseil des affaires économiques et du développement d’Arabie saoudite

Depuis le
(4 ans, 3 mois et 24 jours)

Prédécesseur Salmane ben Abdelaziz Al Saoud

Vice-prince héritier d'Arabie saoudite
Second vice-Premier ministre


(2 ans, 1 mois et 23 jours)

Prédécesseur Mohammed ben Nayef Al Saoud

Ministre de la Défense saoudien

Depuis le
(4 ans, 6 mois et 30 jours)

Prédécesseur Salmane ben Abdelaziz Al Saoud
Biographie
Dynastie Saoud
Nom de naissance Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz ben Abderrahmane ben Fayçal ben Turki ben Abdallah ben Mohammed ben Saoud
Naissance (33 ans)
Riyad (Arabie saoudite)
Père Salmane ben Abdelaziz Al Saoud
Mère Fahda bint Falah ben Sultan Al Hithalayn
Résidence Palais d'Al-Yamamah
Religion Islam

Description de l'image Coat of arms of Saudi Arabia.svg.

Mohammed ben Salmane (en arabe : محمد بن سلمان), souvent abrégé en MBS, né le à Riyad, est le prince héritier et le vice-Premier ministre d'Arabie saoudite depuis le 21 juin 2017.

Membre de la dynastie Al Saoud (en arabe : آل سعود), fils du roi Salmane et petit-fils d'Ibn Séoud, le fondateur du royaume, il est aussi depuis le plus jeune ministre de la Défense au monde et président du Conseil des affaires économiques et du développement[1].

Dès son arrivée aux commandes du pays, il lance l'intervention militaire saoudienne dans le cadre de la guerre civile yéménite. Celle-ci est suivie en 2017 par la crise du Golfe avec le Qatar. Dirigeant autoritaire, il mène la purge de novembre de la même année qui entraîne le limogeage ou l'arrestation de dizaines de princes, ministres et d’hommes d’affaires lui assure le contrôle des principaux leviers du pouvoir et en fait l'homme fort du royaume[2]. Au même moment, il est également mêlé à l'affaire de la rétention du président du Conseil des ministres libanais, Saad Hariri, en Arabie saoudite, et accusé d'avoir commandité l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, l'année suivante à Istanbul. Il mène en parallèle des réformes économiques et sociétales.

Sommaire

BiographieModifier

Mohammed ben Salmane est le fils de Salmane ben Abdelaziz Al Saoud et de Fahda bint Falah ben Sultan Al Hithalayn, sa troisième épouse. Il est diplômé en droit de l'université du Roi-Saoud, contrairement à ses frères qui ont étudié aux États-Unis et au Royaume-Uni[3].

Il est notamment aussi connu pour la passion qu'il a pour les jeux vidéos, ce qui fait partie de sa figure de dirigeant jeune et moderne, tranchant avec ses prédécesseurs[4].

Début de carrière politiqueModifier

Mohammed ben Salmane commence sa carrière politique en en devenant, à 24 ans, conseiller spécial de son père, alors gouverneur de Riyad. En 2011, lorsque Salmane ben Abdelaziz Al Saoud est nommé ministre de la Défense, il devient son conseiller personnel[5]. En 2013, il dirige le cabinet princier à la suite de la nomination de son père en tant que prince héritier[6].

En avril 2014, il devient secrétaire d'État et membre du gouvernement[7].

Ministre de la DéfenseModifier

 
Mohammed ben Salmane en juin 2016

Le , lors de l'accession de son père au trône, il est nommé ministre de la Défense et chef de la Cour royale[8] à 30 ans, ce qui en fait le plus jeune ministre de la Défense au monde[9].

Depuis mars 2015, Mohammed ben Salmane conduit les opérations militaires saoudiennes au Yémen contre les houthis[10]. En avril 2018, il est visé par une plainte déposée à Paris pour complicité d’actes de torture par une organisation humanitaire yéménite[11], ce qui a débouché sur l'ouverture d'une enquête en octobre 2018[12].

En décembre 2015, il annonce la mise en place d’une alliance militaire islamique de 41 pays pour lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes. Elle comprend un volet sécuritaire et militaire (échange de renseignement, entraînement, équipement et déploiement de forces « si nécessaire »), ainsi qu’un volet « idéologique » pour contrer les capacités d’endoctrinement des groupes djihadistes[13].

Le même mois, dans une déclaration publique, le service de renseignement allemand exprime son inquiétude devant la nouvelle politique étrangère du jeune prince, soulignant de quelle façon la « position diplomatique jusqu'ici prudente des chefs aînés de la famille royale est remplacée par une politique interventionniste impulsive » et présente un danger pour la stabilité de la région[14]. Le gouvernement allemand a réagi à la déclaration en affirmant que celle-ci ne reflétait « pas la position du gouvernement fédéral »[15].

En janvier 2016, il réfute l’éventualité d’une guerre contre l’Iran, estimant qu’un tel conflit « aurait un impact très fort sur le reste du monde »[16].

Il est l'objet de critiques concernant sa politique intérieure dans le royaume et l'opération militaire Restaurer l'espoir dans la guerre civile yéménite, notamment de la part du journaliste Jamal Khashoggi[17],[18]. Sa position est remise en cause en raison de son implication présumée dans l'assassinat de celui-ci, survenu le 2 octobre 2018 à Istanbul[19].

Prince héritierModifier

Débuts comme vice-prince héritierModifier

Le , à la suite de la mise à l'écart du prince héritier Moukrine ben Abdelaziz et à son remplacement par Mohammed ben Nayef, ministre de l'Intérieur, Mohammed ben Salmane est nommé vice-prince héritier du royaume et second vice-Premier ministre[20].

Mécénat : la fondation MiSKModifier
Article détaillé : Fondation MiSK.

En 2011, lors du printemps arabe, le royaume saoudien, craignant une contagion révolutionnaire, injecte 130 milliards de dollars supplémentaires dans le budget de l’État afin d'assurer la paix sociale[21]. La même année, Mohammed ben Salmane fonde la fondation MiSK, dont il devient le président du comité exécutif. Cette fondation affiche comme objectif d'accompagner les jeunes du royaume dans les domaines de la technologie, des arts, de la culture, du social ou de l’entrepreneuriat[21],[22]. Cette fondation est l’une des premières associations à but non lucratif d’Arabie saoudite. Elle soutient des initiatives internationales, comme le 9e Forum UNESCO des jeunes en 2015[23]. Mohammed ben Salmane utilise également la fondation MiSK pour porter le projet « Vision 2030 », visant à moderniser le pays[24],[22].

IntronisationModifier

Le , à 31 ans, Mohammed ben Salmane est nommé prince héritier par le roi Salmane et le conseil d'allégeance de la famille royale saoudienne en lieu et place de son cousin Mohammed ben Nayef[25],[26],[27]. D'après le diplomate François-Aïssa Touazi, Mohammed ben Salmane est « partisan d'un État fort, [et] souhaite privilégier une gestion verticale du pouvoir, plus autoritaire, plus dure, sans concession et sans compromis » pour réformer le royaume[28]. Il s'agit d'une transmission du pouvoir inédite en Arabie saoudite, brisant le système dit adelphique (de frère en frère) ; en effet, Mohammed ben Salmane n'est ni le plus âgé de ses cousins, ni l'aîné de sa fratrie mais le fils préféré du roi Salmane[3].

 
Mohammed ben Salmane à la Coupe du monde 2018.

Réformes politiques, sociales et économiquesModifier

 
Mohammed ben Salmane Al Saoud avec le président américain Donald Trump en mars 2017.
 
Manifestation anti-Mohammed ben Salmane Al Saoud à Londres, en mars 2018.
Le plan national Vision 2030Modifier
Article détaillé : Vision 2030 (Arabie saoudite).

Touchée par la baisse du prix du pétrole, l'Arabie saoudite doit réduire le budget de fonctionnement de l'État. Dans le cadre du Programme de transformation nationale lancé en janvier 2016, Mohammed ben Salmane dresse la feuille de route de plusieurs réformes économiques et sociales qui doivent aboutir à une évolution profonde de l'économie saoudienne vers une économie diversifiée, plus ouverte, industrialisée et modernisée[29]. Développement durable, e-gouvernement, rôle des femmes dans l’économie saoudienne, l'ensemble des mesures du plan Vision 2030 a été dévoilé le 25 avril 2016[30], accompagné de la première interview télévisée de Mohammed ben Salmane[31].

Réformes budgétairesModifier

En raison de la baisse des cours du pétrole en 2015 et de recettes pétrolières revues à la baisse, Mohammed ben Salmane amorce des réformes budgétaires : les subventions sur l'essence, l'eau et l'électricité sont désormais conditionnées aux revenus des ménages saoudiens. Une taxe sur certains produits nocifs pour la santé comme les cigarettes ou les boissons sucrées a également été introduite[32]. En avril 2017, Mohammed ben Salmane rétablit la plupart des bonus et aides aux fonctionnaires[33].

Libéralisation économiqueModifier

Président du Conseil des affaires économiques et du développement depuis le 29 avril 2015 et président du Conseil suprême de la compagnie Saudi Aramco[34], il est responsable de la politique pétrolière et économique du royaume.

L’objectif du plan Vision 2030 est de diversifier l’économie du pays en réduisant sa dépendance vis-à-vis du pétrole. Mohammed ben Salmane décrit cette réforme comme « thatchérienne ». Elle repose notamment sur la libéralisation des prix du marché de l’énergie, le développement de secteurs sous-exploités (mines d’uranium, tourisme religieux), ainsi que la mise en œuvre d’une politique de privatisation (santé, éducation, secteurs militaires), l’introduction d’une taxe sur la valeur ajoutée et la réduction des aides sociales[32],[35].

Il impulse également une profonde réforme de l’administration du royaume, en important la méthode de gouvernance anglo-saxonne des Key Performance Indicators (KPI) qui vise à assigner aux hauts fonctionnaires des objectifs précis[5].

Économie et sociétéModifier

En janvier 2016, Mohammed ben Salmane annonce qu'un projet de privatisation partielle de Saudi Aramco est à l'étude et qu'une décision sera prise dans les prochains mois[36],[32]. Cette privatisation de 5 % du capital de la compagnie pétrolière nationale pourrait donner naissance à la première capitalisation boursière mondiale, estimée à 2 000 milliards de dollars. Elle traduit une volonté nouvelle d'ouverture du capital aux investisseurs étrangers[37],[32]. Le prince héritier a annoncé que le produit de la vente des 5 % et des dividendes, qui serviront à alimenter le Fonds public d’investissement d’Arabie Saoudite, seront réinvestis dans d’autres secteurs dans le cadre de la diversification de l’économie[38].

Le , lors d'une conférence intitulée Future Investment Initiative réunie à Riyad, Mohammed ben Salmane dévoile Neom, projet de zone de développement économique et « mégapole high-tech » sur les rives de la mer Rouge (Golfe d'Aqaba, essentiellement dans la province de Tabuk)[39],[40].

Relations avec les autorités religieusesModifier

En marge de la conférence Future Investment Initiative du , Mohammed ben Salmane affirme vouloir mettre fin à l'influence notable que les milieux religieux conservateurs exercent sur la société saoudienne depuis des décennies, en déclarant : « Nous ne ferons que retourner à un islam modéré, tolérant et ouvert sur le monde et toutes les autres religions », tout en ajoutant : « Nous n'allons pas passer 30 ans de plus de notre vie à nous accommoder d'idées extrémistes et nous allons les détruire maintenant »[41]. Il veut notamment favoriser l'accès des femmes au marché de l'emploi[42]. Depuis février 2018, les femmes peuvent créer et gérer leur propre entreprise sans autorisation préalable d’un tuteur masculin[43]. Depuis la même date, des postes militaires sont ouverts aux femmes dans plusieurs régions d’Arabie saoudite[44]. Il estime que « les lois de la charia sont très claires. Comme les hommes, les femmes doivent s'habiller de manière décente », mais précise au sujet de ces dernières que ça « ne signifie pas porter une abaya ou un foulard noir »[45]. Pour la journaliste Clarence Rodriguez, correspondante de France Inter en Arabie saoudite de 2005 à 2017, ces mesures sont de la communication et de la « poudre aux yeux » à destination de l'Occident, rappelant que quelques semaines avant leur annonce, une dizaine de militantes féministes réclamant le droit de conduire ont été arrêtées, la majorité d'entre elles étant toujours en prison plusieurs mois après[46], certaines ayant été torturées[47].

Il déclare que l'État d'Israël, comme la Palestine, a droit de cité et présente l'Arabie saoudite comme « la première victime de l'extrémisme »[45].

Outre le tourisme religieux qui est un secteur capital de l’économie saoudienne, le royaume tend à s’ouvrir au tourisme non religieux[48]. Les cinémas ou les randonnées sur les sites naturels et archéologiques du pays se développent[49],[50].

Selon le politologue Stéphane Lacroix, chercheur au Centre de recherches internationales (CERI) : « Avec MBS, les deux dossiers avancent toujours en parallèle. Il veut être à la fois le grand modernisateur autoritaire, qui met à bas le système saoudien traditionnel, et le porte-étendard du volontarisme saoudien face à l’Iran. L’histoire s’accélère. »[51]. Cela suscite toutefois des critiques, notamment sur la personnalisation inédite du pouvoir en Arabie saoudite ainsi que concernant l'emprisonnement de personnalités politiques progressistes et conservatrices[3].

Pour Stéphane Lacroix, Mohammed ben Salmane a besoin de la légitimation religieuse et ne veut pas briser le pacte entre le prince et les oulémas qui forme la base du système wahhabite[52]. Cependant il souhaite en redéfinir les termes : « Historiquement, il y a un partage des tâches entre les princes et les ulémas. Les princes gouvernent en toute indépendance et les ulémas ne se mêlent pas de politique et soutiennent les décisions des princes, en échange de quoi ces derniers sous-traitent aux religieux la définition de la norme religieuse et surtout le contrôle de la société par la norme religieuse. C’était un État bicéphale. MBS ne veut pas supprimer la place des religieux, mais les mettre sous la tutelle du politique. En gros, il veut faire des religieux en Arabie l’équivalent d’al-Azhar en Égypte. Cela ne veut pas dire qu’il ne va pas utiliser le conservatisme religieux quand il en aura besoin. »[52].

Purge de novembre 2017Modifier
Article détaillé : purge de 2017 en Arabie saoudite.

Le 4 novembre 2017, une commission « anticorruption » est créée par décret royal, avec Mohammed ben Salmane à sa tête. Le soir même, la commission fait arrêter 4 ministres, 11 princes dont le milliardaire Al-Walid ben Talal[53], et des dizaines d'anciens ministres, fait limoger les chefs de la Garde nationale et de la Marine, et fait immobiliser des jets privés à Djeddah afin d'éviter des fuites hors du territoire[54]. Les enquêtes de la commission concernent entre autres la gestion des inondations meurtrières qui ont dévasté la ville de Jeddah en 2009[55].

Le même jour, l'hôtel Ritz-Carlton de Riyad est réquisitionné par le gouvernement pour servir de prison de luxe aux personnalités arrêtées[56]. Au total, ce sont plus de 300 personnes qui y sont logées. Entre novembre 2017 et février 2018, un bon nombre d'entre elles sont libérées au terme d'arrangements consistant à rembourser le Trésor saoudien des sommes dont les autorités s'estiment flouées[57]. Selon le Wall Street Journal, le gouvernement saoudien aurait visé des liquidités et des actifs d'une valeur allant jusqu'à 800 milliards de dollars[58].

Les arrestations ont abouti à la mise à l'écart définitive de la faction du défunt roi Abdallah et à la consolidation complète par Mohammed ben Salmane du contrôle des trois branches des forces de sécurité, faisant de lui l'homme le plus puissant d'Arabie saoudite depuis son grand-père, le premier roi, Ibn Séoud[59].

AutoritarismeModifier

Mohammed ben Salmane a entamé, à partir de son accession aux pleins pouvoirs, une politique de répression féroce, visible au travers de la hausse des décapitations (48 rien que pour les quatre premiers mois de 2017), mais aussi et surtout au travers des arrestations et détentions arbitraires de militants des droits de l'homme[60]. Il est également accusé d'être le commanditaire de l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi, démembré en Turquie par un commando de militaires saoudiens[61]. Il a également durci et militarisé ses relations avec ses voisins qataris et iraniens, donnant lieu à la guerre civile yéménite, laquelle est à l'origine de la plus grande famine de l'histoire du XXIe siècle[62].

Le politologue Stéphane Lacroix observe que Mohammed ben Salmane joue beaucoup la carte de l'ultranationalisme : « Un discours ultranationaliste qui ressemble en fait à celui des pays autoritaires arabes suivant un schéma bien particulier : le pays est attaqué par ses ennemis, il faut tous être derrière le dirigeant, on parle de complot à longueur de journée dans la presse saoudienne (l’Iran, le Qatar, l’affaire Khashoggi, etc.), on arrête les opposants qualifiés de traîtres… Tout un langage qu’on n’utilisait pas avant »[52]. Selon lui, avec Mohammed ben Salmane l'Arabie saoudite passe aussi d'un « autoritarisme mou, de consensus » à un autoritarisme arabe classique : « Il y a une stratégie de la terreur et du blocage du débat, un niveau de peur jamais vu »[52].

Pendant une visite du Roi Salmane en Égypte en 2019, Mohammed ben Salmane se fait donner le titre de vice-roi par les médias d'états, chose jugée inhabituelle par certains observateurs.[63] Selon le journal The Guardian, des tensions entre Mohammed ben Salmane et le Roi auraient amené ce dernier à revoir la composition de son équipe de sécurité pendant ce voyage de peur qu'un coup de palais soit tenté[64].

Politique étrangèreModifier

Le 22 novembre, le prince héritier a entamé à Abu Dhabi sa première visite à l'étranger, depuis l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, le 2 octobre 2018 au consulat de son pays à Istanbul[65]. Six pays sont prévus pour marquer la tournée de Mohammed ben Salmane : Émirats arabes unis, Bahreïn, la Tunisie, l’Égypte, l’Algérie et la Mauritanie[66]. Le SNJT (Syndicat national des journalistes tunisiens) et une dizaine d'organisations, dont la Ligue des droits de l'Homme ou l'Association des femmes démocrates (ATFD) ont dénoncé la visite du prince héritier en Tunisie en appelant à des manifestations[67].

En visite en Argentine, le 28 novembre 2018, dans le cadre de la G20, l'ONG Human Rights Watch porte plainte contre le prince héritier pour son implication dans le meurtre de Jamal Khashoggi[68],[69].

Il fait préparer par ses généraux un plan d'invasion de l'Iran[70].

 
Mohammed ben Salmane en mai 2017 accueillant Jared Kushner, Ivanka Trump, Wilbur Ross, Rex Tillerson et Reince Priebus
Guerre au YémenModifier

L'intervention saoudienne au Yémen en 2015 est en partie présentée comme le résultat de la politique personnelle[71] du prince héritier[72], cette guerre lui permettant d'asseoir sa stature de ministre de la Défense et d'homme d'État[73],[74]. Depuis, les échecs de la coalition ont fragilisé sa position notamment vis-à-vis des États-Unis[75].

Les critiques vis-à-vis de la coalition sous la direction du prince héritier se sont accrues à mesure que la presse internationale dévoilait l'ampleur des souffrances des populations civiles. La coalition est ainsi accusée, du fait des nombreuses mesures économiques punitives visant à saper les rebelles houthis, d'avoir aggravé la situation des civils et d'être en partie responsable de la crise alimentaire qui touche le pays[76]. En 2018, une association yéménite de défense des droits de l'homme a ainsi porté plainte contre Mohammed ben Salmane, l'accusant d'avoir « sciemment » attaqué des populations civiles au Yémen[77],[78].

Affaire de l'enlèvement de Saad HaririModifier
Articles détaillés : Saad Hariri et Crise libano-saoudienne de 2017.

Le , Saad Hariri, le Premier ministre libanais, annonce sa démission depuis Riyad[79]. Selon les autorités libanaises, Hariri a été détenu en Arabie saoudite sur ordre des Saoudiens, et contraint de démissionner; le président libanais, Michel Aoun, déclare : « Rien ne justifie que Hariri ne revienne pas après 12 jours. Nous le considérons donc comme en captivité et détenu, ce qui est contraire à la convention de Vienne »[80]. Certains observateurs jugent que cet enlèvement s'inscrit à la fois dans la purge de 2017 en Arabie saoudite et dans la Guerre froide au Moyen-Orient. Après une escalade diplomatique, puis la médiation du président français Emmanuel Macron, Saad Hariri revient au Liban et conserve son poste de premier ministre, après avoir réaffirmé la neutralité libanaise.

Affaire de l'assassinat de Jamal KhashoggiModifier
Article détaillé : Jamal Khashoggi.
 
Le 16 octobre 2018 à Riyad, rencontre entre le Secrétaire d'État américain Mike Pompeo et le prince saoudien Mohammed pour discuter du cas Khashoggi.

En octobre 2018, Jamal Khashoggi, un journaliste saoudien critique du régime est porté disparu depuis son entrée dans le consulat de l'Arabie saoudite à Istanbul pour une démarche administrative[81]. Selon des responsables turques l’éditorialiste saoudien aurait été torturé et assassiné par une équipe d’agents saoudiens à l'intérieur du consulat, ce que l’Arabie saoudite a démenti dans un premier temps[82],[83]. Les enquêtes menées par les autorités turques ont cependant permis d’identifier les identités des membres d’une équipe de 15 Saoudiens dont un expert en médecine légale qui ont fait un aller-retour à Istanbul le jour de la disparition du dissident saoudien[84]. Selon le Middle East Eye, sept des 15 suspects dans l’assassinat de Khashoggi font partie de la sécurité rapprochée du prince héritier[85]. Riyad rejettant ces accusations, le président turc Recep Tayyip Erdoğan a appelé le gouvernement saoudien à prouver sa non-implication dans la disparition de Khashoggi[86].

Le 20 octobre 2018, l’Arabie saoudite a fini par reconnaître le meurtre de Khashoggi à l’intérieur du consulat. Riyad a également annoncé le limogeage du général Ahmed Assiri et de Saoud al-Qahtani homme-clé de l’entourage de MBS ainsi que l’arrestation de 18 suspects[87],[88]. Le Washington Post révèle que selon des renseignements recueillis par les services secrets américains, Mohammed ben Salmane avait ordonné une opération pour ramener Jamal Khashoggi en Arabie saoudite afin de le placer en détention[89]. Selon John Sawers, un ancien chef du MI6, service secret britannique, les preuves attestent l’implication de Mohammed ben Salmane dans l’assassinat de Khashoggi. Dans son analyse, Sawers exclut également la théorie avancée par le parquet saoudien pour dédouaner MBS[90].

Le 24 octobre 2018, le prince héritier qualifie d’« incident hideux » l’assassinat du journaliste dissident en soulignant que l’Arabie saoudite coopérait avec la Turquie pour élucider ce crime[91].

Le 15 novembre, le parquet saoudien absout le prince héritier dans l’assassinat de Khashoggi. Le porte-parole du procureur général Shaalan al-Shaalan a déclaré que le prince héritier n’avait aucune connaissance du dossier en rajoutant que la victime avait été droguée et démembrée à l’intérieur du consulat. Le procureur général a requis la peine de morts contre cinq accusés de ce crime[92].

Le 20 novembre 2018, le président américain Donald Trump a reconnu que le prince héritier « pourrait avoir eu connaissance » du meurtre de Khashoggi[93],[94].

Selon le Washington Post, la CIA a conclu que le prince héritier saoudien était le commanditaire de l'assassinat du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul[95],[96],[97]. Quelque temps plus tard, deux sénateurs américains, Bob Corker, chef de la commission des Affaires étrangères et Lindsey Graham, informés à huis clos des conclusions de la CIA, ont tous deux affirmé n'avoir « aucun » doute sur l'implication du prince héritier saoudien dans le meurtre du journaliste[98].

DécorationsModifier

RéférencesModifier

  1. « Qui est Mohammed Ben Salmane, le prince héritier d'Arabie saoudite ? », sur ouest-france.fr,
  2. « Arrestations de princes et ministres, limogeages dans les forces armées... Une purge "sans précédent" en Arabie saoudite », Le Huffington Post,‎ (lire en ligne, consulté le 7 novembre 2017)
  3. a b et c Christine Ockrent, interviewée par Armin Arefi, « Ockrent : "Le meurtre de Jamal Khashoggi porte la marque de MBS" », lepoint.fr, 18 octobre 2018.
  4. ARTE, « La nouvelle guerre du Golfe | ARTE », (consulté le 4 juillet 2019)
  5. a et b « Le fils du roi Salman, un héritier pressé et ambitieux en Arabie saoudite », sur Le Monde,
  6. « Mohammad ben Salmane, "l’homme fort de l’Arabie saoudite" », sur L'Orient Le Jour,
  7. « Mohammad Ben Salmane. Les secrets d’une ascension fulgurante », sur http://magazine.com.lb
  8. « Le roi Salmane réaffirme l’influence des sept Soudayris, écarte un proche conseiller d'Abdallah », Middle East Eye (en), 24 janvier 2015
  9. http://www.middleeasteye.net/news/mohammed-bin-nayef-kingpin-new-saudi-arabia-country-experts-1500997678
  10. <Le Monde Diplomatique, Enlisement saoudien au Yémen
  11. « Mohammed Ben Salman visé par une plainte à Paris pour complicité d’actes de torture au Yémen », lemonde.fr, 10 avril 2018.
  12. « Tortures au Yémen: MBS visé par une enquête en France », sur LExpress.fr (consulté le 23 octobre 2018)
  13. « Comment l’Arabie saoudite envisage sa coalition contre l’Etat islamique », sur Le Monde,
  14. (en) German spy agency warns of Saudi shift to 'impulsive' policies, reuters.com, 2 décembre 2015
  15. (en) Allison Smale, « Germany Rebukes Its Own Intelligence Agency for Criticizing Saudi Policy », New York Times,‎ (lire en ligne)
  16. « Zarif: L’Iran ne veut pas une escalade de la tension dans son voisinage », sur french.alahednews.com.lb,
  17. Libération, « Affaire Khashoggi : un «commando» saoudien dans le viseur d’Ankara », sur Libération (consulté le 13 octobre 2018).
  18. « L’affaire Kashoggi met Riyad sous pression », Le Monde diplomatique, .
  19. « Mort de Jamal Khashoggi : les doutes sur la crédibilité de la version saoudienne », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 20 octobre 2018)
  20. « Vaste remaniement en Arabie saoudite confrontée à des défis majeurs », sur L'Obs (consulté le 30 avril 2015)
  21. a et b Hala Kodmani, Arabie Saoudite : le «tufush», mal-être des moins de 30 ans, Libération, 21 juin 2017.
  22. a et b (en) « MiSK Foundation showcases Saudi Arabia’s focus on building the capabilities and knowledge of future generations through multi-platform sponsorship of Inside the Middle East on CNN », CNN Press Room,‎ (lire en ligne)
  23. UNESCO, « Partenaires », UNESCO, 26-28 octobre 2015
  24. Daniel Vigneron, Le prince d'Arabie met son plan « Vision 2030 » sur orbite, La Tribune, 17 avril 2018.
  25. Le roi d'Arabie saoudite nomme son fils prince héritier, AFP, 21 juin 2017.
  26. Gilles Paris, Arabie saoudite : le roi Salman propulse son fils au rang d’héritier, Le Monde, 21 juin 2017.
  27. Georges Malbrunot, L'ascension fulgurante de Mohammed Ben Salman, nouveau prince héritier d'Arabie saoudite, Le Figaro, 21 juin 2017.
  28. « Après la purge, les nouveaux réseaux du prince héritier Mohammed ben Salmane en Arabie Saoudite », sur www.challenges.fr (consulté le 21 décembre 2017)
  29. (en) John Micklethwait, Glen Carey, Alaa Shahine & Matthieuw Martin, « Saudi Arabia Plans $2 Trillion Megafund for Post-Oil Era: Deputy Crown Prince », Bloomberg,
  30. (en) Sebastian Seibt, « L’Arabie saoudite dévoile son projet d’économie post-pétrole », France 24,
  31. (en) « Full Transcript of Prince Mohammed bin Salman’s Al Arabiya interview », Al Arabiya,‎ (lire en ligne)
  32. a b c et d (en) « Interview with Muhammad bin Salman », sur The Economist,
  33. (en) « Saudi Arabia’s young prince U-turns on reform », The Economist,
  34. « Le géant pétrolier saoudien Aramco étudie une entrée en Bourse », sur La Voix du Nord,
  35. (en) Simeon Kerr, « Saudis unveil radical austerity programme », The Financial Times,
  36. « Saudi Aramco: pourrait dépasser la capitalisation d'Apple », sur abcbourse.com,
  37. « L’Arabie saoudite dévoile son projet d’économie post-pétrole », sur France24.com,
  38. Anne Feitz, « Bourse : le pétrolier Saudi Aramco prépare l'opération du siècle », Les Échos,‎ (lire en ligne)
  39. http://www.futura-sciences.com/maison/actualites/batiment-villes-futur-neom-megapole-high-tech-voulue-arabie-saoudite-69011
  40. https://www.challenges.fr/monde/moyen-orient/neom-le-projet-hallucinant-a-500-milliards-du-prince-heritier-d-arabie-saoudite_508726
  41. « Le prince héritier promet une Arabie saoudite "modérée et tolérante" », Paris Match,‎ (lire en ligne, consulté le 25 octobre 2017)
  42. « Les rêves de grandeur du prince "MBS" pour l'Arabie », Le Figaro, encart « Économie », samedi 18 / dimanche 19 novembre 2017, page 19.
  43. « Arabie saoudite: les femmes peuvent désormais créer leur propre entreprise », L'Express,‎ (lire en ligne)
  44. « Arabie saoudite : les femmes autorisées à entrer dans l'armée », France 24,‎ (lire en ligne)
  45. a et b François de Labarre, « Mohammed Ben Salmane à Paris: entre sujets qui fâchent et selfies », parismatch.com, 12 avril 2018.
  46. « Clarence Rodriguez : "Droits des femmes ? Ne nous laissons pas berner par des mesures poudre aux yeux », Paris Match, semaine du 18 au 24 octobre 2018, p. 131.
  47. Régis Le Sommier, « Mohammed Ben Salmane. Le prince noir », Paris Match, semaine du 26 décembre 2018 au 2 janvier 2019, p. 34-37.
  48. « L'Arabie saoudite délivrera des visas de tourisme au premier trimestre 2018 », La Croix,‎ (lire en ligne)
  49. Chloé Fournier, « Le cinéma fait son retour en Arabie Saoudite avec "Emoji The Movie" et "Capitaine Superslip" », Les Inrockuptibles,‎ (lire en ligne)
  50. Amuj Chopra, « L'Arabie saoudite veut une place sur la carte du tourisme mondial », Nord Éclair,‎ (lire en ligne)
  51. Benjamin Barthe, Le royaume saoudien se met en ordre de bataille, Le Monde, 6 novembre 2017
  52. a b c et d Antoine Ajoury, Stéphane Lacroix : L’Arabie saoudite est passée d’un autoritarisme mou à un autoritarisme arabe classique, OLJ, 9 novembre 2018.
  53. « Purge sans précédent en Arabie saoudite: princes, ministres, ex-ministres arrêtés », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 6 novembre 2017)
  54. « Purge sans précédent en Arabie saoudite: princes, ministres, ex-ministres arrêtés », sur liberation.fr, (consulté le 5 novembre 2017)
  55. « En Arabie saoudite, une purge visant des princes, des ministres et des hommes d’affaires », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  56. « Purges en Arabie Saoudite : l’hôtel Ritz de Riyad transformé en prison de luxe », Courrier international,‎ (lire en ligne, consulté le 12 novembre 2017)
  57. « Au centre d'une purge royale en Arabie saoudite, le Ritz-Carlton va rouvrir », Challenges,‎ (lire en ligne)
  58. (en) « The Saudi purge will spook global investors and unsettle oil markets », The Economist,‎ (lire en ligne)
  59. (en) « The world should push the crown prince to reform Saudi Arabia, not wreck it », The Economist,‎ (lire en ligne)
  60. « MBS, ex prince charmant », Le Canard Enchaîné, no 5105,‎ , p. 8.
  61. « Affaire Khashoggi : qui sont les membres du commando qui aurait assassiné le journaliste ? », sur cnews.fr, (consulté le 19 octobre 2018).
  62. « Yémen, une nation détruite par l’agressivité de ben Salmane », Middle East Eye,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  63. (en) Florence Dixon, « Deputy King MbS? Crown prince claims new title as coup rumours persist », sur alaraby (consulté le 11 mars 2019)
  64. (en-GB) Stephanie Kirchgaessner Nick Hopkins in London, « Rumours grow of rift between Saudi king and crown prince », The Guardian,‎ (ISSN 0261-3077, lire en ligne, consulté le 11 mars 2019)
  65. « Première tournée à l'étranger du prince héritier saoudien depuis l'affaire Khashoggi »
  66. (en-US) « MBS boude le Maroc lors de sa tournée arabe - Le Desk », Le Desk,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  67. BFMTV, « En Tunisie, la venue de Mohammed ben Salmane provoque un tollé », sur BFMTV (consulté le 30 novembre 2018)
  68. La-Croix.com, « Le prince héritier saoudien en tournée fait une halte mouvementée à Tunis », sur La Croix, (consulté le 30 novembre 2018)
  69. Agence Reuters, « Un juge argentin examine une plainte contre MBS », Mediapart,‎ (lire en ligne, consulté le 30 novembre 2018)
  70. « Les scénarios d’une guerre avec l’Iran », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 8 mai 2019)
  71. Anthony Bellanger, « Yémen ou l'aveuglement stratégique saoudien », sur France Inter, (consulté le 12 décembre 2018)
  72. (en) Bruce Riedel, Yemen’s war shakes up the Saudi palace, brookings.edu, 29 avril 2015
  73. « L'affaire Khashoggi ou les mauvais calculs du prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane », sur France 24, (consulté le 12 décembre 2018)
  74. « Mohammed ben Salmane : des coups de force et une ascension éclair », sur Libération.fr, (consulté le 12 décembre 2018)
  75. Yves Acezat, Les doutes de la CIA sur le prince héritier saoudien, orientxxi.info, 3 décembre 2018
  76. (en) Declan Walsh, THE TRAGEDY OF SAUDI ARABIA’S WAR, nytimes.com, 26 octobre 2018
  77. « Réformateur, autoritaire, flambeur... Mohammed Ben Salmane, le prince saoudien aux multiples visages », sur Franceinfo, (consulté le 12 décembre 2018)
  78. « Tortures au Yémen: MBS visé par une enquête en France », sur LExpress.fr, (consulté le 12 décembre 2018)
  79. « Saad Hariri : douze jours de crise entre Beyrouth, Riyad et Paris »
  80. « Liban: le président considère Hariri "détenu" en Arabie saoudite », sur lefigaro.fr, (consulté le 29 janvier 2019)
  81. « Qui est Jamal Khashoggi, journaliste saoudien disparu à Istanbul ? », Libération.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018)
  82. (en-GB) « Jamal Khashoggi aurait été décapité », BBC News Afrique,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018)
  83. « Affaire Khashoggi : Riyad nie toute intention de « tuer » ; Trump promet un « châtiment sévère » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018)
  84. « Disparition d'un journaliste saoudien : ces éléments qui accréditent la thèse de l'assassinat »
  85. (en) « EXCLUSIVE: Seven of bin Salman's bodyguards among Khashoggi suspects », Middle East Eye,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018)
  86. Sputnik, « Affaire Khashoggi: les enquêteurs turcs interrogent le personnel du consulat saoudien », sur fr.sputniknews.com (consulté le 22 novembre 2018)
  87. « Mort de Jamal Khashoggi : qui sont les deux hauts responsables saoudiens limogés ? », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018)
  88. « L'Arabie saoudite reconnaît que Khashoggi a été tué dans son consulat d'Istanbul », sur FIGARO, (consulté le 22 novembre 2018)
  89. « Crown prince sought to lure Khashoggi back to Saudi Arabia and detain him, U.S. intercepts show »
  90. « Affaire Khashoggi : les preuves incriminent le prince Ben Salmane, selon l'ex-chef du MI6 », www.cnews.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018)
  91. « Le prince héritier saoudien qualifie d'«incident hideux» le meurtre de Khashoggi », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018)
  92. « La justice saoudienne absout le prince héritier dans le meurtre de Jamal Khashoggi », FIGARO,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018)
  93. Zone Bourse, « Bourse : Actualités, Toute l'info - Zonebourse.com », sur www.zonebourse.com (consulté le 22 novembre 2018)
  94. « Khashoggi: Trump envisage l'implication du prince Ben Salman », sur FIGARO, (consulté le 22 novembre 2018)
  95. « Le prince héritier saoudien derrière le meurtre de Khashoggi selon la CIA (Washington Post) », sur Le Figaro (consulté le 17 novembre 2018)
  96. par Mark Hosenball, « La CIA pense que Mohamed ben Salman a ordonné l'assassinat de... », FR,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018)
  97. « Affaire Kashoggi: la CIA accuse le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2018)
  98. « Khashoggi: «Aucun» doute que le prince héritier saoudien soit complice du meurtre », sur Le Figaro (consulté le 4 décembre 2018)
  99. « Tunisie : Mohamed Ben Salmane honoré au Palais de Carthage », sur directinfo.webmanagercenter.com,
  100. (en) « President Alvi confers Nishan-e-Pakistan on Saudi crown prince », sur tribune.com.pk,

BibliographieModifier

  • Christine Ockrent, Le Prince mystère de l'Arabie. Mohammed Ben Salman, les mirages d'un pouvoir absolu, Robert Laffont, 2018.

AnnexesModifier