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Opération Restaurer l'espoir

opération au Yémen en 2015
Ne doit pas être confondu avec opération Restore Hope.
Opération Restaurer l'espoir
Description de cette image, également commentée ci-après

Situation au Yémen en avril 2016
cliquez pour agrandir

  •      Territoire contrôlé par les loyalistes.
  •      Territoire contrôlé par les Houthis et les pro-Saleh.
  •      Territoire contrôlé par les djihadistes d'AQPA
  •      Territoire contrôlé par les djihadistes de l'État islamique au Yémen
Informations générales
Date

- présent

(2 ans, 5 mois et 1 jour)
Lieu Yémen
Issue En cours
Belligérants
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite
Drapeau de Bahreïn Bahreïn
Drapeau du Qatar Qatar (Exclut le 5 juin 2017)
Drapeau du Soudan Soudan
Drapeau des Émirats arabes unis Émirats arabes unis
Drapeau des États-Unis États-Unis (renseignements et blocus maritime)
Drapeau de l'Égypte Égypte (blocus maritime)
Drapeau du Maroc Maroc
Emblem of the Supreme Revolutionary Committee of Yemen.svg Comité révolutionnaire (2015-2016) puis
Supreme Political Council (Yemen).jpg Conseil politique suprême (depuis 2016)
Houthis Logo.png Houthis

Soutien :
Drapeau de l'Iran Iran[1]
ShababFlag.svg Al-Qaïda dans la péninsule arabique
Drapeau de l'État islamique État islamique (branche yéménite)
Commandants
Drapeau du Yémen Abd Rabbo Mansour Hadi
Drapeau de l'Arabie saoudite Salmane ben Abdelaziz Al Saoud
Houthis Logo.png Saleh Ali al-Sammad
Houthis Logo.png Mohammed Ali al-Houthi
Houthis Logo.png Abdul-Malik al-Houthi
ShababFlag.svg Nassir al-Wouhaychi
ShababFlag.svg Anwar al-Awlaqi
ShababFlag.svg Jalal Balaïdi †
ShababFlag.svg Abou Hamza al-Zinjibari[2]
Forces en présence
Coalition sunnite : 10 000 hommes[3] ShababFlag.svg (AQPA)
500 à 600 hommes
(en 2010)
1 000 à 3 000 hommes
(en 2014-2015)[4],[5]
Flag of the Islamic State of Iraq and the Levant2.svg (EI)
300 hommes[6]
Pertes
Drapeau de l'Arabie saoudite
10 morts
Drapeau des Émirats arabes unis
~ 85 morts[7]
Drapeau de Bahreïn
5 morts
1 F-16
Drapeau du Maroc 1 F-16 abattu et 1 pilote mort.

L’opération Restaurer l'espoir (en arabe : عملية إعادة الأمل) est une opération lancée le et qui succède à l'opération Tempête décisive, après l'annonce de la fin de cette dernière au Yémen contre le coup d’État mené par les Houthis et qui a visé à détruire l'infrastructure militaire des Houthis[8].

Au-delà du conflit militaire, le patrimoine culturel de la région souffre considérablement, et notamment la vieille ville de Sanaa (inscrite au patrimoine mondiale de l'Unesco)[9].

Sommaire

ObjectifsModifier

L'opération vise à :

  1. interdire aux Houthis d'agir dans le territoire yéménite ;
  2. protéger la population du risque des Houthis ;
  3. continuer à secourir les blessés de la population ;
  4. continuer l'embargo naval et inspecter les navires afin d'appliquer la résolution prise par les Nations unies.

Elle serait centrée sur « la sécurité, le contre-terrorisme et la recherche d’une solution politique »[10].

Chronologie des faitsModifier

La grand port du Sud, Aden, est reconquis en juillet, suivis de cinq provinces du sud.

Les Émirats Arabes Unis déploient entre soixante-dix et quatre-vingts chars Leclerc au Yémen à partir de fin juillet/début août 2015, il s'agit de leur premier engagement au combat[11],[12].

Le , un missile balistique sol-sol tiré contre une des bases de la coalition dans la province de Marib provoque une énorme explosion, en atterrissant sur un dépôt de munitions. L’attaque fait soixante morts, parmi lesquels figurent quarante-cinq Emiratis, dix Saoudiens et cinq Bahreïnis[3]. En représailles, l'aviation de la coalition effectue dès le lendemain sur la capitale yéménite, Sanaa, des bombardements qui ciblent l'académie de police et le quartier général de la Sécurité centrale[13].

Ces lourdes pertes convainquent la coalition que l'offensive aérienne a ses limites malgré les destructions considérables qu'elle provoque, et elle décide d'intensifier l'action au sol.

Le dimanche 6 septembre au soir, un millier de soldats qataris, soutenus par plus de deux cents véhicules blindés et trente hélicoptères Apache, entre au Yémen via l'Arabie saoudite, ce qui représente le premier déploiement connu de forces terrestres de cet émirat. Simultanément, l’Arabie saoudite déploie d’importantes unités d’élite dans la province de Marib. Avec ces renforts, les forces de la coalition compteraient quelque 10 000 hommes au sol au Yémen[14].

Le 9 septembre l'Égypte confirme l'envoi de huit cents soldats au Yémen, en préparatif de l'offensive Taiz et Marib[15].

Le 27 septembre, vingt-trois rebelles chiites Houthis et cinq civils sont tués et dix-sept autres personnes sont blessées dans des bombardements aériens de la coalition, contre un village du nord-ouest du Yémen[16].

Le 28 septembre, environ cent trente et une personnes, dont des femmes et des enfants, sont tués dans un raid aérien de la coalition arabe, qui a touché une salle de mariage. La frappe a également fait des dizaines de blessés[17].

Le 1er octobre, l'armée yéménite et les forces de la coalition arabe reprennent aux rebelles chiites Houthis le détroit stratégique de Bab-el-Mandeb, qui relie la mer Rouge et le golfe d'Aden. Des habitants font état de frappes aériennes et de bombardements par des navires de guerre, en soutien à une offensive au sol[18].

Le 6 octobre, l'État islamique revendique un attentat suicide contre une mosquée de la capitale yéménite, Sanaa, qui fait sept morts et trois blessés[19],[20].

Le 8 octobre, au moins treize personnes qui assistent à un mariage sont tuées et trente-huit autres sont blessées dans un bombardement à Sanban, ville rebelle, située à une centaine de kilomètres au sud de Sanaa. Le bombardements est effectué par des avions de la coalition progouvernementale[21].

Le 21 octobre, au moins vingt-deux civils sont tués dans des tirs de roquettes sur la ville de Taëz. Cette attaque est attribuée aux rebelles chiites. Les roquettes de type Katioucha visent des secteurs du centre de Taëz, encerclée par les rebelles Houthis et leurs alliés[22].

Le , un avion Dassault Mirage 2000 appartenant aux Émirats arabes unis s'écrase à Aden, tuant les deux pilotes[23]. AQPA prétend l'avoir abattu même si la coalition parle de panne[23].

Le , dix enfants sont tués et vingt-huit autres sont blessés dans le bombardement par la coalition d'une école coranique à Haydan, dans le nord du Yémen[24].

Dans le nuit du 1er au 2 octobre, le navire logistique HSV-2 Swift des Émirats Arabes Unis est gravement endommagé par une attaque des rebelles Houthis au large du Yémen[25].

Le 8 octobre, la coalition menée par l'Arabie saoudite effectue des raids aériens particulièrement meurtriers à Sanaa. Selon Jamie McGoldrick, coordinateur humanitaire pour l'ONU au Yémen, le bilan est de plus de cent quarante morts et cinq cent vingt-cinq blessés, dont dix-neuf généraux et une douzaine d'autres d'officiers[26]. Officiellement, la coalition nie être impliquée, mais après ce massacre les États-Unis annoncent un « examen immédiat » de leur soutien à la coalition[27].

Début février 2017, treize soldats saoudiens sont tués dans des combats contre les rebelles chiites Houthis à la frontière avec le Yémen[28]. Le 25 mars, 16 rebelles sont morts et 24 blessés dans des raids aériens de la coalition dans l'est de la province de Hodeida[29].

RéférencesModifier

  1. Le Figaro : Yémen : des rebelles chiites s'emparent du palais présidentiel
  2. « Gulf of Aden Security Review - February 4, 2016 » (consulté le 27 février 2016)
  3. a et b http://www.letemps.ch/Page/Uuid/925de60a-565f-11e5-8005-b2819b48d67e/Les_pays_du_Golfe_pr%C3%A9parent_lassaut_de_Sanaa
  4. The Telegraph : Al-Qaeda map: Isis, Boko Haram and other affiliates' strongholds across Africa and Asia
  5. « The Failure of Counterinsurgency: Why Hearts and Minds Are Seldom Won », sur Google Books (consulté le 12 février 2016)
  6. By Sami Aboudi, « In Yemen chaos, Islamic State grows to rival al Qaeda », sur Reuters (consulté le 12 février 2016)
  7. https://www.lorientlejour.com/article/1041030/un-soldat-emirati-tue-au-yemen.html
  8. « Yémen: la coalition arabe met fin à son intervention », L'express.fr, 21 avril 2015
  9. « Au Yémen, le patrimoine culturel à l'épreuve de la guerre », sur www.telerama.fr (consulté le 16 février 2016)
  10. « L’Arabie saoudite change de stratégie au Yémen », LeMonde.fr, 22 avril 2015
  11. Laurent Lagneau, « Des chars Leclerc envoyés au Yémen? », sur OPEX 360 (consulté le 22 septembre 2015).
  12. Jean-Dominique Merchet, « 70 chars Leclerc émiratis engagés au Yémen », sur L'Opinion, (consulté le 22 septembre 2015).
  13. « En continu », sur TV5MONDE (consulté le 16 février 2016)
  14. « La guerre au sol se prépare au Yémen », sur Libération.fr (consulté le 16 février 2016)
  15. (en) « 800 soldat égyptien déployer aux Yémen »
  16. « Yémen: 23 rebelles et 5 civils tués dans un raid aérien de la coalition » (consulté le 28 septembre 2015)
  17. lefigaro.fr, « Au Yémen, 131 morts dans le bombardement d'une fête de mariage » (consulté le 1er octobre 2015)
  18. lefigaro.fr, « Yémen: les forces alliées reprennent Bab-el-Mandeb » (consulté le 1er octobre 2015)
  19. lefigaro.fr, « L'EI revendique un attentat suicide au Yémen » (consulté le 6 octobre 2015)
  20. lefigaro.fr, « Yémen: 7 morts dans un attentat suicide » (consulté le 7 octobre 2015)
  21. « Yémen: bombardement meurtrier d’un mariage », sur Le Figaro (consulté le 8 octobre 2015)
  22. « Yémen: 22 civils tués par des roquettes », sur Le Figaro (consulté le 21 octobre 2015)
  23. a et b « Un Mirage des Emirats s'écrase au Yémen », sur leparisien.fr (consulté le 14 mars 2016)
  24. « Yémen : dix enfants tués dans un raid de la coalition arabe sur une école », sur Europe 1 (consulté le 14 août 2016)
  25. (en) « Arab coalition says targets Houthi forces after ship attack », sur Reuters, (consulté le 2 octobre 2016).
  26. (en) « Sanaa funeral hall attack », sur http://www.acloserlookonsyria.shoutwiki.com/ (consulté le 11 octobre 2016).
  27. Carnage au Yémen: 140 morts dans des raids, Ryad nie toute implication, AFP, 9 octobre 2016.
  28. « Sept soldats saoudiens tués récemment à la frontière avec le Yémen », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne)
  29. « Yémen : 16 rebelles tués dans des frappes de la coalition », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne)

Articles connexesModifier