Michel Aoun

président actuel de la République libanaise

Michel Aoun
ميشال عون
Illustration.
Michel Aoun en 2018.
Fonctions
Président de la République libanaise
En fonction depuis le
(3 ans, 11 mois et 21 jours)
Élection 31 octobre 2016
Président du Conseil Tammam Salam
Saad Hariri
Hassan Diab
Prédécesseur Michel Sleiman (indirectement)
Président du Conseil des ministres libanais
[N 1]
(2 ans et 21 jours)
Président Poste vacant
Gouvernement Aoun
Prédécesseur Salim el-Hoss
Successeur Salim el-Hoss
Commandant des Forces armées libanaises

(6 ans, 3 mois et 20 jours)
Président Amine Gemayel
Vacant
Président du Conseil Rachid Karamé
Salim el-Hoss
Lui-même
Prédécesseur Ibrahim Tannous
Successeur Émile Lahoud
Ministre de la Défense

(2 ans et 21 jours)
Président du Conseil Lui-même
Prédécesseur Adel Osseiran
Successeur Albert Mansour
Ministre de l'Information

(2 ans et 21 jours)
Président du Conseil Lui-même
Prédécesseur Joseph Skaff
Successeur Edmond Rizk
Ministre de l'Intérieur

(2 ans et 21 jours)
Président du Conseil Lui-même
Prédécesseur Mohammad Nabil
Koraytem
Successeur Elias Khazen
Ministre des Affaires étrangères

(2 ans et 21 jours)
Président du Conseil Lui-même
Prédécesseur Mohammad Nabil
Koraytem
Successeur Salim el-Hoss
Biographie
Nom de naissance Michel Naim Aoun
Date de naissance (85 ans)
Lieu de naissance Haret Hreik (Liban)
Nationalité libanaise
Parti politique Courant patriotique libre
Entourage Alain Aoun (neveu)
Gebran Bassil (beau-fils)
Diplômé de École militaire
Profession militaire
Religion christianisme maronite
Résidence Palais de Baabda

Michel Aoun Michel Aoun
Présidents du Conseil des ministres libanais
Présidents de la République libanaise

Michel Naim Aoun (arabe : ميشال نعيم عون prononciation libanaise: [miˈʃaːl ʕawn, miˈʃɛl-, -ʕoːn]), né le à Haret Hreik, est un militaire et homme d'État libanais, président de la République depuis le .

Il est chef des Forces armées libanaises (1984-1989), puis chef du gouvernement intérimaire (1988-1990). En 2016, alors que le Liban n'a plus de chef de l'État depuis deux ans et demi en raison d'une crise politique, il est élu à la présidence de la République.

Origines

Il est chrétien maronite, issu d'une famille modeste et pratiquante. Son père est boucher.

Formation

Il fréquente des écoles catholiques. Aoun termine ses études et s'engage à l'Académie militaire comme officier cadet en 1955. Promu sous-lieutenant en 1958, puis lieutenant en 1961 au sein de l'armée libanaise, il reçoit ensuite des formations complémentaires à l'École d'application d'artillerie de Chalons-sur-Marne, en France (1958-1959), puis à Fort Sill, dans l'Oklahoma aux États-Unis (en 1966) et à l'École supérieure de guerre, en France (1978-1980).

Il parle l'arabe, le français et l'anglais[1].

Son rôle dans la guerre du Liban

De l'opération « Paix en Galilée » aux accords de Taef

 
Michel Aoun en 1988.

En 1980, il est de retour durablement au Liban pour devenir chef d'une brigade de l'armée libanaise. Il est posté le long de la Ligne verte qui a séparé l'ouest et l'est de Beyrouth. Lors de l'invasion du Liban par Israël en 1982, Aoun, alors lieutenant-colonel, mobilise un bataillon armé pour défendre le palais présidentiel de Baabda et gagne la confiance d'Amine Gemayel. Puis, lors de la guerre civile libanaise, en septembre 1983, la 8e brigade du colonel Aoun combat les milices du Parti socialiste progressiste (PSP) de Walid Joumblatt, palestiniennes et syriennes, et la bataille de Souk El Gharb se termine victorieusement pour l'armée libanaise. En juin 1984, le général Aoun est nommé Commandant des Forces armées libanaises.

En septembre 1988, le président sortant Amine Gemayel désigne Michel Aoun comme président du Conseil jusqu'à la tenue de nouvelles élections. Cette nomination est en contradiction avec le Pacte national de 1943 qui réserve le poste de président du Conseil à un musulman sunnite. Gemayel justifie ce choix par le fait que le Pacte national réserve la fonction de président à un chrétien maronite et que comme le choix d'un nouveau président est impossible, le président du Conseil deviendrait président de la République par intérim.

Michel Aoun peut alors compter sur l'appui de 40 % de l'armée libanaise, comprenant toute l'artillerie lourde, sur la milice chrétienne des « Forces libanaises » dirigée par Samir Geagea, sur le « Parti national-libéral » et son chef Dany Chamoun et sur le « Parti des Druzes libres » et son représentant Farid Hamadé. Le président du Conseil, Salim el-Hoss, décide finalement de conserver son poste et deux gouvernements se mettent en place: un gouvernement pro-syrien, dirigé par Salim el-Hoss, à Beyrouth-Ouest, et un gouvernement dirigé par Aoun à Beyrouth-Est. Ce dernier gouvernement contrôle ainsi l'est de Beyrouth et les zones limitrophes périphériques (dites « zones libres », où il n'y avait pas de présence syrienne). Mais en , les « Forces libanaises » de Samir Geagea se rebellent contre lui quand l'armée libanaise se lance dans une opération pour mettre fin à leur contrôle des ports. En faisant face aux « Forces libanaises », Aoun divise les chrétiens du Liban au lieu de faire front commun. Cette action aura des conséquences néfastes sur le long terme dans les relations entre chrétiens au Liban.

En parallèle, l'armée syrienne commence à bombarder la dernière zone non occupée par elle du Liban, les « zones libres », et le général Aoun réplique en lançant la « guerre de libération » contre l'armée syrienne le . Aoun critique alors le soutien américain à la Syrie et se rapproche de l'Irak de Saddam Hussein pour recevoir des armes.

Le , depuis le palais présidentiel de Baabda, le général Aoun réclame à la France une intervention militaire car depuis juillet 1989 certaines milices et l'armée d'occupation syrienne bombardent les zones chrétiennes qui abritent plus d'un million de personnes. La demande du général Aoun est entendue et la France dépêche le porte-avions Foch, deux frégates lance-missiles, et un transport de chalands de débarquement.

De l'accord de Taëf à l'échec final de la guerre de « libération nationale »

Le , des membres de l'Assemblée nationale libanaise prennent la décision de s’assembler dans un pays étranger, à Taëf, en Arabie saoudite, en vue d'établir une entente mettant fin au conflit libanais. Ils parviennent à un accord qui institutionnalise un système confessionnel. Aoun refuse d'y prendre part, dénonçant certains points ambigus, notamment au sujet de l'occupation syrienne, ainsi que la représentativité des parlementaires (qui ont été élus en 1972 !). Avant même la rencontre de Taëf, il promulgue un décret qui dissout l'Assemblée nationale, mais les députés lui dénient le droit constitutionnel de le faire. La moitié des députés n'ont pas participé à la rencontre de Taëf, soit parce qu'ils sont morts, soit surtout par opposition au résultat anticipé des accords. L'appel de Michel Aoun ne trouve pas d'écho parmi les grandes puissances mondiales. Le , une manifestation de très grande ampleur est organisée à son appel.

Le , René Moawad est élu président de la République par l'Assemblée nationale, mais il est assassiné dix-sept jours plus tard (). Est alors élu Elias Hraoui, qui désigne le général Émile Lahoud comme commandant de l'armée libanaise et somme Michel Aoun de quitter le palais présidentiel. Aoun refuse et son armée fait face aux assauts de la milice des Forces libanaises, qu'il accuse de négocier secrètement avec le gouvernement pro-syrien de Salim el-Hoss (janvier à ).

La position d’Aoun se détériore lorsque Saddam Hussein envahit le Koweït le . Les États-Unis recherchent le soutien des pays arabes pour légitimer leur intervention, et le président syrien Hafez el-Assad se range alors aux côtés des Américains, des Britanniques et des Français dans le conflit du Golfe. En retour, les États-Unis acceptent tacitement que la Syrie prenne le contrôle du Liban[2]. Le , Hafez el-Assad lance ses troupes à l’assaut des régions contrôlées par Michel Aoun, dont le palais présidentiel. Aoun négocie son retrait à l’ambassade de France, déclare sa reddition par radio, et se place sous la protection de René Ala[3], l’ambassadeur de France à Beyrouth. Il est rejoint par sa famille peu après. Exfiltré par Philippe Rondot (DGSE) dix mois plus tard, il part en exil en France (d'abord à la villa de Gaby Deslys puis à Crécy-la-Chapelle et enfin à Paris)[1].

De la fin de la guerre au retour au Liban

Le combat pour le départ des troupes syriennes (1992-2005)

En échange de la protection française, Aoun a renoncé à exercer toute activité politique. Cependant, en 1992, il lance par procuration un parti politique, le Courant patriotique libre, qui a comme objectif le retrait des troupes syriennes du Liban et l’instauration d'un État de droit.

En septembre 2004, les États-Unis et la France soutiennent la résolution 1 559[4] du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, qui demande le retrait des troupes syriennes. Le , Aoun déclare qu'il pourrait revenir au Liban pour rejoindre l'opposition au gouvernement pro-syrien. Le , l'ancien Premier ministre du Liban Rafiq Hariri est tué dans un attentat à l'explosif. Les services de renseignements syriens sont montrés du doigt par l'opposition. Cet assassinat marque le début de ce que certains appellent la révolution du Cèdre, qui conduit au départ de la totalité des troupes syriennes fin , au retour du général Aoun au Liban et à la sortie de prison de Samir Geagea.

Le , deux jours après l'assassinat de Rafiq Hariri, Michel Aoun, invité de Thierry Ardisson, affirme qu'il n'a aucun doute quant à l'implication de la Syrie dans l'assassinat de Rafiq Hariri[2].

Aoun revient à Beyrouth le après quinze ans d'exil en France. Désirant « une société nouvelle, débarrassée de la corruption, du féodalisme politique et des fanatismes religieux », il est accueilli par plusieurs dizaines de milliers de personnes sur la place des Martyrs[1]. Il rencontre Samir Geagea à sa sortie de prison. Le , il est élu député de Kesrouan du Mont-Liban. Son groupe parlementaire Bloc du changement et de la réforme comporte 21 députés après les élections à l'issue desquelles les listes Aoun bénéficient de l'appui de 70 % des Libanais chrétiens. Il forme un groupe parlementaire appelé Bloc du changement et de la réforme. Les relations entre le Courant patriotique libre et ses alliés anti-syriens se tendent et le Bloc du changement et de la réforme s'engage dans l'opposition au gouvernement du Premier ministre Fouad Siniora.

La nouvelle stratégie du général Michel Aoun (2005-2016)

Après les élections législatives de et la formation du gouvernement Siniora auquel il s'oppose, on dit le général Aoun esseulé sur la scène politique libanaise. Son programme de réformes subit en effet l'opposition de la majorité de la classe politique libanaise.

Le , après plusieurs mois de négociations entre le Courant patriotique libre et le Hezbollah, le général Michel Aoun rencontre en l'église Mar Mikhael de Chiyah, le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, pour signer un document d'entente de 10 points concernant directement l'avenir du Liban[5]. Cette entente se transforme en véritable alliance lorsqu'à l'appel du général Aoun, son parti apporte son soutien à la « Résistance islamique au Liban », en organisant l'hébergement et l'aide humanitaire des populations bombardées lors des opérations israéliennes de l'été 2006. En , le Hezbollah et ses alliés rejoignent le Courant patriotique libre dans l'opposition.

Le , Michel Aoun, en qualité de porte-parole de l'opposition, appelle à la démission du gouvernement Siniora[6].

Les relations entre la majorité qui soutient Siniora et l'opposition, dont le Courant patriotique libre est la base depuis le début, en , se tendent en 2007, au point qu'après l'assassinat de Pierre Amine Gemayel, Michel Aoun soutient Camille Khoury contre Amine Gemayel, le père du défunt député (). Khoury défait l'ancien président lors de l'élection parlementaire dont ce siège est réservé à un maronite (région chrétienne du Metn). Ses adversaires soutiennent l'idée que cette victoire étriquée (51 %) ressemble à une diminution de la popularité d'Aoun alors que d'autres voient cette élection comme un grand succès dans « une bataille impossible » contre un ancien président dans son propre fief et une des figures importante de l'Alliance du 14-Mars.

Aoun structure son mouvement et lance le sa chaîne de télévision : OTV. Son logo est d'ailleurs orange comme celui de son parti, le Contrat patriotique libre.

Si Aoun se présente officiellement à l'élection présidentielle de , Michel Sleiman lui est préféré après les évènements de qui aboutissent à une conférence nationale parrainée par le Qatar. Michel Aoun se rend le en Iran[7]. Son voyage a été l'objet de critiques de la part de la majorité[8]. Le général Aoun décide ensuite de se rendre en Syrie le [9] où il rencontre le président syrien Bachar el-Assad et déclare à la presse : J'ai toujours dit que la Syrie devait quitter le Liban et qu'une fois ceci effectué les deux pays devaient avoir de bonnes relations[10]. Sa visite en Syrie est principalement controversée du fait du dossier des disparus libanais en Syrie, dont un grand nombre (militaires et civils) auraient été enlevés par l'armée d'occupation syrienne lors de son assaut contre les partisans du général Aoun en .

Aux élections législatives de juin 2009, le Bloc du changement et de la réforme s'élargit à 27 députés, dont 19 appartenant au Courant patriotique libre.

En 2013, le général Aoun réclame des élections sous une nouvelle loi électorale plus juste, basée sur un mode de scrutin proportionnel. Il s'oppose en avec son bloc parlementaire au vote par les députés de la prorogation de leur mandat parlementaire jusqu'en . Il répète cette opposition en losque les députés renouvellent leur mandat jusqu'en .

Président de la République (depuis 2016)

 
Michel Aoun en 2015.

À partir du , date de la fin du mandat présidentiel de Michel Sleiman, le Liban se trouve sans président. Deux visions s'opposent : une pour l'élection d'un président consensuel dépourvu de soutien populaire et parlementaire, l'autre pour l'élection d'un président fort doté d'un bloc parlementaire conséquent et capable de peser sur les décisions importantes pour le pays.

Boycottant les séances parlementaires destinées à l'élection d'un président, les députés du parti de Michel Aoun, ainsi que ses alliés, empêchent la tenue de l'élection pendant deux ans et demi. Le général Aoun souhaite mettre fin à l'élection d'un président faible, pratiquée depuis 1982.

Le , Samir Geagea annonce, à la surprise générale, son soutien à la candidature de Michel Aoun au 46e tour de l'élection présidentielle, signe d'une volonté de réconciliation après des années de rivalité entre les deux partis maronites[11]. Michel Aoun est élu le par 83 voix sur 128[12]. Il prend immédiatement ses fonctions.

Son élection met un terme à un vide institutionnel de deux ans et demi[13]. Elle marque une réelle avancée pour le Hezbollah, qui a soutenu sa candidature[14]. Michel Aoun soutient pour sa part que « le Hezbollah représente un tiers des Libanais. Va-t-on exclure un tiers des Libanais de la vie nationale ? », ajoutant que leur accord prévoit que le Hezbollah « n'utilise ses armes que pour défendre le Liban contre des agresseurs, et jamais de façon offensive ou agressive »[1].

Il nomme Saad Hariri à la présidence du Conseil des ministres alors que celui-ci est son ennemi politique historique depuis la deuxième partie des années 2000 : Saad Hariri représente le camp sunnite et est soutenu par l'Arabie saoudite, alors que Michel Aoun est allié au Hezbollah chiite, lié à l'Iran ; la rivalité vient également du fait que Michel Aoun avait dénoncé, après la révolution du Cèdre, le système féodal et l'argent qui pervertissait la vie politique libanaise, ce que Saad Hariri avait pris pour lui[15].

Le premier acte de son mandat a vu l’élaboration de la nouvelle loi électorale et du nouveau découpage des circonscriptions[16] ainsi que la tenue des premières élections législatives depuis 2009. Cette période s’accompagne également d’un retour à une relative stabilité sécuritaire et politique, d’une lutte active contre la corruption, d’une certaine régularité dans les finances de l’État avec le vote du budget après douze ans d’interruption et la mise en place d’une vision économique avec une feuille de route[17]. En août 2017, Aoun a signé, pour la première fois au Liban, une loi sur la protection des animaux.

Le système consensuel qui caractérise le pays du Cèdre, l’accord de Taëf très critiqué par le président[18] qui entrave la prise de beaucoup de décisions ainsi que la corruption omniprésente au sein de l’État depuis plus de 30 ans ont fini cependant par conduire le Liban à la plus grande crise économique de son histoire[19].

Face à l’échec du gouvernement Saad Hariri III à répondre à la crise et après l’annonce de nouveaux impôts sur l’essence, le tabac et les appels en ligne par le biais d’applications comme WhatsApp[20] un important mouvement protestataire éclate. Le Premier ministre annoncera finalement la démission de son gouvernement le [21].

Le 3 novembre 2019, des « milliers de manifestants » ont participé à un rassemblement en soutien au président de la république[22]. Dans une courte allocution de l’intérieur du palais présidentiel, Aoun a « appelé tout le monde à l’union » refusant de voir se dérouler « une manifestation contre une autre manifestation » et en assurant vouloir lutter contre la corruption, redresser l’économie et établir un état civil[23].

À la faveur du remaniement ministériel, Aoun affirme être pour des ministres choisis pour leurs compétences et non en fonction de leur affiliation politique[24].

Il nomme Hassan Diab, universitaire qui se dit indépendant et technocrate, ancien ministre de l'Education peu connu du grand public, Premier ministre et le charge de former un gouvernement[25].

C’est ainsi que, fin janvier, un nouveau gouvernement composé de 20 ministres a été dévoilé au palais présidentiel de Baabda. Diab précisa que « les ministres de son gouvernement sont tous technocrates, et donc loin de la politique et des partis »[26].

Ce gouvernement, qui s’annonçait pourtant prometteur avec un plan de redressement ambitieux, a dû faire face à la pandémie du coronavirus, la crise de trop dans un pays qui s’écroulait déjà sous le poids d’une crise sociale et économique sans précédent, et à l’opposition d’une très grande partie du paysage politique libanais[27].

Famille

Marié à Nadia Aoun née Chami, il est père de trois filles, et a dix petits-enfants. Ses filles sont:

  • Claudine, mariée en secondes noces au général et député Chamel Roukoz[28]. Elle est présidente de la Commission nationale de la femme libanaise et du Conseil supérieur de l'Organisation de la femme arabe[29].
  • Chantal, mariée à Gebran Bassil, Président du Courant patriotique libre et ministre des Affaires étrangères.
  • Mireille, mariée à Roy Al-Hachem, directeur de la chaîne de télé liée au parti, la OTV[1].

Il est aussi l'oncle du député Alain Aoun.

Notes et références

Notes

  1. En concurrence avec Salim el-Hoss.

Références

  1. a b c d et e Daniel Rondeau, « Michel Aoun, le printemps de Beyrouth », Paris Match, semaine du 21 au 27 septembre 2017, pages 64-69.
  2. a et b Institut National de l’Audiovisuel- Ina.fr, « Interview général Michel Aoun », sur Ina.fr (consulté le 9 novembre 2019)
  3. Daniel Rondeau, Chronique du Liban rebelle, 1988-1990, Paris, Grasset et Fasquelle, 1991, 192 pages.
  4. Résolution 1 559.
  5. Le Document d’Entente Mutuelle Entre le Hezbollah et le Courant patriotique libre.
  6. « Le discours du 1er décembre »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Jerusalem Post.
  7. « Michel Aoun : Le rôle de l'Iran au Liban n'est pas négatif. »
  8. « Eddé : Aoun a présenté ses lettres de créance à l’Iran », dans L'Orient-Le Jour, .
    « Geagea : Le positionnement stratégique de Aoun est « erroné » », dans L'Orient-Le Jour, samedi 18 octobre 2008.
  9. Scarlett Haddad, « Interview de Michel Aoun : Ma visite à Damas sera comme celle de De Gaulle en Allemagne », L'Orient-le-Jour, mercredi .
    Fady Noun, « La visite de Aoun à Damas met en évidence la division des Libanais sur les rapports avec la Syrie », dans L'Orient-Le Jour, mardi 2 décembre 2008. « Accompagneront le général Aoun, (…)les députés Abbas Hachem, Ibrahim Kanaan, Farid el-Khazen et Nabil Nicolas, ainsi que Pierre Raffoul, coordinateur général du CPL, Nassif Azzi, directeur des programmes de la OTV, et Jean Aziz. »
  10. Article d'Agnès Rotivel dans La Croix du  : Michel Aoun visite la Syrie "la tête bien haute"
    « Michel Aoun veut ouvrir « une nouvelle page » avec la Syrie » : dépêche AFP du 3 décembre 2008.
  11. « Liban : l'alliance Samir Geagea-Michel Aoun bouleverse le jeu politique », sur RFI (consulté le 31 octobre 2016).
  12. « Michel Aoun élu à la présidence du Liban », sur Le Figaro, (consulté le 31 octobre 2016).
  13. « Liban : l'élection à la présidence de Michel Aoun met fin à plus de deux ans de vide politique », sur Le Monde, (consulté le 31 octobre 2016).
  14. Agnès Richieri, « La guerre de Syrie peut-elle embraser toute la région ? », Conflits, no 13, janv.-mars 2017, p. 54-56.
  15. Adrien Jaulmes, « Saad Hariri, retour gagnant au Liban », Le Figaro Magazine, semaine du 11 novembre 2016, page 26.
  16. « NOUVELLE LOI ELECTORALE AU LIBAN – Tout change et rien ne change », sur lepetitjournal.com (consulté le 14 juillet 2020)
  17. « Triste bilan pour Michel Aoun à mi-parcours », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 14 juillet 2020)
  18. « Baabda se défend de vouloir instaurer un régime présidentiel », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 14 juillet 2020)
  19. « Frappé par la crise, le Liban peut-il « s’effondrer » ? », La Croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 14 juillet 2020)
  20. « Comment la taxe WhatsApp a lancé une manifestation sans précédent au Liban? », sur www.20minutes.fr (consulté le 14 juillet 2020)
  21. « Saad Hariri, le premier ministre du Liban, démissionne au treizième jour de manifestations », sur Le Monde, (consulté le 29 octobre 2019).
  22. Ouest France avec AFP, « Liban. Des milliers de manifestants dans la rue pour soutenir le président Aoun », sur Ouest-France.fr, (consulté le 14 juillet 2020)
  23. « Au Liban, les soutiens du président Michel Aoun défilent dans les rues », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 14 juillet 2020)
  24. « Aoun en faveur de ministres choisis pour leurs compétences », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 14 juillet 2020)
  25. « Liban: le nouveau Premier ministre promet un gouvernement de technocrates », sur LExpress.fr, (consulté le 14 juillet 2020)
  26. « Liban – 20 ministres pour le nouveau gouvernement », Tribune de Genève, {{Article}} : paramètre « date » manquant (ISSN 1010-2248, lire en ligne, consulté le 14 juillet 2020)
  27. « Coronavirus au Liban, la crise de trop », sur L'Incorrect, (consulté le 14 juillet 2020)
  28. « Claudine Aoun Roukoz, une femme d’action qui se bat jusqu’au bout », sur L'Orient-Le Jour, (consulté le 10 juin 2020).
  29. Claudine Aoun Roukoz élue à la tête du Conseil supérieur de l'Organisation de la Femme Arabe IEUR

Annexes

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Articles connexes

Bibliographie

  • Salvatore Lombardo, Retours à Beyrouth : Au Liban avec le général Aoun, Paris, Transbordeurs, 2006, 182 pages, Liban Libre, éditions Autre Temps, 1996.
  • Jean-Marc Aractingi, La politique à mes trousses, chapitre « Liban », éditions L'Harmattan, Paris, 2006 (ISBN 2-296-00469-5).
  • Michel Aoun, Une certaine vision du Liban, Paris, Fayard, 2007, 240 pages.
  • Michel Aoun, Ce que je crois, éditions Les points sur les i, 2017.
  • Jean-Paul Bourre, Génération Aoun, Paris, Robert Laffont, 1990, 239 pages.
  • Daniel Rondeau, Chronique du Liban rebelle, 1988-1990, Paris, Grasset et Fasquelle, 1991, 192 pages.

Liens externes