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Ne doit pas être confondu avec Guerre du Golfe.
Carte de l'Afrique, de la péninsule arabique et de l'océan Indien mettant en relief l'évolution des relations diplomatiques avec le Qatar conséquemment à la crise.
Évolution diplomatique après la crise diplomatique de 2017.
  •      Qatar.
  •      Libye, opposition d'un gouvernement non reconnu internationalement (gouvernement Abdallah al-Thani) face au Qatar.
  •      Pays qui ont coupé leurs relations avec le Qatar.
  •      Pays qui ont abaissé le niveau de leurs relations diplomatiques.

La crise du Golfe est une crise diplomatique opposant en 2017 le Qatar à l'Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et à plusieurs autres pays musulmans.

Sommaire

PréludeModifier

La crise trouve son origine dans une longue rivalité opposant le Qatar à l'Arabie saoudite depuis les années 1990, où l'émirat s'était dégagé de la tutelle saoudienne[1],[2],[3]. Cette rivalité s'est accentuée en 2011, au moment du Printemps arabe[4], au cours duquel le Qatar a appuyé les mouvements liés aux Frères musulmans en Syrie, en Égypte, en Libye et en Tunisie[4],[1],[5],[2]. Ce soutien avait provoqué de fortes tensions avec l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, très hostiles à la confrérie et qui avaient préfèré — à l'exception de la Syrie — soutenir les régimes en place de peur d'être emportés dans la vague de contestation qui secouait alors le monde musulman[4],[1],[5],[2].

Le , 26 otages qataris, dont des membres de la famille royale, sont libérés et remis aux autorités irakiennes après des négociations ayant eu lieu dans le cadre d'un accord plus large, négocié par le Qatar et l'Iran, qui visait également à faire évacuer des localités assiégées en Syrie : Zabadani, Madaya, Foua et Kafraya[6]. Les otages qataris avaient été enlevés en décembre 2015 en Irak, probablement par des miliciens chiites des Kataeb Hezbollah, liés à l'Iran[6]. Pour favoriser l'accord d'évacuation et la libération des otages, le Qatar aurait payé de fortes sommes à des groupes rebelles et à des milices chiites[6]. Selon le Financial Times, une rançon d'un milliard de dollars payée dont une grande partie à l'Iran par le Qatar ainsi qu'au Hayat Tahrir al-Cham, groupe lié à Al-Qaïda, serait l'une des causes majeures de la rupture des relations diplomatiques. Les États arabes sunnites estimant que ces paiements étaient en fait un moyen détourné de financement du terrorisme chiite et jihadiste[7].

DéroulementModifier

La crise trouve son origine dans la publication le de propos conciliants attribués à l'émir du Qatar envers l'Iran, le Hamas et le Hezbollah[8],[9],[10],[11],[12],[5],[2]. Qatar News Agency, l'agence de presse officielle du Qatar, cite alors l'émir Tamim ben Hamad Al Thani, qui déclare que « l'Iran constitue une puissance islamique régionale qui ne peut pas être ignorée et qu’il est imprudent de s’y confronter »[8]. Il qualifie aussi les Frères musulmans et le Hezbollah de « mouvements de résistance légitimes »[8] et défend le Hamas[5]. L'émir du Qatar dément rapidement avoir formulé de telles déclarations et l'agence de presse qatarie affirme que son site a été piraté et que de fausses informations ont été diffusées[5]. Un mois plus tard, dans un article publié le 16 juillet, The Washington Post affirme également que selon des sources au sein des services secrets américains, l'agence de presse du Qatar a été effectivement piratée par les Émirats arabes unis[13],[14].

Le 4 juin, plusieurs emails de l’ambassadeur des Émirats arabes unis à Washington, Youssef al Oitaba, sont divulgués suite à un piratage. Ils évoquent, entre autres, les moyens à mettre en place pour rompre les relations entre le Qatar et la diplomatie américaine[15], ainsi qu’une possible invasion militaire du Qatar[16].

Mais le 5 juin, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte et Bahreïn, suivis ensuite par le gouvernement yéménite d'Abdrabbo Mansour Hadi, le gouvernement libyen de Tobrouk, la Mauritanie, les Maldives, les Comores et l'île Maurice, annoncent la rupture de leurs relations diplomatiques avec le Qatar, en l'accusant de soutenir pêle-mêle « les Houthis, [...] les Frères musulmans, Daech et Al-Qaïda »[9],[10],[11],[17],[18],[19],[5],[2].

Le Qatar est exclu de la coalition qui mène alors l'opération Restaurer l'espoir au Yémen[9],[11]. Il est également mis sous quarantaine avec la fermeture des frontières terrestres, aériennes et maritimes[10],[2]. Plusieurs compagnies aériennes (Etihad, Emirates, flydubai et Air Arabia, ainsi que la Saudia et Gulf Air (Bahreïn)) suspendent leurs vols en direction du Qatar[20]. L'Arabie saoudite annonce la fermeture des bureaux de la chaine Al Jazeera de Riyad[21].

Les Saoudiens se sentent également renforcés par le soutien du président américain Donald Trump qui s'est rendu dans plusieurs pays du Golfe en mai[2],[5],[22]. Le 6 juin, au lendemain du début de la crise, le président américain apporte à nouveau son soutien à l'Arabie saoudite et accuse sur twitter le Qatar de financer « l'extrémisme religieux »[23]. Embarrassé, le gouvernent américain fait rapidement machine arrière et appelle à une désescalade[23]. Le 9 juin, le président américain et le Secrétaire d'État Rex Tillerson tiennent des discours contradictoires : le premier accusant le Qatar de « financer le terrorisme au plus haut niveau » et déclarant que « les nations se sont unies, et m'ont parlé de confronter le Qatar[...] Nous avions une décision à prendre: est-ce qu'on prend la voie facile ou une action difficile mais nécessaire? Nous devons arrêter le financement du terrorisme » ; tandis que le second appelle à l’allègement du blocus estimant que celui-ci « gêne l'action militaire des États-Unis dans la région et la campagne contre l'État islamique »[24],[25]. Pourtant le 14 juin, le Qatar signe un contrat d'armement de 12 milliards de dollars avec les États-Unis pour l'achat de F-5 Freedom Fighter (en fait F15 selon l'article référencé en source)[26].

Le , le ministère qatari des Affaires étrangères dénonce une décision « injustifiée » et « sans fondement », avec un « objectif clair : placer le Qatar sous tutelle, ce qui marque une violation de sa souveraineté »[5]. L'émirat est soutenu par la Turquie et le Hamas[27]. Le 7 juin, le Parlement turc approuve le déploiement de militaires au Qatar en vertu de l'accord de défense signé en 2014 avec l'émirat[27]. L'Allemagne appelle aussi à la levée du blocus[28].

Le , la procureur général des Émirats arabes unis annonce que ceux qui s'expriment sur les réseaux sociaux pour « faire montre de sympathie envers le Qatar ou critiquer les Émirats et les autres États ayant adopté des mesures fermes contre le gouvernement qatari, encourent entre 3 et 15 ans de prison et une amende d'au moins 500 000 dirhams (environ 120 000 )[27] ».

Le Tchad rappelle son ambassadeur au Qatar le 8 juin[29]. Le Niger fait de même le 10 juin[30].

L'émirat étant très dépendant des importations extérieures, la crise inquiète fortement les Qataris qui se rendent en masse dans les supermarchés[2]. Le gouvernement qatari affirme cependant disposer d'assez de vivres pour un an[27].

Le 11 juin, l'Iran annonce l'envoi au Qatar de « cinq avions chargés chacun d'environ 90 tonnes de produits alimentaires », plus « 350 tonnes de produits alimentaires [...] chargés sur trois petits bateaux »[31].

En Syrie, la crise embarrasse également les groupes rebelles, soutenus à la fois par l'Arabie saoudite et par le Qatar, mais aussi par la Turquie et les Émirats arabes unis, et qui refusent de prendre parti publiquement[32].

En juin, pour éviter une pénurie de lait, et sur une idée de l'homme d'affaire Moutaz Al Khayyat — le président de l'entreprise Power International Holding — le Qatar décide de faire acheminer 4 000 vaches élevées en Australie et aux États-Unis, transportées par 60 avions de la compagnie Qatar Airways. Le coût de l'opération devrait dépasser les 7 millions d'euros[33],[34].

En juin, la Somalie aurait refusé 80 millions de dollars de la part de l’Arabie saoudite[35], en échange de son soutien au boycott contre le Qatar[36]. Le pays avait en effet annoncé le 7 juin préférer rester neutre[37].

Le 23 juin, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, l'Égypte, Bahreïn et le Yemen adressent au Qatar, par le biais du Koweït en tant que pays médiateur, une liste de 13 conditions à accepter dans les dix jours pour obtenir une sortie de crise. Ils exigent notamment que le Qatar limite ses relations diplomatiques avec l'Iran, expulse tous les membres du Corps des Gardiens de la révolution islamique présents sur son sol, ferme sa base militaire turque en cours de construction, rompt ses liens avec des organisations « terroristes » — les Frères musulmans, le Hezbollah, le Hamas, l'État islamique, al-Qaïda, le Front al-Nosra — ferme sa chaîne de télévision al-Jazeera, ainsi que plusieurs sites d'information, et réclament enfin « l'alignement militaire, politique, social et économique avec les pays arabes et les pays du Golfe »[38],[39],[40]. Ces réclamations sont jugés « déraisonnables » par le Qatar, qui indique : « Cette liste confirme ce que le Qatar dit depuis le début. Il s’agit d’empiéter sur la souveraineté du Qatar et de s’ingérer dans sa politique étrangère »[41]. Le ministre des Affaires étrangères du Qatar déclare que : « La liste des demandes est condamnée à être rejetée »[42].

Le 31 juillet, le Qatar dépose plainte auprès de l'Organisation mondiale du commerce (OMC)[43] contre l'Arabie saoudite, Bahreïn et les Emirats arabes unis pour dénoncer le blocus commercial dont il fait l'objet[44].

Le 1er août, les États-Unis annoncent l'envoi de deux émissaires pour contribuer à résoudre la crise diplomatique[45]. Le même jour, une fausse page internet, prétendant être celle de la chaîne qatarie Al Jazeera, diffuse une fausse information selon laquelle 600 millions de roubles (9 millions d'euros) auraient été versés aux journalistes du média russe RT et aux agences de presse russes RIA Novosti et TASS par l'Arabie saoudite. La mission diplomatique du Qatar à Moscou et Al Jazeera ont alors démenti ces informations[46].

Le 2 août, le Qatar annonce la commande de sept navires de guerre à l'Italie pour un montant de cinq milliards d'euros[47].

Un timide premier signe de détente survient le 16 août, lorsque qu'après la réception d'un émissaire qatari par le prince Mohammed ben Salmane, le roi Salmane autorise l'ouverture de la frontière pour permettre aux Qataris d'effectuer le Hajj, le pèlerinage à La Mecque. Cependant les pèlerins devront prendre des avions affrétés par les Saoudiens, la compagnie Qatar Airways étant interdit de survol de l’espace aérien saoudien[48].

Le 19 août, le Qatar annonce avoir porté plainte auprès de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) contre la chaîne de télévision saoudienne Al-Arabiya[49]. Celle-ci avait diffusé une vidéo montrant comment l’Arabie saoudite pourrait abattre un avion civil qatari ayant pénétré dans son espace aérien. Le ministère qatari des Transports a ainsi signalé que montrer un tir de missile sur un avion civil qatari constituait une violation des conventions et accords internationaux[50].

Le 22 août, Dubaï TV fait une fausse annonce concernant des manifestations anti-gouvernementales à Doha, auxquelles la police, appuyée par des militaires turcs, aurait répondu par des gaz lacrymogènes et par l’imposition d’un couvre-feu. Les autorités qataries ont démenti ces informations, et attribué la diffusion de cette fausse information aux pays responsables du blocus[51].

Le 4 septembre, l'ancien ambassadeur Bertrand Besancenot est nommé émissaire de la France dans la crise du Golfe[52].

Le 8 septembre, un faux tweet attribué à l’Etat islamique explique le soutien actif du Qatar à l’organisation terroriste, et il est repris par de nombreux journalistes en Arabie saoudite[53]

Le 9 septembre, l'Arabie saoudite annonce que des contacts encourageants ont été noués entre les deux pays, avec un appel téléphonique entre l'émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani et le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane. Mais quelques heures plus tard, Riyad fait volte-face, rompt à nouveau ses relations avec Doha arguant que le pays aurait « distordu le contenu de la conversation »[54],[55].

Le 11 septembre, le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammed bin Abderrahmane Al-Thani, s’exprime lors de la 36ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies pour dénoncer le caractère « illégal » des mesures prises par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn pour isoler le Qatar, et réclamer l’action du Conseil[56].

Début septembre, la répression s'intensifie en Arabie saoudite avec l'arrestation de plusieurs prédicateurs islamistes, dont Salmân al-'Awdah et Awad al-Qarni, qui avaient appelé à une réconciliation avec le Qatar[57],[58].

AnalysesModifier

Pour Pierre-Jean Luizard, historien et chercheur au CNRS, les accusations formulées contre le Qatar sont un prétexte : « L'Arabie saoudite, qui a de plus en plus de mal à assumer son leadership dans le monde sunnite face au salafisme, n'a pas supporté les velléités de grandeur du Qatar. Pendant que l'Arabie saoudite est en guerre au Yémen et perd la main en Syrie et en Irak, le Qatar se montre moins agressif avec l'Iran et s'efforce de monter un axe sunnite alternatif avec la Turquie. Il faut se rappeler que le Qatar et l'Arabie saoudite sont les deux seuls pays à majorité wahhabite et tous deux prétendent au leadership dans le monde sunnite. [...] La véritable raison de cette rupture, c'est la crise des autorités religieuses dans le monde sunnite et le grand danger dans lequel se trouve le régime saoudien. [...] Le déclencheur, ces dernier mois, a été le refus du Qatar de reprendre les accusations internationales contre l'Iran et l'affirmation d'un axe Ankara-Doha. [...] Bénéficiant du soutien américain, l'Arabie saoudite s'est sentie assez forte pour se détacher du Qatar. [...] Il ne faut pas s'inquiéter de la mise en quarantaine du Qatar, mais de la situation qui y a mené et de ce qu'elle révèle : la fin de la tutelle des Etats sur l'autorité religieuse sunnite et l'incapacité des candidats au leadership religieux – la Turquie, le Qatar – à remplacer l'Arabie saoudite. Le rôle des Etats dans l'autorité religieuse est révolu, celle-ci étant passée aux mains des prédicateurs indépendants »[59].

Pour Hala Kodmani, journaliste à Libération : « Les pétromonarchies menées par Riyad ne cachent pas leur volonté de faire rentrer le Qatar dans le rang. L’hyperactivisme diplomatique et politique du petit émirat qui, depuis des années, ouvre ses portes et ses antennes aux opposants de la plupart des pays arabes, en particulier islamistes, n’est guère acceptable pour ses grands voisins. Le bras de fer pourrait durer encore longtemps compte tenu des contradictions à Washington, seule capitale qui pourrait peser de façon décisive sur ses alliés fâchés »[41].

Selon Salem Al Ketbi, analyste et author émirati, le boycott du Qatar est légitime: il s’agit d’une mesure garantie dans le droit international qui permet la rupture des relations avec les États, les individus, et les institutions pour faire pression ou en réponse à des crimes ou des attaques.[60]

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

RéférencesModifier

  1. a, b et c Ariane Bonzon, Qu'est-ce qui différencie le Qatar de l'Arabie saoudite?, Slate, 27 septembre 2013.
  2. a, b, c, d, e, f, g et h Anthony Samrani, Pourquoi l’axe Riyad/Abou Dhabi/Le Caire tord le bras du Qatar, OLJ, 6 juin 2017.
  3. Benjamin Barthe, Crise entre Qatar et Arabie saoudite : « Riyad ne veut pas laisser ses vassaux s’émanciper », Le Monde, 3 juillet 2017.
  4. a, b et c Ignace Dalle et Wladimir Glasman, Le cauchemar syrien, p. 307-321.
  5. a, b, c, d, e, f, g et h Hala Kodmani, Isolement du Qatar : l’Arabie Saoudite joue avec le Golfe, Libération, 6 juin 2017.
  6. a, b et c Laure Stephan, En Syrie, le grand marchandage de Doha, Le Monde, 22 avril 2017.
  7. « The $1bn hostage deal that enraged Qatar’s Gulf rivals », sur Financial Times, (consulté le 6 juin 2017)
  8. a, b et c Benjamin Barthe, Après la visite de Donald Trump à Riyad, les monarchies du Golfe se déchirent, Le Monde, 25 mai 2017.
  9. a, b et c L’Arabie saoudite, l’Égypte, les Émirats arabes unis et Bahreïn rompent avec le Qatar, Le Monde avec Reuters, 5 juin 2017.
  10. a, b et c Georges Malbrunot, Le Qatar mis en quarantaine par ses voisins du Golfe, lefigaro.fr, 5 juin 2017.
  11. a, b et c Moyen-Orient : le Qatar mis au ban, Le Point avec AFP, 5 juin 2017.
  12. Benjamin Barthe, « C’est une crise existentielle pour le Qatar », Le Monde, 5 juin 2017.
  13. Washington Post: les Emirats à l'origine du piratage de l'agence de presse qatarie, RFI, 17 juillet 2017.
  14. Sébastien Seibt, Crise du Golfe : après les hackers russes, la cyber-piste émiratie, France 24, 17 juillet 2017.
  15. « Révélations suite au piratage de la boite email de l’ambassadeur des Emirats Arabes Unis aux Etats-Unis - Algérie360 », Algerie360.com | Information et Actualité sur l'Algérie,‎ (lire en ligne)
  16. (en) « Leaked UAE emails: Saudi Arabia came close to 'conquering' Qatar », Middle East Eye,‎ (lire en ligne)
  17. Le Qatar suspend tous ses vols vers l'Arabie saoudite, une mesure "pour mettre en échec les tentatives d'affecter" le pays, AFP, 5 juin 2017.
  18. Benjamin Barthe, Les raisons qui ont conduit l’Arabie saoudite à mettre au ban le Qatar, Le Monde, 5 juin 2017.
  19. Michaël Bloch, Pourquoi l'Arabie Saoudite et ses alliés rompent avec le Qatar, Le JDD avec AFP, 5 juin 2017.
  20. « Six compagnies aériennes du Golfe suspendent leurs vols vers le Qatar », La Tribune,‎ (lire en ligne)
  21. (en) « L'Arabie saoudite et des pays alliés rompent avec le Qatar », sur Le Courrier Picard (consulté le 7 juin 2017)
  22. Benjamin Barthe, Le retour en grâce de la monarchie saoudienne auprès des États-Unis, Le Monde, 22 mai 2017.
  23. a et b Gilles Paris, Donald Trump embarrasse Washington en mettant en cause le Qatar, Le Monde, 7 juin 2017.
  24. Claire Levenson, Sur le Qatar, Trump ne cesse de contredire son ministre des Affaires étrangères, Slate, 10 juin 2017.
  25. Qatar: les États-Unis lancent un appel à alléger le blocus, AFP, 9 juin 2017.
  26. Jean-Baptiste Duval, Contrat d'armement de 12 milliards: Le Qatar n'en veut visiblement pas à Trump pour ses deux tweets, Le Huffington Post, 15 juin 2017.
  27. a, b, c et d Mis à l'écart, le Qatar compte sur ses soutiens pour sortir de la crise, Le Figaro, 7 juin 2017.
  28. Catherine Gouëset, L'Arabie saoudite est-elle partie pour rater son coup contre le Qatar?, L'Express avec AFP, 9 juin 2017.
  29. Le Tchad rappelle son ambassadeur au Qatar pour consultation, RFI, 9 juin 2017.
  30. Le Niger rappelle son ambassadeur en poste au Qatar, Reuters, 10 juin 2017.
  31. Embargo du Qatar : l’Iran envoie des avions de produits alimentaires, Le Monde, 11 juin 2017.
  32. Sammy Ketz, Face à la crise Arabie-Qatar, la rébellion syrienne dans l'embarras, OLJ avec AFP, 18 juin 2017.
  33. Charles Delouche, Pour les vaches du Qatar, ça va de mal en pis, Libération, 14 juin 2017.
  34. Au Qatar, sous blocus, 4 000 vaches vont être importées par les airs, Le Monde, 14 juin 2017.
  35. « "Neutral" Somalia finds itself engulfed in Saudi Arabia-Qatar dispute », sur African Arguments, (consulté le 30 août 2017)
  36. (en) « Somalia turns down $80m to cut ties with Qatar », Middle East Monitor,‎ (lire en ligne)
  37. (en) « Official: Somali Federal Government Takes a Neutral Position on the Diplomatic Crisis of Qatar », GOOBJOOG NEWS,‎ (lire en ligne)
  38. Golfe: Riyad et ses alliés adressent leurs revendications au Qatar, RFI, 23 juin 2016.
  39. [1] Crise du Golfe : l'Arabie Saoudite et ses alliés envoient une liste de doléances à l'émir du Qatar], France 24 avec Reuters, 23 juin 2017.
  40. Liste d'exigences et ultimatum au Qatar, Euronews, 23 juin 2017.
  41. a et b Hala Kodmani, Qatar et Arabie saoudite : Un bras de fer parti pour durer, Libération, 27 juin 2017.
  42. Le Qatar rejette les exigences de ses voisins, RFI, 2 juillet 2017.
  43. « OMC | Nouvelles 2017 - Le Qatar introduit des plaintes auprès de l’OMC contre les Émirats arabes unis, Bahreïn et l’Arabie saoudite », sur www.wto.org (consulté le 30 août 2017)
  44. « Le Qatar porte plainte auprès de l'OMC pour dénoncer le blocus commercial », RFI,‎ (lire en ligne)
  45. « Des émissaires américains pour mettre les pays du Golfe autour d’une table », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  46. « Une fausse page web d'Al Jazeera fait croire que l'Arabie saoudite soudoie des médias russes », RT en Français,‎ (lire en ligne)
  47. « Le Qatar commande sept navires de guerre à l'Italie », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  48. L’Arabie saoudite rouvre sa frontière avec le Qatar, Le Monde avec AFP, 17 août 2017.
  49. (en) « Qatar hands over ICAO a letter on Blockade Countries’ TV Channels Violations », sur Motc.gov.qa, (consulté le 22 août 2017)
  50. Sputnik, « Une vidéo ravive les tensions entre le Qatar et l’Arabie saoudite », sur fr.sputniknews.com (consulté le 22 août 2017)
  51. « Dubai TV airs 'fake news' about rallies, curfew in Doha », sur www.aljazeera.com (consulté le 13 octobre 2017)
  52. « Crise du Golfe : Bertrand Besancenot nommé émissaire du Quai d'Orsay », FIGARO,‎ (lire en ligne)
  53. (en) Declan Walsh, « Trump’s Bid to End Saudi-Qatar Stalemate Ends in Recriminations », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  54. « Riyad annonce que le Qatar est prêt au dialogue puis suspend tout contact - France 24 », France 24,‎ (lire en ligne)
  55. Benjamin Barthe, Tentative de reconciliation manquée entre Riyad et Doha, Le Monde, 11 septembre 2017.
  56. « Le Qatar saisit le Conseil des droits de l’homme », tdg.ch/,‎ (lire en ligne)
  57. Benjamin Barthe, En Arabie saoudite, le clan du roi fait taire la dissidence, Le Monde, 13 septembre 2017.
  58. Georges Malbrunot, Le pouvoir saoudien renforce son autorité dans le royaume, Le Figaro, 13 septembre 2017.
  59. Romain Jeanticou, Crise du Golfe : “L'ère de la proximité française avec les Qataris est terminée”, Télérama, 10 juin 2017.
  60. (en) « Saudi Arabia, Egypt, Bahrain and UAE threaten to take further steps against Qatar », Eyes on Europe & Middle East,‎ (lire en ligne)