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Legé

commune française du département de la Loire-Atlantique

Legé
Legé
L'hôtel de ville.
Blason de Legé
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Nantes
Canton Saint-Philbert-de-Grand-Lieu
Intercommunalité Communauté de communes Sud Retz Atlantique
Maire
Mandat
Jean-Claude Brisson
2014-2020
Code postal 44650
Code commune 44081
Démographie
Gentilé Legéens
Population
municipale
4 493 hab. (2016 en augmentation de 3,31 % par rapport à 2011)
Densité 71 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 53′ 11″ nord, 1° 35′ 51″ ouest
Altitude Min. 18 m
Max. 94 m
Superficie 63,32 km2
Localisation

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Legé
Liens
Site web http://www.ville-lege44.fr/

Legé est une commune française de l'Ouest de la France, située dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Avant la création des départements, la paroisse de Legé faisait partie des Marches Communes de Bretagne-Poitou et du diocèse de Luçon.

Ses habitants sont appelés les Legéens et les Legéennes.

Legé compte 4 490 habitants, selon le recensement de 2014.

Sommaire

GéographieModifier

SituationModifier

 
Situation de la commune de Legé dans le département de la Loire-Atlantique.

Legé est située à 40 km au sud de Nantes.

Les communes limitrophes sont Corcoué-sur-Logne et Touvois en Loire-Atlantique, ainsi que de Rocheservière, Les Lucs-sur-Boulogne et Saint-Étienne-du-Bois en Vendée.

Géographie physiqueModifier

Topographie et hydrographie

La rivière Logne prend sa source à Legé.

Climatologie

Le climat de la Loire-Atlantique est de type tempéré océanique. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable[1]. Les hivers sont doux (min −5 °C / max 10 °C) et pluvieux et les étés relativement beaux et doux également (min 17 °C / max 35 °C). Les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d'environ 820 mm[2] et peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Les chutes de neige y sont exceptionnelles.

Géographie humaineModifier

Voies de communication et transports

La commune de Legé est desservie par la ligne 12 (Nantes > Saint-Philbert-de-Grand-Lieu > Touvois) du réseau de transport départemental Lila ainsi que par la ligne 183 (Corcoué-sur-Logne > Legé > Les Lucs-sur-Boulogne > Bellevigny > La Roche-sur-Yon) du réseau de transport départemental vendéen.

Elle est également traversée par les Routes Départementales RD753 (Cholet > Saint-Jean-de-Monts) et RD178 (Nantes > Les Sables-d'Olonne)

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ecclesia de Legiaco en 1119[3], Letge 1144[4].

Legé se trouve dans le domaine linguistique du poitevin, au sud de la limite avec le gallo. En gallo, son nom est Lejaé (écriture ELG, prononcé [lə.ʒə])[5]. Levieg en breton[4] .

HistoireModifier

Moyen ÂgeModifier

La paroisse de Legé est mentionnée sous l'appellation de « Legiaco » en 1119 dans un document relatif à l'abbaye de Tournus, fondée sous le vocable de Saint Philibert en 875 grâce au soutien de Charles le Chauve, roi de France.

Deux abbayes poitevines fondent à la fin du XIIe siècle ou au début du XIIIe siècle des prieurés sur le territoire de Legé. L'abbaye bénédictine de Saint-Jean-d'Orbestier (fondée en 1107 par Guillaume, comte du Poitou et duc d'Aquitaine), à Château-d'Olonne, fonde le prieuré de La Péranche sous le patronage de sainte Madeleine. L'abbaye augustine de Nieul-sur-Autize, près de Fontenay-le-Comte, fonde le prieuré de Saint-Laurent-de-Fougère.

Legé faisait autrefois partie des Marches communes au Poitou et à la Bretagne : l'histoire en fait mention en 1406, à propos d'une levée de guerriers qu'on y voulait faire malgré l'exemption qui lui en avait été accordée.

Une partie du territoire de Legé est inféodée à la baronnie-duché de Retz par la châtellenie de La Bénate.

Période moderneModifier

Lors des rébellions huguenotes, Louis XIII réunit son armée à Legé et y couche le avant de se diriger sur l'île de Riez pour y combattre Rohan-Soubise placé à la tête des Calvinistes.

Lors de la guerre de Vendée, le Général Charette séjourne dans la ville d'avril à septembre 1793. Il y établit son quartier général. La commune fut le théâtre d'une bataille entre Républicains et Royalistes le . L'armée de Charette mit en déroute les 600 hommes de l'adjudant-général Boisguyon. Les exactions des colonnes infernales (tel que le massacre de Legé), les morts parmi les soldats républicains (tués au combat ou exécutés)[6] et les exécutions sommaires de civils républicains accomplies par les Vendéens[7] rendent le bourg impossible à tenir par l'un ou l'autre camp[8],[9]. Le 10 février de la même année, verra la victoire des armées républicaines du général Florent Joseph Duquesnoy contre Charette (Duquesnoy y sera d'ailleurs blessé).

XXe siècleModifier

Par une loi du , la commune de Legé acquiert une portion du territoire des Lucs-sur-Boulogne et une autre de Grand’Landes, modifiant les limites de la Loire-Inférieure et de la Vendée[10].

Dès 1893, la gare de Legé va devenir le terminus de la ligne de chemin de fer à voie métrique en provenance de Nantes et sera gérée par la Compagnie française de chemins de fer à voie étroite jusqu'à la fermeture de la desserte en 1935. Durant cette même période, la gare était également desservie par les Tramways de la Vendée grâce à la mise en service de la ligne de La Roche-sur-Yon à Legé en 1904, liaison qui sera fermée en 1939[11].

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
Coupé : au premier, d'azur à un château d'or maçonné, ouvert et ajouré de sable, mouvant du coupé ; au second, de pourpre à trois fleurs de lys d'argent posées en fasce.
Commentaires : Blason conçu par Fabien Musseau en 1960.

Politique et administrationModifier

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? M. Guillon    
[12]
(décès)
Louis Marcetteau[Note 1] UDF-PR Conseiller général du canton de Legé (1976 → 1987)
1987 Suzanne Grulier    
Jean-Claude Grassineau[Note 2]    
en cours Jean-Claude Brisson[Note 3] DVD Administrateur de société
Les données manquantes sont à compléter.

C'estMJeanGaborit,premieradjoint,quiassureral'intérim,enattendantl’électioncomplémentairedansundélaimaximumdedeuxmoisquidoitpourvoirauremplacementdeconseillersmunicipaux

DémographieModifier

Selon le classement établi par l'Insee, Legé est une ville isolée qui est le centre d'une aire urbaine et d'un bassin de vie. Elle fait partie de la zone d'emploi de Nantes[13]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 90 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses » et 10 % dans des zones « très peu denses »[14].

Évolution démographiqueModifier

Les données concernant 1793 sont perdues.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[16].

En 2016, la commune comptait 4 493 habitants[Note 4], en augmentation de 3,31 % par rapport à 2011 (Loire-Atlantique : +6,52 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 8933 3693 1163 2133 3763 4013 6143 7033 593
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
4 4884 5314 4554 4304 4484 5424 5334 5514 431
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
4 4104 2793 7333 6483 6923 5603 6043 5393 454
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 -
3 5213 4333 4413 5323 5883 9684 3494 493-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

Pyramide des âgesModifier

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,9 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[19],[20],[21]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,2 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[19],[20],[21].

Pyramide des âges à Legé en 2013 en pourcentage[19]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,9 
8,5 
75 à 89 ans
11,6 
13,0 
60 à 74 ans
13,5 
20,1 
45 à 59 ans
17,7 
20,1 
30 à 44 ans
20,3 
17,0 
15 à 29 ans
16,3 
21,0 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[20]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Vie localeModifier

La commune dispose d'un centre culturel (Centre Culturel Saint-Michel: salle de spectacles et cinéma), d'une bibliothèque ainsi qu'une ADMR (Aide à domicile en milieu rural).

Un espace de loisirs est aménagé autour d'un plan d'eau. Des sentiers pédestres (Le « Sentier du Paradis », le « Sentier des Sangliers » et « La Vallée de la Logne» ) sont accessibles sur la commune.

SantéModifier

La maison de retraite Saint-Joseph accueille les personnes âgées.

Écologie et recyclageModifier

La commune de Legé dispose d'une déchèterie intercommunale située au lieu-dit La Tournerie, par ailleurs des containers de tri sélectif mis à la disposition des habitants sont disséminés sur le territoire communal.

EnseignementModifier

Legé est rattachée à l'Académie de Nantes.

Écoles maternelles et primairesModifier

La commune possède deux écoles (à la fois maternelle et primaire) :

  • École publique du Chambord
  • École privée Notre Dame

CollègesModifier

La commune possède deux collèges :

  • Collège Privé Sainte Anne
  • Collège Pierre de Coubertin

JusticeModifier

La commune de Legé dépend du tribunal de grande instance de Nantes, lequel est rattaché à la cour d'appel de Rennes.

SportsModifier

Legé dispose d'un piscine de plein air et d'un complexe sportif comprenant notamment deux salles omnisports et des terrains de football. Trois nouvelles salles ont été construites en 2017, et la commune s'est vue attribuer le titre de "ville sportive" et possède deux flammes.

CultesModifier

La Paroisse catholique Saint Philbert et Saint Jacques sur Logne regroupe les communautés de Corcoué-sur-Logne, La Bénate (commune de Corcoué-sur-Logne), La Chevrolière, La Limouzinière, Legé, Saint-Colomban, Saint-Lumine-de-Coutais, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu et Touvois.

Lieux et monumentsModifier

 
La chapelle Notre-Dame de Pitié
  • L'église Notre-Dame-de-l'Assomption (XXe)
  • La chapelle Notre-Dame de Pitié édifiée en 1826.
  • Le couvent des Visitandines (XIXe)
  • Le château du Retail
  • Le château du Bois-Chevalier dans lequel fut en partie tourné en 1965, le film Le Tonnerre de Dieu de Denys de La Patellière avec Jean Gabin, Lilli Palmer, Michèle Mercier, Georges Géret et Robert Hossein.
  • Le château du Gouffier (XIXe)
  • L'enclos de La Colonne (XIXe)
  • la zone de loisirs du Paradis
  • Les calvaires : De toutes tailles et de tous matériaux, ils étaient autrefois très importants dans la vie communale et ils restent aujourd'hui de magnifiques œuvres rencontrés au détour des chemins, on en dénombre pas moins de 77 sur le territoire legéen.
  • Un canon allemand de campagne, construit en 1898 dans les usines Krupp, visible près de la « Chapelle Charette », dont la présence ici reste inexpliquée[22].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Général Charette, la « Chapelle Notre Dame de pitié » ou « Chapelle Charette » est édifiée en son honneur.
  • Alfred Gerbaud, zouave pontifical. Il fit notamment édifier L'Enclos de La Colonne au XIXe siècle.

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Lien externeModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Réélu en 1983.
  2. Réélu en 1995.
  3. Réélu en 2008 et 2014.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. climat de la Loire-Atlantique
  2. nantes.fr Climat
  3. Dans un document relatif à l'abbaye de Tournus.
  4. a et b Office Public de la Langue Bretonne, « Kerofis »
  5. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013)
  6. Prosper Levot, Biographie Bretonne, Cauleran, (lire en ligne), « Charette de la Contrie (François-Athanase) », p. 291
  7. Jean-Clément Martin, Révolution et Contre-Révolution en France de 1789 à 1989 : Les rouages de l'histoire, Presses universitaires de Rennes, , 237 p. (ISBN 9782753524507)
  8. Jean-Clément Martin et Xavier Lardière, Le massacre des Lucs : Vendée 1794, Geste éditions, , 158 p. (lire en ligne) :

    « L'odeur des cadavres les chassent du lieu, après qu'ils aient exécuté une centaine de Républicains prisonniers. »

  9. Élie Fournier, Turreau et les colonnes infernales : L'échec de la violence, Albin Michel, , 265 p. (ISBN 9782226025241, lire en ligne) :

    « Il est impossible, écrit [Duquesnoy], « de tenir le poste de Légé, car trois ou quatre cent cadavres, dans le village et les environs, empoisonnent l'air. » »

  10. « Loi du 18 juin 1861 qui modifie la limite des départements de la Vendée et de la Loire-Inférieure », Bulletin des lois de l’Empire français, no 9140,‎ (lire en ligne)
  11. « Ligne de Nantes-Legé de gare en gare (1893-1935) », sur railbreopdl.forumactif.org (consulté le 5 octobre 2016)
  12. « Nécrologie : M. Louis Marcetteau maire et conseiller général de Legé », Ouest-France,‎
  13. « Commune de Legé (44081) », Insee (consulté le 31 août 2017).
  14. « La grille communale de densité », Insee (consulté le 31 août 2017), données récupérées dans un fichier téléchargeable sous format Excel.
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  19. a b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - Legé - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  20. a b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  21. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  22. « Le Courrier du Pays de Retz », Hebdomadaire,‎ , p. 48