Jeanne Fusier-Gir

actrice française

Jeanne Fusier-Gir, née Jeanne Fusier le au 53 rue Lafayette à Paris IXe et morte le à Maisons-Laffitte (Yvelines), est une actrice française[1]. À ses débuts, elle apparaît sous le nom de Jane Fusier, puis Fusier-Gir après son mariage avec le peintre Charles Gir.

Jeanne Fusier-Gir
Image dans Infobox.
Jeanne Fusier-Gir par Léon Gard. Photographie en noir et blanc (avec dédicace de l'actrice au peintre) de ce portrait peint pour la création de la pièce de Sacha Guitry, N’écoutez-pas Mesdames.
Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Jeanne FusierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Période d'activité
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Fratrie
Conjoint
Enfant
Prononciation

BiographieModifier

Fille de l'artiste dramatique Léon Fusier et de Isabelle Adolphine Mulot, Jeanne Fusier fut une des élèves de Firmin Gémier et une des interprètes préférées de Sacha Guitry qu'elle connut quand elle avait 16 ans[2].

Dans Le diable boiteux, elle a été Marie-Thérèse Champignon, un amour de jeunesse de Talleyrand, dans La Poison, la fleuriste.

Au théâtre, elle a joué dans des opérettes et des pièces comme No, No, Nanette de Vincent Youmans ; Une nuit chez vous, Madame de Jean de Létraz ; Il y a longtemps que je t'aime de Jacques Deval ; Une femme trop honnête d'Armand Salacrou ; Coralie et Cie de Maurice Hennequin et Albin Valabrègue, etc.

Au cinéma, de même que Pauline Carton et Alice Tissot, elle tint un « second rôle » dans une multitude de films, mise en scène aussi bien par Loubignac, Couzinet, Cammage... et acquiert une popularité auprès du public qui aime la retrouver, grâce à la vivacité de son jeu et à sa voix bien reconnaissable. Dans Tu m'as sauvé la vie, comtesse de Morhange, elle tombait amoureuse de Fernandel, comme d'ailleurs dans Les Cinq Sous de Lavarède de Maurice Cammage. Elle tourna aussi notamment avec Henri-Georges Clouzot et Jacques Becker dans Falbalas où elle dirige les petites mains d'une grande maison de couture.

Épouse du peintre et caricaturiste Charles Gir (né Charles Félix Girard - 1883-1941), depuis le , elle était la mère de François Gir, réalisateur de télévision (1920-2003) et de Françoise Lamy, née Girard. Elle est inhumée auprès de son mari et de son fils au cimetière de Grisy-les-Plâtres[3].

FilmographieModifier

Période muetteModifier

Période 1930-1939Modifier

Période 1940-1949Modifier

Période 1950-1959Modifier

Période 1960-1966Modifier

ThéâtreModifier

Opérettes et comédies musicalesModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Accueil - Archives de Paris », sur archives.paris.fr (consulté le )
  2. Télé 7 Jours n°331, semaine du 23 au 29 juillet 1966, p.56, article-interview de J.-B. Jeener : "J'ai connu Guitry quand j'avais seize ans. Il en avait à peine davantage et il vint au cours d'art dramatique où je travaillais. Tout de suite, je compris qu'il ne venait pas pour apprendre à jouer, mais, en prospecter, pour découvrir de futurs interprètes. Je lui donnais la réplique de Suzanne dans "Le mariage de Figaro" et ce ce n'est que plusieurs années plus tard qu'il me donna le petit rôle d'une bonne abrutie qui téléphonait au troisième acte de "L'Illusionniste""
  3. Cimetières de France et d'ailleurs
  4. Notice sur Les Archives du spectacle
  5. La Rampe du 5 novembre 1921
  6. Le Ménestrel du 14 mai 1926

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Olivier Barrot et Raymond Chirat, Noir et Blanc - 250 acteurs français du cinéma français 1930-1960, Paris, Flammarion, 2000, p. 255–257

Liens externesModifier