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Jérôme Lambert (homme politique)

homme politique français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Lambert, Jérôme Lambert et Famille Mitterrand.

Jérôme Lambert
Illustration.
Fonctions
Député de la 3e circonscription de la Charente
En fonction depuis le
(22 ans et 21 jours)
Réélection
Législature XIe, XIIe, XIIIe et XIVe
Groupe politique SRC, RRDP, NG, puis SOC
Prédécesseur Henri de Richemont

(4 ans, 9 mois et 16 jours)
Législature IXe
Groupe politique Socialiste
Prédécesseur aucun (création)
Successeur Henri de Richemont
Député de la Charente

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Législature VIIIe
Prédécesseur aucun (scrutin proportionnel)
Successeur aucun (suppression proportionnelle)
Biographie
Date de naissance (62 ans)
Lieu de naissance Vincennes (Val-de-Marne)
Parti politique PS
Père Paul Lambert
Mère Brigitte Landry
Diplômé de Université Paris-1 Panthéon-Sorbonne
Profession Cadre de l'industrie

Jérôme Lambert, né le à Vincennes (Val-de-Marne), est un homme politique français, député rattaché au Parti socialiste.

Sommaire

BiographieModifier

Origines familialesModifier

Jérôme Lambert fait partie de la famille Mitterrand, étant petit-neveu de l'ancien Président de la République française François Mitterrand et du général Jacques Mitterrand et cousin de Frédéric Mitterrand, ancien ministre de la Culture.

FormationModifier

Diplômé de l'Université de Paris 1, maitrise de Droit des Affaires, il a suivi des études de Sciences Politiques à Paris 1- Diplômé de l'Institut des Hautes Études de la Sécurité Intérieure (11e session), diplômé du Centre des Hautes Études de l'Armement (37e session) et de l'Institut des hautes études de Défense nationale (58e session).

Carrière politiqueModifier

Adhérent de la Jeunesse étudiante chrétienne, dès l'âge de 13 ans, il adhère au Parti Socialiste en 1972, à l'âge de 15 ans. Il fut membre du Secrétariat National des Jeunesses socialistes.

Animateur du Mouvement Motard, dès 1977, porte parole du Comité de Lutte des Motards de la Bastille, il participe à la création de la Fédération française des motards en colère (FFMC), en 1979, dont il fut le premier directeur de ses publications.

Il est élu député, benjamin de l'Assemblée Nationale, le 19 mars 1986 au scrutin proportionnel départemental, puis en 1988 - 1997 - 2002 - 2007 - 2012 et 2017 dans la troisième circonscription de la Charente. Il a siégé au sein du groupe RRDP (Radicaux Républicains Démocrates et Progressistes) à compter de mars 2014 après avoir démissionné du groupe SRC (socialiste). En 2017 il rejoint le Groupe Socialiste.

Rapporteur budgétaire de la Commission des Lois (1990-1993 puis 1997-2002) pour les Départements d'outre-mer, puis (2007-2012) pour l'Administration Générale et Territoriale de l'État. Il est également, au sein de l'Assemblée nationale, rapporteur du budget « action extérieur de l'État » à la commission des Finances (2012-2014) et vice-président de la commission des Affaires européennes (2010-2012 / 2012 2017 ). Membre de la Commission des Affaires Étrangères et de la Commission des Affaires Européennes il est aussi membre de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Colonel de la réserve citoyenne de la Gendarmerie nationale, il crée et préside à compter de 2007 le groupe d’études des réservistes citoyens de l'Assemblée nationale, et est également président du Groupe d’amitié avec la Tunisie et vice-Président de nombreux autres Groupes d'Amitié dont parmi lesquels : USA Chine Russie Japon Brésil Algérie Bélarus Vatican Vietnam etc.

Permanent du Parti socialiste, à partir de 1977, il fut délégué général du Parti socialiste, responsable des Fédérations et du Contentieux, puis des Élections, jusqu'en 1997, à ce titre il a été le collaborateur de nombreux dirigeants socialistes, dont Louis Mermaz, Paul Quilès, Marcel Debarge, Bertrand Delanoë, Daniel Vaillant et Jean-Pierre Bayle.

Il a été vice-président du Mouvement européen-France, en 2010, aux côtés de Christian Philipp.

En 2014, il décide de quitter le groupe socialiste de l'assemblée et rejoint les radicaux[1].


En avril 2018, sur 400 scrutins publics qui se sont déroulés à l'Assemblée, il est le député du groupe Nouvelle gauche qui a le moins souvent voté en accord avec le groupe LREM[2].

DéclarationsModifier

En décembre 2012, il demande la confiscation des biens de Gérard Depardieu à la suite de la décision de celui-ci de quitter la France pour la Belgique pour ne pas avoir à payer « 85 % d'impôts ». Sa réaction déclenche une forte polémique[3],[4].

En janvier 2013, il déclare son opposition au projet de loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe et annonce qu'il votera contre ce projet ; il déclare que « Ce n'est pas l'élection du président de la République qui fait la loi, c'est l'Assemblée nationale. Quand j'entends dire que les Français ont tranché le 6 mai, je dis non. Avoir voté comme moi pour François Hollande ne signifie pas forcément être d'accord avec toutes les propositions du candidat. Parmi ses soixante propositions, trois ou quatre me dérangeaient, en particulier celle du « mariage pour tous ». [...] Dans mon environnement charentais, cela fait des mois que je parle de mes doutes sur cette reforme. Quand je m'adresse à des gens de gauche, plus de 80 % comprennent les raisons pour lesquelles je redoute les conséquences du « mariage homosexuel » ; 99 % des commentaires que je reçois par mail ou par courrier me sont favorables ! [...] Je n'admets pas dans ce projet de loi son impact sur la filiation : je refuse de donner à des enfants une double filiation paternelle ou une double filiation maternelle. Je crois que la loi peut corriger les erreurs ou les excès de la nature, sinon ce serait la loi de la jungle. Mais la loi ne peut pas changer la nature d'un homme et d'une femme. »[5]. Le 12 février 2013, il fait partie des 4 députés du groupe socialiste ayant voté contre le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe[6].

Le 25 juin 2013, il est le seul député du groupe groupe Socialiste, républicain et citoyen à s'abstenir sur le projet de loi sur la transparence de la vie publique, aucun membre du groupe ne votant contre[7].

Il appelle à manifester lors des Manif pour tous de 2013 et 2014[8], et s'oppose à la réforme des rythmes scolaires. Prenant acte de ces divergences, il quitte le groupe PS pour le groupe des radicaux en mars 2014.

MandatsModifier

De mars 1983 à mars 1989, il est membre du Conseil municipal de Jarnac (Charente).

Il est élu député pour un premier mandat en juin 1988, puis enchaîne les mandats depuis l'année 1997. A l'été 2017, il est réélu député de la 3e circonscription de la Charente face à la candidate LREM Madeleine Ngombet[9],[10].

Articles connexesModifier

RéférencesModifier

  1. « Jérôme Lambert quitte le groupe PS à l'Assemblée et rejoint les radicaux », Le Monde, 11 mars 2014
  2. Wedodata, « La gauche, contre Macron ou tout contre ? », sur Les Jours, (consulté le 29 juillet 2018).
  3. « Un député charentais allume Gérard Depardieu sur Facebook », Sud-Ouest, 18 décembre 2012
  4. « Depardieu : le député socialiste Jérôme Lambert appelle à confisquer les biens de l'acteur », Contrepoints, 18 décembre 2012
  5. Jérôme Lambert, « Pour une liberté de conscience », Famille Chrétienne, no 1827 du 19 janvier 2013, p. 18
  6. « Les députés adoptent le projet de loi sur le mariage pour tous », Libération, 12 février 2013
  7. Analyse du scrutin no 536, deuxième séance du 25/06/2013, sur le site de l'Assemblée nationale
  8. « Le député PS Jérôme Lambert apporte son soutien à la Manif pour tous », lelab.europe1.fr, 30 janvier 2014
  9. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  10. Législatives en Charente : Jérôme Lambert conserve la troisième circonscription, Sud Ouest, 18 juin 2017

Liens externesModifier