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Paul Quilès

personnalité politique française

Paul Quilès, né le à Saint-Denis-du-Sig (Algérie) est un homme politique français[1].

Paul Quilès
Image illustrative de l'article Paul Quilès
Fonctions
Maire de Cordes-sur-Ciel
En fonction depuis le
(22 ans et 3 mois)
Prédécesseur Robert Ramond
Député de la 1re circonscription du Tarn

(14 ans, 2 mois et 22 jours)
Législature 10e 11e et 12e
Groupe politique SOC
Prédécesseur Pierre Bernard
Successeur Jacques Valax
Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique

(11 mois et 26 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Bérégovoy
Prédécesseur Philippe Marchand
Successeur Charles Pasqua
Ministre de l'Équipement, du Logement, du Transport et de l'Espace

(10 mois et 18 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Cresson
Prédécesseur Louis Besson
Successeur Jean-Louis Bianco
Ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Espace

(3 ans et 3 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Rocard I et II
Prédécesseur Gérard Longuet
Successeur Jean-Marie Rausch
Député de Paris
Scrutin proportionnel par département

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Législature 8e (Ve République)
Groupe politique SOC
Ministre de la Défense
10e ministre de la Défense de la Ve République

(5 mois et 27 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Fabius
Prédécesseur Charles Hernu
Successeur André Giraud
Ministre de l'Urbanisme et du Logement
(portefeuille des transports à partir de juillet 1984)

(1 an, 11 mois et 16 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Mauroy III et Fabius
Prédécesseur Roger Quilliot (logement)
Charles Fiterman (transports)
Successeur Jean Auroux
Député de la 14e circonscription de Paris

(5 ans, 7 mois et 2 jours)
Législature 6e et 7e (Ve République)
Groupe politique SOC
Prédécesseur Jean Turco
Successeur Serge Blisko (son suppléant)
Biographie
Date de naissance (75 ans)
Lieu de naissance Saint-Denis-du-Sig (Algérie)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Profession Ingénieur

Il a été député socialiste à plusieurs reprises, à Paris (13e arrondissement), puis dans le Tarn (1re circonscription). Il a également été ministre dans plusieurs gouvernements de gauche.

Il est depuis 1995 maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn)[2] et il anime le club Gauche Avenir[3] avec Marie-Noëlle Lienemann et plusieurs personnalités représentant les diverses sensibilités de la gauche.

Sommaire

BiographieModifier

Après des études à l'École polytechnique[4] (promotion X1961), Paul Quilès devient en 1964 ingénieur dans le secteur de l'énergie, notamment auprès de la compagnie pétrolière Shell[5], profession qu'il occupe jusqu'en 1978. Il est également membre d'une section au Conseil économique et social de 1974 à 1976. Il s'engage en politique en 1973 comme membre du Parti socialiste, et, proche de François Mitterrand, il est son directeur de campagne en 1981[6], puis est élu député de Paris (voir dans les sections appropriées le détail de ses mandats et fonctions).

De par sa formation et son cursus professionnel, Paul Quilès se spécialise à l'Assemblée nationale et dans ses activités politiques dans les domaines de l'énergie et de l'aménagement urbain, puis dans ceux de la défense et des questions internationales[7].

Il se présente aux élections municipales de Paris contre Jacques Chirac en 1983[8]. Il a par ailleurs occupé deux ministères régaliens : la Défense (de septembre 1985 à mars 1986) et l'Intérieur (d'avril 1992 à mars 1993)[9].

Il est depuis mai 2016 président d'Initiatives pour le désarmement nucléaire[10], qu'il a cofondé avec Bernard Norlain, Jean-Marie Collin et Michel Drain[11].

Mandats électifsModifier

Fonctions gouvernementalesModifier

Autres fonctionsModifier

AnecdoteModifier

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Lors du congrès du parti socialiste à Valence en octobre 1981, il fait allusion au cours de son discours à un épisode de la Révolution française – le 9 Thermidor – pour montrer qu’en politique il faut nommer ses adversaires, sous peine de coaliser contre soi tous ceux qui, à tort ou à raison, peuvent se sentir visés. La droite et une partie de la presse citent une phrase de son discours : « il ne suffit pas de dire que des têtes doivent tomber, mais dire lesquelles et le faire rapidement », et lui donnent le surnom de « Robespaul ». Laurent Dispot s'étonne dans le Matin de Paris du tour de « passe-passe sur la transmission de son discours. […] De critique de Robespierre, il est devenu Robespierre lui-même ! »[12].

Cette citation est largement utilisée contre Paul Quilès quand il tente, en 1983, de se faire élire maire de Paris avec le slogan Quilès, la tendresse. Outre qu'elle est plus adaptée pour promouvoir un fromage frais qu'un homme politique, cette formule devient plus absurde à chaque fois que ses adversaires politiques citent l'extrait du discours de Valence. Dans un contexte de rejet du gouvernement Mauroy, la gauche conduite par Paul Quilès est battue au Conseil de Paris et dans les vingt mairies d'arrondissement.

En octobre 1993, dans L'Histoire, Michel Rocard juge que « la télévision a besoin d’images et elle déforme tous les débats d’idées, les transforme en déviances, en crise, pour les besoins du spectaculaire. On a fait dire à Paul Quilès le contraire de ce qu’il avait dit, puisque ses propos visaient précisément à empêcher toute chasse aux sorcières. »[13] Certains hommes politiques de droite (Gérard Longuet, Patrick Devedjian) reconnaissent plus tard leur erreur d’interprétation[14].

PublicationsModifier

  • La politique n'est pas ce que vous croyez, Robert Laffont,
  • En collaboration avec Ivan Levaï, Les 577 : des députés pour quoi faire ?, Stock,
  • En collaboration avec Alexandra Novosseloff, Face aux désordres du monde, Éditions JLM,
  • En collaboration avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu, 18 mois chrono. Une cohabitation du troisième type, Jean-Claude Gawsewitch,
  • Nucléaire, un mensonge français : réflexions sur le désarmement nucléaire, Paris, Éditions Charles Léopold Mayer, , 98 p. (ISBN 978-2-84377-171-2, lire en ligne)
  • En collaboration avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin, Arrêtez la bombe !, Cherche Midi, (ISBN 978-2-7491-2949-5)

Notes et référencesModifier

  1. Fiche XIIe législature de Paul Quilès, Assemblee Nationale
  2. Les maires de Cordes-sur-Ciel, francegenweb.org
  3. AFP, Boycott/Congrès: Quilès (PS) "atterré", Le Figaro, 10 janvier 2008
  4. Polytechniciens célèbres, infocpge.com, 25 novembre 2011
  5. QUILES Paul, Comité pour l'histoire de la Poste
  6. "On avait ramé pour associer Mitterrand à l'espoir", L'Express, 9 mai 2011
  7. Tables nominatives des interventions devant l'Assemblée nationale,Assemblee Nationale
  8. Mazières Bernard, La succession Chirac, L'Express, 01 juin 1995
  9. Conférence de presse Paul Quilès au JT, 'INA', 01 juillet 1992
  10. Edouard Pflimlin, « Une nouvelle initiative française en faveur du désarmement nucléaire », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne)
  11. Site idn-france.org Initiatives pour le désarmement nucléaire
  12. Laurent Dispot, « La dépêche d’Ems », Le Matin de Paris, 28 octobre 1981
  13. L’Histoire, octobre 1993
  14. « Une mise au point nécessaire - Le blog de Paul Quilès », sur Le blog de Paul Quilès (consulté le 4 janvier 2016)

BibliographieModifier

  • André Cabanis et Serge Regourd, Paul Quilès : ou comment rester socialiste de Mitterrand à Jaurès, Le Cherche Midi, (ISBN 9782749141893)

Articles connexesModifier

Liens externesModifier