Ouvrir le menu principal

Paul Quilès

personnalité politique française

Paul Quilès
Illustration.
Fonctions
Maire de Cordes-sur-Ciel
En fonction depuis le
(23 ans, 11 mois et 29 jours)
Prédécesseur Robert Ramond
Député français

(14 ans, 2 mois et 17 jours)
Élection 28 mars 1993
Réélection 1er juin 1997
16 juin 2002
Circonscription 1re du Tarn
Législature Xe, XIe, XIIe (Cinquième République)
Groupe politique Socialiste
Prédécesseur Pierre Bernard
Successeur Jacques Valax

(1 mois et 5 jours)
Élection 12 juin 1988
Circonscription 9e de Paris
Législature IXe (Cinquième République)
Groupe politique Socialiste
Prédécesseur lui-même (proportionnelle)
Successeur Jean-Marie Le Guen

(2 ans, 1 mois et 12 jours)
Élection 16 mars 1986
Circonscription Paris scrutin proportionnel
Législature VIIIe (Cinquième République)
Groupe politique Socialiste

(5 ans, 7 mois et 3 jours)
Élection 19 mars 1978
Réélection 21 juin 1981
Circonscription 14e de Paris
Législature VIe, VIIe (Cinquième République)
Groupe politique Socialiste
Prédécesseur Jean Turco
Successeur Serge Blisko
Président de la Commission de la Défense nationale et des Forces armées

(5 ans et 6 jours)
Successeur Guy Teissier
Ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique

(11 mois et 27 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Bérégovoy
Prédécesseur Philippe Marchand
Successeur Charles Pasqua
Ministre des Transports
Portefeuille de l'Équipement et de l'Espace de 1991 à 1992

(10 mois et 18 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Cresson
Prédécesseur lui-même (Espace)
Louis Besson (Transports, Équipement)
Successeur Jean-Louis Bianco

(1 an, 2 mois et 1 jour)
Président François Mitterrand
Gouvernement Fabius
Prédécesseur Charles Fiterman
Successeur Jean Auroux
Ministre du Logement
Portefeuille de l'Urbanisme de 1983 à 1985

(10 mois et 18 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Cresson
Prédécesseur Louis Besson
Successeur Jean-Louis Bianco

(1 an, 11 mois et 16 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Mauroy III
Fabius
Prédécesseur Roger Quillot
Successeur Jean Auroux
Ministre des Postes, des Télécommunications et de l'Espace

(3 ans et 5 jours)
Président François Mitterrand
Gouvernement Rocard I
Rocard II
Prédécesseur Gérard Longuet
Successeur Jean-Marie Rausch (Postes et Télécommunications)
lui-même (Espace)
Ministre de la Défense
10e Ministre de la Défense de la Ve République

(6 mois)
Président François Mitterrand
Gouvernement Fabius
Prédécesseur Charles Hernu
Successeur André Giraud
Conseiller de Paris

(9 ans, 9 mois et 19 jours)
Biographie
Date de naissance (77 ans)
Lieu de naissance Saint-Denis-du-Sig, Algérie française
Nationalité Français
Parti politique PS (depuis 1973)
Diplômé de École polytechnique
Profession Ingénieur
Ministres du Logement
Ministre de l'Intérieur
Ministre de la Défense
Ministres des Postes et des Télécommunications

Paul Quilès, né le à Saint-Denis-du-Sig (Algérie française) est un homme politique français[1].

Il a été député socialiste à plusieurs reprises, à Paris (13e arrondissement), puis dans le Tarn (1re circonscription). Il a également été ministre dans plusieurs gouvernements de gauche.

Il est depuis 1995 maire de Cordes-sur-Ciel (Tarn)[2] et il anime le club Gauche Avenir[3] avec Marie-Noëlle Lienemann et plusieurs personnalités représentant les diverses sensibilités de la gauche.

Sommaire

BiographieModifier

Après des études à l'École polytechnique[4] (promotion X1961), Paul Quilès devient en 1964 ingénieur dans le secteur de l'énergie, notamment auprès de la compagnie pétrolière Shell[5], profession qu'il occupe jusqu'en 1978. Il est également membre d'une section au Conseil économique et social de 1974 à 1976. Il s'engage en politique en 1973 comme membre du Parti socialiste, et, proche de François Mitterrand, il est son directeur de campagne en 1981[6], après avoir été élu député de Paris (voir dans les sections appropriées le détail de ses mandats et fonctions).

De par sa formation et son cursus professionnel, Paul Quilès se spécialise à l'Assemblée nationale et dans ses activités politiques dans les domaines de l'énergie et de l'aménagement urbain, puis dans ceux de la défense et des questions internationales[7].

Il se présente aux élections municipales de Paris contre Jacques Chirac en 1983[8]. Il a par ailleurs occupé deux ministères régaliens : la Défense (de septembre 1985 à mars 1986), malgré une réticence initiale et après avoir été convaincu par le Premier ministre Laurent Fabius[9], et l'Intérieur (d'avril 1992 à mars 1993)[10].

Il est depuis mai 2016 président d'Initiatives pour le désarmement nucléaire[11], qu'il a cofondé avec Bernard Norlain, Jean-Marie Collin et Michel Drain[12].

Mandats électifsModifier

Fonctions gouvernementalesModifier

Autres fonctionsModifier

AnecdoteModifier

Les sections « Anecdotes », « Autres détails », « Le saviez-vous ? », « Citations », « Autour de... » , etc., peuvent être inopportunes dans les articles (octobre 2012).
Pour améliorer cet article il convient, si ces faits présentent un intérêt encyclopédique et sont correctement sourcés, de les intégrer dans d’autres sections.

Lors du congrès du parti socialiste à Valence en octobre 1981, il fait allusion au cours de son discours à un épisode de la Révolution française – le 9 Thermidor – pour montrer qu’en politique il faut nommer ses adversaires, sous peine de coaliser contre soi tous ceux qui, à tort ou à raison, peuvent se sentir visés. La droite et une partie de la presse citent une phrase de son discours : « il ne suffit pas de dire que des têtes doivent tomber, mais dire lesquelles et le faire rapidement », et lui donnent le surnom de « Robespaul ». Laurent Dispot s'étonne dans le Matin de Paris du tour de « passe-passe sur la transmission de son discours. […] De critique de Robespierre, il est devenu Robespierre lui-même ! »[13].

Cette citation est largement utilisée contre Paul Quilès quand il tente, en 1983, de se faire élire maire de Paris avec le slogan Quilès, la tendresse. Cette formule devient plus absurde à chaque fois que ses adversaires politiques citent l'extrait du discours de Valence. Dans un contexte de rejet du gouvernement Mauroy, la gauche conduite par Paul Quilès est battue au Conseil de Paris et dans les vingt mairies d'arrondissement.

En octobre 1993, dans L'Histoire, Michel Rocard juge que « la télévision a besoin d’images et elle déforme tous les débats d’idées, les transforme en déviances, en crise, pour les besoins du spectaculaire. On a fait dire à Paul Quilès le contraire de ce qu’il avait dit, puisque ses propos visaient précisément à empêcher toute chasse aux sorcières. »[14] Certains hommes politiques de droite (Gérard Longuet, Patrick Devedjian) reconnaissent plus tard leur erreur d’interprétation[15].

PublicationsModifier

  • La politique n'est pas ce que vous croyez, Robert Laffont,
  • En collaboration avec Ivan Levaï, Les 577 : des députés pour quoi faire ?, Stock,
  • En collaboration avec Alexandra Novosseloff, Face aux désordres du monde, Éditions JLM,
  • En collaboration avec Marie-Noëlle Lienemann et Renaud Chenu, 18 mois chrono. Une cohabitation du troisième type, Jean-Claude Gawsewitch,
  • Nucléaire, un mensonge français : réflexions sur le désarmement nucléaire, Paris, Éditions Charles Léopold Mayer, , 98 p. (ISBN 978-2-84377-171-2, lire en ligne)
  • En collaboration avec Bernard Norlain et Jean-Marie Collin, Arrêtez la bombe !, Cherche Midi, (ISBN 978-2-7491-2949-5)
  • L'Illusion nucléaire. La face cachée de la bombe atomique (en collaboration avec Jean-Marie Collin et Michel Drain), Éditions Charles Léopold Mayer, 2018

Notes et référencesModifier

  1. Fiche XIIe législature de Paul Quilès, Assemblee Nationale
  2. Les maires de Cordes-sur-Ciel, francegenweb.org
  3. AFP, Boycott/Congrès: Quilès (PS) "atterré", Le Figaro, 10 janvier 2008
  4. Polytechniciens célèbres, infocpge.com, 25 novembre 2011
  5. QUILES Paul, Comité pour l'histoire de la Poste
  6. "On avait ramé pour associer Mitterrand à l'espoir", L'Express, 9 mai 2011
  7. Tables nominatives des interventions devant l'Assemblée nationale,Assemblee Nationale
  8. Mazières Bernard, La succession Chirac, L'Express, 01 juin 1995
  9. Guisnel, Jean (1951-....)., Au service secret de la France (ISBN 9782757855096 et 2757855093, OCLC 988751503, lire en ligne)
  10. Conférence de presse Paul Quilès au JT, 'INA', 01 juillet 1992
  11. Edouard Pflimlin, « Une nouvelle initiative française en faveur du désarmement nucléaire », Le Monde.fr,‎ (ISSN 1950-6244, lire en ligne, consulté le 7 mars 2017)
  12. Site idn-france.org Initiatives pour le désarmement nucléaire
  13. Laurent Dispot, « La dépêche d’Ems », Le Matin de Paris, 28 octobre 1981
  14. L’Histoire, octobre 1993
  15. « Une mise au point nécessaire - Le blog de Paul Quilès », sur Le blog de Paul Quilès (consulté le 4 janvier 2016)

Voir aussiModifier