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Hyper articles en ligne

archive ouverte française
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir HAL.

Logo de Hyper articles en ligne

Adresse https://hal.archives-ouvertes.fr/
Description Archive ouverte
Commercial non
Type de site recherche
Inscription gratuite
Siège social Lyon
Drapeau de la France France
Propriétaire CNRS - INRIA - Université de Lyon - INRA
Lancement 2001
État actuel En activité

Hyper articles en ligne (ou HAL) est une plateforme en ligne développée en 2001 par le Centre pour la communication scientifique directe (CCSD) du CNRS, destinée au dépôt et à la diffusion d'articles de chercheurs publiés ou non, et de thèses, émanant des établissements d'enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés. L'accès aux données est libre, mais pas nécessairement leur utilisation ou réutilisation.

Le projet initial est dû au physicien du CNRS Franck Laloë[1].

Cette initiative concerne toutes les disciplines, mais les articles, dont le niveau scientifique est vérifié, ne sont pas tous évalués. Cet outil vient donc en complément de publications dans des revues à comité de lecture.

C'est, en 2016, la plus grande base de données pour la recherche francophone avec environ 1 100 000 publications[2] émanant d'institutions et de chercheurs francophones à travers le monde. En 2015, près de 4 000 documents par mois étaient publiés sur le portail[3].

Le portail est édité en français et en anglais.

PrésentationModifier

HAL est la plate-forme commune d'archive ouverte choisie par les établissements français de recherche, les universités et les grandes écoles au terme d'un protocole d'accord signé en juin 2006 à l'académie des sciences, puis par une convention signée en avril 2013. HAL, basée sur les principes du libre accès et de l'auto-archivage, est une archive ouverte de publications scientifiques maintenue par le CCSD (Centre pour la Communication Scientifique Directe) et développée en concertation avec Paul Ginsparg, créateur d’ArXiv, première archive de prépublications créée en 1991[réf. souhaitée]. HAL assure l'interopérabilité des systèmes en respectant le protocole OAI-PMH (Open Archives Initiative - Protocol Metadata Harvesting). Les chercheurs sont invités à déposer leur propre production au sein de ce dépôt. Les articles ne bénéficient pas d’une évaluation scientifique par leurs pairs tant qu’ils n’ont pas été soumis à une revue scientifique. HAL permet la création d’environnements personnalisés de dépôt et de consultation, par exemple pour satisfaire les besoins de communautés scientifiques particulières, comme les participants à un congrès ou les éditeurs d’une revue électronique. Le , le CNRS, l'Inserm, l'Inria, l'Inra et la Conférence des présidents d'université se sont entendus pour démarrer une phase préparatoire à un portail commun de publications scientifiques basé sur la plate-forme HAL et développé par le CCSD. HAL propose en effet un ensemble de services et d'outils aux chercheurs :

  • transfert automatique des documents vers une archive ouverte internationale telle qu'ArXiv ou Pubmed Central lorsqu'ils appartiennent aux disciplines concernées, ce qui en augmente la visibilité internationale et l'impact ;
  • coopération avec The European Physical Journal – EDP Sciences - système d'alerte personnalisable selon un profil défini par l'utilisateur lui-même ;
  • création aisée d'interfaces paramétrables permettant à des institutions ou des communautés scientifiques de créer leur propre environnement (portails) ;
  • extraction automatique de la production des laboratoires et des institutions grâce à une structure cohérente des données déposées (association auteur-laboratoire-institution) ;
  • constitution de collections grâce à des « tampons » permettant d'authentifier la production d'un laboratoire, d'une équipe, les articles d'un journal, etc. ;
  • extraction automatique de listes de publications pour des chercheurs ou des laboratoires sous des formats divers ;
  • pour la physique, les mathématiques et l'informatique, le déposant peut choisir de déposer simultanément l'article sur arXiv.

Pour les sciences de la vie, c'est vers la base de PubMed Central[4] que sont transférés les articles.

Pour les domaines de l'économie, HAL est moissonné par RePEc (Research Papers in Economics)[5].

Le logiciel HAL, développé par le CCSD, est conforme au protocole de l'Open Archives Initiative (OAI-PMH).

L'Inria, l'Inserm, l'Institut Pasteur[6], l'IRD[7], le Cirad[8], le CEA[9], Irstea (ex Cemagref)[10], l'École des Ponts ParisTech[11], CentraleSupélec[12], Montpellier SupAgro[13] ont notamment des portails dans HAL (ou ont développé des archives inter-opérables avec HAL), lesquels sont assimilés aux archives ouvertes de ces institutions.

Le CCSD propose des entrées spécifiques de HAL, comme Thèses en ligne[14], ou HAL-SHS[15], dédié aux Sciences humaines et sociales, ou encore MédiHAL[16], archive ouverte pour les photographies et images scientifiques en libre accès (open access) créée et portée par le CNRS depuis le 3 février 2010[17].

MédihalModifier

Destinée à l'ensemble des scientifiques, Médihal permet de déposer et de diffuser des photographies et des documents iconographiques scientifiques (images scannées, photographies numérisées, photographies numériques, images de synthèse ou images de simulations numériques, et vidéos). Médihal est une archive spécifique de HAL développée par le CCSD en collaboration avec le Centre national pour la numérisation de sources visuelles (CN2SV-CNRS), et avec l'aval du très grand équipement Adonis.

La première fonctionnalité de Médihal est d'être un réservoir pérenne[18] pour les images scientifiques, permettant aux chercheurs, enseignants, et personnels de la recherche et de l'enseignement supérieur de sauvegarder "hors les murs" leurs images. Un archivage à long terme (au sens de la norme ISO 14721:2003, dite OAIS pour Open Archival Information System) est proposé en partenariat avec le Centre informatique national de l'enseignement supérieur. Médihal se positionne plus comme un réservoir d'images scientifiques privilégiant la diffusion des images sous licences Creative Commons (dont la public domain mark), que comme une photothèque ou une plateforme de partage d'images.

Médihal propose la création de collections qui peuvent être institutionnelles (pour une université, un laboratoire ou une équipe de recherche, par exemple l'Institut français du Proche-Orient), thématiques (dans le cadre d'un programme de recherche), géographiques, etc.

Libre accèsModifier

Médihal s'appuie sur l'esprit du mouvement international en faveur du libre accès aux données scientifiques. Les images déposées dans Médihal sont accessibles en ligne soit immédiatement après le dépôt, soit après une barrière mobile (qui reste modifiable après le dépôt par le déposant uniquement), dans le respect de la propriété intellectuelle des auteurs.

À ce titre, Médihal propose aux scientifiques qui déposent des photos de donner un cadre juridique de diffusion des images par l'attribution de licences Creative Commons. Depuis décembre 2010, une expérimentation est d'ailleurs menée avec la public domain mark (liée à la licence CC0 de Creative Commons). Par ailleurs, Médihal peut archiver des données tombées dans le domaine public (en France uniquement).

Consultation et utilisationModifier

L'accès aux données de Médihal peut se faire de différentes façons, correspondant à des besoins et usages différents :

  • Par le site web général (consultation cartographique, recherche simple et avancée)
  • Par les collections
  • Par des flux RSS pour les dernières données déposées
  • Par moissonnage[Quoi ?] des métadonnées, selon le protocole OAI-PMH
  • Par utilisation d'un web service (API) de type SOAP

Depuis le 7 décembre 2010, les données des sciences humaines et sociales de Médihal sont accessibles depuis Isidore, la plateforme de recherche du très grand équipement Adonis pour les données des sciences humaines et sociales.

Le 25 septembre 2018, les dépôts de logiciels sur HAL sont connectés à Software Heritage[19].

Exemples de portails dans HALModifier

  • HAL INRIA

L'archive HAL-Inria a été lancée le pour les domaines des STIC (Sciences et Technologies de l'Information et de la Communication).

Ce portail est spécialisé dans la physique nucléaire et physique des particules, comme l'institut du CNRS dont il tire son nom. Ce portail a pour particularité sa connexion avec arXiv.

InterfaceModifier

  • Rechercher

La recherche se fait uniquement sur les références et non sur le texte intégral des documents. Recherche simple : par mot du titre, auteur, mots du résumé, mots-clés. À utiliser pour une recherche sur un ou plusieurs termes : opérateur ET implicite, pas de troncature. Guillemets pour rechercher une expression. Recherche avancée : on dispose : de champs qui remplissent les fonctions des booléens AND, NOT, OR et de la recherche stricte avec guillemets de champs qui proposent de rechercher par auteur, nom de publication et intervalle de dates de la recherche du terme dans tout le document ou seulement dans le titre de la limite à un ou plusieurs domaine(s) parmi 7 Services On dispose d’un service d'abonnement par courriel à des alertes sur les nouveaux documents déposés et d'exportation de listes de documents ou de résultats de recherche dans de nombreux formats en particulier vers des logiciels personnels de gestion de documentaire.

Modes de dépôtModifier

Dépôt par auto-archivageModifier

HAL est un outil de communication scientifique directe entre chercheurs. En un seul dépôt, cet auto-archivage optimise la visibilité, l'accessibilité, la rapidité de diffusion et l'impact des productions déposées. Le dépôt est définitif et, s'il est possible de déposer les versions révisées d'un document, la première version restera toujours consultable. La décision de dépôt relève toujours de la décision du chercheur déposant.

Selon ses développeurs les avantages pour le chercheur par rapport à une publication sur un réseau social ou sur un site web personnel pourraient se concrétiser en :

  • mise en ligne rapide et simple des résultats de sa recherche ;
  • diffusion élargie des travaux de recherche ;
  • archivage à long terme assurant pérennité et stabilité des formats et des URL ;

Par contre il faut noter qu'un travail publié sur HAL n'est pas forcement soumis à la révision par les pairs, et de ce fait ne peut pas assurer les critères de rigueur qui définissent les publications dans les revues à comité de lecture.

Dépôt automatiqueModifier

Pour certains domaines de la physique, le projet HAL/Inspire alimente HAL automatiquement depuis arXiv. Ainsi, l'IN2P3 promeut auprès des chercheurs le dépôt de leurs articles non pas directement dans HAL, mais dans arXiv.[20]

Incitations au dépôtModifier

Le CNRS affiche en 2019 l'objectif que toutes ses publications soient archivées dans HAL. Afin d'inciter les chercheurs à y déposer leurs publications, seules les publications déposées dans HAL seront listées dans les rapports d’activités annuels des chercheurs du CNRS.[21]

IndexationModifier

Les documents déposés sont enrichis par des métadonnées structurées : auteur, affiliation, titre, date de publication, mots clés, résumé. Ces dernières sont fournies par le déposant ou des documentalistes de son institution. Cela permet des recherches précises, la navigation par sujet et les extractions automatiques des publications. HAL sera couplé à Term-Sciences, base de données terminologique multilingue, développée par l'Inist. Cela permettra de chercher et consulter dans plusieurs langues les termes scientifiques utilisés au niveau international.

Notes et référencesModifier

  1. archimag n° 316 juillet-août 2018, p. 26
  2. « Archive ouverte HAL - Accueil », sur hal.archives-ouvertes.fr
  3. « HAL en 2015 : quelques chiffres - CCSD », sur www.ccsd.cnrs.fr
  4. « Home - PMC - NCBI », sur www.ncbi.nlm.nih.gov
  5. (en) RePEc
  6. « HAL - Le Portail demandé n'est pas accessible », sur hal-pasteur.ccsd.cnrs.fr
  7. « IRD - Institut de recherche pour le développement - Accueil », sur hal.ird.fr
  8. « Cirad - Accueil », sur hal.cirad.fr
  9. « CEA - Commissariat à l’énergie atomique - Accueil », sur hal-cea.archives-ouvertes.fr
  10. « Le Cemagref : La recherche pour l'ingéniérie de l'agriculture et de l'environnement », sur irsteadoc.irstea.fr
  11. « Ecole des Ponts ParisTech - Accueil », sur hal-enpc.archives-ouvertes.fr
  12. « CentraleSupélec - Accueil », sur hal-centralesupelec.archives-ouvertes.fr
  13. « Montpellier SupAgro - Home », sur hal-montpellier-supagro.archives-ouvertes.fr
  14. « TEL - Thèses en ligne - Accueil », sur tel.archives-ouvertes.fr
  15. « HAL-SHS - Sciences de l'Homme et de la Société - Accueil », sur halshs.archives-ouvertes.fr
  16. « MédiHAL - Accueil », sur medihal.archives-ouvertes.fr
  17. « MédiHAL : ouverture d’une archive ouverte de photographies et d’images scientifiques », sur Site du CN2SV (consulté le 5 août 2018)
  18. « MédiHAL : une photo pour une archive ouverte de photographies scientifiques », sur Le blog de Stéphane Pouyllau (consulté le 5 août 2018)
  19. « Le dépôt de logiciel maintenant disponible sur HAL et tous les portails - CCSD », sur www.ccsd.cnrs.fr
  20. « HAL / INSPIRE » (consulté le 27 novembre 2019)
  21. « Notre objectif: 100 % de publications en libre accès » (consulté le 27 novembre 2019)

Voir aussiModifier