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Wendelin Werner

mathématicien français
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Wendelin Werner
Description de cette image, également commentée ci-après
Wendelin Werner à l'ENS de Lyon
Naissance (51 ans)
Cologne (Allemagne)
Nationalité Drapeau de la France France
Domaines Mathématicien
Diplôme École normale supérieure
Université Pierre-et-Marie-Curie
Distinctions Médaille Fields (2006)

Wendelin Werner est un mathématicien français né le à Cologne en Allemagne, professeur de mathématiques à l'ETH Zürich (École polytechnique fédérale de Zurich) et lauréat de la médaille Fields en 2006. Il est membre de l'Académie des sciences depuis [1].

Il est le fils de l'historien Michael Werner et le frère du chercheur en informatique Benjamin Werner.

BiographieModifier

Né à Cologne dans une famille allemande, Wendelin Werner est naturalisé français à l'âge de neuf ans après que ses parents se furent installés en France. Il effectue ses études au lycée franco-allemand de Buc (Yvelines), puis ses classes préparatoires au lycée Hoche à Versailles avant d'étudier à l'École normale supérieure entre 1987 et 1991. Il s'oriente vers les probabilités et effectue sa thèse sous la direction de Jean-François Le Gall. Il obtient le titre de docteur en 1993 à l'université Pierre-et-Marie-Curie.

Il a été professeur de mathématiques à l'université Paris-Sud 11 à Orsay au laboratoire de mathématiques d'Orsay de 1997 à 2013[2]. Durant cette période, il reçoit le prix de la Société européenne de mathématiques en 2000, le prix Fermat en 2001, le prix Loève en 2005, et le prix Pólya l'année suivante. En , il devient le neuvième Français et, avec son co-lauréat Andreï Okounkov, le premier probabiliste à recevoir la médaille Fields[3],[4], en même temps que trois autres mathématiciens. Il a également enseigné à l'École normale supérieure de 2005 à 2013.

Travaux scientifiquesModifier

Les travaux de Wendelin Werner portent en particulier sur les phénomènes probabilistes comme les marches aléatoires auto-évitantes et le mouvement brownien plan. Avec Gregory Lawler et Oded Schramm, il a démontré en 1999 la conjecture de Mandelbrot, selon laquelle la dimension de Hausdorff de l'enveloppe d'un mouvement brownien plan est de 4/3.

DiversModifier

Apparition au cinémaModifier

Wendelin Werner a joué en 1982 dans le film La Passante du Sans-Souci de Jacques Rouffio, avec Romy Schneider et Michel Piccoli[5],[6].

Lettre ouverteModifier

Dans une lettre ouverte au président Nicolas Sarkozy, parue le , il critique l'allocution de ce dernier du 22 janvier 2009, portant sur une stratégie nationale de recherche et d'innovation[7], et décrit la rupture de confiance entre le gouvernement et les chercheurs dans le cadre du mouvement de 2008-2009[8]. Il y défend aussi les mathématiques comme faisant partie intégrante de la culture générale, formatrice d'un esprit de citoyenneté.

PrixModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Académie des sciences »
  2. « Biographie »
  3. David Larousserie, « Wendelin Werner sur les chemins de l'aléatoire », sur Sciences et Avenir, .
  4. « Médaille Fields »
  5. Voir la filmographie de Wendelin Werner sur l'Internet Movie Database. Il a commenté cette expérience lors d'une interview accordée à France Culture le .
  6. Normale Sup' Info, novembre 2006.
  7. N. Sarkozy, « Allocution du 22 janvier 2009 », sur Direction de l'information légale et administrative (consulté le 18 janvier 2019).
  8. « Monsieur le Président, vous ne mesurez peut-être pas la défiance… », Le Monde, 18 février 2009.

Liens externesModifier