Ouvrir le menu principal

Castelnau-de-Lévis

commune française du département du Tarn

Castelnau-de-Lévis
Castelnau-de-Lévis
Vue générale.
Blason de Castelnau-de-Lévis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Canton Albi-3
Intercommunalité Communauté d'agglomération de l'Albigeois
Maire
Mandat
Robert Gauthier
2014-2020
Code postal 81150
Code commune 81063
Démographie
Population
municipale
1 571 hab. (2016 en augmentation de 1,81 % par rapport à 2011)
Densité 73 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 56′ 15″ nord, 2° 05′ 01″ est
Altitude 143 m
Min. 133 m
Max. 280 m
Superficie 21,42 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Tarn

Voir sur la carte administrative du Tarn
City locator 14.svg
Castelnau-de-Lévis

Géolocalisation sur la carte : Tarn

Voir sur la carte topographique du Tarn
City locator 14.svg
Castelnau-de-Lévis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Castelnau-de-Lévis

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Castelnau-de-Lévis

Castelnau-de-Lévis est une commune française située dans le département du Tarn, en région Occitanie.

Sommaire

GéographieModifier

Commune de l'aire urbaine d'Albi située dans de son unité urbaine, à l'ouest d'Albi sur le Tarn.

Communes limitrophesModifier

Castelnau-de-Lévis est limitrophe de huit autres communes.

 
Carte de la commune de Castelnau-de-Lévis et de ses proches communes.

HydrographieModifier

La commune est longée par le Tarn dans sa partie sud en lui servant de frontière naturelle avec les communes de Marssac-sur-Tarn de Terssac et d'Albi.

GéologieModifier

Article détaillé : Géologie du Tarn.

La superficie de la commune est de 2 142 hectares ; son altitude varie de 133 à 280 mètres[1].

Voies de communication et transportsModifier

Accès par les transports en commun (Albibus ligne A1).

ToponymieModifier

HistoireModifier

Le 12 janvier 1234 (1235 après le changement de début d'année au 1er janvier), Raymond VII, comte de Toulouse, concède en fief un vaste territoire dénommé le Puy de Bonafous à Sicard Alaman, à charge pour lui de construire un castrum seu villam[2].

En 1480, la seigneurie devient la possession de Hugues d'Amboise, baron d’Aubijoux. Cette seigneurie restera dans la famille d’Amboise jusqu'au XVIIe siècle. Le petit-fils d'Hugues, Louis d'Amboise d'Aubijoux, comte d'Aubijoux et baron de Castelnau-de Bonnafous, restaurera et habitera régulièrement le château, très caractéristique, avec sa tour de 40 mètres de hauteur.

La salle d'armes du château fut décorée par ses soins de peintures, parmi lesquelles on remarquait le portrait du comte d'Aubijoux et celui du roi (voir dessin de Casimir de Combettes-Labourelié aux Archives départementales).

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : Écartelé : au premier et au quatrième parti au I d'azur aux trois fasces d'or et au II d'azur aux trois chevrons d'argent, au deuxième et au troisième contre-écartelé au I et au IV d'azur aux trois étoiles d'or rangées en pal, au II et au III de gueules aux trois bandes d'or ; sur le tout parti : au I de gueules aux trois bandes d'or et au II d'argent à la fasce de gueules.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

 
Mairie.

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[3],[4].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisant partie de la communauté d'agglomération de l'Albigeois et du canton d'Albi-3.

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Robert Gauthier[5] DVG Retraité
mars 2001 2008 Georges Lacombe    
juin 1995 2001 Pierre Valax PS Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7]. En 2016, la commune comptait 1 571 habitants[Note 1], en augmentation de 1,81 % par rapport à 2011 (Tarn : +2,32 %, France hors Mayotte : +2,44 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 3141 5321 5021 5881 6591 3471 3101 3521 272
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 2681 2231 1891 1451 0501 0341 0291 035952
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
894866818724747779743735569
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
5716869461 1451 3081 4031 5201 5431 571
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[10] 1975[10] 1982[10] 1990[10] 1999[10] 2006[11] 2009[12] 2013[13]
Rang de la commune dans le département 81 61 46 45 47 47 47 45
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

ÉconomieModifier

Viticulture : gaillac (AOC).

EnseignementModifier

Castelnau-de-Lévis fait partie de l'académie de Toulouse.

Activités sportivesModifier

Circuit de Puech Rampant dédié au quad et moto-cross[14].

Écologie et recyclageModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Le château de Castelnau-de-Lévis a été construit en 1235 par Sicard Alaman, puissant vassal du comte de Toulouse Raymond VII ; il représentait un bastion avancé des possessions toulousaines (nord de la rivière Tarn) face à la royauté (sud du Tarn). Construit sur un piton rocheux nommé « puy de Bonnafous », le château sera longtemps appelé Castelnau-de-Bonnafous, avant que la famille de Lévis n'en hérite et lui donne son nom. Un village a été construit au pied des murailles à la même époque.

De l'ancien château, il ne subsiste que quelques ruines dont une tour de guet dominant la vallée du Tarn et la ville d'Albi. Il doit son piteux état à son rôle de carrière au cours des XIXe et XXe siècles.

Une restauration partielle depuis le début des années 1980 permet de situer les murs de l'enceinte haute. De l'enceinte basse, ne subsiste qu'une porte fortifiée. La tour, haute de 35 mètres, se compose d'une tour demi-circulaire à laquelle est adossée une tour carrée. Elle comporte trois étages voutés. Chacun d'eux montre des traces d'un plancher disparu qui doublait le nombre d'étages.

Le Carla: Église Sainte-Cécile du Carla édifiée au XVe siècle en lieu et place de l'église et paroisse de Notre-Dame de Mazières détruites en 1209 par Simon de Montfort. Ancienne possession de la commanderie hospitalière de Rayssac acquise en 1169[15],[16].

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Jean Roques : Castelnau-de-Lévis, Éditions de la Revue du Tarn, 1981.
  • Françoise Proust : Castelnau de Lévis, de Bonafous à Castelna, Éditions RDT 2010

Articles connexesModifier

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  2. Sylvie Caucanas, La seigneurie de Castelnau-de-Lévis aux XIVe et XVe siècles, dans Annales du Midi, 1978, no 90-136, p. 25-39 (lire en ligne)
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031181.html.
  5. Site de l'association des maires du Tarn consulté le 28 avril 2009
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  10. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016)
  11. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  12. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  13. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016)
  14. https://www.ladepeche.fr/article/2016/04/22/2330472-un-circuit-flambant-neuf-pour-les-pilotes.html
  15. « Fonds et collection Edmond Cabié, historien régional (36 J) », Archives départementales du Tarn
  16. Auguste Vidal, L'ancien diocèse d'Albi, d'après les registres de notaires, A. Picard et fils (Paris), , p. 250-261, disponible sur Gallica
    Doc. n°1641 (29 avril 1555): « Frère Guillaume Gerlard de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, recteur de l'église de Notre-Dame de Mazières, dite aussi du Carla ».