Commanderie de Rayssac

commanderie à Albi (Tarn)

La commanderie de Rayssac est une ancienne commanderie hospitalière située à Albi, dans le Tarn, en région Occitanie (France).

Commanderie de Rayssac
Image illustrative de l’article Commanderie de Rayssac
Présentation
Fondation XIIe siècle
Protection Logo monument historique Inscrit MH (1928)
Géographie
Pays {{Drapeau de la France France}}
Région Occitanie
Département Tarn
Commune Albi
Coordonnées 43° 54′ 15″ nord, 2° 11′ 55″ est
Géolocalisation sur la carte : France
(Voir situation sur carte : France)
Commanderie de Rayssac
Géolocalisation sur la carte : Occitanie
(Voir situation sur carte : Occitanie)
Commanderie de Rayssac
Géolocalisation sur la carte : Tarn
(Voir situation sur carte : Tarn)
Commanderie de Rayssac

HistoriqueModifier

La commanderie de Rayssac est établie depuis au moins le milieu du XIIe siècle, avec un premier commandeur attesté dès 1150[1]. Néanmoins, la présence des hospitaliers au sud-est d'Albi remonte au moins à l'année 1120 avec la donation de l'église Saint-Geniès de Puygouzon[2]. En 1195, le commandeur de Rayssac inféode la ville, le fort et la paroisse de Lacapelle, puis en 1220, après un litige qui opposait le commandeur au chapitre de Castres, l'église Saint-Benoit de Gourgues[3] est adjugée aux hospitaliers[4]. La dévolution des biens de l'ordre du Temple permet aux Hospitaliers d'hériter des biens des Templiers, en particulier la commanderie de Cambon-du-Temple où on trouve un commandeur hospitalier à partir de 1314 et ce jusqu'en 1336, date à partir de laquelle Le cambon-du-Temple intègre la juridiction de la commanderie de Rayssac en tant que membre[5]. La commanderie de Rayssac fait partie du grand prieuré de Saint-Gilles et de la langue de Provence[6].

Lors de la Révolution française, la commanderie est mise sous séquestre, puis vendu aux enchères par la Régie de l'Enregistrement[7].

L'édifice est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du [8].

ArchitectureModifier

La commanderie de Rayssac se compose d'un corps de logis rectangulaire sur deux étages, en bel appareil de pierre de taille. L'édifice s'organise sur plusieurs ailes, encadrant une cour d'honneur. Au sud, une partie ruinée a été remplacé de manière plus moderne. Plusieurs tours circulaires agrémente la structure, la première, présentant quelques meurtrières, flanque le bâtiment à l'angle nord-ouest, et une seconde, renfermant l'escalier à vis, donne sur la cour par une porte ornementée.

L'intérieur du bâtiment possède encore quelques décorations d'époque, comme dans une des salles de la première tour, où les murs sont recouvertes de fresques, dont les armoiries de l'ordre du Temple ou de Toulouse. L'édifice actuel daterait dans son grand ensemble du XVe siècle[8].

Liste des commandeursModifier

Les sources présentant les commandeurs successifs de Rayssac sont incomplètes et ne permettent pas d'en dresser une liste successives de qualité :

  • Jacques de Filartigue (commandeur de ? à 1556)
  • Aymeri de La Pierre (1556 à 1565)
  • Bernard Blanc, dit de Valhausy (1565 - vers 1575)
  • Jean de Soubiran d'Arifat (vers 1575 - 1582)
  • Claude de Thésan Venasque (1582 - 1599)
  • Honorat du Pagès (1599 - ?)
  • Philippe de Soubiran Arifat (? - 1621)
  • Tristan de Villeneuve-Maurens (1621 - ?)
  • Honoré de Grasse de Montauron (? - ?, cité en 1636)
  • Louis de Forbin de Gardane (? - 1684)
  • Louis de Rabot de Visselieu (1684 - )

Membres et annexesModifier

La plupart des possessions de cette commanderie sont d'origine hospitalière exception faite de ce qui provenait des anciennes commanderies templières du Cambon-du-Temple et de Vaour. Par ordre chronologique, on trouve:

Parmi les annexes à proximité immédiate du siège de la commanderie, on trouve les métairies de:

AnnexesModifier

Articles connexesModifier

BibliographieModifier

  • Emmanuel-Ferdinand de Grasset, Essai sur le grand prieuré de Saint-Gilles de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem : suivi du catalogue des chevaliers, chapelains, diacots, donats et servants d'armes de la vénérable langue de Provence, Paris, Imp. Paul Dupont, (lire en ligne)
  • Abbé C. Nicolas, « Histoire des grands prieurs et du prieuré de Saint-Gilles faisant suite au manuscrit de Jean Raybaud 1751-1806 : tome III », Mémoires de l'Académie de Nîmes, t. XXIX,‎ , p. 1-128, lire en ligne sur Gallica
  • Auguste Vidal, L'ancien diocèse d'Albi, d'après les registres de notaires, A. Picard et fils (Paris), , p. 250-261, lire en ligne sur Gallica
  • M. Allaire, « La commanderie de Rayssac (Séance du 8 avril 1927) », Bulletin de la Société des sciences, arts et Belles-Lettres du Tarn, Albi, Imprimerie Nouvelle,‎ , p. 647-653, lire en ligne sur Gallica
  • Melchior Tavernier, « Carte du diocèse d'Alby »,

NotesModifier

  1. 43° 54′ 19″ N, 2° 12′ 02″ E.
  2. Sur la carte IGN, on ne trouve plus que le chemin de la Pale à proximité de La Boual et de La Ramaziès : 43° 54′ 33″ N, 2° 11′ 49″ E.
  3. 43° 54′ 27″ N, 2° 11′ 56″ E.

RéférencesModifier

  1. Bourg 1883, p. 562.
  2. a et b Bourg 1883, p. 559.
  3. d'après Antoine du Bourg, cette église se trouvait près de Lautrec entre Albi et Castres. La carte IGN n'indique plus cette ancienne paroisse mais on la trouve sur la carte de Cassini, à l'ouest du village et à proximité de l'actuelle déchèterie… 43° 41′ 51″ N, 2° 07′ 44″ E.
  4. a et b Bourg 1883, p. 560.
  5. Bourg 1883, p. 561-62.
  6. Antoine du Bourg, Ordre de Malte : Histoire du grand prieuré de Toulouse et des diverses possessions de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem dans le sud-ouest de la France..., Toulouse, L. Sistac et J. Boubée, , p. 559-562 lire en ligne sur Gallica
    Les archives de certaines commanderies du grand prieuré de Saint-Gilles se trouvaient à Toulouse, notamment celles de l'Albigeois (diocèse d'Albi) et du Quercy (diocèse de Cahors).
  7. « Templiers et hospitaliers à Lanel », sur cunac.fr
  8. a et b Notice no PA00095456, base Mérimée, ministère français de la Culture
  9. a et b Edmond Cabié, « Sur trois chartes albigeoises concernant les origines de l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem », Annales du Midi, t. 3, no 10,‎ , p. 145-158 (lire en ligne)
    La troisième donation n'a jamais fait partie des membres de Rayssac, il s'agit de Notre Dame de l'Assomption de Rouairoux, membre de la commanderie d'Homps.
  10. Non identifiée. Cette église ne semble pas figurer parmi les membres de Rayssac connus avant la révolution française. La charte indique l'église Saint-Michel située au dessus du château d'Ambialet (Cabié 1891, p. 147). Cette indication laisserait penser qu'il s'agit du prieuré Notre-Dame de l'Oder d'Ambialet mais rien ne l'atteste puisque ce prieuré bénédictin existait déjà en 1057. Une autre église disparue ou alors Saint-Michel-Labadié distant d'environ sept kilomètres au nord-est?
  11. « Fonds et collection Edmond Cabié, historien régional (36 J) », Archives départementales du Tarn
  12. Le Carla est le nom actuel. Auparavant paroisse et église Notre-Dame de Mazières données en 1169 puis ruinées par Simon de Montfort au début de la croisade des Albigeois. A. du Bourg mentionne le sanctuaire de Notre-Dame de Mazières (Bourg 1883, p. 561) qui n'est autre que le membre de Carlat cité dans la visite du 07 juillet 1762 (Nicolas 1906, p. 118-19).
  13. Depuis 1120.
  14. Bourg 1883, p. 559-60.
  15. Lieu-dit « La salvetat », commune de Puycelsi au sud-ouest du village: 43° 57′ 45″ N, 1° 40′ 12″ E. Attenant à la paroisse disparue et à la chapelle ruinée dites de Saint-Jean de Linas acquise par les Hospitaliers de Rayssac en 1309 (Rossignol 1865, p. 402).
  16. Elie-A Rossignol, Monographies communales du département du Tarn : arrondissement de Gaillac, (lire en ligne), p. 402
  17. Vidal 1913, p. 250 (n°1644).
  18. Vidal 1913, p. 252 (n°1654).
  19. Vidal 1913, p. 252 (n°1654)
    La commanderie de Vaour est une commanderie templière qui a eu le rang de commanderie chez les Hospitaliers sauf en 1560 où elle est citée comme membre de Rayssac. À moins que frère Aimery de la Pierre ait été commandeur de Rayssac et de Vaour? Il aurait alors succédé à frère Jean-Pierre de Baulac-Trébons (Pierre de Beaulac-Tres-bons), grand prieur de Toulouse et commandeur de Vaour entre 1552 et 1560 (.
  20. Vidal 1913, p. 257 (n°1689)
    Le Mas-Dieu sur l'ancienne commune de Marsal d'après l'auteur mais cela ne paraît pas cohérent d'un point de vue géographique. Il existe un Mas-dieu sur la commune de Montfranc qui se situe dans un espace géographique plus homogène avec les autres annexes de Saint-Pierre de Combejac.
  21. Vidal 1913, p. 258 (n°1691).
  22. Allaire 1927, p. 652
    A vérifier, il pourrait s'agir du membre de Guitalens (Guittalens) cité par du Bourg, p. 561 et de Grasset, p. 44.
  23. Bourg 1883, p. 561.
  24. Nicolas 1906, p. 119
    Ancienne maison de l'ordre du Temple dévolue aux Hospitaliers. On trouve un commandeur (frère sergent) de Lanel en 1373 (Coulet 1995, p. 110).