Labastide-de-Lévis

commune française du département du Tarn

Labastide-de-Lévis
Labastide-de-Lévis
Pigeonnier du Pradinas à Labastide-de-Lévis[1].
Blason de Labastide-de-Lévis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Tarn
Arrondissement Albi
Intercommunalité Gaillac Graulhet Agglomération
Maire
Mandat
François Vergnes
2020-2026
Code postal 81150
Code commune 81112
Démographie
Gentilé Bastidois
Population
municipale
909 hab. (2017 en diminution de 7,9 % par rapport à 2012)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 39″ nord, 2° 00′ 42″ est
Altitude 151 m
Min. 135 m
Max. 220 m
Superficie 14,29 km2
Élections
Départementales Canton des Deux Rives
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Labastide-de-Lévis
Liens
Site web Site officiel

Labastide-de-Lévis est une commune française située dans le département du Tarn en région Occitanie.

GéographieModifier

La commune de l'aire urbaine d'Albi est située dans la vallée du Tarn, entre Gaillac et Albi en Albigeois.

Communes limitrophesModifier

Labastide-de-Lévis est limitrophe de sept autres communes.

 
Carte de la commune de Labastide-de-Lévis et de ses proches communes.
Communes limitrophes de Labastide-de-Lévis[2]
Fayssac Bernac
Senouillac   Castelnau-de-Lévis
Rivières Lagrave Marssac-sur-Tarn

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 946 hectares ; son altitude varie de 135 à 220 mètres[3].

HydrographieModifier

La commune est longée par le Tarn dans sa partie sud en lui servant de frontière naturelle avec les communes de Lagrave et de Marssac-sur-Tarn. Elle est aussi arrosée par le ruisseau de Vieulac et le Luzert tous deux affluents du Tarn.

Voies de communication et transportsModifier

La desserte de la commune est assurée par deux lignes régulières du réseau régional liO : la ligne 702 la relie à Albi et à Saint-Sulpice-la-Pointe ; la ligne 721 la relie à Albi et à Montauban.

La gare de Labastide-de-Lévis, sur la ligne Tessonnières - Albi, est située sur la commune. Elle est fermée et non desservie.

ToponymieModifier

L'étymologie de « Labastide » est transparente : la ville est une bastide. Ce nom désigne trois à cinq cents villes neuves, fondées principalement dans le Sud-ouest de la France entre 1222 et 1373, dont un certain nombre portent le nom de Bastide ou Labastide : ainsi, le Tarn en compte cinq.

Pour distinguer ces villes entre elles, il fallait ajouter un qualificatif ou un second nom. La commune dont il est ici question sera longtemps appelée Labastide-de-Montfort, ou Labastide-Montfort. La Révolution la rebaptise « Labastide du Tarn » puis « Labastide-de-Lévis » en mémoire de la famille éponyme qui eut la ville sous sa juridiction[4].

HistoireModifier

Fondation de la bastideModifier

La bastide est construite par Doat Alaman. Cette fondation date de l'époque de la croisade des albigeois puisque Guillaume de Puylaurens, dans sa chronique[b 1], relate qu'en 1223, Amaury VI de Montfort détruit la bastide de Donat Alaman[a 1]. (« bastitam Deodati Alamanni »)

Sicard Alaman hérite de la bastide de son père et la cède à son dernier héritier, Sicard le jeune. Mort sans héritier, la bastide échoit à son oncle Bertrand, vicomte de Lautrec. La bastide finit par tomber dans l'escarcelle de la maison de Lévis.

HéraldiqueModifier

Son blasonnement est : Écartelé : au premier d'azur au demi-vol d'or, au deuxième de gueules au lion couronné d'or, au troisième de gueules au lion d'argent, au quatrième d'or aux trois chevrons de sable.

En haut à gauche se trouve le demi-vol de la maison Alaman. En haut à droite, le lion d'or est de la famille de Lautrec et celui d'en bas à gauche est celui de la maison de Montfort-l'Amaury. Le dernier quart est aux armes de la maison de Lévis.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

 
La Mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours François Vergnes[5]. DVD[6]. Professeur du secondaire
mars 1989 2001 Bernard Brune[7] sans étiquette Retraité de la marine
Les données manquantes sont à compléter.

IntercommunalitéModifier

La commune fait partie de la communauté de communes Tarn et Dadou.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[9]. En 2017, la commune comptait 909 habitants[Note 1], en diminution de 7,9 % par rapport à 2012 (Tarn : +2,36 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
9269341 0551 1361 2041 1841 0751 1021 052
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0051 005937900898849868886888
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
809817803658703702667631675
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
705758766763780861941983912
2017 - - - - - - - -
909--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[12] 1975[12] 1982[12] 1990[12] 1999[12] 2006[13] 2009[14] 2013[15]
Rang de la commune dans le département 72 75 77 75 71 70 71 76
Nombre de communes du département 326 324 324 324 324 323 323 323

ÉconomieModifier

Viticulture : Gaillac (AOC), Gaillac-premières-côtes.

EnseignementModifier

Labastide-de-Lévis fait partie de l'académie de Toulouse.

SantéModifier

SportsModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  • Le pigeonnier du Pradinas à Labastide-de-Lévis. Situé dans le village en contrebas de l'église Saint-Blaise, ce pigeonnier sur pilier est à toit à quatre pentes surmonté d'un lanternon. Il a été rénové en 2004[1].
    L'église Saint-Blaise

C'est un édifice gothique en pierre blanche et en moellon, bâti à la fin du XVe ou au début du XVIe siècle. Il se compose d'une nef à trois travées voûtées, avec autant de chapelles de chaque côté, et de deux chapelles latérales dans le sanctuaire. Les voûtes sont à arêtes ogivales. Le sanctuaire est à cinq pans et élevé de deux degrés au-dessus de la nef.

  • largeur totale : 26 mètres
  • nef : 8 mètres de large
  • chapelles : 2,25 mètres
  • grande voûte : 11 mètres de haut
  • voûtes des chapelles : 6 mètres de haut

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Charles Higounet, « Les Alaman seigneurs bastidors et péagers du XIIIe siècle », Annales du Midi : revue archéologique, historique et philologique de la France méridionale, vol. 68, no 34,‎ , p. 227-253 (lire en ligne)
  1. p. 232
  • (la) Guillaume de Puylaurens traduit en français par Charles Lagarde, Chronique de maître Guillaume de Puylaurens sur la guerre des Albigeois, Béziers, Imprimerie Delpech, 354 p. (lire en ligne)
  1. p. 175

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Site officiel

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. a et b Pigeonnier du Pradinas à Labastide-de-Lévis
  2. Carte IGN sous Géoportail
  3. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  4. « L'histoire de l'église St Blaise », sur http://www.labastide-de-levis.fr/ (consulté le 14 novembre 2019)
  5. « Maire de Labastide-de-Lévis (81150) - Nom, âge, date de naissance, profession du maire de Labastide-de-Lévis », sur Mon-maire (consulté le 1er juillet 2020).
  6. « Résultats des élections départementales 2015 », sur https://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Departementales/elecresult__departementales-2015 (consulté le 1er juillet 2020).
  7. La Dépêche du Midi, « Labastide-de-Lévis. L'ancien maire est décédé », La Dépêche,‎ (lire en ligne, consulté le 1er juillet 2020).
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  13. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  14. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  15. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).