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Caraman

commune française du département de la Haute-Garonne
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Caraman
Caraman
Vue du nord
Blason de Caraman
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Canton Revel
Intercommunalité Communauté de communes des Terres du Lauragais
Maire
Mandat
Jean Cassan
2014-2020
Code postal 31460
Code commune 31106
Démographie
Gentilé Caramanais, Caramanaises
Population
municipale
2 490 hab. (2016 en augmentation de 5,87 % par rapport à 2011)
Densité 82 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 31′ 52″ nord, 1° 45′ 30″ est
Altitude Min. 175 m
Max. 294 m
Superficie 30,19 km2
Localisation

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Caraman
Liens
Site web Site officiel

Caraman (occitan : Caramanh) est une commune française située dans le département de la Haute-Garonne, en région d'Occitanie, historiquement en Languedoc.

Ses habitants sont appelés les Caramanais.

ToponymieModifier

Cara signifie la face ou le visage tandis que man signifie main. Le visage et la main sont présents sur le blason de Caraman.

GéographieModifier

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située à 28 km au sud-est de Toulouse dans le Lauragais entre Atlantique et Méditerranée. Caraman est située entre Revel et Toulouse.

Communes limitrophesModifier

Caraman est limitrophe de douze autres communes.

 
Carte de la commune de Caraman et de ses proches communes.

HydrographieModifier

La commune est arrosée par la Saune dans sa partie sud et est traversée par le Dagour et la Seillonne tous deux au nord-ouest de Caraman et leurs affluents.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 3 019 hectares ; son altitude varie de 175 à 294 mètres[2].

Transports et accèsModifier

La commune est desservie par la ligne 56 du réseau Arc-en-Ciel en direction de l'agglomération toulousaine.

Caraman se trouve sur la route départementale 1 et est accessible par l'autoroute des Deux Mers (A61), sortie   20.

ClimatModifier

Pays de collines et de champs céréaliers, Caraman subit les influences atlantiques avec un printemps frais et humide, un été très chaud et sec, un automne doux et un hiver peu rigoureux. Balayée principalement par le vent d'autan (sud-est) ou le cers (nord-ouest), Caraman compte seulement 82 jours non ventés.

Tableau climatologique de Caraman (384 m) sur la période 1982-2012
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,8 1,2 4,1 6,1 9,4 12,8 14,8 14,8 12,9 8,5 4,6 2,1 7,6
Température moyenne (°C) 4,5 5,6 9,1 11,3 14,6 18,4 20,8 20,7 18,1 13,2 8,6 5,3 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,3 10 14,1 16,5 19,9 24,1 26,8 26,6 23,3 18 12,6 8,5 17,4
Précipitations (mm) 62 62 61 72 79 68 43 56 65 61 62 75 766
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
8,3
0,8
62
 
 
 
10
1,2
62
 
 
 
14,1
4,1
61
 
 
 
16,5
6,1
72
 
 
 
19,9
9,4
79
 
 
 
24,1
12,8
68
 
 
 
26,8
14,8
43
 
 
 
26,6
14,8
56
 
 
 
23,3
12,9
65
 
 
 
18
8,5
61
 
 
 
12,6
4,6
62
 
 
 
8,5
2,1
75
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

HistoireModifier

Article détaillé : Comté de Caraman.

Une dizaine de villas sont des traces de la présence des Romains sur le territoire au Ier siècle av. J.-C.

En 1005, les seigneurs Donat de Caraman contrôlent un territoire s'étendant jusqu'aux murs de Toulouse. Cette richesse est due aux péages exercés sur la route du sel reliant Béziers à Toulouse. Saint Bernard y prêcha en 1147, et saint Dominique vient prêcher à Caraman en 1206 où est installée l'hérésie cathare. Raymond VII de Toulouse achète en 1246 une moitié du château et soutient l'hérésie. Chef-lieu de bailli, partie du domaine royal depuis 1271.

Vicomté de la famille de Lautrec puis de la famille Duèze, Charles VIII l'érige en comté pour Jean de Foix-Carmaing (†1511), 1er comte de Carmaing, en 1483.

C'est de 1460 à 1562 que Caraman connaît l'âge d'or du pastel qui fait la fortune du Lauragais. La ville devient capitale du pays de cocagne (nom venant des boules de feuilles de pastel séchées pour le transport). En 1568, subissant les guerres de Religion, Caraman est incendiée par les Réformés qui prennent la ville en 1570, puis détruite par Henri de Navarre en 1579. Reprise par les troupes de Louis XIII en 1622, le comté est vendu en 1670 au créateur du canal du Midi, Pierre-Paul Riquet. Son temple fut détruit en 1682 sur ordre de Louis XIV.

En août 1799, les royalistes s’en emparent dans leur tentative de prendre Toulouse.

HéraldiqueModifier

  Blason Coupé: au 1er d'or au visage de carnation, au 2e d'azur à la main dextre appaumée d'argent posée en pal.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administrationModifier

Administration municipaleModifier

Le nombre d'habitants au recensement de 2011 étant compris entre 1 500 habitants et 2 499 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2014 est de dix neuf[3],[4].

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Commune faisait partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne jusqu'en 2012 puis de la dixième circonscription de la Haute-Garonne ainsi que de la communauté de communes des Terres du Lauragais et du canton de Revel (avant le redécoupage départemental de 2014, Caraman était le chef-lieu de l'ex-canton de Caraman) et avant le 1er janvier 2017 elle faisait partie de la communauté de communes Cœur Lauragais.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1911 1919 Antoine Escudier    
1919 1944 Jean Laville    
1944 1945 Xavier de Woillemont RGR colonel
1945 1947 Isidore Sirven    
1947 1967 Xavier de Woillemont RGR colonel
1967 1995 Eugène Boyer SFIO-PS Sénateur de 1988 à 1989
Conseiller général (1967-1994)
1995 2011
(décès)
Marie Denise Xerri UDF-FD  
novembre 2011 En cours Jean-Clément Cassan DVD Dentiste
Maire par intérim puis confirmé dans ses fonctions.

Tendances politiques et résultatsModifier

PrésidentielleModifier

En 1995, au premier tour Lionel Jospin arrive en tête avec 40,45 % des suffrages, arrive ensuite Jacques Chirac (16,22 %), Edouard Balladur (14,72 %), Jean-Marie Le Pen (10,88 %), Robert Hue (5,97 %) et Arlette Laguiller (4,95 %), aucun candidat ne dépasse ensuite les 4 %. Au second tour, contrairement au vote national, Lionel Jospin arrive en tête avec 61,16 % des suffrages contre 38,84 % pour Jacques Chirac.

En 2002, au premier tour Lionel Jospin arrive en première position avec 23,90 % des votes, en seconde position c'est Jean-Marie Le Pen avec 17,59 % puis Jacques Chirac 14,5% et Jean-Pierre Chevenement 16,18% en 3e position, Arlette Laguiller 7,30 % et Jean Saint-Josse 5,64 %. Au second tour, Jacques Chirac obtient 81,46 % et Jean-Marie le Pen 18,54 %

En 2007, au premier tour Ségolène Royal obtient 30,84 % des votes, Nicolas Sarkozy obtient lui 27,73 %, François Bayrou 17,87 % et Jean-Marie Le Pen 9,86 %. Au second tour, Ségolène Royal obtient 53,32 % des suffrages, Nicolas Sarkozy 46,68 % .

En 2012, au premier tour François Hollande obtient 34,44 %, Nicolas Sarkozy 23,12 %, Jean-Luc Mélenchon 15,91 %, Marine Le Pen 10,91 %. Au second tour, François Hollande obtient 62,54 % et Nicolas Sarkozy 37,46 %.

En 2017, au premier tour Marine Le Pen arrive en tête avec 23,79 %, Emmanuel Macron arrive deuxième avec 22,6 %, Jean-Luc Mélenchon arrive en 3e position avec 21,85 %, puis François Fillon avec 14,65 %, Benoît Hamon avec 6,57 % et Nicolas Dupont-Aignan avec 4,7 %. Au second tour, c'est Emmanuel Macron qui l'emporte avec 60,21 % des suffrages contre 39,79 % pour Marine Le Pen.

LégislativesModifier

En 2002, Patrick Lemasle (PS) obtient 35,43 % des votes, Jean-Pierre Bastiani (UMP) quant à lui en obtient 34,63 %, tandis que la candidate du FN Françoise Moreau obtient 11,34 %. Au second tour, Patrick Lemasle est vainqueur avec 53,32 %. contre 46,68 % pour Jean-Pierre Bastiani.

En 2007, Patrick Lemasle (PS) obtient 35,97 % des votes, Jean-Pierre Bastiani (UMP) quant à lui en obtient 34,61 %. Éric Gautier le candidat du MoDem 7,06 %, tandis que le candidat FN Armand Delamare obtient 4,59 %. Au second tour, Patrick Lemasle et Jean-Pierre Bastiani sont à égalité parfaite avec vainqueur 46,42 %.

En 2012, au premier tour Gilbert Hébrard (DVG) obtient 46,74 % des votes, en seconde position Dominique Faure (PR-UMP) 20,53 %, tandis que Kader Arif (PS) n'obtient que 11,02 %, Marie Lopau du Front National obtient 10,06 % des votes et Christian Picquet du Front de Gauche 4,1 %. Au second tour, Dominique Faure est vainqueur avec 51,33 % contre 48,67 % pour Kader Arif

En 2017, c'est Sébastien Nadot (MUP) qui arrive en tête avec 34,99 %, suivi de Matthieu Lachuries pour le FN avec 14,78 %, Monique Fabre pour la France Insoumise avec 10,92 %, et Dominique Faure (UDI) avec 10,96 %, Arnaud Lafon (LR) avec 8,74 %, vient ensuite le député sortant Kader Arif (PS) avec 5,34 %.

Au second tour, Sébastien Nadot est élu, il obtient 55,4 % contre 44,6 % pour Monique Fabre.

EuropéenneModifier

CantonalesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[6].

En 2016, la commune comptait 2 490 habitants[Note 1], en augmentation de 5,87 % par rapport à 2011 (Haute-Garonne : +6,98 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 2962 3692 2782 3892 2802 5322 5722 7082 645
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5502 5772 2772 3032 1831 9951 9601 9131 818
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7681 6971 7271 5081 5731 5391 5431 3951 426
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5281 7171 6211 6421 7651 9442 2302 3522 490
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[9] 1975[9] 1982[9] 1990[9] 1999[9] 2006[10] 2009[11] 2013[12]
Rang de la commune dans le département 43 57 70 80 80 86 87 90
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

ÉconomieModifier

L'agriculture basée sur la culture de céréales (tournesol, blé…) y tient une place importante.

Le commerces et artisans y sont bien représentés : garagistes, fleuriste, supermarchés, restaurants, etc., ainsi que de nombreux corps de métiers.

EnseignementModifier

Caraman est située dans l'académie de Toulouse.

Caraman possède : une crèche « Le jardin des malices », une école maternelle du Petit Bois, une école élémentaire Pierre-Paul-Riquet et un collège François-Mitterrand.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Marché du village tous les jeudis matins, et l'hiver un marché de Noël est ouvert. Un centre culturel accueille chaque mois des représentations théâtrale, comique, mais aussi des cabarets. Fête locale a lieu le week-end du 15 août. Activité musicale : école de musique (solfège inclus) et une chorale.

SantéModifier

Caraman possède plusieurs cabinets médicaux ainsi que plusieurs pharmacies[13].

SportsModifier

Écologie et recyclageModifier

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté de communes Cœur Lauragais[14].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Personnalités liées à la communeModifier

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  3. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  4. http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Municipales/elecresult__MN2014/(path)/MN2014/031/031517.html.
  5. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  10. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  11. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  12. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  13. http://www.mairie-caraman.fr/sante.asp
  14. http://www.coeur-lauragais.fr/Dechetterie.html
  15. Christian de Seauve, Caraman 1581-1858 : Chronique d’une maison l’hôtel de Malbos, son environnement catholique et protestant, Caraman, Les collectionneurs amateurs,
  16. Source : 2 familles du pays vaurais à l'âge d'or du pastel : les Trantoul et les Delmas par Jean-François Delmas publié dans la revue du Tarn N°210