Arles-sur-Tech

commune française du département des Pyrénées-Orientales

Arles-sur-Tech
Arles-sur-Tech
Vue aérienne d'Arles-sur-Tech.
Blason de Arles-sur-Tech
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Vallespir
(siège)
Maire
Mandat
David Planas
2020-2026
Code postal 66150
Code commune 66009
Démographie
Gentilé Arlésiens
Population
municipale
2 784 hab. (2020 en augmentation de 3,49 % par rapport à 2014)
Densité 97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 27′ 27″ nord, 2° 38′ 04″ est
Altitude Min. 226 m
Max. 1 302 m
Superficie 28,82 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Amélie-les-Bains-Palalda
(banlieue)
Aire d'attraction Amélie-les-Bains-Palalda
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton du Canigou
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Arles-sur-Tech
Liens
Site web {http://www.ville-arles-sur-tech.fr ville-arles-sur-tech.fr]

Arles-sur-Tech [aʁl syʁ tɛk] Écouter est une commune française située dans le sud du département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie. Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Vallespir, ancienne vicomté (englobée au Moyen Âge dans la vicomté de Castelnou), rattachée à la France par le traité des Pyrénées (1659) et correspondant approximativement à la vallée du Tech, de sa source jusqu'à Céret.

Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Tech, le Riuferrer, la rivière de Bonabosc, la rivière del Freixe et par deux autres cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable : un site Natura 2000 (« le Tech ») et une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Arles-sur-Tech est une commune urbaine qui compte 2 784 habitants en 2020. Elle est dans l'unité urbaine d'Amélie-les-Bains-Palalda et fait partie de l'aire d'attraction d'Amélie-les-Bains-Palalda. Ses habitants sont appelés les Arlésiens ou Arlésiennes.

Cette petite ville ancienne, bâtie autour d'une abbaye bénédictine fondée au VIIIe siècle, a connu une certaine activité industrielle (exploitation de mines de fer de Batère, usine de tissages catalans, scieries, biscuiteries).

GéographieModifier

LocalisationModifier

 
Carte de la commune avec localisation de la mairie.

La commune d'Arles-sur-Tech se trouve dans le département des Pyrénées-Orientales, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 34 km à vol d'oiseau de Perpignan[1], préfecture du département, à 10 km de Céret[2], sous-préfecture, et à 4 km d'Amélie-les-Bains-Palalda[3], bureau centralisateur du canton du Canigou dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie d'Amélie-les-Bains-Palalda[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Montbolo (3,6 km), Amélie-les-Bains-Palalda (3,7 km), Corsavy (4,6 km), Montferrer (5,9 km), Reynès (6,4 km), Taulis (7,4 km), Saint-Laurent-de-Cerdans (8,1 km), Taillet (8,4 km).

Sur le plan historique et culturel, Arles-sur-Tech fait partie du Vallespir, ancienne vicomté (englobée au Moyen Âge dans la vicomté de Castelnou), rattachée à la France par le traité des Pyrénées (1659) et correspondant approximativement à la vallée du Tech, de sa source jusqu'à Céret[5].

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
 
Situation de la commune (en vert) relativement au département.

Géologie et reliefModifier

La superficie de la commune est de 2 882 hectares. L'altitude d'Arles-sur-Tech varie entre 226 mètres au niveau du Tech et 1 302 mètres[7]. Le centre urbanisé est à une altitude de 290 m[8].

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[9].

HydrographieModifier

Arles se trouve sur une boucle du Tech et sur la confluence du Riuferrer.

ClimatModifier

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[10]. En 2020, la commune ressort du type « climat méditerranéen » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Pour ce type de climat, les hivers sont doux et les étés chauds, avec un ensoleillement important et des vents violents fréquents[11].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré suivant[10].

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000

  • Moyenne annuelle de température : 14,2 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 0 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 9,2 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 3] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation : 920 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 6,2 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 4,5 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[13] complétée par des études régionales[14] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Amelie-les-Bains », sur la commune d'Amélie-les-Bains-Palalda, mise en service en 1977[15] et qui se trouve à 4 km à vol d'oiseau[16],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 15,6 °C et la hauteur de précipitations de 889,6 mm pour la période 1981-2010[17]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Perpignan », sur la commune de Perpignan, mise en service en 1924 et à 34 km[18], la température moyenne annuelle évolue de 15,4 °C pour la période 1971-2000[19], à 15,7 °C pour 1981-2010[20], puis à 16,1 °C pour 1991-2020[21].

Milieux naturels et biodiversitéModifier

Réseau Natura 2000Modifier

 
Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 5]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « le Tech »[23], d'une superficie de 1 467 ha, héberge le Barbeau méridional qui présente une très grande variabilité génétique dans tout le bassin versant du Tech. Le haut du bassin est en outre colonisé par le Desman des Pyrénées[24].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristiqueModifier

 
Carte de la ZNIEFF de type 2 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Une ZNIEFF de type 2[Note 6] est recensée sur la commune[25] : « le Vallespir » (47 344 ha), couvrant 18 communes du département[26].

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Arles-sur-Tech est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 7],[27],[I 2],[28]. Elle appartient à l'unité urbaine d'Amélie-les-Bains-Palalda, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[I 3] et 6 165 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[I 4],[I 5].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amélie-les-Bains-Palalda, dont elle est une commune du pôle principal[Note 8]. Cette aire, qui regroupe 6 communes, est catégorisée dans les aires de moins de 50 000 habitants[I 6],[I 7].

Occupation des solsModifier

 
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (84,8 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (83,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (72,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (12,7 %), zones agricoles hétérogènes (7,9 %), zones urbanisées (6,5 %), prairies (0,9 %)[29].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Morphologie urbaineModifier

L'essentiel des zones urbanisées sont concentrées le long du Tech. On rencontre, de l'amont vers l'aval, le hameau de Can Partère, Arles-sur-Tech, El Calciner et enfin Alzine Rodone[6].

LogementModifier

Arles-sur-Tech comprend en 2009 1 642 logements, parmi lesquels 76,4 % sont des résidences principales, 11,6 % sont des résidences secondaires et 12 % sont vacants. 65,1 % des ménages sont propriétaires de leur logement[I 8].

Voies de communication et transportsModifier

Commune située sur la RD 115 en Vallespir sur le Tech à environ 10 km de Céret et 43 km de Perpignan. Arles sur Tech était en plus dotée d'un chemin de fer à vapeur reliant Elne à Arles et d'un petit train électrique appelé tramway du vallespir. Il reliait Arles à Prats-de-Mollo avec une bifurcation vers Saint-Laurent-de-Cerdans. La voie a été en partie détruite par l'Aiguat de 1940 mais il reste encore plusieurs vestiges (viaducs sur le Tech, gares et terminus).

Trois lignes du réseau régional liO desservent la commune en direction de la gare de Perpignan : la 530 (depuis la gare routière de la commune), la 531 (depuis Prats-de-Mollo-la Preste), et la 532 (depuis Coustouges).

Risques majeursModifier

Le territoire de la commune d'Arles-sur-Tech est vulnérable à différents aléas naturels : inondations, climatiques (grand froid ou canicule), feux de forêts, mouvements de terrains et séisme (sismicité moyenne). Il est également exposé à un risque particulier, le risque radon[30],[31].

Risques naturelsModifier

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par crue torrentielle de cours d'eau du bassin du Tech[32].

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit des mouvements liés au retrait-gonflement des argiles, soit des glissements de terrains, soit des chutes de blocs, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[33]. Une cartographie nationale de l'aléa retrait-gonflement des argiles permet de connaître les sols argileux ou marneux susceptibles vis-à-vis de ce phénomène[34]. L'inventaire national des cavités souterraines permet par ailleurs de localiser celles situées sur la commune[35].

Ces risques naturels sont pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais d'un plan de prévention des risques inondations et mouvements de terrains[36].

Risque particulierModifier

Dans plusieurs parties du territoire national, le radon, accumulé dans certains logements ou autres locaux, peut constituer une source significative d’exposition de la population aux rayonnements ionisants. Toutes les communes du département sont concernées par le risque radon à un niveau plus ou moins élevé. Selon la classification de 2018, la commune d'Arles-sur-Tech est classée en zone 3, à savoir zone à potentiel radon significatif[37].

ToponymieModifier

En catalan, le nom de la commune est Arles. Arles de Tec est parfois utilisé mais déconseillé, car de Tec est un gallicisme utilisé pour différencier cette commune d'Arles, en Provence[38].

Le nom d'Arles (Arulas en 934) viendrait peut-être des racines Ar et El, désignant une vallée se transformant en plaine et la présence d'une rivière dans cette même vallée[39].

Le vrai centre d'Arles se trouvait initialement aux Bains d'Arles (Amélie-les-Bains de nos jours). Arles-sur-Tech est alors citée en 934 après que les moines eurent déménagé pour y construire leur nouveau monastère (cenobium Sancte Marie Arulas, in Valle Asperi, super alveo Techo)[8].

HistoireModifier

 
Monument aux morts, sculpture de Manolo Hugué.

À la suite de la destruction de la première abbaye par les Normands (vers 858-868) et malgré plusieurs tentatives de reconstruction, les moines finissent par quitter le site des thermes romains (aujourd'hui Amélie-les-Bains) à l'initiative de Suniefred (abbé de 880 à 891) pour le site actuel d'Arles, sur les bords du Tech. On trouve mention du nouveau monastère dédié à Sainte Marie dès 934 (cenobium Sancte Marie Arulas, in Valle Asperi, super alveo Techo)[8].

La commune de Fontanils est rattachée à Arles-sur-Tech le [40].

Politique et administrationModifier

CantonModifier

Le canton d'Arles-sur-Tech est créé en 1790 avec Arles pour chef-lieu[40]. Depuis les élections ayant suivi la réforme de 2014, la commune fait partie du canton du Canigou, perdant de fait son statut de chef-lieu de canton, le bureau centralisateur de la nouvelle subdivision étant Amélie-les-Bains-Palalda.

Tendances politiques et résultatsModifier

Résultats pour la commune des scrutins français depuis 2000.
Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours.
Année Élu Battu Participation
2002 82,21 % Jacques Chirac RPR 17,79 % Jean-Marie Le Pen FN 79,71 % [41]
2007 45,08 % Nicolas Sarkozy UMP 54,92 % Ségolène Royal PS 82,88 % [42]
2012 65,35 % François Hollande PS 34,65 % Nicolas Sarkozy UMP 80,27 % [43]
2017 % Emmanuel Macron EM % Marine Le Pen FN % [44]
2022 % Emmanuel Macron LREM % Marine Le Pen RN % [45]
Élections législatives, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
Année Élu Battu Participation
Arles-sur-Tech est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats des .
Avant 2010, Arles-sur-Tech est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats des .
2002 61,95 % Henri Sicre PS 38,05 % Myriam Granat UMP 59,33 % [46]
2007 43,50 % Jacqueline Irles UMP 56,50 % Pierre Aylagas Divers gauche 65,32 % [47]
Après 2010, Arles-sur-Tech est répartie sur plusieurs circonscriptions, cf. les résultats de .
2012 68,59 % Pierre Aylagas PS 31,41 % Jacqueline Irles UMP 56,76 % [48]
2017 % % % [49]
2022 % % % [50]
Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores.
Année Liste 1re Liste 2e Participation
2004 35,37 % Kader Arif PS 11,83 % Alain Lamassoure UMP 40,53 % [51]
2009 20,83 % Dominique Baudis UMP 18,97 % Kader Arif PS 34,90 % [52]
2014 % % % [53]
2019 % % % [54]
Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores.
Année Liste 1re Liste 2e Participation
2004 63,17 % Georges Frêche Gauche 25,87 % Jacques Blanc Droite 65,11 % [55]
2010 67,64 % Georges Frêche Divers gauche 20,20 % Raymond Couderc UMP 49,31 % [56]
2015 % % % [57]
2021 % % % [58]
Élections cantonales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
Année Élu Battu Participation
Arles-sur-Tech est répartie sur plusieurs cantons, cf. les résultats de ceux de .
2001 % % indisponible %
2004 % % indisponible %
2008 62,04 % Alexandre Reynal
élu au premier tour
PS 27,02 % Michel Sitja UMP 75,44 % [59]
2011 % % indisponible %
Élections départementales, résultats des deux meilleurs scores du dernier tour de scrutin.
Année Élus Battus Participation
Arles-sur-Tech est répartie sur plusieurs cantons, cf. les résultats de ceux de .
2015 % % % [60]
2021 % % % [61]
Référendums.
Année Oui (national) Non (national) Participation
1992 47,71 % (51,04 %) 52,29 % (48,96 %) 68,89 % [62]
2000 74,00 % (73,21 %) 26,00 % (26,79 %) 31,95 % [63]
2005 32,92 % (45,33 %) 67,08 % (54,67 %) 68,70 % [64]


Administration municipaleModifier

Le conseil municipal comprend, en plus du maire[65], six adjoints[66] et quatorze conseillers municipaux[67] pour un total de vingt-et-un élus.

Liste des mairesModifier

 
Signature du maire Jean-Baptiste Serradell en 1815.
Liste des maires[68]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1807 1808 Jean-Baptiste Serradell    
1808 1813 Abdon Desclaus    
1813 1815 Jean-Baptiste Serradell[69]    
1815 1827 Jean Galangau    
1827 1830 Dominique Jofre    
1830 1832 Jean Pujade    
1832 1835 Etienne Grau    
1835 1837 Pierre Mouchart    
1837 1839 Jacques Dubois    
1839 1840 Jean Serreclare    
1840 1848 François Comaills    
1848 1849 Etienne Douffiagues    
1849 1850 Joseph Boix    
1850 1851 Bonaventure Desclaux    
1851 1853 Pierre Mouchart    
1853 1855 Antoine Dubois    
1855 1859 François Comaills    
1859 1865 Abdon Malé    
1865 1870 Joseph Julia    
1870 1871 Jean-Baptiste Barjau    
1871 1874 François Moreau    
1874 1874 Jérôme Moreau    
1874 1876 Joseph Julia    
1876 1878 Jean Arago    
1878 1878 Jules Boix    
1878 1881 Joseph Galangau    
1881 1888 Jean-Baptiste Barjau    
1888 1892 Venance Paraire    
1892 1908 Joseph Pallarès    

(décès)
Jean Vilar Rad. Conseiller général du canton d'Arles-sur-Tech (1910 → 1914)
Baptiste Pams Soc.ind.
puis SFIO
Propriétaire agriculteur
Conseiller général du canton d'Arles-sur-Tech (1914 → 1940)
Lucien Trenet   Père de Charles Trenet
Pierre Sola    

(décès)
Baptiste Pams SFIO Propriétaire agriculteur
Conseiller général du canton d'Arles-sur-Tech (1945 → 1967)
Paul Lavanga    
Marcel Charlet    
Albert Costa    
René Ala PS Ambassadeur de France
2020 René Bantoure[70],[71] PS Cadre du secteur public retraité
Président de la CC du Haut Vallespir
2020 En cours David Planas SE  

JumelagesModifier

Arles-sur-Tech est jumelée avec trois communes de Catalogne[72] :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Démographie ancienneModifier

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1358 1365 1378 1424 1470 1515 1553 1709 1720
191 f272 f191 f186 f94 f79 f97 f176 f130 f
1730 1765 1767 1774 1789 - - - -
280 f600 H1 525 H1 446 H300 f----
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaineModifier

Ses habitants sont appelés les Arlésiens[73].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[74]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[75].

En 2020, la commune comptait 2 784 habitants[Note 9], en augmentation de 3,49 % par rapport à 2014 (Pyrénées-Orientales : +3,52 %, France hors Mayotte : +1,9 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 1071 1261 9001 6972 1662 2252 3752 4212 346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 2672 4972 5232 5422 4622 2022 1322 2702 275
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3862 3512 4032 2042 5262 6062 6662 2042 192
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
2 6042 7602 9452 8892 8372 7002 7182 7192 671
2017 2020 - - - - - - -
2 7052 784-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[76].)
Histogramme de l'évolution démographique

À partir de 1826, la population recensée inclut les habitants de Fontanils.

Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[77] 1975[77] 1982[77] 1990[77] 1999[77] 2006[78] 2009[79] 2013[80]
Rang de la commune dans le département 14 20 23 28 32 41 43 45
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

EnseignementModifier

Arles-sur-Tech dispose sur son territoire d'une école maternelle (68 élèves en 2013)[81], d'une école primaire (135 élèves en 2013)[82] et d'un collège[83]. Tous ces établissements sont publics et portent le nom de Jean Moulin.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

 
Fête de l'ours à Arles-sur-Tech.

Les différentes fêtes traditionnelles ayant lieu au cours de l'année à Arles-sur-Tech sont les suivantes[84] :

  • Fête patronale (Festa major) : le 30 juillet, procession à travers la montagne depuis Montbolo, avec l'offrande de cire en forme de roue appelée la rodella[85] (le mot rodella se prononce « roudeille »).
  • Fête communale (Petite fête d'Arles) : dimanche le plus près du 24 octobre ;
  • Procession des pénitents noirs : vendredi saint ;
  • Bénédiction des mulets : à la Saint-Éloi ;
  • Fête de l'ours : 1er week-end de février[réf. nécessaire].
  • Rencontres Européennes de Ferronnerie d'Art : 3e week-end d'octobre (tous les 2 ans)[réf. nécessaire]

SantéModifier

Arles-sur-Tech possède un centre médical, un cabinet d'infirmiers, un kinésithérapeute, une maison de retraite et une maison de convalescence[86]. La clinique généraliste la plus proche est celle de Céret.

SocialModifier

 
La Maison de l'action sociale et des associations.
  • Maison de l'action sociale et des associations.

SportsModifier

Arles-sur-Tech possède plusieurs clubs sportifs : bouliste, tennis, volley-ball, judo, randonnée, basket-ball, gymnastique volontaire, football, handball, rugby, danse et courses de voitures[87].

Rugby

Lors de la saison 2013-2014, l'Entente Vallespir Arles-sur-Tech-Amélie-les-Bains-Palalda (EVAAP) a été champion de France de 3e série en battant l'US Quint-Fonsegrives 19 à 3[88],[89],[90].

ÉconomieModifier

RevenusModifier

En 2018, la commune compte 1 224 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 2 482 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 18 520 [I 9] (19 350  dans le département[I 10]). 38 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 11] (42,1 % dans le département).

EmploiModifier

Taux de chômage
2008 2013 2018
Commune[I 11] 9,1 % 11 % 15,5 %
Département[I 12] 10,3 % 12,9 % 13,3 %
France entière[I 13] 8,3 % 10 % 10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 1 514 personnes, parmi lesquelles on compte 70,7 % d'actifs (55,2 % ayant un emploi et 15,5 % de chômeurs) et 29,3 % d'inactifs[Note 12],[I 11]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est supérieur à celui de la France et du département, alors qu'il était inférieur à celui du département en 2008.

La commune fait partie du pôle principal de l'aire d'attraction d'Amélie-les-Bains-Palalda[Carte 2],[I 14]. Elle compte 701 emplois en 2018, contre 706 en 2013 et 713 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 851, soit un indicateur de concentration d'emploi de 82,4 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 46,5 %[I 15].

Sur ces 851 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 385 travaillent dans la commune, soit 45 % des habitants[I 16]. Pour se rendre au travail, 77,1 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3 % les transports en commun, 14,6 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 5,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 17].

ActivitésModifier

Les petites industries traditionnelles comprenaient des usines de tissage de tissus et la fabrique de confiseries (notamment de rousquilles). Une part importante de l'économie était consacrée au traitement du minerai de fer extrait des mines de Batère et de La Pinouse, jadis transporté jusqu'à Arles par des câbles aériens depuis les montagnes environnantes[8].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Patrimoine environnementalModifier

  • Les gorges de la Fou, à proximité, passent pour être les plus étroites du monde : parois de 150 mètres de haut, proches de moins d'un mètre.

Personnalités liées à la communeModifier

Culture populaireModifier

CinémaModifier

Film tourné en partie à Arles-sur-Tech :

HéraldiqueModifier

  Blasonnement :
D'azur au monogramme d'Arles d'argent (lettres A.R.L.S. capitales enchevêtrées, sommées d'une croisette), au chef d'argent chargé de deux ours affrontés de sable.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Catherine Verna, L'industrie au village. Essai de micro-histoire. Arles-sur-Tech, XIVe-XVe siècles, Les Belles lettres, 2017, 560 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

Notes et cartesModifier

  • Notes
  1. Les distances sont mesurées entre chefs-lieux de communes à vol d'oiseau.
  2. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[12].
  3. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Dans les sites Natura 2000, les États membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[22].
  6. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  7. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  8. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2023, millésimée 2020, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2022, date de référence statistique : 1er janvier 2020.
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  11. La part des ménages fiscaux imposés est le pourcentage des ménages fiscaux qui ont un impôt à acquitter au titre de l'impôt sur le revenu des personnes physiques. L'impôt à acquitter pour un ménage fiscal correspond à la somme des impôts à acquitter par les foyers fiscaux qui le composent.
  12. Les inactifs regroupent, au sens de l'Insee, les élèves, les étudiants, les stagiaires non rémunérés, les pré-retraités, les retraités et les autres inactifs.
  • Cartes
  1. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  2. Agence nationale de la cohésion des territoires, « Carte de la commune dans le zonage des aires d'attraction de villes. », sur l'observatoire des territoires (consulté le ).

RéférencesModifier

Site de l'InseeModifier

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  3. « Unité urbaine 2020 d'Amélie-les-Bains-Palalda » (consulté le ).
  4. « Base des unités urbaines 2020 », (consulté le ).
  5. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », (consulté le ).
  6. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Amélie-les-Bains-Palalda » (consulté le ).
  7. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », (consulté le ).
  8. Fiche Insee 2009
  9. « REV T1 - Ménages fiscaux de l'année 2018 à Arles-sur-Tech » (consulté le ).
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  12. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans les Pyrénées-Orientales » (consulté le ).
  13. « Emp T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité en 2018 dans la France entière » (consulté le ).
  14. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur site de l'Insee (consulté le ).
  15. « Emp T5 - Emploi et activité en 2018 à Arles-sur-Tech » (consulté le ).
  16. « ACT T4 - Lieu de travail des actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi qui résident dans la commune en 2018 » (consulté le ).
  17. « ACT G2 - Part des moyens de transport utilisés pour se rendre au travail en 2018 » (consulté le ).

Autres sourcesModifier

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  2. Stephan Georg, « Distance entre Arles-sur-Tech et Céret », sur https://fr.distance.to (consulté le ).
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  4. « Communes les plus proches d'Arles-sur-Tech », sur www.villorama.com (consulté le ).
  5. Frédéric Zégierman, Le guide des pays de France - Sud, Paris, Fayard, (ISBN 2-213-59961-0), p. 227-228.
  6. a et b Carte IGN sous Geoportail
  7. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. a b c et d Jean Sagnes (dir.), Le pays catalan, t. 2, Pau, Société nouvelle d'éditions régionales, , 579-1133 p. (ISBN 2904610014).
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  11. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  12. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  13. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  14. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Occitanie », sur occitanie.chambre-agriculture.fr, (consulté le )
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  86. Site de la mairie, section Commerces et services
  87. Site de la mairie, section Associations & clubs
  88. les résultats de l'EVAAP 2013-2014
  89. L'Entente Vallespir en finale
  90. Entente Vallespir championne de France : des hommes d'honneur (diaporama + vidéo)
  91. Devenez sorciers, devenez savants
  92. http://sites.unice.fr/site/broch/articles/sarcophage.html