Montbolo

commune française du département des Pyrénées-Orientales

Montbolo
Montboló
Montbolo
Entrée du village
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Pyrénées-Orientales
Arrondissement Céret
Canton Le Canigou
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Vallespir
Maire
Mandat
Christine Naveau
2018-2019
Code postal 66110
Code commune 66113
Démographie
Gentilé Bolomontains, Bolomontaines
Population
municipale
180 hab. (2017 en diminution de 3,23 % par rapport à 2012)
Densité 8,2 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 29′ 09″ nord, 2° 39′ 21″ est
Altitude Min. 240 m
Max. 1 323 m
Superficie 21,98 km2
Localisation
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Montbolo
Montboló

Montbolo Écouter est une commune française, située dans le département des Pyrénées-Orientales en région Occitanie. Ses habitants sont appelés les Bolomontains.

GéographieModifier

LocalisationModifier

Montbolo est situé sur le versant sud du massif des Aspres en Vallespir, à environ trois kilomètres au nord d'Amélie-les-Bains et dix kilomètres au sud de Taulis par la route.

Communes limitrophesModifier

Géologie et reliefModifier

Il y a à Montbolo des carrières de gypse. Celles-ci étaient exploitées pour faire du plâtre[2]. Il y avait également des gisements de lutite et de dolomie. Un éboulement dans une carrière de gypse de Montbolo a lieu le et provoque la mort de trois ouvriers[3].

La commune est classée en zone de sismicité 4, correspondant à une sismicité moyenne[4].

HydrographieModifier

Voies de communication et transportsModifier

Le village n'est pas desservi par le réseau de bus du conseil général.

ToponymieModifier

En catalan, le nom de la commune est Montboló[5]. Il a des origines à la fois latines et germaniques. La première partie provient du latin Mons (génitif : Montis) qui signifie « Mont ». La deuxième est une déformation du patronyme germanique Baldone, qui est issu de l'adjectif Bald (« audacieux ») au régime. Ce nom apparaît pour la première fois au IXe siècle sous les formes Monte Baudone ou Monte Bodone [6].

HistoireModifier

Le site de Montbolo est occupé depuis la Préhistoire, comme l'attestent entre autres la grotte de la Balma (mot catalan désignant une caverne) qui conserve des vestiges remontant au Néolithique, fortuitement découverts en 1969. Ils comprennent notamment un nombre important de fragments de céramique, des fragments osseux et des restes de peintures rupestres[7].

Le village lui-même est mentionné pour la première fois en 941 dans un document émanent du seigneur de Camélas[8] (ou 967 selon l'Abbé Cazes), et l'église est fondée quelques années après. Elle est mentionnée pour la première fois en 993[9]. Jusqu'en 1321, la seigneurie appartient aux vicomtes de Castelnou.[réf. nécessaire]

Montbolo prospère du XVIIe siècle au XIXe siècle, comme l'atteste la forte augmentation de la population pendant ces années. La commune est ensuite touchée par l’exode rural. En effet, en raison du relief accidenté, le village ne possède aucune terre cultivable et exploitait donc les forêts du massif[8].

Politique et administrationModifier

CantonModifier

En 1790, la commune de Montbolo est incluse dans le nouveau Canton d'Arles-sur-Tech[10]. Depuis les élections ayant suivi la réforme de 2014, elle fait partie du canton du Canigou.

Administration municipaleModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
         
mars 2001 16 août 2018 (décès) Lucien Julia[11],[12] DVG  
novembre 2018 31 juillet 2019 (décès)[13] Christine Naveau[14]    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et sociétéModifier

Démographie ancienneModifier

La population est exprimée en nombre de feux (f) ou d'habitants (H).

Évolution de la population
1359 1365 1378 1470 1515 1553 1643 1709 1720
28 f25 f26 f10 f9 f16 f41 f39 f39 f
1730 1767 1774 1789 1790 - - - -
49 f265 H40 f30 f500 H----
(Sources : Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9))

Démographie contemporaineModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16].

En 2017, la commune comptait 180 habitants[Note 1], en diminution de 3,23 % par rapport à 2012 (Pyrénées-Orientales : +3,64 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
297263389283380408435443410
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
370322330305267240256235232
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
234244250174140186187215198
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
13912492105133145195187184
2017 - - - - - - - -
180--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2006[18].)
Histogramme de l'évolution démographique
 
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[19] 1975[19] 1982[19] 1990[19] 1999[19] 2006[20] 2009[21] 2013[22]
Rang de la commune dans le département 160 163 153 156 156 148 149 149
Nombre de communes du département 232 217 220 225 226 226 226 226

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

  • Fête patronale : 30 novembre[23] ;
  • Fête de la Rodella : 30 juillet[23].

SantéModifier

SportsModifier

ÉconomieModifier

Revenus de la population et fiscalitéModifier

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 095 €[24].

EmploiModifier

Entreprises et commercesModifier

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Église Saint-AndréModifier

L'église Saint-André a été élevée au XIIe siècle, puis fortifiée quelques années après. Ses murs gouttereaux ont alors été surélevés afin d'y construire un chemin de ronde, et deux tours barlongues ont été construites sur les murs est et ouest. Par son plan et son architecture, l'édifice se rapproche de l'église d'Espira-de-l'Agly.

L'église conserve un mobilier digne d'intérêt, classé Monument Historique.

DolmensModifier

 
Vue de la Caixa de Rotllan.

Le dolmen Caixa de Rotllan, classé monument historique, se trouve aux confins des communes de Montbolo et d'Arles-sur-Tech. Son nom signifie « tombeau de Roland » en catalan. En effet, une légende affirme que le chevalier Roland a vécu dans la région du Vallespir et que son corps, après sa mort à la bataille de Roncevaux, y a été ramené par son cheval et inhumé à cet endroit. Si les dolmens sont bien d’anciennes sépultures, ils ont cependant été érigés bien avant les aventures réelles ou supposées du chevalier légendaire.

Le dolmen est constitué de trois pierres verticales formant un H surmontées d’une dalle, l’ensemble délimitant une chambre de forme rectangulaire. De dimensions moyennes, en plan simple (c’est-à-dire sans couloir), orienté vers le sud-est, il possède des caractéristiques fréquentes dans les dolmens de ce département.

La commune abrite aussi le dolmen de Formentera.

Personnalités liées à la communeModifier

HéraldiqueModifier

  Blason Écu carré en pointe : d'azur à un sautoir alésé d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Culture populaireModifier

Poésie

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

  • Lluís Basseda, Toponymie historique de Catalunya Nord, t. 1, Prades, Revista Terra Nostra, , 796 p.
  • Abbé Albert Cazes, Amélie-les-Bains-Palaldà, Guide Touristique Conflent,
  • Marcel Durliat, Roussillon Roman, Zodiaque, coll. « La Nuit des Temps » (no 7), , p. 32.
  • Géraldine Mallet, Églises romanes oubliées du Roussillon, Les Presses du Languedoc, , p. 286-287

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

RéférencesModifier

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. « Platre.com, Les carrières de plâtre en France »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. Fabricio Cardenas, Accident à Montbolo en 1886, 4 février 2014
  4. « Plan séisme » (consulté le 29 mars 2017)
  5. (ca)(fr)Institut d’Estudis Catalans, Université de Perpignan, Nomenclàtor toponímic de la Catalunya del Nord, Barcelone, (lire en ligne)
  6. Basseda 1990, p. 527
  7. Abbé Albert Cazes, Amélie-les-Bains-Palaldà, p. 33
  8. a et b Jean Tosti, « Montbolo », sur http://jeantosti.com (consulté le 31 octobre 2007)
  9. Abbé Albert Cazes, Amélie-les-Bains-Palaldà, p. 23
  10. Jean-Pierre Pélissier, Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique, vol. 66 : Pyrénées-Orientales, Paris, CNRS, , 378 p. (ISBN 2-222-03821-9)
  11. Préfecture des Pyrénées-Orientales, Liste des maires élus en 2008, consultée le 22 juillet 2010
  12. [PDF] « Liste des maires du département des Pyrénées-Orientales à la suite des élections municipales et communautaires des 23 et 30 mars 2014 », sur http://la-clau.net.
  13. M. C.W., « Décès de la maire de Montbolo, Christine Naveau », L'Indépendant,‎ , p. 16.
  14. Mathilde Contie, « Christine Naveau à la tête de la mairie de Montbolo », L'Indépendant,‎ (lire en ligne, consulté le 30 mai 2019).
  15. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  19. a b c d et e INSEE, « Population selon le sexe et l'âge quinquennal de 1968 à 2012 (1990 à 2012 pour les DOM) », sur insee.fr, (consulté le 10 janvier 2016).
  20. INSEE, « Populations légales 2006 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  21. INSEE, « Populations légales 2009 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  22. INSEE, « Populations légales 2013 des départements et des collectivités d'outre-mer », sur insee.fr, (consulté le 8 janvier 2016).
  23. a et b Michel de La Torre, Pyrénées-Orientales : Le guide complet de ses 224 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », (ISBN 2-7399-5066-7)
  24. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er février 2013).
  25. Fabricio Cardenas, Vieux papiers des Pyrénées-Orientales, Ode aux environs d'Amélie-les-Bains en 1912 , 24 juin 2015