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Archidiocèse de Besançon
(la) Archidioecesis Bisuntina
La cathédrale Saint-Jean de Besançon
La cathédrale Saint-Jean de Besançon
Informations générales
Pays Drapeau de la France France
Archevêque Mgr Jean-Luc Bouilleret
Langue(s) liturgique(s) Français
Superficie 9 732 km2
Création du diocèse IIIe siècle
Élévation au rang d'archidiocèse IVe siècle
Patron la Vierge Marie en son Immaculée Conception

saint Ferréol et saint Ferjeux (patrons secondaires)

Province ecclésiastique Besançon
Diocèses suffragants Belfort-Montbéliard
Nancy
Saint-Claude
Saint-Dié
Verdun
Adresse 3, rue Convention
25000 Besançon
Site web https://www.diocese-besancon.fr/
Statistiques
Population 604 000 hab.(2012)
Population catholique ~ 579 000 fidèles
Pourcentage de catholiques 96 % %
Nombre de paroisses 67
Nombre de prêtres 228
Nombre de diacres 30
Nombre de religieux 50
Nombre de religieuses 565
Image illustrative de l’article Archidiocèse de Besançon
Localisation du diocèse
Image illustrative de l’article Archidiocèse de Besançon
Diocèses suffragants
(en) Notice sur www.catholic-hierarchy.org

L'archidiocèse de Besançon (en latin : archidioecesis Bisuntina) est une église particulière de l'Église catholique en France. Son siège est la cathédrale Saint-Jean de Besançon. Érigé au IIIe siècle, le diocèse de Besançon est élevé au rang d'archidiocèse métropolitain au IVe siècle. Depuis le , Jean-Luc Bouilleret est l'archevêque métropolitain de Besançon.

Le diocèse aujourd'huiModifier

Quelques chiffres du diocèse de l'archevêché de Besançon aujourd'hui (chiffres 2014) :

  • Le diocèse de Besançon comporte 67 paroisses, 13 doyennés (regroupement de plusieurs paroisses) et 1 010 communes :
  • 67 paroisses :
    • 39 dans le Doubs ;
    • 28 en Haute-Saône ;
  • 13 doyennés :
    • 7 dans le Doubs ;
    • 6 en Haute-Saône ;
  • 193 prêtres incardinés dont :
    • 113 en activité ;
    • 80 à la retraite.
  • En 2015[1], le diocèse comptait 578.400 baptisés pour une population de 608 500 habitants (95,1%), servis par 190 prêtres (177 diocésains et 13 réguliers), 31 diacres permanents, 41 religieux et 399 religieuses dans 67 paroisses.
  • En 2019, il y a eu 3 ordinations sacerdotales dans le diocèse[2], ce qui est au-dessus de la moyenne et important par rapport à d'autres diocèses de France qui n'en connaissent pas.

HistoriqueModifier

AntiquitéModifier

Vers la fin du IIe siècle, l'évêque Saint Irénée de Lyon envoie deux évangélisateurs, le prêtre Saint Ferréol et son frère diacre Saint Ferjeux (originaires d'Athènes en Grèce) fonder l'église de Besançon (Besuntius) et évangéliser la Séquanie gallo-romaine (ils sont tous les deux martyrisés vers 212 et deviennent les Saints patrons de Besançon).

Le diocèse est anéanti pendant la période des grandes invasions barbares (les Burgondes et les Alamans envahissent la Séquanie) à partir du IVe siècle après la chute de l'empire romain puis se réorganise au début du VIIe siècle avec les rois catholiques Francs mérovingiens qui chassent ou intègrent en plusieurs siècles les barbares de France sous la directive des papes catholiques d'occident

Durant la période carolingienne féodale, les comtes de Bourgogne disposent pratiquement du pouvoir et du siège des archevêques bien que les archevêques soient alors des personnes importantes (Liste des comtes palatins de Bourgogne). Besançon devient un évêché de la grande province gallo romaine de Séquanie vers la fin du IIIe siècle.

Moyen ÂgeModifier

Après le décès du roi Rodolphe III de Bourgogne le , la ville de Besançon est comme tout son royaume d'Arles rattachée au Saint-Empire romain en liaison avec la succession de Bourgogne jusqu'en 1034.

L'archevêque de Besançon Hugues de Salins, grâce à l'appui de l'empereur Conrad II le Salique, devient le seigneur de la ville qui prospère sous son impulsion. De cette époque date la cathédrale gothique. Après la mort de celui-ci en 1066, une lutte pour sa succession plonge Besançon dans une longue période de crise. Aussi, en 1307, Besançon a obtenu le statut de « ville libre » directement soumise à l'autorité impériale et indépendante du comté de Bourgogne (Franche Comté), dont Dole est la capitale. Les différends entre les archevêques et les citoyens se prolongèrent jusqu'au XVe siècle

En 1119, l'archidiocèse donne à l'Église un grand pape : Calixte II, originaire de Quingey (20 km au sud de Besançon), élu à l'abbaye de Cluny en Bourgogne, instigateur du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle.

Les abbayes nouvelles, surtout cisterciennes, se multiplient : elles sont les principaux foyers de résistance au schisme épiscopal de l'empereur catholique Frédéric Barberousse, suzerain de la Franche-Comté et de l'archevêché de Besançon.

Époque moderneModifier

Pendant la réforme protestante, les institutions catholiques se dégradent. La politique des souverains et du Parlement aide au maintien de la foi traditionnelle.

Besançon rejoint la France par les traités de Nimègue en 1678/1679; toutefois, les archevêques ont gardé le statut de princes du Saint-Empire ayant droit de siéger et de voter à la diète d'Empire comme États impériaux jusqu'au recès de 1803. Le diocèse coïncide pratiquement durant tout l'Ancien Régime avec le comté de Bourgogne (ou Franche-Comté y compris le comté de Montbéliard).

Par la constitution civile du clergé, décrétée par l'Assemblée nationale constituante le , Besançon devient le siège du diocèse du département du Doubs et de la métropole de l'arrondissement métropolitain de l'Est comprenant les diocèses départementaux du Haut-Rhin, du Bas-Rhin, des Vosges, de la Haute-Saône, de la Haute-Marne, de la Côte-d'Or et du Jura. Bien que sanctionnée par Louis XVI le suivant, la constitution civile du clergé n'est pas reconnue par le Saint-Siège.

Époque contemporaineModifier

À la suite du concordat de 1801, par la bulle Qui Christi Domini du , le pape Pie VII maintient l'archidiocèse de Besançon pour les trois départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Jura.

Par la bulle Paternae caritatis du , Pie VII rétablit le diocèse de Saint-Claude pour le département du Jura.

L'archidiocèse de Besançon a alors pour suffragants Dijon et Autun (précédemment dépendant de Lyon, auquel ils retournèrent sous la Restauration), Metz, Nancy, et Strasbourg, ces trois derniers précédemment suffragants des archidiocèses de Trèves ou de celui de Mayence.

À la suite de la Guerre franco-prussienne de 1870-1871, le Territoire de Belfort, resté français et détaché de l'évêché de Strasbourg, fut intégré à l'archidiocèse de Besançon. Celui-ci comprit alors les trois départements du Doubs, de la Haute-Saône et du Territoire de Belfort.

Par la bulle pontificale du pape Jean-Paul II du , le Territoire de Belfort, le Pays de Montbéliard et le canton d'Héricourt en Haute-Saône furent détachés du diocèse de Besançon et constituèrent un nouveau diocèse autonome, le diocèse de Belfort-Montbéliard.

Liste des évêques et archevêques de BesançonModifier

Blason de l'archidiocèseModifier

Dans l'armorial du Saint-Empire de Johann Siebmacher édité en 1606, les armes du diocèse de Besançon sont "de gueules à l'aigle éployée d'or". Cette aigle figure sur la monnaie estévenante que battait l'archevêque de Besançon. Sur le revers des pièces figuraient les symboles des deux chapitres de Besançon : le bras de Saint Étienne et l'aigle de Saint Jean. Ce blason des deux chapitres de Besançon va peu à peu s'imposer comme le blason du diocèse de Besançon.

Évêques originaires de l'archidiocèse de BesançonModifier

Notes et référencesModifier

Voir aussiModifier

Liens externesModifier