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Ne doit pas être confondu avec le Concile d'Anse (1025), dit paix en Viennois.

Le concile d'Anse s'est tenu dans la ville d'Anse près de Lyon en France vers 994. Ce concile nous est notamment connu par un texte du XIIe siècle dont l'authenticité n'a jamais été remise en question[1], mais qui a pu être interpolé[2].

Sommaire

ContexteModifier

Ce concile s'inscrit dans la série plus large des assemblées ecclésiastiques visant à mettre en place la paix de Dieu. Entre autres, on y mentionna les canons qui exigent « le repos dominical, les abstinences des mercredi et vendredi, la chasteté des clercs, la conservation convenable des hosties consacrées » [3].

Plus particulièrement, ce concile fut important pour les moines clunisiens. L'abbé clunisien Maïeul de Cluny (910-994) venait de mourir et son jeune successeur, Odilon de Cluny, devait se protéger des ambitions des seigneurs voisins de l'abbaye. Le concile accédera à la demande de protection d'Odilon en réitérant les privilèges pontificaux qui garantissaient l'inviolabilité de toutes les possessions temporelles des clunisiens[note 1]. Au contraire, on demanda même aux seigneurs de protéger les moines plutôt que de chercher à les dépouiller. On reconnut également la potestas, le pouvoir ou possession, dont jouissaient les Clunisiens sur leurs terres et les hommes qui l'habitaient.

ProtagonistesModifier

Le concile a réuni les archevêques de Lyon et de Vienne et les évêques d'Aoste, Autun, Chalon, Grenoble, Mâcon, Moutier-en-Tarentaise, Saint-Jean-de-Maurienne, Uzès et Valence[5].

Les canons adoptésModifier

Neuf canons de discipline ecclésiastique sont adoptés, concernant entre autres la conservation des espèces eucharistiques, le repos dominical, l’abstinence du mercredi, le jeûne du vendredi, l’institution de la fête des Trépassés[5].

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Quibus sanctissimis patribus adquiescentibus postulantibus, et tam pro reverentia sancti Petri, cujus fungebatur officio et aliorum sanctorum quorum ibi memoria habetur, quamque et domini ac sanctissimi Maioli abbatis, in omnibus Dei magnifico cultore, de cujus transitu tristati, sed olim clarescentibus gratulati, vel etiam pro persecutoribus, jam sacratissimi loci infestationibus, quicquid in illorum sonat privilegiis, cartis vel adquisitionum, sine alicujus inquietudine, sua pontificali auctoritate inviolabile privilegium concesserunt[4]

RéférencesModifier

  1. BNF, ms. n.a., lat. 2262, p. 119-120, no  135
  2. Didier Méhu 2001, p. 76.
  3. Didier Méhu 2001, p. 78.
  4. Didier Méhu 2001, p. 77.
  5. a et b « conciles d’Anse » (consulté le 13 avril 2019).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • [Didier Méhu 2001] Didier Méhu, Paix et communauté autour de l'abbaye de Cluny, Xe – XVe siècles, Lyon, Presses universitaires de Lyon, coll. « Collection d'histoire et d'archéologie médiévales » (no 9), , p. 76-79.
  • [Frédéric de Gingins 1852] Frédéric Jean Charles de Gingins-La-Sarrade, Les trois Burchard archevêques de Lyon au Modèle:Sp2-, Lyon, Imprimerie d'Aimé Vingtrinier, (lire en ligne), p. 16-17

Articles connexesModifier