Vincent Ledoux

député français

Vincent Ledoux
Illustration.
Vincent Ledoux en 2016.
Fonctions
Député français
En fonction depuis le
(4 ans, 11 mois et 14 jours)
Élection 20 mars 2016
Réélection 18 juin 2017
Circonscription 10e du Nord
Législature XIVe et XVe
Groupe politique LR (2016-2017)
LC (2017)
UAI (2017-2019)
UDI (2019)
UAI (2019-2020)
AE (depuis 2020)
Prédécesseur Gérald Darmanin (UMP)
Maire de Roncq

(16 ans, 3 mois et 12 jours)
Élection 18 mars 2001
Réélection 9 mars 2008
23 mars 2014
Prédécesseur Benoît Ghesquière (RPR)
Successeur Rodrigue Desmet
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Watermael-Boitsfort (Belgique)
Nationalité Française
Parti politique RPR
UMP
UDI
LR
Agir
Diplômé de Université Lille-III
Profession Enseignant

Vincent Ledoux, né le , est un homme politique français. Il est élu député dans la dixième circonscription du Nord en 2016 et est réélu l'année suivante. Il siège tour à tour au sein des groupes Les Républicains, UDI, Agir et indépendants puis Agir ensemble.

Études et formationModifier

À l'issue d'études primaires et secondaires au l'Institution du Sacré-Coeur de Tourcoing, il obtient en 1983 un baccalauréat B (économique et social). Passionné d'histoire, c'est à l'université catholique de Lille qu'il passe ses deux premières années de formation. En 1987, il passe une maîtrise en histoire médiévale (université Charles-de-Gaulle Lille 3) et l'année suivante un diplôme d'études approfondies en histoire contemporaine (université Charles-de-Gaulle, Lille 3). Le sujet de son mémoire dirigé par le professeur Yves-Marie Hilaire est « Une ambition chrétienne, intellectuelle et sociale : professeurs aux facultés catholiques de Lille 1874-1914, Les temps héroïques ». Il complète sa formation initiale par des études politiques. Il obtient le diplôme d'études approfondies en sciences politiques (université de Lille 2 droit et santé, 1990) après avoir présenté un mémoire dirigé par Jean-Louis Thiébaut intitulé Démocratie et débat d'idées au RPR - 1988-1990, Étude sur la réforme et les résistances au changement dans une organisation politique.

Carrière politiqueModifier

Dans sa jeunesse, il milite au Rassemblement pour la République (RPR), où il exerce durant quelques années le secrétariat dans la dixième circonscription du Nord. De 1994 à 1997, il dirige le cabinet de Christian Vanneste (député du Nord, conseiller municipal de Tourcoing). Lors la campagne pour l'élection présidentielle de 1995, il s'engage en faveur d'Édouard Balladur et co-préside son comité de soutien des jeunes dans le Nord avec un autre jeune de l'UDF.

C'est en qu'il fait son entrée au conseil municipal de Roncq et devient adjoint au maire délégué à la culture-fêtes-vie associative. C'est sans étiquette qu'il est élu maire de Roncq en à la tête d’une liste plurielle (« 100 % Roncq »), bien qu’étant assimilé par la préfecture comme divers droite. En 2004, il est candidat aux élections dans le canton de Tourcoing-Nord conquis au deuxième tour par Marie Deroo. Il est à nouveau élu maire de Roncq en 2008 à la tête d'une liste sans étiquette politique (« Ensemble pour Roncq »). En 2001, il est le benjamin du conseil de Lille Métropole Communauté Urbaine (groupe GADEC) dont il devient en 2008 le 23e vice-président, chargé des relations internationales et de la coopération décentralisée (groupe MPC - Métropole Passions Communes). Il est également vice-président de Lille’s Agency et Administrateur de Nord France Invest, administrateur du centre hospitalier de Tourcoing, et président du conseil d'administration de l'E.H.P.A.D. et de l'U.V.A. de RONCQ.

Après plus d'une dizaine d'années sans engagement dans une formation politique, il rejoint en Jean-Louis Borloo et l'UDI, dont il est l'un des membres fondateurs. Il en est membre du conseil national, du bureau départemental du Nord et responsable de la FEDI du Nord (Fédération des élus démocrates et indépendants). Élu conseiller régional de la nouvelle région Nord-Pas-de-Calais-Picardie, il rejoint le parti Les Républicains (LR) en tant que membre fondateur en .

Particulièrement impliqué sur les questions de prévention santé, il est aujourd’hui le porte-parole national du réseau VIF –Vivons en Forme, ainsi que le vice-président de l’IRFO – Institut des Rencontres de la Forme. Il participe également au Think-Tank Ecolo-Ethik, pour l'innovation écologique, indépendant et transpartisan, co-présidé par Chantal Jouanno, Laurence Vichnievsky et David Lefranc.

À la suite de la démission de Gérald Darmanin en , il est élu député de la dixième circonscription du Nord le . Membre de la commission des affaires culturelles et éducation, il est également membre du groupe parlementaire d'amitié France-Mali.

Il soutient Nicolas Sarkozy pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[1].

Le , dans le cadre de l'affaire Fillon, il lâche le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[2].

Le , il est réélu député de la dixième circonscription du nord avec 55,93% des voix face à la candidate Sophie Taïeb de la République en marche[3],[4]. Il est membre de la commission des Finances, de l'Économie générale et du Contrôle budgétaire à l'assemblée nationale[5].

Fin , il relaie à l'Assemblée nationale, avec des députés LR, un amendement portant sur la fiscalité des entrepôts et fourni par le Medef et la Confédération des petites et moyennes entreprises[6],[7],[8].

Il rejoint Agir à sa fondation en 2017, parti issu de LR et soutien du gouvernement Édouard Philippe[9]. En 2020, il participe à la création du groupe parlementaire Agir ensemble à l'Assemblée nationale, situé dans la majorité[10].

Il porte plainte en juillet 2020 après avoir fait l'objet d’une campagne d’insultes et de menaces sur les réseaux sociaux de la part de militants d’extrême droite[11].

RéférencesModifier

  1. « Serge Dassault et Patrick Balkany parmi les parlementaires qui soutiennent Nicolas Sarkozy », lemonde.fr, 9 septembre 2016.
  2. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  3. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  4. Vincent Ledoux réélu avec 55,93% des voix et député LR à l’Assemblée
  5. Sa page sur le site nosdeputes.fr
  6. « Quand le Medef livre des amendements clé en main aux députés LR et Modem », Challenges,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2017)
  7. « Ces amendements "made in" Medef présentés par les députés », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le 22 novembre 2017)
  8. « Assemblée nationale ~ PLF POUR 2018(no 235) - Amendement no 293 », sur www.assemblee-nationale.fr (consulté le 22 novembre 2017)
  9. Marion Mourgue, « « Agir, la droite constructive », une nouvelle force politique à droite », (consulté le 7 juillet 2020).
  10. Léa Guyot, « Ce qu'il faut savoir sur le dixième groupe politique qui vient d'être créé à l'Assemblée nationale », sur Le Journal du dimanche, (consulté le 7 juillet 2020).
  11. « Menacé et insulté sur les réseaux sociaux, le député Vincent Ledoux porte plainte », sur LA VDN,

Liens externesModifier