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Équipe du Pérou de football

équipe nationale de football
Cet article traite de l'équipe masculine. Pour l'équipe féminine, voir Équipe du Pérou féminine de football.
Drapeau : Pérou Équipe du Pérou
Écusson de l' Équipe du Pérou
Généralités
Confédération CONMEBOL
Couleurs blanc et rouge
Surnom La Bicolor
La Blanquirroja
La Rojiblanca
Los Incas
Stade principal Estadio Nacional
Classement FIFA en stagnation 21e (14 juin 2019)[1]
Personnalités
Sélectionneur Drapeau : Argentine Ricardo Gareca
Capitaine Paolo Guerrero
Plus sélectionné Roberto Palacios (128)
Meilleur buteur Paolo Guerrero (38)
Rencontres officielles historiques
Premier match 0-4, Uruguay ()
Plus large victoire 9-1, Équateur ()
Plus large défaite 7-0, Brésil ()
Palmarès
Coupe du monde Phases finales : 5
Quarts de finale en 1970 et 1978 (gr. 2nd tour)
Copa América Phases finales : 32
Médaille d'or, Amérique du SudMédaille d'or, Amérique du Sud Vainqueur en 1939 et 1975
Jeux olympiques Participations : 2
Quarts de finale en 1936

Maillots

Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur

L'équipe du Pérou de football (Selección de fútbol de Perú en espagnol) est constituée par une sélection des meilleurs joueurs péruviens, sous l'égide de la Fédération péruvienne de football.

La Blanquirroja, l'un de ses surnoms, participe à cinq phases finales de Coupe du monde et parvient à se hisser dans le top 8 à deux reprises (quarts-de-finale en 1970 et 2e tour en 1978). En Copa América, elle remporte le tournoi deux fois (1939 et 1975) et atteint la finale en 2019.

Historiquement, le Pérou joue ses rencontres à domicile à l'Estadio Nacional de Lima, mais évolue parfois à l'Estadio Monumental. Les Incas ont atteint leur meilleure position au classement FIFA en octobre 2017 en se hissant dans le top 10 mondial.

Sommaire

HistoireModifier

Les débuts du PérouModifier

Premier match (1927)Modifier

La Fédération péruvienne de football est fondée en 1922. Affiliée à la FIFA depuis 1924, elle intègre la CONMEBOL l'année suivante. Le premier match officiel de l'équipe du Pérou a lieu à Lima le en Championnat sud-américain des nations, contre l’Uruguay, et se solde par une défaite (0-4).

Coupe du monde de 1930Modifier

Le Pérou prend part à la première Coupe du monde de football en 1930 en Uruguay sous les ordres de l'Espagnol Francisco Bru. Placé dans le groupe C, composé de la Roumanie et de l’Uruguay, le Pérou entame la compétition par une défaite (1-3) face aux Roumains, le , match au cours duquel le Péruvien Plácido Galindo est renvoyé aux vestiaires à la 70e min. : il rentre dans les annales en devenant le premier joueur expulsé de l'histoire de la Coupe du monde[2]. La Blanquirroja ne peut éviter une deuxième défaite face au pays hôte (0-1) et quitte le tournoi dès le 1er tour avec un seul but marqué, œuvre de Luis de Souza Ferreira.

Le premier âge d'or du football péruvien (1936-1939)Modifier

Jeux olympiques de 1936Modifier

Lors des Jeux olympiques de 1936 à Berlin, le Pérou atteint les demi-finales après avoir vaincu la Finlande (7-3) et l’Autriche (4-2). Au cours de ce dernier match, les Péruviens menés 0-2 parviennent à égaliser 2-2 et s’imposent en prolongations dans une ambiance très confuse, où des spectateurs péruviens auraient envahi la pelouse, situation ayant permis que les joueurs marquent les deux buts de la victoire[3]. L'Autriche décide de porter plainte auprès de la FIFA qui ordonne de rejouer le match à huis clos. Le gouvernement péruvien proteste et toute la délégation péruvienne abandonne les Jeux olympiques, laissant à l’Autriche la voie libre pour disputer les demi-finales.

Malgré la controverse, le Pérou fait connaître aux yeux du monde entier une génération exceptionnelle de joueurs tels que Alejandro Villanueva et Teodoro Fernández, qui avaient déjà fait une tournée en Europe entre 1933 et 1934 au sein de l'équipe du Chili-Pérou.

Copa América 1939Modifier

Sous la houlette du célèbre entraîneur anglais Jack Greenwell, le Pérou remporte les Jeux bolivariens en 1938 et s'apprête à accueillir la quinzième édition de la Copa América se tenant à Lima, du 15 janvier au avec pour pays participants - outre le Pérou - le Chili, l'Équateur, le Paraguay et l'Uruguay.

Les Incas confirment leurs bonnes prestations tant aux JO de Berlin qu'aux Jeux bolivariens et remportent leur premier titre continental en battant leurs quatre adversaires. Le meilleur buteur de cette compétition est Lolo Fernández, avec 7 buts, suivi de Jorge Alcalde (5 buts).

De 1940 à 1970 : trente ans sans résultats majeursModifier

De 1940 à 1970, l’équipe du Pérou cherche à revenir sur la scène internationale, sans grand succès puisqu'elle ne participe à aucune Coupe du monde, malgré des joueurs de talent comme Valeriano López, Alberto Terry, Miguel Loayza, Juan Joya, Óscar Gómez Sánchez, Félix Castillo, Víctor Benítez ou Juan Seminario.

Animatrice des éditions de la Copa América, elle monte sur le podium à deux reprises (3e place en 1949 et 1955). Au niveau régional, elle remporte les Jeux bolivariens en 1948 et 1961, mais la meilleure performance du Pérou au cours de cette période reste la participation de l'équipe olympique aux JO de 1960 à Rome où elle est éliminée au 1er tour.

Le deuxième âge d'or du football péruvien (1970-1982)Modifier

C'est dans les années 1970 que le Pérou va faire parler de lui au niveau mondial. Entre 1970 et 1982, une génération dorée de footballeurs va permettre au Pérou de se qualifier à trois reprises (sur quatre possibles) pour la phase finale de la Coupe du monde (en 1970, 1978 et 1982) et de gagner la Copa América en 1975. Cela faisait 40 ans que le Pérou ne s’était plus qualifié à une Coupe du monde.

En 1970 l’équipe du Pérou termine deuxième du groupe 4, composé du Maroc, de la RFA et de la Bulgarie, avec deux victoires (3-0 contre le Maroc, 3-2 contre la Bulgarie) et une défaite (1-3 contre la RFA) et se qualifie pour les quarts de finale où elle tombe contre le futur vainqueur, le Brésil, dans un match disputé (2-4). Le Pérou sort par la grande porte en révélant au monde un joueur d'une qualité rare, Teófilo Cubillas. Le Pérou échoue face au Chili en qualifications à la Coupe du monde de football 1974, mais participe à celle de 1978, fort d’une Copa América gagnée trois ans plus tôt : victoire en finale contre la Colombie et second trophée sud-américain remporté, 36 ans après le premier.

Au Mundial 1978, le Pérou termine premier de son groupe au premier tour avec deux victoires (3-1 contre l’Écosse et 4-1 contre l’Iran) et un match nul contre la tête de série, les Pays-Bas (0-0). Au second tour par contre, le Pérou perd ses trois matchs de poule contre le Brésil (0-3), la Pologne (0-1), et surtout l’Argentine, qui lui inflige une véritable correction lors de l'ultime rencontre (0-6), décisive pour les Argentins tandis que les Péruviens sont déjà éliminés au coup d'envoi et condamnés à terminer à l'une des deux dernières places du groupe. Ce dernier match ne manque pas de susciter la polémique. On se souvient surtout de Ramón Quiroga, gardien argentin naturalisé péruvien, encaissant six buts contre l'Argentine. Une équipe argentine qui avait justement besoin d'une victoire par quatre buts d'écart pour arracher la première place qualificative pour la finale au Brésil à la différence de buts. Dès lors, de nombreux soupçons planent sur ce match. Les origines argentines de Quiroga sont notamment mises en avant. Aucune trace d'un éventuel arrangement ne peut cependant être mise en évidence, d'autant que, avant de s'effondrer en seconde période face à des Argentins euphoriques, l'équipe péruvienne est entreprenante et se crée deux occasions très nettes d'ouvrir le score en première mi-temps... La controverse autour de ce match étrange n'a jamais tout à fait cessé[4].

 
Coupe du monde 1982 en Espagne

À la Coupe du monde 1982, le Pérou ne confirme pas les performances passées. Dans le groupe 1, après un 0-0 contre le Cameroun et un 1-1 contre l'Italie (future championne du tournoi), il s’incline lourdement contre la Pologne (5 buts à 1) lors du dernier match décisif, et termine à la dernière place de sa poule. 1982 est la dernière apparition du Pérou à la Coupe du monde avant 2018.

Teófilo Cubillas, meilleur joueur sud-américain en 1972, était le symbole de cette génération marquant l’apogée du football péruvien mais on peut également citer César Cueto, Hugo Sotil, Héctor Chumpitaz, Julio César Uribe ou Juan Carlos Oblitas. Avec 10 buts inscrits, Cubillas reste le meilleur buteur péruvien en phase finale de Coupe du monde, très loin devant Alberto Gallardo (2 buts).

Le Pérou absent des Coupes du monde (1983-2015)Modifier

Années 1980 et 1990Modifier

Durant cette période, le Pérou ne parvient pas à retrouver la phase finale de la Coupe du monde mais réalise toutefois une bonne campagne qualificative à l'occasion des éliminatoires de la Coupe du monde 1998 où l'équipe entraînée par l'ancien international Juan Carlos Oblitas n'est éliminée qu'à la différence de buts derrière le Chili[5].

En Copa América, l’équipe du Pérou est fantasque oscillant entre le 1er tour et les demi-finales. Ainsi elle atteint sa meilleure performance en 1983 en se hissant à la troisième place, mais est éliminée dès le premier tour en 1987, 1989, 1991 et 1995. En 1993 elle s’arrête en quarts de finale, battue par le Mexique (2-4). Mais à la Copa América 1997, elle termine deuxième de son groupe, juste derrière la Bolivie. En quarts de finale, elle élimine l’Argentine 2 buts à 1. La demi-finale reste historique puisque le Brésil atomise le Pérou, le , 7 buts à 0[6], ce qui constitue la plus large défaite péruvienne de tous les temps. L’équipe termine quatrième de la compétition en s’inclinant contre le Mexique (0-1). Enfin en 1999, les Péruviens sont éliminés en quarts de finale toujours par le Mexique qui s'impose aux tirs au but (3-3, 3 tab 2).

Années 2000Modifier

 
La Blanquirroja à la Copa América 2007

L’équipe du Pérou ne réussit pas à s'imposer sur le plan international malgré l'éclosion de quelques joueurs de talent comme Claudio Pizarro (Werder Brême), Paolo Guerrero (Hambourg SV), Nolberto Solano (West Ham), Juan Manuel Vargas (AC Fiorentina), Jefferson Farfán (Schalke 04) ou encore Roberto Palacios (Sporting Cristal).

En effet, le Pérou ne participe toujours pas à la Coupe du monde (éliminations en phase qualificative en 2002, 2006 et 2010) alors qu'en Copa América, il est éliminé trois fois d'affilée au stade des quarts de finale en 2001, 2004 (édition qu'il organisait) et 2007.

L'ère Markarián (2010-2013)Modifier

Une nouvelle ère s'ouvrit en septembre 2010 avec l'arrivée du prestigieux coach uruguayen Sergio Markarián à la tête de la sélection. Pour son premier tournoi international, la Copa América 2011, le Pérou atteignit les demi-finales et s'octroya même la 3e place, performance qui n'avait plus été réalisée depuis 1983.

Néanmoins, à deux journées de la fin des éliminatoires, le Pérou fut éliminé de la course à la Coupe du monde 2014, compétition à laquelle il n'a plus participé depuis 1982[7]. Sergio Markarián annonça son départ de la sélection péruvienne à la fin des qualifications[8] dont le dernier match contre la Bolivie, à Lima, le , s'est disputé à huis clos en raison d'une sanction disciplinaire de la FIFA[9].

L'ère Gareca et le retour au premier plan (2015-)Modifier

Copas América 2015 et 2016Modifier

Le , l'ancien assistant de Sergio Markarián, Pablo Bengoechea, est nommé sélectionneur pour un bail de 9 mois jusqu'en décembre 2014[10]. Il est relevé de ses fonctions à la fin de son bail par le nouveau président de la Fédération péruvienne de football, Edwin Oviedo, qui finit par introniser l'Argentin Ricardo Gareca à la tête de la sélection le [11]. Ce dernier s'illustre à l'occasion de la Copa América 2015, disputée au Chili, en emmenant l'équipe péruvienne sur le podium, rééditant la performance de son prédécesseur Markarián, quatre ans plus tôt[12].

Un an plus tard, lors de la Copa América Centenario, le Pérou obtient une qualification houleuse pour les quarts-de-finale en éliminant le Brésil (1-0) avec un but de la main de Raúl Ruidíaz à un quart d'heure de la fin du match[13]. Opposés à la Colombie, les Péruviens font preuve de rigueur défensive et tiennent en échec les Cafeteros 0-0. La séance de tirs au but leur est cependant défavorable et ils s'inclinent 4 tab 2 en ratant de peu une troisième qualification consécutive en demi-finales de la Copa América.

Coupe du monde 2018Modifier

Le Pérou confirme les bons résultats entrevus lors de la Copa América à l'occasion des éliminatoires de la Coupe du monde 2018 où il enchaîne quelques résultats probants: victoires contre l'Équateur et l'Uruguay à Lima (2-1 à chaque fois), succès en Bolivie 0-3 (sur tapis vert)[14] et surtout victoires historiques à l'extérieur, 1-4 à Asuncion contre le Paraguay puis 1-2 contre l'Équateur à Quito[15]. Après deux matchs nuls consécutifs, 0-0 contre l'Argentine à Buenos Aires puis 1-1 devant la Colombie à domicile, la Blanquirroja accroche la 5e place lui permettant de disputer un barrage intercontinental face à la Nouvelle-Zélande, vainqueur de la zone Océanie[16]. Cette bonne campagne de qualification au Mondial a une incidence au niveau du classement FIFA puisque le Pérou se hisse dans le top 10 du classement d'octobre 2017 et atteint ainsi son meilleur rang historique[17].

En battant la Nouvelle-Zélande 2-0 au Stade National de Lima, le , le Pérou décroche le 32e et dernier sésame pour la Coupe du monde 2018 (0-0 à l'aller) et revient dans l'élite du football mondial après 36 ans d'absence à ce niveau[18]. Placés dans le groupe C de la phase finale du tournoi planétaire, les Péruviens sont opposés à la France, l'Australie et le Danemark[19]. Auteurs de bonnes prestations face aux Danois et aux Français, et malgré l'écrasante présence de leurs supporters en tribunes[20], les Incas s'inclinent deux fois par la plus petite des marges devant leurs homologues européens et sont éliminés prématurément du Mondial. Néanmoins, une dernière victoire 2-0 face à l'Australie (buts d'André Carrillo et Paolo Guerrero) leur permet de sortir la tête haute du tournoi.

Copa América 2019Modifier

L'année post-mondial s'avère compliquée pour la Blanquirroja, qui subit six défaites en dix matchs amicaux avec 15 buts encaissés. Placée dans le groupe A de la Copa América 2019, elle est accrochée par le Venezuela qui obtient le nul (0-0) en infériorité numérique. Ce match est marqué par l'intervention du VAR qui annule logiquement deux buts aux Péruviens[21]. Après une victoire 3-1 face à la Bolivie, ils s'inclinent lourdement devant les hôtes brésiliens sur un score de cinq buts à zéro: il s'agit de la pire défaite subie par le Pérou lors de l'ère Gareca[22]. Néanmoins, cette défaite n'entrave pas la qualification pour les quarts-de-finale où les Incas accrochent la Celeste (0-0) et finissent par s'imposer aux tirs au but (5 tab 4)[23]. Les Péruviens retrouvent ainsi le dernier carré du tournoi sud-américain pour la troisième fois sur les quatre dernières éditions.

Lors de la demi-finale, le Pérou retrouve son vieux rival chilien pour une nouvelle édition du Clásico del Pacífico où les Péruviens s'imposent logiquement en endossant trois buts (Edison Flores, Yoshimar Yotún et Paolo Guerrero) au double tenant du titre. Cette victoire propulse le Pérou en finale du tournoi continental, 44 ans après le sacre de 1975[24]. Cependant, les Incas ne peuvent empêcher le Brésil de s'imposer 3-1 au Stade Maracanã[25].

RésultatsModifier

ParcoursModifier

Parcours de l'équipe du Pérou de football en compétitions internationales

Coupe du monde Championnat sud-américain (1916-1967) Copa América (à partir de 1975) Championnat panaméricain de football (1952-1960) Gold Cup (à partir de 1991)
  • 1930 : Gr. 1er tour (huitième de finale)
  • 1934 : Non inscrit
  • 1938 : Non inscrit
  • 1950 : Tour préliminaire
  • 1954 : Tour préliminaire
  • 1958 : Tour préliminaire
  • 1962 : Tour préliminaire
  • 1966 : Tour préliminaire
  • 1970 : Quart de finale
  • 1974 : Tour préliminaire
  • 1978 : Gr. 2e tour (quart de finale)
  • 1982 : Gr. 1er tour (douzième de finale)
  • 1986 : Tour préliminaire
  • 1990 : Tour préliminaire
  • 1994 : Tour préliminaire
  • 1998 : Tour préliminaire
  • 2002 : Tour préliminaire
  • 2006 : Tour préliminaire
  • 2010 : Tour préliminaire
  • 2014 : Tour préliminaire
  • 2018 : Gr. 1er tour (seizième de finale)
  • 2022 :
  • 2026 :

PalmarèsModifier

Compétitions officiellesModifier

Trophées diversModifier

  • Copa Mariscal Sucre (1) :
    • Vainqueur en 1973[26].
  • Copa 75 Aniversario de la FPF (1) :
    • Vainqueur en 1997.

StatistiquesModifier

Nations rencontréesModifier

Bilan du Pérou face aux sélections affrontées plus de 20 fois[note 8]
Adversaire Victoires Matchs nuls Défaites Total
  Chili 23 14 44 81
  Uruguay 15 14 36 65
  Colombie 15 22 18 55
  Paraguay 16 13 23 52
  Argentine 5 14 32 51
  Équateur 20 13 15 48
  Bolivie 23 12 13 48
  Brésil 4 9 32 45
  Venezuela 20 6 8 34
  Mexique 9 8 11 28

Les dix équipes nationales rencontrées plus de vingt fois font exclusivement partie du continent américain, le Mexique étant la seule équipe ne faisant pas partie de la CONMEBOL.

RivalitésModifier

Le rival historique du Pérou reste sans conteste le Chili dont les confrontations portent le nom de Clásico del Pacífico. C'est aussi l'adversaire le plus souvent rencontré (à 81 reprises). Une autre rivalité de moindre intensité est celle qui l'oppose à l'Équateur.

RecordsModifier

En termes de résultats records, la plus large victoire du Pérou a eu lieu le contre l'Équateur, lors des Jeux bolivariens de 1938, sur le score de 9-1.

Sa plus large défaite est enregistrée le en demi-finales de la Copa América 1997, aux mains du Brésil, qui l'écrase 7-0.

Classement FIFAModifier

Le Pérou a connu son meilleur classement FIFA en octobre 2017 en se hissant à la 10e place alors que son plus mauvais classement est une 91e place atteinte en septembre 2009. Sa meilleure progression a lieu en juillet 1999 avec un gain de 25 places au classement mondial alors qu'en octobre 2006, il a enregistré son plus fort recul en perdant 33 places. Depuis sa création, le classement moyen du Pérou se situe autour du 52e rang[27].

Classement FIFA de l'équipe du Pérou
Année 1993 1994 1995 1996 1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018
Classement mondial 73 72 69 54 38 72 42 45 43 82 74 66 66 70 63 75 68 68 35 46 39 53 47 19 11 20
Classement sud-américain 9 8 9 9 8 8 6 7 8 8 8 8 8 8 9 10 10 9 6 9 8 7 8 6 4 6

Légende du classement mondial :

  • de 1 à 25
  • de 26 à 50
  • de 51 à 211

Légende du classement sud-américain :

  • de 1 à 3
  • de 4 à 7
  • de 8 à 10

Personnalités historiquesModifier

JoueursModifier

Équipe actuelleModifier

Liste des 23 convoqués en équipe du Pérou pour la Copa América 2019.
Joueurs     Encadrement technique
P. Nom Date de naissance Sél. But(s) Club Depuis
1 G Pedro Gallese, Pedro Gallese 10 683 23/4/1990 (29 ans) 49 0   Alianza Lima 2014
12 G Carlos Cáceda, Carlos Cáceda 10 161 27/9/1991 (27 ans) 6 0   FBC Melgar 2016
21 G Patricio Álvarez, Patricio Álvarez 9 311 24/1/1994 (25 ans) 0 0   Sporting Cristal 2019
2 D Luis Abram, Luis Abram 8 547 27/2/1996 (23 ans) 7 0   Vélez Sarsfield 2016
3 D Aldo Corzo, Aldo Corzo 11 021 20/5/1989 (30 ans) 27 0   Universitario de Deportes 2009
4 D Anderson Santamaría, Anderson Santamaría 10 056 10/1/1992 (27 ans) 12 0   CF Atlas 2017
5 D Miguel Araujo, Miguel Araujo 9 038 24/10/1994 (24 ans) 13 0   CA Talleres 2014
6 D Miguel Trauco, Miguel Trauco 9 827 26/8/1992 (26 ans) 37 0   CR Flamengo 2014
15 D Carlos Zambrano (football), Carlos Zambrano (football) 10 970 10/7/1989 (30 ans) 42 4   FC Bâle 2008
17 D Luis Advíncula, Luis Advíncula 10 735 2/3/1990 (29 ans) 76 1   Rayo Vallecano 2010
22 D Alexander Callens, Alexander Callens 9 941 4/5/1992 (27 ans) 12 1   New York City FC 2013
7 M Josepmir Ballón, Josepmir Ballón 11 436 31/3/1988 (31 ans) 48 0   Universidad de Concepción 2009
8 M Christian Cueva, Christian Cueva 10 104 23/11/1991 (27 ans) 54 10   Santos FC 2011
13 M Renato Tapia, Renato Tapia 8 761 28/7/1995 (23 ans) 40 3   Willem II Tilburg 2015
16 M Jesús Pretell, Jesús Pretell 7 424 26/3/1999 (20 ans) 0 0   Sporting Cristal 2019
19 M Yoshimar Yotún, Yoshimar Yotún 10 699 7/4/1990 (29 ans) 84 2   Cruz Azul 2011
20 M Edison Flores, Edison Flores 9 201 14/5/1994 (25 ans) 40 11   Monarcas Morelia 2013
23 M Christofer Gonzáles, Christofer Gonzáles 9 780 12/10/1992 (26 ans) 10 1   Sporting Cristal 2013
9 A Paolo Guerrero, Paolo Guerrero   12 987 1/1/1984 (35 ans) 91 35   SC Internacional 2004
10 A Jefferson Farfán, Jefferson Farfán 12 688 26/10/1984 (34 ans) 92 26   Lokomotiv Moscou 2003
11 A Raúl Ruidíaz, Raúl Ruidíaz 10 590 25/7/1990 (28 ans) 36 4   Seattle Sounders FC 2011
14 A Andy Polo, Andy Polo 9 063 29/9/1994 (24 ans) 23 1   Portland Timbers 2016
18 A André Carrillo, André Carrillo 10 266 14/6/1991 (28 ans) 56 6   Al-Hilal FC 2011
Sélectionneur
Sélectionneur(s) adjoint(s)
Préparateur(s) physique(s)
  •   Néstor Bonillo
Entraîneur(s) des gardiens
  •   Alfredo Honores
Médecin(s)
  •   Julio Segura



Légende


Équipe typeModifier

Principaux joueurs (tous les temps)Modifier

en gras = joueur encore en activité

RecordsModifier

Chiffres au [28].

Joueurs les plus capés (plus de 90 matchs)
Sélections Joueur Période Buts
128 Roberto Palacios 1992-2012 19
105 Héctor Chumpitaz 1965-1981 3
101 Jorge Soto 1992-2005 9
99 Paolo Guerrero 2004-en cours 38
97 Juan José Jayo 1994-2008 1
95 Nolberto Solano 1994-2009 20
95 Jefferson Farfán 2003-en cours 27
Meilleurs buteurs (plus de 20 buts)
Buts Joueur Période Matches
38 Paolo Guerrero 2004-en cours 99
27 Jefferson Farfán 2003-en cours 95
26 Teófilo Cubillas 1968-1982 81
24 Teodoro Fernández 1935-1947 32
20 Claudio Pizarro 1999-2016 85
20 Nolberto Solano 1994-2009 95

SélectionneursModifier

Mis à jour le 8 juillet 2019.

Nom Période J G N D % Victoires Nº Titres
  Pedro Olivieri 1927 3 1 0 2 33.33
  Julio Borrelli 1929 3 0 0 3 0.00
  Francisco Bru 1930 2 0 0 2 0.00
  Telmo Carbajo 1935 3 1 0 2 33.33
  Alberto Denegri 1936-1937 7 3 1 3 42.86
  Jack Greenwell 1938-1939 8 8 0 0 100.00 2
  Domingo Arrillaga 1941 7 1 2 4 14.29
  Ángel Fernández 1942 6 1 2 3 16.67
  José Arana 1947 7 2 2 3 28.57 1
  Arturo Fernández 1949 7 5 0 2 71.43
  Alfonso Huapaya 1952 5 2 1 2 40.00
  William Cook 1953 3 1 1 1 33.33
  Ángel Fernández 1953 3 1 1 1 33.33
  Juan Valdivieso 1954-1955 7 3 2 2 42.86
  Arturo Fernández 1956 10 1 3 6 10.00
  György Orth 1957-1959 9 4 1 4 44.44
  Marcos Calderón 1960-1961 1
  Jaime de Almeyda 1962 1 0 0 1 0.00
  Juan Valdiviezo 1963
  Manuel Fleitas 1964
  Marcos Calderón 1965
  José Gomes Nogueira 1966 3 0 0 3 0.00
  Marcos Calderón 1967 3 1 1 1 33.33
  Didi 1968-1970
  Alejandro Heredia 1971 4 1 1 2 25.00
  Lajos Baróti 1972
  Roberto Scarone 1972-1973 1
  Marcos Calderón 1975 1
  Alejandro Heredia 1976 4 0 2 2 0.00
  Marcos Calderón 1977-1978
  José Chiarella 1979
  Juan José Tan 1980 1 0 1 0 0.00
  Marcos Calderón[note 9] 1980 1 0 1 0 33.33
  Alejandro Heredia 1981 3 0 0 3 0.00
  Tim 1981-1982 14 6 5 3 42.85 1
  Juan José Tan 1983 12 2 5 5 16.67
  Moisés Barack 1984-1985 16 6 6 4 37.50
  Roberto Chale 1985 8 2 2 4 25.00
  Luis Cruzado[note 10] 1986 2 1 0 1 50.00
  Manuel Mayorga 1986 1 0 0 1 0.00
  Fernando Cuéllar 1987 5 1 2 2 20.00
  José Fernández 1988-1989 6 0 2 4 0.00
  Pepe 1989 17 2 5 10 11.76
  Percy Rojas 1989 1 0 0 1 0.00
  Miguel Company 1991 8 2 2 4 25.00
 /  Vladimir Popović 1992-1993 21 3 8 10 14.29
  Miguel Company 1994-1995 15 4 3 8 26.67
  Juan Carlos Oblitas 1996-1999 39 16 9 14 42.10
  Freddy Ternero[note 11] Copa América 1997 6 3 0 3 50.00
  Francisco Maturana 1999-2000 14 4 4 6 28.57
  Julio César Uribe 2000-2001 15 3 4 8 20.00
  Paulo Autuori 2003-2005 31 9 10 12 29.03
  Freddy Ternero 2005 8 3 2 3 37.50
  Franco Navarro 2006 7 1 3 3 14.28
  Julio César Uribe 2007 7 2 1 4 28.57
  José del Solar 2007-2009 28 6 6 16 21.00
  Sergio Markarián 2010-2013 45 17 14 14 37.78
  Roberto Mosquera[note 12] 2013 1 0 0 1 0.00
  Pablo Bengoechea 2014 9 5 0 4 55.55
  Ricardo Gareca 2015- 62 27 15 20 43.54
Totaux 640 211 156 273 32.96 7

J = Joués, G = Gagnés, N = Nuls, D = Défaites

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. ex aequo avec le Brésil.
  2. ex aequo avec le Paraguay.
  3. a et b Le Pérou a aussi remporté l'édition 2001 des Jeux bolivariens, de même que les médailles d'argent et de bronze en 1997 et 2013, respectivement, mais avec l'équipe des moins de 17 ans.
  4. ex aequo avec la Belgique.
  5. ex aequo avec les Émirats arabes unis.
  6. ex aequo avec le Japon et la République tchèque.
  7. ex aequo avec le Chili.
  8. Bilan mis à jour après le match contre le Brésil du 7 juillet 2019.
  9. Marcos Calderón est mort dans la catastrophe aérienne de l'Alianza Lima en décembre 1987.
  10. Luis Cruzado dirige une équipe bis durant la Coupe Nehru 1986 qui affronte la RDA olympique, des équipes amateurs d'URSS et de Corée du Sud, la Chine et l'Inde. Seuls les deux derniers matchs sont considérés officiels.
  11. Freddy Ternero a dirigé l'équipe comme sélectionneur lors de la Copa América 1997, mais le reste de la saison a été assistant de Juan Carlos Oblitas.
  12. Roberto Mosquera a dirigé l'équipe nationale durant un match amical non officiel contre l'équipe du Pays Basque (défaite 6-0).

RéférencesModifier

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  8. « Markarian démissionne », sur www.lequipe.fr, (consulté le 13 octobre 2013).
  9. « Le Pérou à huis clos », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 24 octobre 2013).
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  14. « La Bolivie perd deux matches de qualifications au Mondial 2018 sur tapis vert », sur www.lequipe.fr, (consulté le 24 novembre 2016).
  15. (es) « Ecuador 1-2 Perú: la Blanquirroja, más cerca del Mundial 2018 », sur www.as.com, (consulté le 8 septembre 2017).
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