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Victoria and Albert Museum

musée britannique
Victoria and Albert Museum
Vicandal-sm.jpg
L'entrée du Victoria and Albert Museum située sur Cromwell Road
Informations générales
Ouverture
Surface
30 400 m²
Visiteurs par an
2 400 000 (2006)[1]
Site web
Collections
Nombre d'objets
56 800 en exposition
Bâtiment
Protection
Monument classé de Grade I (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Localisation
Pays
Région
Commune
Londres
Adresse
Coordonnées
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Le Victoria and Albert Museum, souvent abrégé « V&A », est un musée national d'art situé à Londres, dans le quartier de South Kensington. Sa collection permanente est spécialisée dans la sculpture et les arts décoratifs. Il est l'un des plus grands musées d'Europe.

Sommaire

HistoireModifier

Conçu au lendemain de l'exposition universelle de 1851, il a d'abord porté le nom de South Kensington Museum puis a été rebaptisé de son nom actuel en 1899, après cinquante ans de travaux. Premier élément d'Albertopolis, ensemble de musées et d'institutions éducatives qui visaient à faire converger éducation, industrie, sciences et art dans la continuité des idées développées lors de la Great Exhibition de 1851, il a été édifié sur un terrain acquis grâce aux bénéfices dėgagės lors de ce dernier évènement. Consacré essentiellement aux produits de l'industrie et de l'artisanat, il fut « également chargé d'une mission didactique auprès des artistes et décorateurs anglais, au moment où se développait le mouvement Art & Craft »[2]. Les collections de l'India Office y furent intégrées en 1880, pour prolonger l'intérêt qui s'était exprimé autour de la civilisation et l'art indien tel qu'il était présenté dans la galerie de l'Inde au Crystal Palace en 1851 et -surtout- entretenir l'adhésion, alors particulièrement enthousiaste, des Britanniques au projet impérial[2].

CollectionsModifier

 
Lustre contemporain (2000) de 10 m de haut, dans l'entrée.

Le musée est spécialisé dans les arts décoratifs : on y trouve toutes sortes d'objets très divers et d'époques très variées : depuis l’Antiquité sumérienne jusqu'au XXIe siècle. Des robes et accessoires de haute couture, du mobilier, des poteries, de la cristallerie, et toutes sortes d'autres pièces d'arts (tapisseries, argenterie, jouets, statuettes, etc.). On y trouve une très belle collection d'objets et de mobilier de l'Europe du Moyen Âge, d'Inde et d'Extrême-Orient. Les Galeries Britanniques présentent de très nombreuses pièces dont le monumental lit de Ware, du XVe siècle.

Art de la bijouterieModifier

Au Victoria and Albert Museum, on trouve également des œuvres de joaillerie contemporaines uniques à James Rivière, considérée comme la plus importante création de bijoux du XXe siècle, y compris le travail Optical Titanio Diago[3]. Ce pendentif unique du joaillier basé à Milan James Rivière (né en 1949) est un exemple intéressant et relativement précoce de titane utilisé dans la bijouterie. La conception du pendentif, avec son motif en couches de lignes parallèles, a été influencée par Op ou Optical Art, et se rapporte à des thèmes explorés par Rivière à partir de la fin des années 1960. Les années 1970 ont vu beaucoup d'expérimentation avec de nouveaux matériaux dans la bijouterie. Parmi les plus colorés, on trouve le titane réfractaire, dont la coloration de surface iridescente est obtenue en faisant passer des courants électriques contrôlés à travers le métal.

ManuscritsModifier

Le musée possède le Codex Forster (de), qui est une collection reliée de feuilles avec des notes, des croquis et des dessins de Léonard de Vinci (1452-1519). Le nom du Codex a été donné au manuscrit par l'écrivain et biographe anglais John Forster (1812-1876), qui a légué l'œuvre au musée, en 1876.

Le Codex se compose de cinq manuscrits en trois reliures (Forster I à III) avec un total de 354 feuillets. Il est daté d'environ 1493-1505, écrit en italien de la Renaissance, mêlé de langue lombarde et de toscan[4], en écriture spéculaire, avec une orthographe personnelle sans aucune ponctuation ou accentuation[5].

En 2016, une étude britannique de la partie des carnets de Léonard de Vinci traitant de la tribologie a été réalisée[Note 1]. Le professeur à l’Université de Cambridge Ian M. Hutchings a démontré[6] que Léonard De Vinci avait déjà compris, 206 ans avant le physicien français Guillaume Amontons, les lois du frottement (l'attrito) et ses applications physiques. Le chercheur a découvert en particulier dans le Codex Forster III, entre des esquisses de schémas la phrase suivante : « la friction double l’effort quand le poids double  »[7]. La page dans laquelle se trouvait cette phrase[Note 2], parmi des gribouillis sous-estimés jusqu'à présent, avait été analysée en 1920 par un directeur de musée, qui l'avait jugée « sans importance »[8].

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NotesModifier

  1. Dont les éléments se trouvant à Londres : Le Codex Forster, le Codex Arundel, ainsi que quelques éléments se trouvant dans les pages conservées au Château de Windsor
  2. Codex Forster III, page 72 droite : « la confregazione si fa di duplicata fatica in duplicato peso  »

RéférencesModifier

  1. (en) Visitor Statistics : ALVA - Association of Leading Visitor Attractions, England, Wales, Scotland, UK « Copie archivée » (version du 31 octobre 2010 sur l'Internet Archive)
  2. a et b Sylvie Aprile et Michel Rapoport (dir), Le monde britannique 1815-(1914)-1931, Atlande, 2010, p. 406
  3. Victoria and Albert Museum, London, Museum n. M.2:1 to 3-2009, Gallery location: Jewellery, Rooms 91 to 93, The William and Judith Bollinger Gallery, case 38, shelf D, box 5, credit line: Given by the Archivo Storico Rivière, 1
  4. (it) LéonardodaVinci-Italy, « Leonardo da Vinci: scrittura : Léonard de Vinci : écriture », sur leonardodavinci-italy.it (consulté le 5 mai 2019).
  5. (en) Victoria and Albert Museum, « Leonardo da Vinci's notebooks : Les carnets de Léonard de Vinci », sur vam.ac.uk (consulté le 5 mai 2019).
  6. (en) Ian M. Hutchings, « Leonardo da Vinci’s studies of friction » [PDF], sur ifm.eng.cam.ac.uk, (consulté le 5 mai 2019).
  7. Johan Bescond, « VRAI/FAUX. Il était une fois, un scientifique nommé Léonard De Vinci », sur ouest-france.fr, (consulté le 5 mai 2019).
  8. (it) Luigi Bignami, « Gli scarabocchi di Leonardo da Vinci : Les gribouillis de Léonard de Vinci », sur focus.it, (consulté le 5 mai 2019).

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier