Benjamin West

peintre américain

Benjamin West (Springfield en Pennsylvanie, - ) est le premier peintre né en Amérique qui obtient une renommée artistique internationale.

Benjamin West
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Autoportrait de Benjamin West, National Gallery of Art
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 81 ans)
LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Formation
Lieux de travail
Mouvement
Père
John West (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Mère
Sarah Pearson (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Conjoint
Elizabeth Shewell (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Raphael West (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres principales

BiographieModifier

Benjamin West est né dans un milieu modeste des Treize colonies, son père étant aubergiste. Jeune, ses talents artistiques sont remarqués dans la « haute » société à Philadelphie où il exécute des portraits. Certains de ses clients se cotisent pour lui payer un séjour d'étude en Europe, particulièrement le juge William Allen et son beau-frère le gouverneur James Hamilton[1].

Il se rend à Rome à l'âge de 22 ans où il fait la connaissance de Johann Joachim Winckelmann et du néoclassicisme naissant[2].

En 1763, après trois ans en Italie, il s'installe définitivement à Londres et ne retournera jamais en Amérique.

En 1772, il est nommé peintre d'histoire de George III. Il fut l’ami du souverain et peignit quelque 60 toiles pour lui[3]. Il reçut une commande pour faire des peintures religieuses dans la chapelle du château de Windsor, mais elle fut annulée en 1801[4].

En 1792, il succéda à Joshua Reynolds en tant que président de la Royal Academy, dont il fut l'un des fondateurs en 1768[5]. Il enseigna à des étudiants européens et américains[6].

ÉlèvesModifier

Quelques élèves d'après le catalogue de l'exposition The World of Benjamin West, Allentown, Pennsylvanie, Allentown Art Museum (en), 1962 (sauf mention contraire) :

ŒuvreModifier

Il se spécialise dans la peinture d'histoire. Ses premiers tableaux apparentés à ce genre datent du début des années 1770, soit une quinzaine d'années avant les grands tableaux historiques de Jacques-Louis David en France. Contrairement à ses confrères, il ne se limite pas à l'histoire ancienne. En 1770, par exemple, il réalise le tableau La Mort du général Wolfe qui montre les derniers instants du général britannique James Wolfe pendant la Bataille de Québec (1759) au cours de la Guerre de Sept Ans. Il s'agit d'une peinture à l'huile sur toile de style néoclassique. Une gravure de ce tableau existe ; comme celle de Montcalm. Certaines personnes ont payé l'artiste pour être illustrées parmi les personnages qui entourent le défunt sur ce tableau.

En 1771, il mit en scène la rencontre entre William Penn et les Amérindiens dans sa Pennsylvanie natale, commémorant ainsi le traité signé par Penn avec les Amérindiens un siècle plus tôt. Ces œuvres connurent un immense succès en Angleterre.


Notes et référencesModifier

  1. Benjamin West se réfère à William Allen comme son "principal mécène". Voir lettres de William Allen à David Barclay deYoungsbury (en) datées du 10 mars 1760 et du 19 août 1761, William Allen Letterbook, 113, 137-38, dans Shippen Family Papers 1749-1860, Historical Society of Pennsylvania, Philadelphie et de Benjamin West à William Allen, datée du 1er septembre 1763, citées p. 24 dans (en) E. P. Richardson, « "West's Voyage to Italy, 1760, and William Allen », Pennsylvania Magazine of History and Biography, vol. 102, no 1,‎ .
  2. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf, , 635 p. (ISBN 0-679-42627-2), p.71
  3. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf, , 635 p. (ISBN 0-679-42627-2), p.76
  4. (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf, , 635 p. (ISBN 0-679-42627-2), p.78-80
  5. (en) A-Z&person=5968 Fiche sur le site de la Royal Academy of Arts
  6. Sur ses élèves américains lire (en) Robert Hugues, American Visions. The Epic History of Art in America, New York, Alfred A. Knopf, , 635 p. (ISBN 0-679-42627-2), p.81
  7. (en) Freeman Marius O'Donoghue, « Livesay, Richard », dans Dictionary of National Biography, vol. 33, (lire sur Wikisource), p. 379-380.
  8. Washington, Guy Johnson
  9. Tate Britain, Barde
  10. Ermitage, Vénus

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