David Wilkie (peintre)

peintre

David Wilkie () est un peintre britannique d'origine écossaise, adepte entre autres de scènes de genre qui le firent surnommer par la critique de son temps comme le « nouvel Hogarth »[1]. Il fut nommé peintre principal en ordinaire du roi.

David Wilkie
Image dans Infobox.
Autoportrait à l'âge de 20 ans (1804-1805)
Naissance
Décès
Nationalité
Activités
Formation
Edinburgh College of Art (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinction

BiographieModifier

David Wilkie est d'abord formé à la Trustees Academy de l'université d'Édimbourg auprès de John Graham[2], puis se rend à Londres en 1805. Il y connaît un succès rapide.

Il est élu membre de la Royal Academy (RA) le 11 février 1811[3] et fait chevalier en 1836[4].

En 1817, il est a Paris en même temps que Charles Robert Leslie et Washington Allston. Il y rencontre Gilbert Stuart Newton qui arrive de Florence[5].

En 1830 il reçoit la charge de peintre ordinaire du roi[6].

En 1840, il commence un voyage en Terre sainte et réalise en Orient plusieurs portraits, notamment celui du sultan Abdül Medjid.

Il meurt en mer sur le chemin du retour, près de Gibraltar. Son ami Turner lui consacre alors le tableau Paix - Funérailles en mer.

ŒuvreModifier

Sa toile la plus renommée car rencontrant « un succès considérable »[7] lors de son exposition en 1822, est Chelsea Pensioners reading the Waterloo Dispatch (titrée originellement Chelsea Pensioners Receiving the London Gazette Extraordinary of Thursday, June 22, 1815, Announcing the Battle of Waterloo). Pour l’historienne de l’art Beth Wright, Wilkie y fait œuvre de « pionnier en visualisant l’histoire comme expérience plutôt que comme action »[8]. Commandé par le duc de Wellington, pour commémorer sa victoire sur Napoléon à la bataille de Waterloo, le tableau, qui mesure 158 x 97 cm, ne dépeint en effet pas le champ de bataille, mais la réaction de plusieurs dizaines de personnages à l'annonce qu'ils reçoivent de la nouvelle de la victoire. Ce faisant, le tableau « évoque les types de réaction possibles et appelle le spectateur à entrer en résonance avec elles »[7]. La toile est conservée à Apsley House.


Notes et référencesModifier

  1. [Catalogue d'exposition] William Hogarth, Paris, Hazan, 2006, pp. 34-35.
  2. (en) John Miller Gray, « Graham, John (1754-1817) », dans Dictionary of National Biography, vol. 22, (lire sur Wikisource), p. 350-351.
  3. (en) A-Z&person=5977 Fiche sur le site de la Royal Academy of Arts
  4. (en) London Gazette : n° 19393, p. 1134, 21-06-1836
  5. (en)   « Newton, Gilbert Stuart », dans Sidney Lee, Dictionary of National Biography, vol. 40, Londres, Smith, Elder & Co, .
  6. (en) Stephen|nom Duffy & Jo Hedley, The Wallace Collection’s Pictures, Unicorn Press and Lindsay Fine art, , 400 p. (ISBN 0 906290 38 4), p. 488
  7. a et b Dominique Poulot, Une histoire des musées de France, éditions La Découverte, 2008, p. 126.
  8. (en) Beth Wright, Abandoned by the past. Painting and history during the French Restoration, Cambridge University Press, Cambridge, 1997, p. 122. Cité in Poulot (2008), p. 126.
  9. (en) « Peep-o'-Day Boy's cabin », sur Tate Britain (consulté le )
  10. (en) « Cottage Toilet », sur Wallace Collection (consulté le )
  11. (en) « Sportsman », sur Wallace Collection (consulté le )

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Dictionnaire culturel de l'orientalisme [?]

Liens externesModifier

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