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Clodion (sculpteur)

sculpteur français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Clodion, Claude Michel et Michel.
Clodion
Naissance
Décès
(à 75 ans)
Paris
Nom de naissance
Claude Michel
Nationalité
Activité
Fratrie
Pierre-Joseph Michel (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Clodion, pseudonyme de Claude Michel, né le à Nancy et mort le à Paris, est un sculpteur lorrain puis, à partir de 1766, français, représentatif du style rococo.

BiographieModifier

 
Bacchante portée par Bacchus et un faune (1795), terre cuite, Pasadena, Norton Simon Museum.

Claude Michel, dont la mère était issue de la dynastie de sculpteurs Adam a passé le début de sa vie ainsi que sa formation à Nancy [1] puis à Lille.

En 1755, il entre à Paris dans l'atelier de son oncle maternel, le sculpteur Lambert Sigisbert Adam. Il y reste quatre ans, puis devient à la mort de son oncle un élève de Jean-Baptiste Pigalle. Il reçoit en 1759 le grand prix de sculpture puis part à Rome en 1762 où il résidera jusqu'en 1771, exécutant des commandes du Duc Louis Alexandre de La Rochefoucauld ou Catherine II qui chercha à l'attirer en Russie.

En 1773, il est agréé par l'Académie et reçoit sa première commande du Roi en 1779 pour une statue de Montesquieu.

Du fait de la Révolution, il se retire en Lorraine où il modèle plusieurs vases et statuettes pour la Faïencerie de Niderviller[2].

Style & thèmesModifier

Il est connu pour ses groupes mythologiques de danseuses, de nymphes ou de baigneuses en terre cuite.

Il a aussi exécuté des œuvres de grande taille, notamment Hercule en repos, Le Fleuve Scamandre, Le Déluge, un buste de Tronchet, etc.

Il est l'auteur du décor « aquatique » du château de Digoine.

Œuvres dans les collections publiquesModifier

  • Agen, musée des beaux-arts : Sainte-Marie Madeleine en pénitente, 1768, terre cuite.
  • Nancy, musée des beaux-arts :
  • Paris :
    • musée du Louvre :
      • Bacchanale d'enfants. Le sacrifice de la Chèvre, 1782, bas-relief, stuc : élément du décor de l'hôtel de Bourbon-Condé à Paris[3] ;
      • Bacchanale d'enfants. La Panthère de Bacchus défendant ses petits, 1782, bas-relief, stuc : élément du décor de l'hôtel de Bourbon-Condé à Paris[4] ;
      • Satyresse jouant avec un satyre enfant, de part et d'autre d'une guirlande ayant entouré un oculus, 1782, bas-relief, stuc : élément du décor de l'hôtel de Bourbon-Condé à Paris[5] ;
      • Hercule au repos, Salon de 1773, statuette en plâtre ;
      • Caton d'Utique, 1804, statuette, esquisse en terre cuite[6] ;
      • Charles de Secondat, baron de La Brède et de Montesquieu (1689-1755), Salon de 1783, statue en marbre[7] ;
      • Deux pleureuses, 1766, statuettes en terre cuite[8] ;
      • Égyptienne au naos, vers 1780, statuette en terre cuite[9] ;
      • Homère mordu par les chiens, 1809, statuette en terre cuite[10] ;
      • Paire de vases à décor identique d'une ronde de satyres et de satyresses, vases, pierre de Tonnerre : éléments du décor de la salle de bains de l'hôtel de Besenval à Paris[11],[12] ;
      • Paire de vases à décor identique d'une ronde de satyres et de satyresses, avec les accessoires du thiase bacchique, vases, pierre de Tonnerre : éléments du décor de la salle de bains de l'hôtel de Besenval à Paris ;
      • Pan poursuivant Syrinx sous le regard de l'Amour, bas-relief, stuc : élément du décor de la salle de bains de l'hôtel de Besenval à Paris[13] ;
      • Vénus et les nymphes désarmant l'Amour, Léda séduite par Jupiter sous l'apparence d'un cygne, bas-relief, stuc : élément du décor de la salle de bains de l'hôtel de Besenval à Paris[14] ;
      • Sainte Cécile, vers 1774, statuette, esquisse en terre cuite[15] ;
      • Marie-Madeleine pénitente, 1767, statuette en terre cuite[16] ;
      • Une Femme qui, en expirant, montre à son époux le fils qu'elle lui laisse, Salon de 1773, bas-relief en terre cuite[17] ;
      • Vase avec décor de cinq femmes faisant un sacrifice, 1766, vase en terre cuite[18] ;
      • Vase avec décor de dix femmes et un enfant tenant un oiseau, 1766, vase en terre cuite[19] ;
      • Briséis quittant Achille, groupe en terre cuite, 45 × 35,3 × 21,5 cm[20].
    • palais du Luxembourg, salle des séances du Sénat : Caton d'Utique, 1804, statue en marbre.
  • Rouen, cathédrale Notre-Dame, chapelle Saint-Nicolas :
    • Sainte Cécile pleurée par trois compagnes, 1777, provient de l'autel latéral nord du jubé détruit en 1884 ;
    • Sainte Cécile, 1777, statue, provient de l'autel latéral nord du jubé détruit en 1884.
    • Christ et cassolettes, plomb doré[21].
  • Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon : Portrait de Louis-Pierre-Pantaléon Resnier, sénateur (1759-1807), buste en marbre.

GalerieModifier

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Notes et référencesModifier

  1. Allgemeines Lexikon, p. 110
  2. Allgemeines Lexikon, p. 111
  3. Notice no 511, base Atlas, musée du Louvre
  4. Notice no 509, base Atlas, musée du Louvre
  5. Notice no 510, base Atlas, musée du Louvre
  6. Notice no 27505, base Atlas, musée du Louvre
  7. Notice no 2524, base Atlas, musée du Louvre
  8. Notice no 2550, base Atlas, musée du Louvre
  9. Notice no 2554, base Atlas, musée du Louvre
  10. Notice no 2564, base Atlas, musée du Louvre
  11. Notice no 2544, base Atlas, musée du Louvre
  12. Notice no 2545, base Atlas, musée du Louvre
  13. Notice no 2543, base Atlas, musée du Louvre
  14. Notice no 2542, base Atlas, musée du Louvre
  15. Notice no 2552, base Atlas, musée du Louvre
  16. Notice no 19837, base Atlas, musée du Louvre
  17. Notice no 2561, base Atlas, musée du Louvre
  18. Notice no 2558, base Atlas, musée du Louvre
  19. Notice no 2556, base Atlas, musée du Louvre
  20. Grande Galerie - Le journal du Louvre, n°13, septembtre-octobre-novembre 2010, p. 76 : « Le groupe montre un jeune guerrier, le regard triste, dans une attitude d'attente et de rélexion, le bras sur la hanche, devant une jeune femme, dignement enveloppée dans des voiles, qui se penche vers lui les mains jointes dans un geste de soumission. Un petit Amour écarte de son bras gache le bouclier du héros. Il s'agit très probablement de Briséis quittant Achille, un sujet du premier chant de L'Iliade d'Homère ».
  21. Le Christ en plomb doré était autrefois accompagné de la Vierge et de saint Jean. Cité dans : Antoine Pierre Marie Gilbert, Description historique de la cathédrale De Rouen, Éd. Nabu Press, 2010, p. 105 (ISBN 9781146079969) (dans une copie de l'édition originale de 1837).

AnnexesModifier

BibliographieModifier

  • Simone Hoog, préface de Jean-Pierre Babelon, avec la collaboration de Roland Brossard, Musée national de Versailles. Les sculptures. I - Le musée, Paris, Réunion des musées nationaux, 1993.
  • Sous la direction de Guilhem Scherf, Clodion et la sculpture française de la fin du XVIIIe siècle, Louvre/La documentation française, Paris, 1992, (ISBN 2-11-003019-4)
  • (de) Ulrich Thieme, Allgemeines Lexikon der bildenden Künstler : von der Antike bis zur Gegenwart, Leipzig, E.A. Seemann, coll. « siebenter Band », , 604 p., p.111
  • Notice nécrologique sur Clodion par L.A. Dingé, 1814, 8 pages.

IconographieModifier

Liens externesModifier

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