Jean-François de Troy

peintre français

Jean-François de Troy, (ou Jean-Baptiste-François de Troy, suivant les sources[1]) né le à Paris et mort le à Rome, est un peintre et dessinateur de tapisseries français.

Jean-François de Troy
Image dans Infobox.
Jean-François de Troy, Autoportrait (1734 ou 1745),
château de Versailles.
Naissance
Décès
Nationalité
Activité
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Famille
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Père
Œuvres principales

De son vivant, Jean-François de Troy fut considéré comme l'un des plus importants peintres d'histoire de France. Il était également sollicité pour ses peintures décoratives, portraits et peintures de genre. Dans ce dernier registre, il est considéré comme l'inventeur des « tableaux de modes » qui tentent de donner un portrait authentique des mœurs, modes et passes-temps de son époque[2].

BiographieModifier

Jean-François de Troy est le fils du portraitiste François de Troy (1645-1730) qui l'encourage à faire un séjour en Italie de 1699 à 1706.

Il est reçu à l'Académie royale de peinture et de sculpture le 28 juillet 1708 et prêté serment entre les mains de son père, alors directeur de l'Académie. Il a été reçu adjoint à professeur le 24 juillet 1716, puis professeur le 30 décembre 1730[3].

Le 15 novembre 1727, il a donné quittance pour la réalisation de trente-cinq travaux pour Monsieur de la Live[4].

Entre 1724 et 1737, il travaille au palais de Versailles et au palais de Fontainebleau. Il crée des modèles de tapisseries pour la manufacture des Gobelins (Histoire d'Esther, Histoire de Jason). Il reçoit le premier prix du grand Concours de 1727 organisé par le duc d'Antin, directeur des Bâtiments, conjointement avec François Lemoyne, pour son tableau Le Repos de Diane[5] (musée des beaux-arts de Nancy).

Il s'est marié en 1732 avec Marie-Anne le Trouyt-Deslandes (†1742), âgée de 23 ans, fille de François le Trouyt-Deslandes, qui lui a apporté une dot considérable. Il a eu de ce mariage sept enfants qui sont tous morts avant lui. Il a acheté une charge de secrétaire du roi pour placer ses fonds[6].

En 1738, Jean-François de Troy est nommé directeur de l'Académie de France à Rome où il arrive le 3 août. Il est nommé par le roi Louis XV chevalier de l'ordre de Saint-Michel.

Il a été élu prince de l'Accademia di San Luca en 1743.

Il meurt à Rome le .

Le chevalier de Valory a lu, le 6 février 1762, devant l'Académie royale de peinture et de sculpture, l'éloge de Jean-François de Troy. Un autre éloge y a été lu, le 2 octobre 1762, par Jean-Jacques Caffieri.

ŒuvreModifier

Jean-François de Troy est aussi bien un peintre d'histoire, c'est-à-dire qu'il traite de sujets historiques, mythologiques, moraux ou religieux, qu'un peintre de genre, brossant des scènes de la vie quotidienne dans la lignée d'Antoine Watteau.

Pendant son séjour à Rome, de Troy était aussi actif en tant que peintre de fresques. Il en réalise une dans l'allée au nord de l'ancienne basilique Santi Bonifacio e Alessio représentant saint Gerolamo Emiliani présentant des orphelins à la Vierge[2].

Œuvres dans les collections publiquesModifier

 
L'Alarme ou la Gouvernante fidèle (1723), Londres, Victoria and Albert Museum.
 
Femme lisant une lettre (1723), Berlin, Gemäldegalerie.
 
La Déclaration (1731), Berlin, château de Charlottenburg.
 
Le Triomphe de Mardochée (vers 1736), New York, Metropolitan Museum of Art.
Aux États-Unis
En France
Russie

ÉlèvesModifier

Notes et référencesModifier

  1. "Le peintre-graveur Français, ou catalogue raisonné des estampes..." A.P.F. Robert Dumesnil, Paris 1844, sur google books, consulté le 10 novembre 2018
  2. a et b Laurie G. Winters, « Troy, de », in Grove Art Online, Oxford Art Online, Oxford University Press, Web, 31 janvier 2016.
  3. Valory 1762, p. 260
  4. Ch. Grandmaison, « Jean-François de Troy. Quittance à Monsieur Delalive (1727) », Archives de l'art français, t. 1,‎ 1851-1852, p. 161 (lire en ligne)
  5. Musée des beaux-arts de Nancy : Jean-François de Troy, Le Repos de Diane
  6. Valory 1762, p. 280
  7. Le Triomphe de Mardochée, notice sur le site du Metropolitan Museum of Art.
  8. Didier Rykner, « Un tableau de Jean-François de Troy acquis par le Vassar College », La Tribune de l'art, 10 janvier 2018 (en ligne).
  9. Yannick Lintz, Le Musée des Beaux-Arts, Agen, Paris, Réunion des Musées nationaux, , 128 p. (ISBN 2-7118-4018-2), p. 77
  10. Bernard de Vregille, Éliane Vergnolle, Annick Deridder, Pascal Brunet, Jean-Pierre Gavinet, Pierre Chauve, La cathédrale Saint-Jean de Besançon, Besançon, Les cahiers de la Renaissance du vieux Besançon, , 100 p. (ISSN 1276-6771), p. 65.
  11. Renaissance du Musée de Brest, acquisitions récentes : [exposition], Musée du Louvre, Aile de Flore, Département des Peintures, 25 octobre 1974-27 janvier 1975, Paris, , 80 p.
  12. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière, , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 526.
  13. Portrait de Jeanne de Troy.
  14. Colin Eisler, La peinture au musée de l'Ermitage, Paris, La Martinière, , 655 p. (ISBN 2-7324-2283-5), p. 41
  15. Apollon et Daphnée.

AnnexesModifier

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BibliographieModifier

  • Chevalier de Valory, « Jean-François de Troy (lu le 6 février 1762) », dans Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture publiés d'après les manuscrits conservés à l'École impériale des beaux-arts, (lire en ligne), p. 255-280
  • « Jean-François de Troy (lu le 2 octobre 1762) », dans Mémoires inédits sur la vie et les ouvrages des membres de l'Académie royale de peinture et de sculpture publiés d'après les manuscrits conservés à l'École impériale des beaux-arts, (lire en ligne), p. 281-288
  • Jean-Pierre Cuzin, « “Le Déjeuner de chasse” de Jean-François de Troy (1679-1752) peint pour Fontainebleau », Revue du Louvre, 1991, no 1, p. 43-48.
  • Christophe Leribault, Jean-François de Troy, 1679-1752, Éditions Arthena, 2002 (ISBN 2-903239-30-4).

Liens externesModifier