Sang du Christ

le sang qui s'est échappé des blessures de Jésus-Christ, notamment lors de sa crucifixion, ainsi que le sang présent lors du sacrement de l'Eucharistie

Le Sang du Christ, dans la théologie chrétienne, est le sang qui s'est échappé des blessures de Jésus-Christ, notamment lors de sa crucifixion, ainsi que le sang présent lors du sacrement de l'Eucharistie. En effet, d'après la doctrine de la transsubstantiation, enseignée par l'Église catholique, dans l'Eucharistie, la substance du vin est changée en celle du Sang du Christ.

Le calice de l'Eucharistie contenant le vin de messe mélangé à un peu d'eau, espèce changée en Sang du Christ.

Sources bibliquesModifier

Cet écrit est rattaché en commentaire du 20e dimanche du Temps ordinaire, année B, l'Évangile selon saint Jean, chapitre 6, versets 51 à 58 :

« Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement; et le pain que je donnerai, c'est ma chair, pour le salut du monde." Là-dessus, les Juifs disputaient entre eux, disant: "Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger?" Jésus leur dit: "En vérité, en vérité, je vous le dis, si vous ne mangez la chair du Fils de l'homme, et ne buvez son sang, vous n'avez point la vie en vous-mêmes. Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. C'est là le pain qui est descendu du ciel: il n'en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts; celui qui mange de ce pain vivra éternellement. »[1]

InterprétationsModifier

Pour l'archevêque Théophylacte :

« De même, la coupe du sang du Seigneur est une vraie boisson, car elle n'étanche pas notre soif pour un temps limité, mais elle préserve pour toujours de la soif celui qui la boit, et elle ne le laisse pas insatisfait. Comme le Seigneur l'a dit à la Samaritaine: Celui qui boira de l'eau que moi, je lui donnerai, n'aura plus jamais soif (Jn 4. 14). En effet, quiconque recevra la grâce de l'Esprit Saint en participant aux divins mystères, ne souffrira ni de la faim spirituelle ni de la soif, comme ceux qui n'ont pas la foi. »[2].

Fête du précieux SangModifier

La fête du précieux Sang du Seigneur Jésus-Christ est décidée par le pape Pie IX en 1849 depuis son exil de Gaète à la suite de l’instauration de la République romaine, quand il est rétabli dans ses prérogatives, notamment par la France. Il en fixe la date au 1er juillet. En 1934, le pape Pie XI l’élève comme l’une des fêtes les plus importantes de l’Église et Jean XXIII en fait écrire les Litanies pour rappeler l’importance de la dévotion. Cependant, avec la réforme issu du Concile Vatican II, la fête a été retirée du calendrier liturgique en 1970 considérée comme trop proche du Corpus Domini ou Fête-Dieu. Cela n'empêche pas les fidèles de pouvoir communier au Corps et au Sang du Christ (hostie et vin liturgique) à la messe et, traditionnellement, tout le mois de juillet reste dédié au précieux Sang.

CongrégationsModifier

ÉglisesModifier

Notes et référencesModifier

  1. Traduction de la Bible réalisée par Augustin Crampon.
  2. Commentaire sur l'évangile de Jean, page 123 par Théophylacte [1]

Voir aussiModifier