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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Sebert.
Hippolyte Sebert
General sebert.jpg
Hippolyte Sebert en costume civil, par le photographe Pierre Petit, membre de la Société française de photographie
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 90 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Abréviation en botanique
SebertVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Formation
Activités
Autres informations
Domaine
Science végétale (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de
Académie des sciences
Comité linguistique d’espéranto (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Grade militaire

Hippolyte Sebert, né à Verberie le et mort le à Paris, enterré à Verberie, est un scientifique, général d'armée français et espérantiste. Il était co-fondateur de l'Office International de Bibliographie (OIB) qui est devenu plus tard l'Insitut International de Bibliographie. Hippolyte Sebert est également un grand défenseur de l'espéranto [1], dont il préside un temps la fédération française. La bibliothèque historique de Espéranto-France située à Paris porte son nom [2].

BiographieModifier

Carrière militaireModifier

La première partie de la vie d'Hippolyte Sebert est marquée par l'orientation militaire. Après des études à Douai, il entre à l'École Polytechnique[3] en 1858. Il en sort en 1860 comme officier d'artillerie de marine et il est envoyé à Toulon. Il conçoit alors des appareils de mesure de déformation pour la construction des canons.

Il séjourne ensuite en Nouvelle-Calédonie de 1866 à 1870 à la tête de la Direction d'artillerie de marine, où il s'intéresse aux propriétés mécaniques des arbres. Il répertorie de nouvelles espèces botaniques auxquelles il attribue son nom dans diverses régions[4].

Pendant la guerre de 1870, il participe à la défense de Paris dans la IIe Armée. Devenu aide-de-camp du général Frébault, il participe avec lui à la bataille de Champigny. Il est nommé commandeur de la Légion d'honneur en 1888.

Il réalise de nombreuses recherches concernant la balistique et la mécanique des canons et dirige le laboratoire central de l'artillerie de marine. Il étudia avec son ami Pierre-Henri Hugoniot des recherches sur les détentes gazeuses qui accompagnent la détonation d'un canon.

Il est promu au grade de général de brigade en 1890. En 1904, le général Sebert fut l'un des acteurs de la réhabilitation du capitaine Alfred Dreyfus : il préside la commission de quatre généraux chargée d'étudier le fameux « bordereau », et conclut que celui-ci ne peut avoir été rédigé par un officier d'artillerie.

Carrière scientifiqueModifier

Après sa retraite militaire, sa carrière scientifique s'affirme. Il devient ingénieur-conseil puis administrateur délégué de la Société des forges et chantiers de la Méditerranée. Il est élu membre de l'Académie des sciences (section de mécanique) en 1897, succédant à Aimé-Henry Résal[3].

Il anime le bureau bibliographique de Paris (BBP) dès 1898[5],[4]. Cette institution est étroitement liée à l'office international de bibliographie (OIB), qui a été fondé en Belgique dès 1895 par Paul Otlet, Henri La Fontaine et Hyppolyte Sebert dont le dernier était le vice-président[5]. Plus tard, l'OIB devient l'institut international de bibliographie (IIB). La coopération entre Paul Otlet et Hippolyte Sebert est étroite et permanente, ainsi qu'entre Hyppolyte Sebert et Henri La Fontaine, comme en témoigne leur correspondance entre 1898 et 1921[5] et une déclaration lors d'une réunion au BBP[6]. Manifestement, ces hommes partageaient le même idéal internationaliste et dans ce but défendaient la diffusion de la connaissance, l'emploi de l'espéranto et la mise en place d'une normalisation des outils intellectuels[5].

Il préside en 1900 l'Association française pour l'avancement des sciences et participe à la création de SupOptique. Il est aussi président de la société française de photographie de 1901 à 1929, succédant à Louis-Alphonse Davanne, président d'honneur de 1926 à 1928, succédant à Louis Lumière, président de la société française de cinématographie et promoteur de la bibliographie décimale.

ŒuvresModifier

Sciences et techniques :

  • Richard Frères (1886), Notice sur les instruments enregistreurs construits par ..., comprenant le rapport de M. le colonel Sebert ..., Paris, Richard Frères, 81 p.
  • Notice sur les instruments enregistreurs construits par Richard Frères, comprenant le rapport de M. le Colonel Sebert, à la société d'encouragement pour l'industrie nationale et l'exposé des perfectionnements et applications nouvelles / Colonel Hippolyte Sebert, Paris : [s.n.], 1884, 35 p. ; In-4°

Sur l’espéranto ou en espéranto :

  • 1990 : 'Leteroj de Sebert al Ludoviko Zamenhof', éditeur Ito Kanzi.
  • 1920 : "Le mouvement espérantiste avant la guerre et depuis 1914".
  • 1910 : "La langue internationale auxiliaire Esperanto".
  • 1910 : "Modela klasifiko de Esperantaj bibliotekoj laŭ sistemo de la decimala klasifiko uzata por la Universala Bibliografia Repertorio[7]
  • 1909 : "L’espéranto et les langues nationales".

Notes et référencesModifier

Les photos sont la propriété de Martine Pinel, petite-fille de Marthe Merlette, cousine du Général Hippolyte Sébert.

  1. Allocution de M. le Général Sebert en faveur de l'espéranto.
  2. http://arkivo.esperanto-france.org/ Site de la bibliothèque historique Hippolyte Sebert
  3. a et b D'après (en) Trudi Bellardo-Hahn et Michael Keeble-Buckland, Historical Studies in Information Science, Medford (New-Jersey), American Society for Information Sciences, , p. 182
  4. a et b D'après Christophe Dubois,, « Hippolyte Sebert [1839-1930] », sur Savoirs CDI, (consulté le 25 octobre 2014)
  5. a b c et d D'après Sylvie Fayet-Scribe, Histoire de la documentation en France – culture science et technologie de information, 1895-1937, Paris, C.N.R.S éditions,
  6. Déclaration de Paul Otlet lors d'une réunion au BBP le 15 décembro 1927, Bulletin de la SEIN, mai 1928, p. 430)
  7. (espéranto) Récension dans "La Revuo", 6a vol. 1911-1912, p.146

Liens externesModifier