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Sainte-Trie

commune française du département de la Dordogne

Sainte-Trie
Sainte-Trie
L'église Saint-Trojan de Sainte-Trie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Dordogne
Arrondissement Sarlat-la-Canéda
Canton Haut-Périgord noir
Intercommunalité Communauté de communes du Terrassonnais en Périgord noir Thenon Hautefort
Maire
Mandat
Laurent Monteil
2014-2020
Code postal 24160
Code commune 24507
Démographie
Gentilé Saint-Trojannais
Population
municipale
109 hab. (2016 en diminution de 8,4 % par rapport à 2011)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 17′ 49″ nord, 1° 12′ 02″ est
Altitude Min. 167 m
Max. 276 m
Superficie 10,91 km2
Localisation

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Sainte-Trie

Sainte-Trie est une commune française située dans le département de la Dordogne, en région Nouvelle-Aquitaine.

GéographieModifier

GénéralitésModifier

 
Le Dalon en limites de Sainte-Trie et Boisseuilh.

Limitrophe du département de la Corrèze et située à l'extrême nord-est du département de la Dordogne, la commune de Sainte-Trie s'étend sur 10,91 km2. Elle est bordée au sud et au sud-ouest par le Dalon, un affluent de l'Auvézère. Au nord, la rive sud de l'étang de Born fait partie du territoire communal.

L'altitude minimale, 167 mètres, se trouve à l'extrême ouest, là où le Dalon quitte la commune et sert de limite entre celles de Boisseuilh et Génis. L'altitude maximale avec 276 mètres est localisée au nord-est, entre les lieux-dits la Brugère et la Machardie, en limite de la commune corrézienne de Segonzac.

Au niveau géologique, le sol se compose principalement de grès et d'argile permiens, sauf dans la partie sud du territoire, en vallée du Dalon, composée de roches métamorphiques paléozoïques[1].

Le bourg de Sainte-Trie, à l'intersection des routes départementales (RD) 72E2 et 72E3, se situe, en distances orthodromiques,six kilomètres au nord-est de Hautefort.

Le territoire communal est également desservi au sud par la RD 72.

Communes limitrophesModifier

Sainte-Trie est limitrophe de six autres communes dont deux dans le département de la Corrèze.

Communes limitrophes de Sainte-Trie
Génis Salagnac Juillac
(Corrèze)
  Segonzac
(Corrèze)
Boisseuilh Teillots

ToponymieModifier

La première mention écrite connue du lieu concerne son église et date de l'an 1047 sous la forme Ecclesia Sancti Trojani[2].

Le nom de la commune se réfère à saint Trojan, évêque de Saintes au VIe siècle[2]. Le nom initial « Trojan » a été déformé en °Troja, puis °Truia avant d'aboutir à la francisation « Trie »[2].

En occitan, la commune porte le nom de Sent Trían[3].

HistoireModifier

L'église de Sainte-Trie est mentionnée dès 1047, antérieurement à la fondation de l'abbaye de Dalon en 1114[2].

Lors de la création des départements français en 1790, la commune a d'abord brièvement fait partie de la Corrèze avant d'être rattachée en 1793, ainsi que neuf autres communes, à la Dordogne.

La commune porta, au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), le nom de Trie-Argileux[4], ou Trie l'Argileuse[2].

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

La commune de Sainte-Trie a, dès 1790, fait partie du département de la Corrèze.

En 1793, elle est rattachée au canton de Genis qui dépend du district d'Excideuil dans le département de la Dordogne, jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton de Genis est supprimé et la commune est rattachée au canton d'Excideuil dépendant de l'arrondissement de Périgueux[4].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 21 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[5]. La commune est alors rattachée électoralement au canton du Haut-Périgord noir.

En 2017, Sainte-Trie est rattachée à l'arrondissement de Sarlat-la-Canéda[6],[7].

IntercommunalitéModifier

En 2009, Sainte-Trie rejoint la communauté de communes du Pays de Hautefort. Celle-ci disparaît le , remplacée au par une nouvelle intercommunalité élargie, la communauté de communes du Terrassonnais en Périgord noir Thenon Hautefort.

Administration municipaleModifier

La population de la commune étant comprise entre 100 et 499 habitants au recensement de 2011, onze conseillers municipaux ont été élus en 2014[8],[9].

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1989 juin 1995 Roger Géraud    
juin 1995 (réélu en mars 2014) En cours Laurent Monteil SE Agriculteur

Instances judiciaires et administrativesModifier

Dans les domaines judiciaire et administratif, Sainte-Trie relève[10] :

DémographieModifier

Les habitants de Sainte-Trie se nomment les Saint-Trojannais[11].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[13].

En 2016, la commune comptait 109 habitants[Note 1], en diminution de 8,4 % par rapport à 2011 (Dordogne : -0,09 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
400234312320426457440440458
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
415414406371364373372349348
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
366355346294253232258217183
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
154146134136118148130128125
2013 2016 - - - - - - -
114109-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

ÉconomieModifier

EmploiModifier

En 2015[15], parmi la population communale comprise entre 15 et 64 ans, les actifs représentent cinquante personnes, soit 45,9 % de la population municipale. Le nombre de chômeurs (quatre) a légèrement augmenté par rapport à 2010 (trois) et le taux de chômage de cette population active s'établit à 7,7 %.

ÉtablissementsModifier

Au , la commune compte dix-sept établissements[16], dont cinq relatifs au secteur administratif, à l'enseignement, à la santé ou à l'action sociale, quatre dans la construction, quatre dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche, trois au niveau des commerces, transports ou services, et un dans l'industrie[17].

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

  Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Patrimoine naturelModifier

 
L'étang de Born en forêt domaniale de Born. La rive boisée située à droite se trouve sur Sainte-Trie.

Au nord, la forêt domaniale de Born, une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2 remarquable pour sa flore, se situe principalement sur les communes de Salagnac et de Saint-Mesmin mais deux petites zones au sud de l'étang de Born et au nord-est du lieu-dit chez Tuillas, dont la surface cumulée représente environ six hectares, se trouvent sur Sainte-Trie[24],[25].

Personnalités liées à la communeModifier

Voir aussiModifier

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. Patrick Ranoux, préface de René Pijassou, Atlas de la Dordogne-Périgord, Ouvrage publié à compte d'auteur, Speed impression, 1996, (ISBN 978-2-9501476-1-5), p. 19.
  2. a b c d et e Chantal Tanet et Tristan Hordé, Dictionnaire des noms de lieux du Périgord, Éditions Fanlac, 2000, (ISBN 2-86577-215-2), p. 383.
  3. Le nom occitan des communes du Périgord sur le site du Conseil général de la Dordogne, consulté le 8 avril 2014.
  4. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Légifrance, « Décret no 2014-218 du 21 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Dordogne », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 23 août 2015).
  6. [PDF] « Arrêté portant modification des limites territoriales des arrondissements de Bergerac, Nontron, Périgueux et Sarlat-la-Canéda du département de la Dordogne », Préfecture de la Dordogne, 30 décembre 2016.
  7. [PDF] Anciens et nouveaux arrondissements au 1er janvier 2017, Préfecture de la Dordogne, 4 janvier 2017.
  8. Article L2121-2 du code général des collectivités territoriales, sur Légifrance, consulté le 23 février 2017.
  9. Résultats des élections municipales et communautaires 2014 sur le site du ministère de l'Intérieur, consulté le 23 février 2017.
  10. « Annuaire des juridictions d'une commune », sur le site du ministère de la Justice (consulté le 23 février 2017).
  11. Nom des habitants des communes françaises sur le site habitants.fr, consulté le 27 février 2017.
  12. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  15. Dossier complet - Commune de Sainte-Trie (24507) - Activités, emploi et chômage - tableaux EMP T2 et EMP T4 sur le site de l'Insee, consulté le 27 janvier 2019.
  16. « Établissement - Définition », sur Insee (consulté le 27 janvier 2019).
  17. Dossier complet - Commune de Sainte-Trie (24507) - Établissements actifs par secteur d'activité - tableau CEN T1 sur le site de l'Insee, consulté le 27 janvier 2019.
  18. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 97.
  19. a b c d e et f Sainte-Trie, extrait de Excideuil et son pays, p. 179-180, de Jean-Jacques Joudinaud, notice placardée à l'intérieur de l'église de Sainte-Trie, vue le 19 février 2017.
  20. « Abbaye de Dalon », notice no PA00082905, base Mérimée, ministère français de la Culture, consultée le 22 février 2017.
  21. Abbé Carles, Dictionnaire des paroisses du Périgord, éditions du Roc de Bourzac, Bayac, 2004, (réédition à l'identique de celle de 1884 : Les titulaires et patrons du diocèse de Périgueux et de Sarlat), (ISBN 2-87624-125-0), p. 45-46.
  22. « dalle funéraire (gisant) », notice no PM24000376, base Palissy, ministère français de la Culture, consultée le 22 février 2017.
  23. Guy Penaud, Dictionnaire des châteaux du Périgord, éditions Sud Ouest, 1996, (ISBN 2-87901-221-X), p. 113.
  24. [PDF] Forêt domaniale de Born sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 23 février 2017.
  25. Carte de localisation de la forêt domaniale de Born sur le site de la DREAL Aquitaine, consulté le 23 février 2017.
  26. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, Éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4), p. 920.
  27. Guy Penaud, Dictionnaire biographique du Périgord, Éditions Fanlac, 1999, (ISBN 2-86577-214-4), p. 139.