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Juillac (Corrèze)

commune française du département de la Corrèze
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Juillac.

Juillac
Juillac (Corrèze)
Le bourg de Juillac.
Blason de Juillac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Nouvelle-Aquitaine
Département Corrèze
Arrondissement Arrondissement de Brive-la-Gaillarde
Canton L'Yssandonnais
Intercommunalité Communauté d'agglomération du bassin de Brive
Maire
Mandat
Josette Fargetas
2014-2020
Code postal 19350
Code commune 19094
Démographie
Gentilé Juillacois
Population
municipale
1 127 hab. (2016 en diminution de 0,97 % par rapport à 2011)
Densité 34 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 19′ 09″ nord, 1° 19′ 23″ est
Altitude Min. 154 m
Max. 410 m
Superficie 33,14 km2
Localisation

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Liens
Site web Site officiel

Juillac est une commune française située dans le département de la Corrèze en région Nouvelle-Aquitaine. De 1790 à 2015, la commune était le chef-lieu du canton de Juillac.

GéographieModifier

GénéralitésModifier

Dans l'ouest du département de la Corrèze, en limite du bassin de Brive et du pays d'Uzerche, la commune de Juillac s'étend sur 33,14 km2. Elle est arrosée par le Roseix et son affluent le ruisseau de la Tournerie qui, tous deux, y prennent leur source.

L'altitude minimale, 154 mètres, se trouve à l'extrême sud, là où le Roseix quitte la commune et entre sur celle de Rosiers-de-Juillac. L'altitude maximale avec 410 ou 415 mètres[Note 1] est localisée à l'extrême nord-ouest, au lieu-dit les Bichets, en limite de Saint-Cyr-les-Champagnes. Une marque sur le bâtiment de la Poste indique 300 mètres. La commune est vallonnée.

Le bourg de Juillac, à l'intersection des routes départementales (RD) 39, 71 et 901, se situe, en distances orthodromiques, 21 km au nord de Terrasson-Lavilledieu, 22 km au sud-ouest d'Uzerche et 24 km au nord-ouest de Brive-la-Gaillarde.

Le territoire communal est également desservi par les RD 4, 52, 52E, 71E1 et 114.

Communes limitrophesModifier

Juillac est limitrophe avec huit autres communes, dont quatre dans le département de la Dordogne.

ToponymieModifier

Le nom de la commune dérive d'un nom de personnage latin, Julius, suivi par le suffixe -acum[1], correspondant au « domaine de Julius ».

En occitan, la commune se nomme Julhac.

HistoireModifier

Juillac, fief de la châtellenie vicomtale d’Ayen, semble lui échoir avant 1346 sans que l’on n’en connaisse les modalités. Une famille dite de « Julhac » est attestée dès le XIe siècle. En 1298, le vicomte de Limoges parle du burgum nostrum de Julhac près duquel Gui Morcel, chevalier de Ségur possède un repaire. On ignore qui est seigneur de Juillac avant les Pérusse. Ainsi, il n’est pas impossible que ce soit le vicomte de Limoges qui ait personnellement gratifié Ramnulphe de Pérusse de ce fief au XIVe siècle. Le château de Juillac se trouvait dans le bourg. Celui de Beaufort est peut-être une création du XVe siècle, une résidence forte établie sur une colline dominant la bourgade. En 1346, Ramnulphe, comme seigneur des Cars et de Juillac, achète des droits sur Juillac et Chabrignac à Hugues d’Ayen. En 1357 et 1359, il obtient du vicomte une rente de 50 livres et tous les droits seigneuriaux sur le bourg et la paroisse de Juillac en contrepartie de lui en prêter hommage. En 1363, il obtient le droit d’y faire tenir un marché le vendredi. En 1359, il fait un échange de maisons dans le bourg avec le chapitre Saint-Étienne. En 1440, Gautier obtient une délimitation entre les seigneuries de Juillac et d’Ayen.

Selon le Livre de raison de Jehan Raffailhac, de Badefols d'Ans (Périgord), il y a eu à Juillac en 1630 une forte épidémie de peste, mais aussi non loin à Ayen et Yssandon.

Politique et administrationModifier

Tendances politiques et résultatsModifier

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
mars 2001 2008 Aimé David UMP  
mars 2008 mars 2014 Thierry Crouzillat PCF  
mars 2014 En cours Josette Fargetas UDI  

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Dès 1790, la commune de Juillac est le chef-lieu du canton de Juillac qui dépend du district d'Uzerche jusqu'en 1795, date de suppression des districts. En 1801, le canton est rattaché à l'arrondissement de Brive, qui prend le nom d'arrondissement de Brive-la-Gaillarde en 1925[2].

Dans le cadre de la réforme de 2014 définie par le décret du 24 février 2014, ce canton disparaît aux élections départementales de mars 2015[3]. La commune est alors rattachée au canton de l'Yssandonnais, dont le bureau centralisateur se trouve à Objat.

IntercommunalitéModifier

Dès 1994, Juillac intègre dès sa création la communauté de communes du Bassin de la Loyre, renommée en 2006 communauté de communes de Juillac-Loyre-Auvézère. Celle-ci est dissoute au 31 décembre 2013 et remplacée au 1er janvier 2014 par la communauté d'agglomération du bassin de Brive.

Politique environnementaleModifier

La déchèterie la plus proche se situe sur la commune de Saint-Bonnet-la-Rivière, à quelques kilomètres au sud-est.

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Les habitants de Juillac sont appelés les Juillacois.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 1 127 habitants[Note 2], en diminution de 0,97 % par rapport à 2011 (Corrèze : -0,38 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 1262 0102 0482 4112 5192 4152 4552 5432 637
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5222 6732 8342 5142 5672 5242 5282 5362 542
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 5202 5132 5142 1701 9181 8331 8191 6881 615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
1 5221 4521 2681 2151 1081 0891 1351 1381 127
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique
 

EnseignementModifier

Maternelle et école primaire. Pour les grands, un ramassage scolaire existe.

Manifestations culturelles et festivitésModifier

Depuis des années, la Saint-Mesmin est fêtée le 28 mai, avec brocante et vide-greniers dans les rues du bourg. Autre temps fort au cours de l'année, chaque premier week-end du mois d'août, le bourg offre animations, fêtes et feu d'artifice tiré sur le stade.

Activités sportivesModifier

Il existe une piscine municipale accolée au camping, un stade où peut être pratiqué le rugby, un terrain de basket. L'activité sportive est soutenue par plusieurs associations loi de 1901.

ÉconomieModifier

 
Plantation de pommiers près du lieu-dit les Bichets.

Alors que la ville semble tourner au ralenti (beaucoup de façades révèlent une activité passée intense), Juillac compte cependant quelques commerces et des artisans, ainsi que des agriculteurs. Juillac compte une pharmacie, deux garages, deux stations essence à proximité. Il y a également une boulangerie, un fleuriste, un boucher traiteur, deux magasins d'électroménager, une épicerie, et un supermarché. Une zone d'activité se trouve à la sortie en direction de Pompadour.

Plus de 200 sociétés ont pour siège social Juillac.

Service publicModifier

Gendarmerie, sapeurs-pompiers, La Poste, centre médico-social, centre des finances publiques, un médecin généraliste, un kinésithérapeute.

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

 
L'église Saint-Germain.
  • Église Saint-Germain.
  • Manoir des Miracles.
  • Vestiges d'un ancien château.

Patrimoine culturelModifier

Juillac compte dans la Grande Rue une médiathèque fraichement rénovée et plusieurs associations loi 1901 dont l'une vise à mettre en valeur la naturaliste Jeanne Villepreux-Power.

Toujours dans la Grande Rue, une galerie permet des expositions régulières mettant à l'honneur dans ces terres du bas Limousin la présence d'artistes (par exemple Daniel Cochin, Marijke Munne, Hervé Treuil ou Guy Sermadiras).

Patrimoine naturelModifier

Au nord-ouest du bourg, la commune recèle sur 304 hectares une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type 2 au cœur de la forêt de Montcheyrol, refuge de nombreuses espèces animales[7].

Personnalités liées à la communeModifier

  • Patrick Boutot dit Patrick Sébastien : bien que né à Brive-la-Gaillarde en 1953, il a passé une partie de son enfance à Juillac. Une plaque rappelant ce moment de sa vie a été installée sur la façade de la maison où il vécut, près de l'église.
  • Alain Penaud, ancien demi d'ouverture du XV de France est né à Juillac en 1969.
  • Jean Malaval, né le 25 juillet 1911 à Chabrignac et décédé le 9 juillet 2003 à Tours. A vécu toute son enfance à Juillac et a été détenteur de plusieurs records du monde de vélo sur piste avant guerre. Il a détenu le record de l'heure du Veld'hiv. Peintre après la guerre, il a été félicité par le président de la République, M. Réné Coty pour son 1er prix à l'exposition du Salon d'Automne de la ville de Paris. Il a exposé à Paris, Londres, Dallas…[réf. nécessaire]
  • Jeanne Villepreux-Power, dite Lady Power, naturaliste française, est née à Juillac en 1794, et y est décédée en 1871, après avoir longtemps vécu en Sicile. Elle est l'inventeur(trice) des aquariums.
  • Bernard Marque, mathématicien, historien et félibre, né à Juillac en 1866, mort à Juillac en 1936.
  • François Gouyon, parlementaire français (1875-1966) né et décédé à Juillac.
  • Adhémar Péchadre (1862-1925), né à Juillac, député français entre 1906 et 1919 dans la Marne.
  • André Monteil (1915-1998), né à Juillac, professeur agrégé, ministre du gouvernement de Pierre Mendès France.
  • Jean-Baptiste Chavoix, né à Juillac le 4 octobre 1739 et décédé à Juillac le 18 septembre 1818 a été député de l'Assemblée constituante pour le Tiers-État, sénéchaussée de Limoges.
  • Michel Mallevergne (1804-1877) est un homme politique né à Juillac.
  • Pierre Jean François Chaffary, né à Villemoustaussou le 17 mai 1872 et décédé à Juillac le 22 aout 1950, général de brigade en 1931.

HéraldiqueModifier

  Blason Parti, au 1er de gueules au pal de vair, au 2d d'or à trois forces de sable ordonnées en pal 2 et 1.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Pour approfondirModifier

BibliographieModifier

  • Pierre Batillot, Juillac et environs, 150 pages

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Deux données contradictoires selon le Géoportail : 415 mètres sur la carte et 410 pour la boîte « Communes ».
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

RéférencesModifier

  1. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e édition, Librairie Guénégaud, 1989, 1re édition en 1963, (ISBN 2-85023-076-6), p. 371.
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Légifrance, « Décret no 2014-228 du 24 février 2014 portant délimitation des cantons dans le département de la Corrèze », sur http://www.legifrance.gouv.fr/ (consulté le 6 juin 2016).
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  7. Forêt de Montcheyrol sur le site de la DREAL Limousin, consulté le 6 juin 2016.