Saint-Germain-lès-Corbeil

commune française du département de l'Essonne

Saint-Germain-lès-Corbeil
Saint-Germain-lès-Corbeil
L’hôtel de ville.
Blason de Saint-Germain-lès-Corbeil
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Essonne
Arrondissement Évry
Intercommunalité CA Grand Paris Sud
Maire
Mandat
Yann Pétel (DVD)
2020-2026
Code postal 91250
Code commune 91553
Démographie
Gentilé Saint-Germinois
Population
municipale
7 484 hab. (2018 en augmentation de 0,15 % par rapport à 2013)
Densité 1 518 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 14″ nord, 2° 29′ 17″ est
Altitude Min. 34 m
Max. 93 m
Superficie 4,93 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Paris
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Draveil
Législatives 9e circonscription de l'Essonne
Localisation
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Saint-Germain-lès-Corbeil
Liens
Site web saint-germain-les-corbeil.org

Saint-Germain-lès-Corbeil (prononcé [sɛ̃ ʒɛʁmɛ̃ lɛ kɔʁbɛj] Écouter) est une commune française située à vingt-neuf kilomètres au sud-est de Paris dans le département de l'Essonne en région Île-de-France. Elle est le chef-lieu du canton de Saint-Germain-lès-Corbeil.

Ses habitants sont appelés les Saint-Germinois[1].

GéographieModifier

DescriptionModifier

 
Position de Saint-Germain-lès-Corbeil en Essonne.

Sur la rive droite de la Seine, dans une région géographique communément appelée Brie française, Saint-Germain-lès-Corbeil est située à la limite de ce plateau et de la vallée de la Seine.

Saint-Germain-lès-Corbeil est située à vingt-neuf kilomètres au sud-est de Paris, quatre kilomètres au sud-est d'Évry-Courcouronnes, deux kilomètres au nord-est de Corbeil-Essonnes, seize kilomètres au sud-est de Montlhéry, dix-huit kilomètres au nord-est d'Arpajon, dix-huit kilomètres au nord-est de La Ferté-Alais, vingt et un kilomètres au sud-est de Palaiseau, vingt-quatre kilomètres au nord-est de Milly-la-Forêt, trente-deux kilomètres au nord-est d'Étampes, trente-sept kilomètres au nord-est de Dourdan.

La ville, desservie par la Francilienne (RN 104) et la RD 448 qui longe la Seine dispose des transports en commun suivants :

  • T Zen (Gare de Lieusaint-Moissy (77) - gare de Corbeil-Essonnes (91)) : ligne de bus en site propre sur une grande partie du parcours ;
  • Lignes intercommunales exploitées par la société des Cars Sœur.

Communes limitrophesModifier

HydrographieModifier

La commune est limité à l'ouest par la Seine. Le Ru des Prés-Hauts s'y jette..

ClimatModifier

Saint-Germain-lès-Corbeil, située en Île-de-France, bénéficie d'un climat océanique dégradé aux hivers frais et aux étés doux, en étant régulièrement arrosée sur l'ensemble de l'année. En moyenne brute annuelle, la température s'établit à 10,8 °C, avec une moyenne maximale de 15,2 °C et une moyenne minimale à 6,4 °C. Les températures moyennes mensuelles extrêmes relevées sont de 24,5 °C en juillet au maximum et 0,7 °C en janvier au minimum, mais les records enregistrés s'établissent à 38,2 °C le et −19,6 °C le . Du fait de la moindre densité urbaine entre Paris et sa banlieue, une différence négative de un à deux degrés Celsius se fait sentir, surtout en début de journée. L'ensoleillement est comparable à la moyenne des régions du nord de la Loire avec un total de 1 798 heures par an, une moyenne haute à deux cent quarante heures en juillet et basse à cinquante trois heures en décembre. Les précipitations sont également réparties sur l'année, avec un total annuel de 598,3 millimètres de pluie et une moyenne approximative de cinquante millimètres par mois.

Données climatiques à Saint-Germain-lès-Corbeil.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 0,7 1 2,8 4,8 8,3 11,1 13 12,8 10,4 7,2 3,5 1,7 6,4
Température moyenne (°C) 3,4 4,3 7,1 9,7 13,4 16,4 18,8 18,5 15,6 11,5 6,7 4,3 10,8
Température maximale moyenne (°C) 6,1 7,6 11,4 14,6 18,6 21,8 24,5 24,2 20,8 15,8 9,9 6,8 15,2
Ensoleillement (h) 59 89 134 176 203 221 240 228 183 133 79 53 1 798
Précipitations (mm) 47,6 42,5 44,4 45,6 53,7 51 52,2 48,5 55,6 51,6 54,1 51,5 598,3
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Brétigny-sur-Orge de 1948 à 2002[2],[3].


UrbanismeModifier

Occupation des sols.
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace urbain construit 55,5 % 216,50
Espace urbain non construit 14,7 % 57,54
Espace rural 29,8 % 116,36
Source : Iaurif[4]

La commune intègre la ville nouvelle de Melun-Sénart en 1973 (elle en sortira en 1983). Les quartiers du Pré Saint Germain (promoteur: Kaufman & Broad), du Val fleuri, de Champ Clair ou encore du Val de Rochefort sortent de terre à cette époque. La commune se dote alors d'un véritable appareil commercial avec la réalisation du centre commercial de la Croix Verte, ainsi que d'un collège et de deux écoles supplémentaires (l'ancienne école est par ailleurs déplacée et agrandie pour permettre l'accueil des nouveaux écoliers).

Ainsi, entre les recensements de 1968 et 1975, la commune voit sa population multiplier par sept, passant de 600 habitants à plus de 4000, sept ans plus tard.

TypologieModifier

Saint-Germain-lès-Corbeil est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 411 communes[8] et 10 785 092 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[11],[12].

Lieux-dits, écarts et quartiersModifier

  • Champs Dolent
  • Champs Clair
  • Val Coquatrix
  • Le Clos au Merle
  • Résidence Windsor
  • Le parc des Chevreaux
  • Mauperthuis
  • Le Domaine du Golf
  • Croix-Verte
  • Vieux Saint-Germain

ToponymieModifier

Attestée sous les formes Corboilus vicus, Sanctus Germanus Veteris Corbolii, Saint Germain fauxbourg de Corbeil en 1709[13].

L'abbé Lebeuf, auteur de l'histoire de la Ville et du Diocèse de Paris écrivait dans les années 1883 / 1893, que Saint-Germain-lès-Corbeil existait dès le VIe siècle. En 800, on l'appelait Corboilus ou Corboilum qui devint veteri Corboïlo (« Le Vieux Corbeil ») lorsqu'un « nouveau » Corbeil (junius Corboïlum) fut bâti de l'autre côté de la Seine. Plus tard, le village prit le nom de Sanctus Germanus Veteris Corbolu, en référence à saint Germain (494-576), évêque de Paris, qui y posséda des terres.

La forme usuelle de Saint-Germain-lès-Corbeil résulte des évolutions de Saint-Germain-le-Vieil-Corbeil, Saint-Germain-le-Vieux-Corbeil, et plus récemment, Saint-Germain-lez-Corbeil.

En toponymie, le terme lès (avec accent) est un dérivé du latin latus (près de).

Durant la Révolution, la commune fut appelée Vieux-Corbeil et fut créée en 1793 sous son nom actuel[14].

HistoireModifier

Le territoire de la commune fut occupé dès le Néolithique comme en atteste la découverte en 1906 de l'allée couverte des Champs-Dolents, désormais détruite.

Le premier château connu date de 1312, et fut construit par Geoffroy Coquatrix, riche et important bourgeois de Paris, échanson du roi Philippe-le-bel. Le château subit, au cours des décennies, plusieurs réparations et transformations jusqu'à sa destruction en 1590. En effet, pendant les guerres de Religion, lors du siège de Corbeil, Alexandre Farnèse, duc de Parme, occupe le château et en se retirant, le brûle...

Il est reconstruit en 1620 par Nicolas Thibeuf, nouveau seigneur du Val-Coquatrix. Son fils et petit-fils le conserveront. Au cours du XVIIIe siècle, il deviendra propriété de la famille de Brétignières. Au XIXe siècle, le domaine est acheté par Aymé-Stanislas Darblay, industriel de Corbeil et député. En 1846, le nouveau propriétaire construit le château actuel, resté dans la famille jusqu'à nos jours.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, le , lors des combats de la Libération de la France, un bombardier allié qui venait de participer au raid sur Corbeil s'est écrasé près de la ferme de Villouvette, tuant l'équipage[15]

Jusqu'à la fin des années soixante, Saint-Germain-lès-Corbeil est restée un village essentiellement rural. Dépourvue de liaison ferroviaire sur son territoire, la commune n'a pas été concernée par le développement industriel de sa voisine Corbeil, ni même par l'émergence des lotissements pavillonnaires (type pavillon loi Loucheur) du début du XXe siècle dans bon nombre de communes de la banlieue parisienne, et de l'Essonne (Athis-Mons, Savigny-sur-Orge, Ris-Orangis, Quincy-sous-Sénart, Brunoy...). La population s'est stabilisée autour de 600 habitants pendant plusieurs décennies.

À partir de 1970, sous l'impulsion du maire Stanislas Darblay (élu en 1968), la commune se métamorphose. De nombreuses surfaces agricoles sont vendues pour y réaliser des lotissements pavillonnaires standardisés à l'américaine. C'est l'époque de l'avènement de l'automobile et de la propriété privée: la qualité de la desserte ferroviaire n'est plus un impératif de développement urbain dans la mesure où la plupart des foyers possèdent une, voire deux voitures. Par ailleurs, les habitants cherchent de plus en plus la présence de grands espaces. Les villes n'ont plus la cote (en témoignent les pertes spectaculaires d'habitants entre 1968 et 1982 des communes de Paris, Lyon, Marseille, etc. et même de certaines villes de banlieue, anciennement urbanisées). Les Français aspirent désormais à posséder un pavillon et un jardin, loin des désagréments de la ville.

La commune intègre la ville nouvelle de Melun-Sénart en 1973, mais en sort en 1983.

Politique et administrationModifier

Rattachements administratifs et électorauxModifier

Rattachements administratifsModifier

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[16], la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de l'Essonne et à son arrondissement d'Évry après un transfert administratif effectif au .

Elle faisait partie de 1793 à 1975 du Canton de Corbeil-Essonnes de Seine-et-Oise, puis de l'Essonne, année où est créé par le décret du le canton de Saint-Germain-lès-Corbeil dont la ville est le chef-lieu[14]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électorauxModifier

Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Draveil.

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription de l'Essonne.

IntercommunalitéModifier

Saint-Germain-lès-Corbeil était membre de la communauté d'agglomération Seine-Essonne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2002 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la loi MAPAM du , qui prévoit la généralisation de l'intercommunalité à l'ensemble des communes et la création d'intercommunalités de taille importante, notamment en seconde couronne de l'agglomération parisienne, cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté d'agglomération Grand Paris Sud dont est désormais membre la commune.

Tendances politiques et résultatsModifier

Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours :

Élections législatives, résultats des deuxièmes tours :

Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores :

Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores :

Élections cantonales et départementales, résultats des deuxièmes tours :

Élections municipales :

  • Lors du second tour des élections municipales de 2008 dans l'Essonne, la liste DVD menée par le maire sortant remporte la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 770 voix (54,44 %, 23 conseillers municipaux élus), devançant largement celle également DVD menée par Yann Pétel (1 481 voix, 45,56 %, 6 conseillers municipaux élus).
    Lors de ce scrutin, 34,90 % des électeurs se sont abstenus[29].
  • Lors du second tour des Élections municipales de 2014, la liste DVD menée par Yann Pétel obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 980 voix (59,90 %; 23 conseillers municipaux élus dont 6 communautaires), battant très largement celle DVD du maire sortant Jean-Pierre Marcelin (1 325 voix, 40,09 %, 6 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
    Lors de ce scrutin, 35,00 % des électeurs se sont abstenus[30].
  • Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans l'Essonne, la liste DVD menée par le maire sortant Yann Pétel obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 507 voix (83,07 %, 27 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire), devançant très largement celle DIV menée par Jacques Demeure (307 voix, 16,92 %, 2 conseillers municipaux élus).
    Lors de ce scrutin, marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 63,72 % des électeurs se sont abstenus[31]

Référendums :

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs[34]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 Jean Baptiste Cousin    
1791 1795 Jean Louis Rabasse    
1795 1800 Charles Haquet    
1800 1808 Gabriel Joseph Masson    
1808 1810 Charles Paul Reant    
1810 1829 Jacques Georges de Joussineau    
1829 1837 Stanislas Accart    
1837 1846 Samuel Augustin Nouette-Delorme    
1846 1854 Louis Michel Gandille    
mai 1854 1879 Aymé-Stanislas Darblay Majorité dynastique Industriel, censeur de la Banque de France
Député de Seine-et-Oise (1852 → 1870)
1879 1885 Charles Beranger    
1885 1908 Paul Darblay    
1908 1919 Charles Coeuret    
1919 1968 Robert Darblay[Note 3]    
mai 1968 mai 2000 Stanislas Darblay[35]
(1912-2000)
RPR Industriel, ingénieur
Démissionnaire
mai 2000[36] mars 2001 Norbert Le Nigen RPR  
mars 2001 mars 2014 Jean-Pierre Marcelin[37]
(1934- )
DVD Cadre retraité d'Aéroports de paris[38]
Vice-président de la CA Seine-Essonne (2008 → 2014)
mars 2014 En cours Yann Pétel
(1958- )
DVD
puis LR
Gérant de portefeuilles
Vice-président de la CA Grand Paris Sud (2020 → )
Conseiller départemental de Draveil (2021 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026

JumelagesModifier

Saint-Germain-lès-Corbeil a développé des associations de jumelage avec :

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

Évolution démographiqueModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[42].

En 2018, la commune comptait 7 484 habitants[Note 4], en augmentation de 0,15 % par rapport à 2013 (Essonne : +3,41 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
319317340341381366422381405
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
400445487526567544605581620
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
573620652555548562508514544
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
5636504 3794 4626 1417 0517 1617 1777 310
2017 2018 - - - - - - -
7 4937 484-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[43].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges en 2009Modifier

Pyramide des âges à Saint-Germain-lès-Corbeil en 2009 en pourcentages[44].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,9 
3,5 
75 à 89 ans
4,7 
13,5 
60 à 74 ans
14,5 
23,9 
45 à 59 ans
23,3 
19,9 
30 à 44 ans
21,4 
17,9 
15 à 29 ans
16,4 
21,2 
0 à 14 ans
18,8 
Pyramide des âges en Essonne en 2009 en pourcentages[45].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,3 
90 ans ou +
0,8 
4,4 
75 à 89 ans
6,7 
11,3 
60 à 74 ans
11,9 
19,9 
45 à 59 ans
20,0 
21,9 
30 à 44 ans
21,4 
20,6 
15 à 29 ans
19,2 
21,7 
0 à 14 ans
20,0 

EnseignementModifier

Les élèves de Saint-Germain-lès-Corbeil sont rattachés à l'académie de Versailles.

En 2010, la commune dispose sur son territoire des écoles primaires de la Croix Verte, des Prés Hauts et du Champ Dolent[46] et du collège de la Tuilerie[47].

SportsModifier

Le Football Club Saint-Germain - Saint-Pierre est le club emblématique de la ville. Il est l'association des villes de Saint-Germain-lès-Corbeil et de Saint-Pierre-du-Perray. Le club a été fondé en 1972 et évolue au niveau départemental.

Une partie du Gilf de Saint-Germain-lès-Corbeil se trouve sur le territoire communal.

SantéModifier

La commune dispose sur son territoire de l'établissement d'hébergement pour personnes âgées dépendantes la Fontaine Médicis[réf. nécessaire].

Autres services publicsModifier

En 2011, la commune dispose sur son territoire d'un bureau de poste[48].

En 2019 est lancé le chantier d'une nouvelle caserne de Gendarmerie nationale située près de la Francilienne destinée à accueillir en 2021 la brigade de Saint-Pierre-du-Perray ainsi que les militaires de la brigade motorisée de Corbeil-Essonnes[49]

Lieux de culteModifier

 
L'église Saint-Germain.

La paroisse catholique de Saint-Germain-lès-Corbeil est rattachée au secteur pastoral de Corbeil-Saint-Germain et au diocèse d'Évry-Corbeil-Essonnes. Elle dispose de l'église Saint-Germain[50].

MédiasModifier

ÉconomieModifier

Emplois, revenus et niveau de vieModifier

En 2006, le revenu fiscal médian par ménage était de 26 898 , ce qui plaçait la commune au 228e rang parmi les 30 687 communes de plus de cinquante ménages que compte le pays et au vingt-et-unième rang départemental[52].

Répartition des emplois par catégories socioprofessionnelles en 2006.
  Agriculteurs Artisans, commerçants,
chefs d’entreprise
Cadres et professions
intellectuelles supérieures
Professions
intermédiaires
Employés Ouvriers
Saint-Germain-lès-Corbeil 0,0 % 7,7 % 17,6 % 25,8 % 30,6 % 12,9 %
Zone d’emploi d’Évry 0,3 % 4,0 % 20,2 % 29,6 % 28,2 % 17,7 %
Moyenne nationale 2,2 % 6,0 % 15,4 % 24,6 % 28,7 % 23,2 %
Répartition des emplois par secteurs d’activités en 2006.
  Agriculture Industrie Construction Commerce Services aux
entreprises
Services aux
particuliers
Saint-Germain-lès-Corbeil 0,0 % 3,6 % 6,0 % 16,1 % 9,8 % 17,6 %
Zone d’emploi d’Évry 0,9 % 13,5 % 5,4 % 14,6 % 16,2 % 6,9 %
Moyenne nationale 3,5 % 15,2 % 6,4 % 13,3 % 13,3 % 7,6 %
Sources : Insee[53],[54],[55]

Culture locale et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Les berges de la Seine et la forêt qui les borde ont été recensés au titre des espaces naturels sensibles par le conseil général de l'Essonne[56].

Au VIe siècle, saint Germain, évêque de Paris, édifia un lieu de culte, aujourd'hui disparu, dédié à saint Vincent, martyr espagnol.
Au XIIe siècle, l'église actuelle est construite, dans un style de transition fin roman/début gothique. Elle prend le nom de Saint Germain - Saint Vincent. Son imposant clocher de 60 mètres de haut s'écroule en 1793 ; en 1835, un modeste clocheton est installé sur le pignon de la façade.
L'église est entièrement restaurée à la fin du XIXe siècle par la famille Darblay. En particulier, la façade, au-dessus du portail du XIIe siècle, ornée de statues modelées par Élias Robert et couronnée par le campanile actuel, est presque entièrement reconstruite.
L'ensemble des vitraux du XIIIe siècle de l'abside centrale constitue le trésor de l'église.
Ces vitraux sont classés aux Monuments historiques depuis 1908. Le vitrail le plus important, celui du centre, représente les principaux épisodes de la Passion du Christ ; la verrière de gauche illustre l'Arbre de Jessé (généalogie du Christ), celle de droite est relative à la vie de saint Germain.
Au sommet, la rosace représente l'Agneau pascal entouré de six médaillons dédiés à plusieurs saints martyrs.
Les pierres tombales, relevées et scellées sur les murs des bas-côtés, forment un ensemble d'un grand intérêt historique puisqu'elles concernent des anciens notables ou curés de la paroisse.

Personnalités liées à la communeModifier

Différents personnages publics sont nés, décédés ou ont vécu à Saint-Germain-lès-Corbeil :

Saint-Germain-lès-Corbeil dans les arts et la cultureModifier

Une bande dessinée écrit parGuy Pascal Onga'Ntsang et Alain Kojelé retrace le parcours de la ville de Saint-Germain-lès-Corbeil, au travers d'une famille polonaise, qui vient s'installer dans la commune où le père de famille vient occuper le poste de médecin-directeur du nouveau centre médical[57]

HéraldiqueModifier


Les armes de Saint-Germain-lès-Corbeil se blasonnent : D'azur à une tour sommée d'une Cocatrix essorant d'or, au chef de gueules à la mitre d'argent accostée des lettres S et G d'or.[58] Les ornements extérieurs sont une couronne murale à trois tours.

La couronne montre qu'il s'agit d'une ville et les lettres S et G sont signe de l'appartenance à Saint Germain, évêque de Paris (476-576). Le dragon (une cocatrix) à ne pas confondre avec un Basilic (mythologie) représente la famille Coquatrix et la tour rappelle le château. Le blason ici présenté n'est pas fidèle a l'original. La cocatrix ne ressemblant d'origine pas à cela.


Pour approfondirModifier

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BibliographieModifier

  • L. Vollant, L'église de Saint-Germain-lez-Corbeil, Imprimerie Crété,
  • Élisabeth Grunberg et Jean-Pierre Bourgeron, Le Hurepoix : Corbeil-Essonnes, Saint-Germain-lès-Corbeil, Villabé, t. IV, J.-P. Bourgeron, (ISBN 9782903097042)
  • Collectif d'auteurs, Saint-Germain-lès-Corbeil : Histoire et patrimoine, Maury,
  • Guy Pascal Onga'Ntsang et Alain Kojelé, Bienvenue à Saint-Germain-lès-Corbeil, Les Éditions KIMIA,

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Une place de la ville porte le nom de ce maire.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Gentilé sur le site habitants.fr Consulté le 08/04/2009.
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