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Marie Guévenoux

personnalité politique française

Marie Guévenoux
Illustration.
Marie Guévenoux en octobre 2018.
Fonctions
Députée française
En fonction depuis le
(2 ans, 4 mois et 21 jours)
Élection 18 juin 2017
Circonscription 9e de l'Essonne
Législature XVe
Groupe politique LREM
Prédécesseur Romain Colas
Présidente des Jeunes Populaires

(2 ans et 7 mois)
Prédécesseur Michaël Bullara (indirectement)
Successeur Fabien de Sans Nicolas
Biographie
Date de naissance (43 ans)
Lieu de naissance Amiens (Somme)
Nationalité Française
Parti politique DL, UMP, LR, LREM
Profession Directrice de la communication du conseil général des Yvelines
Conseillère technique au cabinet du ministre de l'Éducation nationale

Marie Guévenoux, née le à Amiens, est une femme politique française.

Membre de Démocratie libérale et collaboratrice parlementaire d'Alain Madelin (alors président du parti), elle est présidente du mouvement « Les Jeunes avec Madelin » et des Jeunes Populaires de 2002 à 2004. Elle intègre ensuite différents cabinets ministériels, puis l'équipe de campagne d'Alain Juppé pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016.

Faisant défection lors de la campagne présidentielle de François Fillon à la suite sa mise en examen, elle rejoint La République en marche (LREM) et est élue députée dans la 9e circonscription de l’Essonne. Elle est également membre du bureau exécutif de LREM depuis novembre 2017, trésorière du parti depuis septembre 2019, et secrétaire du Bureau de l'Assemblée nationale.

BiographieModifier

FormationModifier

Marie Guévenoux a effectué sa scolarité au lycée Madeleine Michelis d'Amiens. Elle est titulaire d'un master en communication[1].

Parcours politiqueModifier

Au sein de la droiteModifier

Elle adhère et milite en 1994 à la section UNI (droite universitaire) de l'université d'Amiens. Puis elle rejoint le mouvement d'Alain Madelin, Démocratie Libérale en 1999 où elle occupe un poste de chargée de mission auprès de Stéphane Seigneurie (ancien de l'UNI)[réf. nécessaire]. Elle est également assistante parlementaire d'Alain Madelin[2].

Elle rejoint, comme la très grande majorité des libéraux, l'UMP lors de sa création en 2002. Le 11 février 2003, elle est nommée secrétaire nationale de l'UMP chargée de la jeunesse par Alain Juppé, président de l'UMP, succédant à une équipe de transition menée par Michaël Bullara, ancien secrétaire national du RPR chargé de la Jeunesse.

En 2004, le réglement de fonctionnement des Jeunes Populaires (jeunes de l'UMP) est fixé. Il permet, notamment, aux adhérents de l'UMP de moins de 30 ans d'élire des « conseillers nationaux jeunes », qui constituent alors le conseil national des Jeunes populaires, le « Parlement » des Jeunes UMP. Marie Guévenoux est confirmée à son poste et devient la première présidente des Jeunes populaires à l'occasion des universités d'été le 3 septembre 2004 à La Baule. Elle est élue[3] par les conseillers nationaux, eux-mêmes préalablement élus au mois de juillet 2004.

Elle est classée parmi les fidèles d'Alain Juppé et son remplacement devient rapidement une nécessité pour la nouvelle direction du parti incarnée par Nicolas Sarkozy. Elle est contrainte de donner sa démission avant le terme de son mandat[3],[4]. Elle est remplacée en septembre 2005 par Fabien de Sans Nicolas.

Durant l'année 2005, Marie Guévenoux rejoint le cabinet ministériel de la ministre déléguée à la Coopération, au Développement et à la Francophonie, Brigitte Girardin[réf. nécessaire], puis le ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement et de l'Aménagement durables dirigés par Alain Juppé puis Jean-Louis Borloo après l'élection présidentielle de 2007[2]. Le 1er avril 2009, elle rejoint le cabinet de Xavier Darcos, alors ministre de l'Éducation nationale[5]. Après avoir été la directrice de la campagne, en Aquitaine, de Xavier Darcos lors des élections régionales de 2010, elle devient directrice de la communication au cabinet d’Alain Schmitz, président UMP du conseil général des Yvelines[6], elle est rédactrice en chef du magazine publié par le conseil général[7].

Elle fait partie de l'équipe de campagne d'Alain Juppé, candidat à la primaire présidentielle des Républicains de 2016. Elle est, notamment, chargée de récolter les dons[8]. En juillet 2016, elle devient secrétaire générale de la campagne. Après la victoire de François Fillon, elle est nommée directrice administrative et financière de la campagne présidentielle[9].

Le , dans le cadre de l'affaire Fillon et à la suite de sa mise en examen, elle renonce à soutenir le candidat LR François Fillon à l'élection présidentielle[10]. Elle continue cependant d'être rémunérée jusqu'au second tour de l'élection présidentielle[9], ce qui équivaut à un mois de travail. Interrogée par Marianne, Marie Guévenoux justifie la signature de l'accord avec l'équipe de campagne de François Fillon : « J'ai eu un conflit avec mon employeur pour des raisons évidentes. J'ai demandé à être affectée à une autre mission chez LR. Ils ont refusé et m'ont proposé, comme aux autres salariés concernés, une solution transactionnelle »[11].

Députée de la XVe législature et cadre de LREMModifier

Proche d'Édouard Philippe, qui était directeur général de l'UMP lorsqu'elle était la présidente des Jeunes populaires[2],[12], elle est investie aux élections législatives de 2017 dans la 9e circonscription de l’Essonne par La République en marche[13], avec comme suppléant Christian Chardonnet. Ce dernier s'était déjà présenté sur une liste Divers Gauche aux élections municipales de 2014 à Draveil[14]. Elle est alors élue députée au second tour avec 57,91 % des votes face à la candidate LR-UDI Véronique Carantois (42,04 %).

Classée à la droite du groupe LREM, elle défend en particulier la version du ministre Gérard Collomb pour le projet de loi pour une immigration maîtrisée, un droit d'asile effectif et une intégration réussie, alors que certains de ses collègues contestent cette orientation[15]. Elle échoue à obtenir le poste de rapporteur de ce projet de loi, qui échoit à Élise Fajgeles[16]. Elle est proche de Gilles Le Gendre[2].

En novembre 2017, à l'occasion du conseil national de La République en marche, elle intègre le bureau exécutif du parti[17]. Avec Alain Richard, elle co-préside la commission nationale d’investiture de LREM pour les élections municipales de 2020[18]. En septembre 2019, elle succède à Grégoire Potton comme trésorière du parti[19].

Au printemps 2018, elle est désignée rapporteure pour les deux projets de loi ordinaire et organique qui traitent des questions les plus emblématiques du projet de révision constitutionnelle : introduction d'une dose de 15 % de proportionnelle, réduction de 30 % du nombre de députés et sénateurs, cumul dans le temps limité à trois mandats identiques[20]. Avec Éric Bothorel, elle copilote le groupe d’une vingtaine de parlementaires impliqués dans l’organisation de la consultation nationale consécutive au mouvement des Gilets jaunes[21]. Interrogée sur l'opportunité d'instaurer le référendum d'initiative citoyenne, elle déclare qu'« on ne répond pas à un mouvement populiste avec une réponse populiste »[22].

Notes et référencesModifier

  1. Présentation de Marie Guevenoux, sur le site Le Point.fr, 01/08/2003.
  2. a b c et d Yann Guégan et Diane de Fortanier, « La galaxie LRM à l’Assemblée nationale », sur contexte.com, (consulté le 19 octobre 2018).
  3. a et b « Opération nettoyage à l'UMP », Éric Mandonnet, publié le 18/07/2005 - mis à jour le 15/07/2005, sur le site lexpress.fr.
  4. « Escamotage à la tête des «cadets» de l'UMP », Stéphane Allies, 2 septembre 2005, site liberation.fr.
  5. JORF no 0095 du 23 avril 2009, texte no 71 sur le site legifrance.gouv.fr.
  6. Nomination de Marie Guevenoux, sur le site internet Acteurs publics.com. Accès restreint.
  7. Le magazine du conseil général des Yvelines
  8. Ludovic Vigogne, « Chaque mercredi, à 8h30, la task force Juppé se réunit... », opinion.fr, 2 mars 2015.
  9. a et b Louis Hausalter, « Investie par Macron aux législatives, elle était encore rémunérée par Fillon la semaine dernière... », marianne.net, 11 mai 2017.
  10. « Le compteur des lâcheurs de Fillon », liberation.fr
  11. lefigaro.fr, « Une ex-collaboratrice de Juppé et Fillon, candidate macroniste aux législatives », Le Figaro,‎ (ISSN 0182-5852, lire en ligne, consulté le 12 mai 2017)
  12. « Edouard Philippe soutien de Marie Guévenoux, ex-juppéiste En Marche ! - France 3 Paris Ile-de-France », France 3 Paris Ile-de-France,‎ (lire en ligne, consulté le 25 juin 2017)
  13. « Législatives 2017 : qui est Marie Guévenoux la nouvelle députée REM de l'Essonne ? », France Bleu,‎ (lire en ligne, consulté le 19 juin 2017)
  14. lefigaro.fr, « REUSSIR DRAVEIL Draveil - Elections municipales 2014 », Le Figaro,‎ 03|2014 (lire en ligne, consulté le 25 juin 2017)
  15. Manuel Jardinaud et Mathilde Mathieu, « Migrants: Collomb verrouille son texte malgré les haut-le-cœur de députés LREM », sur Mediapart, (consulté le 1er avril 2018).
  16. Mikael Corre, « Immigration, la fermeté républicaine d’Élise Fajgeles », sur la-croix.com, (consulté le 24 novembre 2018).
  17. Laurent de Boissieu, « En Marche (EM) », sur france-politique.fr (consulté le 27 août 2018).
  18. http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/coulisses/lrem-installe-sa-commission-d-investiture-en-vue-des-municipales-de-2020-20190603
  19. « LREM : Marie Guévenoux remplace Grégoire Potton au poste de trésorier », sur La Lettre A.fr, (consulté le 10 novembre 2019).
  20. Le Figaro.fr avec AFP, « Ferrand sera rapporteur général de la révision institutionnelle », sur lefigaro.fr, (consulté le 19 octobre 2018).
  21. Manuel Jardinaud et Ellen Salvi, « Le «grand débat» de Macron fait déjà polémique », sur Mediapart, (consulté le 27 décembre 2018).
  22. Manon Rescan, « Les députés LRM peu emballés par le référendum d’initiative citoyenne », sur lemonde.fr, (consulté le 27 décembre 2018).

Liens externesModifier