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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne les religions africaines traditionnelles. Pour une vision d'ensemble des religions en Afrique, voir Religion en Afrique.
Répartition des religions en Afrique.

La notion de religions traditionnelles africaines concerne l'ensemble des religions pratiquées en Afrique subsaharienne qui pré-existent aux religions abrahamiques importées, christianisme et islam[note 1].

Le cadre religieux du continent africain est d'une grande richesse qui correspond à la variété des cultures du continent. Les religions africaines traditionnelles ont en commun la croyance en un Dieu unique, le culte des ancêtres et des esprits, la croyance en la réincarnation, un aspect initiatique et, souvent, le matriarcat, le totémisme et l'impartialité de Dieu.

Sommaire

Le fait religieux traditionnel et sa descriptionModifier

 
Sculptures africaines.

La grande majorité des écrits concernant les religions traditionnelles africaines (RTA) sont le fait des Européens[3] qui, lorsqu'ils y sont confrontés, emploient les termes péjoratifs d'« animisme », de « paganisme », de « fétichisme » ou de « vaudou » pour les décrire, les considérant comme une forme très inférieure de religion[note 2], voire même lui déniant cette appellation[5]. La majeure partie des études sont en effet comparatives, mettant l'accent sur les différences avec le christianisme et traitant ces différences comme des carences ou des infériorités[3]. Il faut attendre les années 1960 pour que le sujet soit étudié par les universitaires africains et occidentaux[6] et 1965 pour que le terme même de « religion(s) traditionnelle(s) africaine(s) » apparaisse afin de désigner un sujet d'études académiques[7].

Ainsi le terme « fétiche » — venant du portugais du XVe siècle —, qui sert à désigner les objets de culte des religions traditionnelles, connote la notion d'artificiel, de magique et de grossier[8],[9]. Cette connotation négative persiste, au moins, jusqu'au début du xxe siècle ; ainsi, David Livingstone, dans ses relations de voyage datées de 1859, écrit, à propos d'un « fétiche », qu'il s’agit de l'« image grossière d'une tête humaine […] barbouillée de certaines substances enchantées[10] » et le Grand Larousse du XIXe siècle, dans sa définition du mot « fétiche », utilise l'expression « culte grossier des objets matériels »[11].

Les RTA, à l'instar d'autres religions considérées comme « primitives », ont souvent été aussi qualifiées de totémistes[12]. Pour son aspect social, le totémisme est le moyen de la reconnaissance mutuelle des membres d'un groupe, typiquement un clan[note 3],[14]. Pour son aspect religieux, le totémisme est la forme « première de religion » créée par la société humaine. Le totem étant l'objet des rites qui matérialisent les croyances, le totémisme est considéré par certains[15],[16] comme un système religieux à part entière[17]. En 1962, le concept même de totémisme est cependant fortement critiqué par Claude Lévi-Strauss, qui l'accuse d'être une « invention » anthropologique[18].

L'idée que les RTA sont monothéistes se trouve déjà dans la Doctrina Christiana (en), un livre datant de la fin du xvie siècle, grâce à des missionnaires espagnols qui avaient exploré la côte de l'actuelle République du Bénin[19]. Au début du xxe siècle, l'ethnologue français Marcel Griaule définit le fond et la forme du sentiment religieux africain comme un « système de relations entre le monde visible des hommes et le monde invisible régi par un Créateur, en général bienveillant, et des puissances qui, sous des noms divers et tout en étant des manifestations de ce Dieu unique, sont spécialisées dans des fonctions de toutes sortes », d’où des pratiques visant à invoquer la médiation des puissances intermédiaires (ancêtres, génies, esprits)[20]. Les religions traditionnelles africaines sont donc considérées comme monothéistes, caractérisées par la croyance en un Dieu suprême créateur de toutes choses, mais qu'on n'invoque pas ni ne représente[21], et dont les manifestations sont nombreuses en formes[22].

La distinction entre sacré et profane n'existe pas dans une culture africaine profondément imprégnée de la religion traditionnelle africaine[23] car les ancêtres et les morts, « forces spirituelles, participent fondamentalement à la réussite ou à l’échec des entreprises humaines[24] ». On trouve donc des rites centrés autour des représentations matérielles des forces spirituelles susceptibles d'intervenir dans le monde humain et, notamment, les masques et les statues (les idoles ou fétiches dans l'acception désormais dépassée) qui fascinèrent (et fascinent encore) les occidentaux. Ils sont destinés à invoquer ces forces spirituelles[note 4],[26].

Croyances principalesModifier

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Sculpture nuna en bois, du Burkina Faso, XVIIIe siècle.
 
Sculpture féminine dogon (Mali), symbole de la maternité, XIVe siècle.
 
Masque d'épaule nimba, représentant un esprit de la fertilité. Sculpture du peuple baga. Bois, XIXe siècle, Guinée.

Les religions africaines se caractérisent par la croyance en une force vitale cosmique, Dieu, qui émane à la fois des esprits de la Nature, des ancêtres, des chefs de tribu et des prêtres initiés à l'aspect ésotérique[Information douteuse] [?][27]. Cette force se traduit notamment par la fécondité, que ce soit celle des hommes, des plantes ou des animaux[27]. Il est donc normal que tout ce qui permet la fécondité soit considéré comme positif, et négatif tout ce qui lui fait obstacle[27]. Cultes et rites sont au service du développement de cette force vitale et la protègent des forces du mal qui tentent de l'affaiblir[27]. Tout tourne autour des deux pôles de la vie et de la décadence[27]. La mort n'étant pas ici associée au néant, la mort n'est pas jugée comme une décadence dans les religions africaines, car elle est considérée comme une fin, mais une fin qui indique un nouveau commencement.

Pour que cette force vitale cosmique puisse se développer, il faut qu'il y ait une continuité et un rapport étroit avec les origines mythiques de la famille et de la tribu[27]. Il faut respecter les traditions en les consolidant ; y renoncer, c'est-à-dire aller contre l'ordre sacré et social établi par les ancêtres, signifie limiter la force vitale, voire la détruire[27]. Prêtres, guerriers et héros sont considérés comme les messagers des divinités, ou comme les interprètes de la volonté des ancêtres[27]. Ils ont dévoilé aux hommes les secrets du feu et de la procréation, et leur ont enseigné la culture des plantes et la pratique de divers métiers[27]. Les ancêtres défunts continuent de faire partie de la communauté des vivants, puisque les uns et les autres sont liés par la nécessité d'une assistance réciproque[27] :

Selon la pensée religieuse africaine, tout être est doté d'une âme, – c'est-à-dire d'un principe vital. La croyance en la réincarnation des âmes, répandue dans une grande partie de l'humanité (en Asie par exemple, dans l'hindouisme, etc.), est très bien établie en Afrique sub-saharienne. Dans le contexte des religions africaines, cette croyance est éminemment multiforme. Au niveau populaire, la réincarnation fait en général partie des évidences quotidiennes, alors qu'à un niveau plus réflexif, elle s'inscrit dans des constructions anthropologiques parfois très complexes.

Le culte et les ritesModifier

 
Masque rituel congolais

Le culte doit principalement régénérer la force vitale pour obtenir santé, enfants, bonnes récoltes, etc[27]. La prière, les sacrifices, et les danses sacrées sont les principales formes de culte[27]. Les sacrifices ont quatre fonctions précises : divinatoires, ils veulent interpréter un acte passé ; identitaires, ils aident à établir des liaisons entre le monde des hommes et celui des Ancêtres ; purificatoires, ils nettoient l'individu des souillures des fautes et des interdits ; enfin, rites de passage, ils servent à initier, à préserver et à placer tout individu dans une fonction nouvelle[27]. Dans la représentation rituelle, culte et esprit ludique, temps mystique et extase, monde naturel et surnaturel se rencontrent et atteignent la perfection[27].

Au sein des tribus, le roi fait également office de grand prêtre. Le maitre spirituel, grand initié, se tient au côté du souverain. Il est chargé d'un rôle prépondérant, à la fois annonciateur de la pluie et guérisseur qui utilise souvent les reliques ancestrales.

En ce qui concerne les lieux de culte, on a souvent du mal à les distinguer des lieux de vie[27], car en Afrique, le sacré et le profane ne sont pas délimités. Dans bien des cas cependant, des formes de culte sont célébrées dans des bois sacrés. Il existe également des sites, ou des temples, dans lesquels sont vénérés les ancêtres. De plus, les habitations des prêtres servent souvent de lieux de culte[27].

Enfin, des pierres, consacrées aux ancêtres et vénérées comme « pierre de la pluie », établissent un contact avec les ancêtres, et donc avec les forces « atmosphériques »[27].

La danse rituelle est surtout une danse « masquée » (on appelle à juste titre l'Afrique « le continent des masques »)[27]. En effet, les masques et la danse, par la fusion des couleurs et des costumes, de la musique et du rythme, représentent l'élément rituel et vital par excellence : le masque, s'il sert à cacher le visage, sert aussi à représenter un autre être, différent de celui qui le porte[27]. Cet être peut représenter tour à tour une force naturelle d'origine divine, un guérisseur ou un esprit, un ancêtre qui revient pour bénir ou pour punir, un esprit de la mort ou de la forêt[27].

Exemples de traditions religieuses en Afrique subsaharienneModifier

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En dépit des différences entre les religions africaines, il est possible de distinguer quelques éléments communs à différentes traditions religieuses, considérées comme animistes monothéistes[28],[29]. En premier lieu, ces religions reposent sur la croyance en un seul Dieu défini comme l’Être suprême. Après avoir créé le monde, ce dieu-créateur se retire et intervient rarement dans les affaires humaines. Il est le garant de l’ordre établi des choses. À la mort d'un être humain, le corps reste sur terre, tandis que l'âme rejoint le monde invisible. Selon le degré de bonnes ou mauvaises actions qu'il a accompli sur terre, il pourra soit se réincarner pour se parfaire toujours plus, jusqu'à rejoindre les ancêtres vivant au sein de Dieu, quand son âme sera jugée suffisamment pure pour cela, soit subir une seconde mort, où l'âme, trop souillée par les péchés, est envoyé dans le magma des mauvaises âmes détruites. L’Être suprême est rarement l’objet d’une vénération ou d’un culte. Par exemple, Ngaï, le dieu kikuyu (Kenya), est censé s’être retiré sur le sommet du Mont Kenya[30], où il ne prend aucune part active aux vicissitudes de ses créatures. Cependant, les Kikuyus tournent toujours le visage en direction de la montagne lorsqu’ils prient, en témoignage de respect.

Les peuples africains sont tous monothéistes dans leurs religions traditionnelles[28] et chaque religion a son nom pour désigner Dieu, Amma pour les Dogons[31],[32],[33], Engaï[note 5] pour les Maasaï[34], Roog pour les Sérères[35],[36], Maa Ngala pour les Mandingues[37], Gueno pour les Peuls[38], Nzambi (en)[note 6] pour les Kongos[39],[40], Olodumare pour les Yoruba[41], Nyame pour les Akan[42], etc.

L’Être suprême est la figure la plus importante de toute une série d’êtres spirituels qui agissent en tant que médiateurs entre l’Être suprême et les humains. Les divers esprits sont très importants, car Dieu est perçu comme trop lointain. C’est vers ces esprits que les croyants se tournent pour formuler leurs demandes. Il existe deux sortes d’esprits : ceux qui ne sont pas d’origine humaine et ceux qui, après avoir été des humains, sont devenus des « esprits ancestraux ». Les esprits ne sont qu'hypostase, ils représentent les multiples facettes de la création de Dieu, à la fois unique et pluriel par ses actions, sa création, etc.

Les esprits d’origine non humaine sont souvent en rapport avec des lieux naturels. Par exemple, les esprits des bois ou les esprits de la mer. Au Kenya, l’un des esprits les plus actifs et les plus proches, pour les Luo, est Mumbo, l’esprit du Lac Victoria sur les rives duquel habitent les Luo[43]. Chez les Dogons, au Mali, l’esprit de l’eau, Nommo, est considéré comme le père de l’humanité, celui qui a enseigné aux hommes l’art de la parole[44].

Les esprits de la natureModifier

Les esprits de la nature n’ont pas une personnalité bien définie. Ils sont les gardiens du territoire sur lequel vit une population donnée et avec laquelle ils établissent des relations sociales complexes. D’autres esprits sont identifiés avec des phénomènes naturels, comme l’esprit du tonnerre, l’esprit du vent, l’esprit de la tempête, de la pluie, et ainsi de suite. Toutes ces entités spirituelles sont des êtres créés par Dieu et plus puissantes que les êtres humains (djin dans l'islam). Elles peuvent être bonnes ou mauvaises ou même avoir une nature ambivalente. Dans certains cas elles sont amicales et bien disposées envers les humains ; mais dans d’autres cas elles peuvent se montrer hostiles. Certaines interviennent rarement, d’autres sont omniprésentes dans la vie quotidienne. Certaines voyagent beaucoup, d’autres sont sédentaires. Chacune de ces entités occupe une place bien définie sur une échelle hiérarchique et leurs relations entre elles et avec les humains sont codifiées selon cette position hiérarchique. Certains esprits entrent en contact avec les hommes à l’occasion d’états de transe ou de possession. Quelquefois, des familles entières d’esprits s’emparent périodiquement d’une personne et lui dictent son action pour le bien du clan ou de la communauté tout entière. On trouve de telles situations avec les esprits Bori chez les Haoussas du Niger ou les esprits Bisimba chez les Zélas du Zaïre.

Les esprits des défuntsModifier

Les ancêtres appartiennent naturellement à la deuxième catégorie d’esprits. La mort ne transforme pas automatiquement un parent en ancêtre. Des rites précis sont nécessaires. Ils accompagnent en quelque sorte le défunt dans l’au-delà pour l’aider à assumer une nouvelle essence spirituelle. Ces rites consistent, entre autres, en « doubles funérailles », dans le cas desquelles on s’attend à ce que, pendant un certain laps de temps, l’esprit du défunt soit mal disposé envers les vivants, jusqu’à ce que de secondes funérailles, avec toute une série d’offrandes et de prières collectives, le réconcilient avec sa famille[45].

Les liens entre les vivants et les morts sont très forts : il faut respecter les morts et les honorer au moyen d’offrandes de diverses natures. Ils gardent une ferme emprise sur la structure familiale et on redoute de provoquer leur colère. Les ancêtres représentent le lien le plus immédiat entre les vivants et le monde spirituel, ils sont en mesure de garantir la prospérité, la santé et la fécondité de leurs descendants. Au Kenya, la structure sociale des Kikuyus est le reflet du monde de leurs ancêtres[46], qu’ils appellent Ngomas, et parmi lesquels figurent les Ngomas cia aciari, ou ancêtres immédiats[47].

Parmi les rites religieux, les jeûnes, les pèlerinages aux lieux saints, les offrandes et sacrifices, les prières quotidiennes, les grandes cérémonies en l'honneur de Dieu, des ancêtres et des esprits tutélaires, et les cycles d'initiations répétés suivant les étapes de la vie via les classes d'âges, ponctue la vie spirituelle africaine.

Situation contemporaineModifier

Les adeptes de ces religions seraient entre 100[48] et 200 millions[49], ce qui représenterait, même dans l'hypothèse basse, 70 % des adeptes des religions dites « traditionnelles » dans le monde et 12 % de la population africaine, 45 % des Africains étant chrétiens et 40 % musulmans[27],[49]. Cependant, il existe des syncrétismes importants entre ces pratiques religieuses qui amènent certains auteurs à envisager un particularisme africain[27].

Les pratiques religieuses dites « traditionnelles africaines » se maintiennent principalement sous forme de syncrétismes avec les religions importées[note 7]. De nos jours, une grande partie des Africains sont musulmans ou chrétiens, mais leurs pratiques sont largement influencées par les pratiques et croyances traditionnelles, à tel point que l'Afrique subsaharienne a inventé l'aphorisme « 50 % chrétien, 50 % musulman, 100 % animiste »[51],[52],[53],[54].

Il existe des communautés vaudoues, qui ne pratiquent pas de syncrétisme, en Haïti et au Brésil.[réf. nécessaire] Le courant kémite aux États-Unis, terme qui selon les afrocentristes signifie la terre des Noirs, revendique d'être issu de la religion égyptienne antique[55].

Notes et référencesModifier

Citations originellesModifier

  1. (en) « Indigenous African religions refer to the indigenous or native religious beliefs of the African people before the Christian and Islamic colonization of Africa. »

NotesModifier

  1. Par exemple : « Les religions africaines autochtones font référence aux croyances religieuses autochtones ou indigènes des peuples africains avant la colonisation chrétienne et islamique de l'Afrique[trad 1],[1] », le judaïsme n'étant concerné que dans une très faible mesure[2].
  2. Ce phénomène a été étudié par Okot p'Bitek[4].
  3. Le totem est, à l'instar du blason, un signe d'identification, l'équivalent d'un nom. Il est plus rarement qu'on ne le pense associé à un animal (ou à un nom d'animal) et il existe des clans sans totem. Dans une conception anthropologique notamment portée par Émile Durkheim et James George Frazer, le totem sert à définir le groupe endogamique et, dans une extension de la prohibition de l'inceste, les groupes (exogamiques donc) dans lesquels il est permis de prendre femme ou époux[13].
  4. « Les masques sculptés ne sont pas conçus pour être contemplés comme œuvres d’art, mais pour être utilisés à l’occasion de cérémonies rituelles sociales ou religieuses[25]. »
  5. Parfois Enkai, En-Kai ou Engai.
  6. Parfois Nzambé, Nzambi Mpungu.
  7. Par exemple, les rois d'Abomey assimilaient leur déesse Mawu à Yahvé pour se concilier les chrétiens[50].

RéférencesModifier

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  3. a et b Olupona 2014, p. xx.
  4. p'Bitek 1970.
  5. Histoire de l'humanité 2008, p. 1177.
  6. Olupona 2014, p. xxii.
  7. Tabard 2008, p. 327.
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BibliographieModifier

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Articles connexesModifier