Kongos

peuple bantou d'Afrique centrale
Bakongo
Description de cette image, également commentée ci-après
Herbert Ward, Femme kongo ou Femme d'Afrique centrale (1910)

Populations significatives par région
Population totale 17 254 808[1]
Autres
Langues Kikongo
Religions Bukongo, christianisme, syncrétisme
Ethnies liées Bantous

Les Kongos ou Bakongo forment un peuple bantou d'Afrique centrale. On les trouve essentiellement au sud du Gabon (dans les provinces de Ngounié et Nyanga et des peuples (Punu, Lumbu et Vungu) ayant fait partie du Royaume de Loango se trouvent dans cette province), au sud de la République du Congo (régions du Pool (Mpumbu), Bouenza (Buenza), Niari (Niadi), Lekoumou (Lekumu) et Kouilou (Kwilu ou Kuilu)), au nord de l'Angola (provinces de Uíge (Wizidi), Cabinda (province : Kabinda; capitale : Tchiowa ou Tsiowa) et Zaire (Nzadi)) et dans la province de Kongo central en République démocratique du Congo et des peuples (Yaka, Mbala, etc.) ayant fait partie de l' empire Kongo se trouvent dans les provinces de Kwango et Kwilu. Les Kongos sont évalués à plus de 17 millions d'individus.

EthnonymieModifier

Selon les sources on observe de multiples variantes : Bacongo, Badondo, Bakango, Ba-Kongo, Bisi Kongo, Besi Kongo, Bakongo, Bandibu, Bashikongo, Cabinda, Congo, Congos, Fjort, Frote, Kakongo, Kikongo, Kongos, Koongo, Nkongo, Wakongo, Wacongomani[2], etc.

Sur le plan international, c'est le terme Bakongo qui prévaut. ba- étant en kikongo le préfixe qui signale le pluriel (mu- le singulier et ki- la langue).

En langue kongo[3],[4]
Singulier (une personne kongo) Mukongo, Mwisikongo
Pluriel (le peuple kongo) Bakongo, Bisi Kongo, Esikongo
Langue (la langue kongo) kiKongo

Ne en kikongo désigne un titre, il est donc incorrect d’appeler les Kongos par Ne Kongo ou un(e) Kongo par Ne Kongo[5].

LanguesModifier

 
Distribution géographique des langues kongo et du kituba. N. B. [6],[7],[8] : Petite erreur sur la carte, le kisikongo (aussi appelé kisansala par certains auteurs) est le kikongo parlé à Mbanza Kongo. Le kisikongo n’est pas la langue mère qui porte le groupe linguistique kongo.

Ils parlent diverses langues du kikongo[9] ainsi que le kituba ou le munu kutuba , qui est un créole kikongo, simplifié et véhiculaire. En République démocratique du Congo et parmi les bakongo angolais qui y ont vécu pendant des années comme réfugiés, le kikongo a cédé beaucoup de terrain au lingala.

Ethnies KongosModifier

 
Carte ethnique de l'Angola en 1970 (territoire des Bakongo signalé en blanc)

En République du Congo :

En République démocratique du Congo :

En Angola :

Au Gabon :

HistoireModifier

 
Crucifix en alliage de cuivre du XVIIe siècle (République démocratique du Congo)

Des preuves archéologiques ont été trouvées à Tchissanga (actuellement en République du Congo), un site datant d'environ 600 avant JC. Cependant, le site ne prouve pas quel groupe ethnique résidait à cette époque [10]. Le peuple Kongo s'était installé dans la région bien avant le cinquième siècle de notre ère, avait créé une société qui utilisait les ressources diverses et riches de la région et avait développé des méthodes d'agriculture [11]. Selon James Denbow, la complexité sociale avait probablement été atteinte au deuxième siècle de notre ère [12].

Selon Vansina, de petits royaumes et des principautés Kongo sont apparus dans la région actuelle vers 1200 de notre ère, mais l'histoire documentée écrite de cette période du peuple Kongo, si elle existe, n'a pas survécu à l'ère moderne. Une description détaillée et abondante du peuple Kongo qui vivait près des ports atlantiques de la région, en tant que culture, langue et infrastructure sophistiquées, apparaît au XVe siècle, écrite par les explorateurs portugais [13]. Les travaux anthropologiques ultérieurs sur les Kongos proviennent des écrivains de l'époque coloniale, en particulier des Français et des Belges (Loango, Vungu et la vallée du Niari), mais ils sont eux aussi limités et ne couvrent pas de manière exhaustive l'ensemble du peuple Kongo [13]. De la poterie datée entre 2155 et 2035 bp, 420 BC – AD 130 avait été trouvé à Ngovo (actuellement dans le Kongo central) et datée de bien avant, entre 2500-2400 bp à Tchissanga (actuellement en République du Congo). D’après Koen Bostoen: L’ancêtre commun du groupe Kikongo a au moins 2 000 ans et il a émergé non loin du Pool Malebo où se trouvent actuellement les capitales de Kinshasa et Brazzaville. et La première expansion du groupe Kikongo vers la côte Atlantique est le corollaire de la première colonisation de la région par des populations bantouphones qui ont descendu le fleuve Congo au moins plus d’un millénaire avant que le royaume ne commence à émerger [14],[15].

D’après les traditions orales recueillies, avant la création de Kongo dia Ntotila, il y aurait eu Kongo dia Ntété (aussi connu sous le nom de Kongo dia Tuku; le Kongo des origines), à la suite de l’éclatement du Kongo dia Ntété il y aurait eu une migration sous forme spirale (forme qui rappelle le coquillage Kodia (coquille d’escargot)) des Kongos et la création d’autres royaumes. Toujours d’après ces traditions orales pour les Kongos le premier Homme serait Mahungu (ou Mawungu) (au départ un être mi-homme, mi-femme puis plus tard cet être se scinda en deux, en homme et en femme), Ma Nguunu (ou Ngunu) serait aussi un des ancêtres des Kongos et Kongo dia Ntotila aurait été créé bien avant 1390 et 1200. On découvre aussi le mythe de la femme aux neuf seins[16],[17],[18],[19],[20],[21].

Selon Vansina, les preuves suggèrent que le peuple Kongo était avancé dans sa culture et ses systèmes sociopolitiques avec de multiples royaumes bien avant que les Portugais atteignirent les côtes du fleuve Nzadi (en langue Kongo Nzadi veut dire fleuve ; le nom Zaire (en français Zaïre) est né d'une mauvaise compréhension ou prononciation des portugais) sous la conduite de Diogo Cão en 1482 [13],[22],[23]. À l’arrivée des Portugais, le royaume Kongo était à son apogée grâce à la culture de l’igname, le traitement du fer et l’échange de houes contre de l'ivoire avec les peuples de l’intérieur.

Les Bakongo établirent des relations diplomatiques, qui prévoyaient également l'envoi d'une délégation à la cour royale du Portugal en 1485. Les relations d’abord égalitaires se transformèrent en une mainmise des Portugais. Dans un esprit de modernisation, les dirigeants kongo acceptèrent le christianisme des missionnaires européens. Cela comportait également l'adoption des mœurs et style de vie portugais, ce qui déplut à une grande partie du peuple. Il en résulta des tensions entre les chrétiens et les adeptes des religions kongo. Qui plus est, dans les années 1450, un prophète, Ne-Buela Muanda, prédit l'arrivée des portugais et la mise en esclavage physique et spirituel de beaucoup de Bakongo[24],[25].

Après 1500, les Portugais demandaient des esclaves. Les Portugais installés à Sao Tomé-et-Principe avaient besoin de main-d'œuvre esclave pour leurs plantations de canne à sucre et ils ont d'abord acheté de la main-d'œuvre (des prisonniers de guerre et des criminels). Peu après, les portugais ont commencé à kidnapper des citoyens libres et exemptés de la société Kongo et après 1514, ils ont provoqué des campagnes militaires dans les régions africaines voisines pour plus obtenir de la main-d'œuvre esclave [26]. De plus les portugais comptaient aussi sur la Christianisation pour asservir le peuple Kongo, le sel connu avant l’arrivée des portugais était distribué dans des villages Kongos par des missionnaires occidentaux pour asservir. Les raids d'esclaves et le volume du commerce d'êtres humains réduits en esclavage ont augmenté par la suite et dans les années 1560, plus de 7 000 esclaves par an étaient capturés et exportés par les commerçants portugais vers les Amériques. Le peuple Kongo et les peuples voisins ont riposté par des violences et des attaques; les Kongos ont également créé des chansons pour s’avertir de l’arrivée des portugais, une des chansons connues est « Malele » (Traduction: « Malheur » ou « Malédiction », chanson présente parmi les 17 chansons Kongos chantées par la famille Massembo de la Guadeloupe lors du Grap a Kongo [27]). En 1568 Mbanza-Kongo a été pris par les Yakas; Le royaume du Kongo ne retrouva jamais sa grandeur passée et les années suivantes virent les Bakongo se battre alternativement contre et avec les Portugais et les Néerlandais pour finalement être colonisés en 1885 [26],[28]. Au XXe siècle, un parti politique kongo, l'Alliance des Bakongo (ABAKO) ainsi que les communautés Kimbanguiste (Simon Kimbangu) jouèrent un rôle important dans l'indépendance de la République démocratique du Congo en 1960. Les Kongos jouèrent aussi un rôle important dans l’indépendance de la République du Congo (L’Amicale des originaires de l'Afrique-Équatoriale française, Matswanisme ou Matsuanisme ou encore Matsouanisme (André Matswa ou Matsua), UDDIA, PPC) ainsi que celle de l'Angola (FNLA, MLEC, Tokoïsme (Simão Toko ou Toco), FLEC, CAUNC, ALLIAMA).

Le royaume levait des impôts, établissait le travail obligatoire de ses citoyens pour financer sa stabilité sociale. En effet, la prise en charge de la frange la moins favorisée de la société était le devoir principal du roi. Le roi pouvait être un homme comme une femme. Lorsque c'était un homme, son épouse était la première dame du pays, et pouvait choisir et répudier son mari, le destituer, lever l'armée, etc.

Les jours de travail étaient réglementés, de sorte qu'un jour de repos tous les sept jours était accordé à chaque personne, mais par roulement selon les provinces et les clans. La semaine Kongo est constituée de quatre jours, le mois de 28, et on compte quatre jours de repos par mois (un tous les sept jours).

Contrairement à nombre de sociétés non-africaines de la même époque, le système social était plus favorable aux moins nantis, dans la mesure où :

  • les propriétaires de terrains, les employeurs et toute la classe aisée devaient prendre en charge les plus démunis, sous peine de déshonneur. Par exemple, il était obligatoire qu'un employeur fasse travailler ses employés le matin et leur laisse l'après-midi pour produire pour leur famille et leur bien personnel ;
  • tout manquement pouvait s'accompagner de discrédit social.

Quant au roi, il était le responsable de toutes ces franges de la société. Il était élu par un groupe de gouverneurs, habituellement des chefs de parties importantes et par la suite par les officiels portugais. Les villes étaient généralement dirigées par des chefs de village, devant qui ils étaient responsables. Tous les membres du gouvernement étaient investis dans leurs fonctions sous des conditions de compétence, de respect des mœurs et avec l'aval des autorités spirituelles.

CultureModifier

La religion Kongo (Kikongo : Bukongo) considère le monde comme multidimensionnel. Le monde matériel et le monde spirituel sont deux espaces qui se croisent en certains points de l'univers. Les humains sont cantonnés en dimensions inférieures (3) ou avancées (hauts prêtres, etc. : 4 et plus). Les esprits évoluent dans une sous-partie de cet univers d'au-moins 8 dimensions. Dans le monde des esprits se trouve la cité des ancêtres, Mpemba. Au-delà de ces mondes, se trouve Kalunga Nzambi a Mpungu Tulendu (ou Tulendo). Les ancêtres font office d'intermédiaires entre le divin et l'homme.

Le divin est perçu comme la Cause primaire de toute chose, l'essence vitale de toute chose ainsi que la destination finale de toute chose. C'est ainsi que Kalunga est à la fois le lieu où se dirigent les esprits, dont ils sont issus et Dieu Lui-même (Nzambi), source de ces esprits. Kalunga est aussi la mer primitive dont tout est sorti, l'auto-créé.

La spiritualité est aussi à la base de l'organisation politique et sociale.

L'intersection entre les deux mondes a une forme de croix, d'où l'importance de ce symbole dans la pensée Kongo. De plus, le personnage de Ne-Kongo (dont vient le nom Kongo) est supposé être cette intersection de Kalunga avec le monde humain, donc un être divin sous forme humaine, symbolisé aussi par la croix. Ce sont ces similitudes avec le christianisme qui en ont facilité l'adoption.

La descendance est matrilinéaire, et l'ensemble du peuple Kongo est regroupé autour de 12 clans (kânda en Kongo), que l'on retrouve aussi dans les dénominations de nombreux peuples d'Afrique noire ; ainsi les Mbenza chez les Sérères, Wolofs, descendants de Nzinga, etc.

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AgricultureModifier

Les Kongo cultivent le manioc, la banane, le maïs, la patate douce, l'arachide, les fèves et le taro. Les sources de revenu sont le café, le cacao, la banane et l'huile de palme. La pêche et la chasse sont toujours pratiquées dans certaines campagnes, mais beaucoup de Kongo vivent, travaillent et commercent dans les villes.

Notes et référencesModifier

  1. Estimation évaluée en fonction du pourcentage, 40,5% d’habitants en Rép du Congo, 13% en Angola, 12% en RDC et 20 000 au Gabon. (Lire sur Worldometers et lire sur CIA.gov)
  2. Source RAMEAU, BnF [1]
  3. David Anderson, Richard Rathbone et R. J. A. R. Rathbone, Africa's Urban Past, James Currey Publishers, 2000, p. 79
  4. Wyatt MacGaffey, Kongo Political Culture: The Conceptual Challenge of the Particular, Indiana University Press, 2000, p.62
  5. Wyatt MacGaffey, Kongo Political Culture: The Conceptual Challenge of the Particular, Indiana University Press, 2000, p. 241
  6. Jasper DE KIND , Sebastian DOM, Gilles-Maurice DE SCHRYVER et Koen BOSTOEN, Fronted-infinitive constructions in Kikongo (Bantu H16): verb focus, progressive aspect and future, KongoKing Research Group, Department of Languages and Cultures, Ghent University, Université Libre de Bruxelles, 2013
  7. Koen Bostoen et Inge Brinkman, The Kongo Kingdom: The Origins, Dynamics and Cosmopolitan Culture of an African Polity, Cambridge University Press, 2018
  8. Raphaël Batsîkama Ba Mampuya Ma Ndâwla, L'ancien royaume du Congo et les Bakongo, séquences d'histoire populaire, L'harmattan, 2000
  9. (en) Fiche langue[kon]dans la base de données linguistique Ethnologue..
  10. Jan M. Vansina, Paths in the Rainforests: Toward a History of Political Tradition in Equatorial Africa, University of Wisconsin Pres, 1990, p. 47–54.
  11. Jan M. Vansina, Paths in the Rainforests: Toward a History of Political Tradition in Equatorial Africa, University of Wisconsin Pres, 1990, p. 146–147.
  12. James Denbow , Congo to Kalahari: data and hypotheses about the political economy of the western stream of the Early Iron Age, African Archaeological Review 8: p. 139-175, 1990
  13. a b et c Jan M. Vansina, Paths in the Rainforests: Toward a History of Political Tradition in Equatorial Africa, University of Wisconsin Pres, 1990, p. 152–158.
  14. JEAN-PIERRE BAT, « KongoKing: pour une nouvelle histoire du royaume Kongo », Libération,‎ (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2020).
  15. Koen Bostoen, Pierre de Maret et Bernard-Olivier Clist, Une archéologie des provinces septentrionales du royaume Kongo, Archaeopress, (ISBN 9781784919733, lire en ligne).
  16. A. Fu-kiau kia Bunseki-Lumanisa, Le Mukongo et le monde qui l’entourait: cosmogonie Kôngo, Office National de la Recherche et de Développement, Kinshasa, 1969
  17. Bruno Pinçon et Dominique Ngoïe-Ngalla, L'unité culturelle Kongo à la fin du XIXe siècle. L'apport des études céramologiques, Cahiers d'Études africaines, 1990, p. 157–177.
  18. Arsène Francoeur Nganga, Les origines Kôngo d’Haïti: Première République Noire de l’Humanité, Diasporas noires, 2019
  19. Lucie-Blanche Miamouini-Nkouka, Figures de la vulnérabilité: enjeux éthiques de la vieillesse en Afrique, Editions Publibook, 2016, p. 33.
  20. Luc de Heusch, Conférence de M. Luc de Heusch. Dans: Annuaires de l'École pratique des hautes études, 1974, p. 40-45.
  21. Arte (Invitation au voyage), « En Angola, au cœur du royaume Kongo », Arte,‎ .
  22. Ghislain C. Kabwit, Zaïre: the Roots of the Continuing Crisis, Cambridge University Press, 1979
  23. Jean-Jacques Arthur Malu-Malu, Le Congo Kinshasa, KARTHALA Editions, 2014, p. 171.
  24. Thomas T. Spear et Isaria N. Kimambo, East African Expressions of Christianity, James Currey Publishers, 1999, p. 219
  25. Godefroid Muzalia Kihangu, Bundu dia Kongo, une résurgence des messianismes et de l’alliance des Bakongo?, Universiteit Gent, België, 2011, p. 178
  26. a et b Jan M. Vansina, Paths in the Rainforests: Toward a History of Political Tradition in Equatorial Africa, University of Wisconsin Pres, 1990, p. 200–202.
  27. Jacques Mathou, « Grappe à Kongos », RFO-FMC,‎ (lire en ligne).
  28. Timothy J. Stapleton, Encyclopedia of African Colonial Conflicts [2 volumes], ABC-CLIO, 2016, p. 377–378.

Voir aussiModifier

BibliographieModifier

Les deux ouvrages de Joseph Van Wing restent une référence importante :

  • Joseph Van Wing, Études bakongos : vol. I - Histoire et Sociologie, Bruxelles,
  • Joseph Van Wing, Études bakongos : vol II - Religions et Magie, Bruxelles,
  • Bruno Lapika Dimomfu, L'art de guérir chez les Kongo du Zaïre : discours magicale ou science médicale ?, Centre d'étude et de documentation africaines, , 71 p.
  • Dominique Ngoie-Ngalla, Les Kongo de la vallée du Niari : origines et migrations XIIIe siècle-XIXe siècle : Bakamba, Badondo, Bakunyi, Basundi, Babeembe
  • Marcel Soret et André Jacquot, Les Kongo nord-occidentaux, Paris, L'Harmattan, , 144 p. (ISBN 9782747586177)
  • Marie-Jeanne Kouloumbou, Histoire et civilisation Kongo, Paris, L'Harmattan, , 160 p.

Articles connexesModifier

Liens externesModifier

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