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La politique au Moyen-Orient est caractérisée par le fait que la plupart des États de la région sont de création récente et que très peu d'entre eux ont mis en place des institutions démocratiques. Ces États ont créé des organisations de coopération liées soit à leur peuplement, la Ligue des États arabes, soit à leur religion dominante, l'Organisation de la coopération islamique, soit à leur appartenance à une zone géographique bien délimitée, le Conseil de coopération des États arabes du Golfe.

Le Moyen-Orient occupe une position charnière entre l'Europe, l'Asie et l'Afrique. Les nombreuses disparités et fractures qui existent entre les États de la région sont sources de tensions politiques souvent anciennes mais exacerbées par la montée des inégalités et des extrémismes. Le Moyen-Orient n'est pas dominé par une seule grande puissance régionale, ni même régi politiquement par un duopole. Quatre États ont des ambitions de domination régionale, deux sont arabes l'Arabie saoudite et l'Égypte, mais deux sont issus de l'empire perse, l'Iran, ou de l'empire ottoman, la Turquie. Un cinquième État, Israël, de par sa spécificité religieuse au milieu du monde musulman, de par ses alliances, sa puissance militaire et économique est aussi un acteur incontournable de la géopolitique régionale. Les conflits qui traversent sans cesse la région et les enjeux stratégiques résultant de ses richesses pétrolières mettent la géopolitique du Moyen-Orient au XXIe siècle au centre de la politique des grandes puissances mondiales.

Sommaire

Politique par paysModifier

  Pour un article plus général, voir Géopolitique du Moyen-Orient au XXIe siècle.

  Arabie saouditeModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Arabie saoudite

Loi fondamentale - Politique étrangère - Partis politiques - Assemblée consultative - Roi

  BahreïnModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Bahreïn

Constitution - Politique étrangère - Partis politiques - Conseil consultatif - Roi - Premier ministre

  ChypreModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Chypre

Constitution - Politique étrangère - Partis politiques - Parlement - Président

  Chypre du NordModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Chypre du Nord

Constitution - Partis politiques - Parlement - Président - Premier ministre

  ÉgypteModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Égypte

Constitution - Politique étrangère - Partis politiques - Parlement - Président - Premier ministre

  Émirats arabes unisModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Émirats arabes unis

Constitution - Politique étrangère - Parlement - Président - Premier ministre

  IranModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Iran

Constitution - Politique étrangère - Partis politiques - Parlement - Président - Premier ministre

L'Iran est une république théocratique islamique. Selon la constitution de 1979, promulguée par l'ayatollah Khomeini, toutes les institutions et les activités de l'Iran sont fondées sur les principes de la loi coranique.

À la tête du pays se trouve le « Guide Suprême », autorité religieuse dominante, qui est élu ou/et révoqué par l'Assemblée des experts, composée de 86 membres religieux élus. Sous sa responsabilité, le pouvoir exécutif est détenu par le président de la République qui est aussi le chef du gouvernement. Le pouvoir législatif appartient à un parlement de 290 députés élus tous les 4 ans au suffrage universel supervisé par un « Conseil des gardiens de la Constitution ».

  IrakModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Irak

Constitution - Politique étrangère - Partis politiques - Parlement - Président

  IsraëlModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Israël

Lois fondamentales - Politique étrangère - Partis politiques - Parlement - Président - Premier ministre

  JordanieModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Jordanie

Constitution - Politique étrangère - Partis politiques - Parlement - Roi - Premier ministre

  KoweïtModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Koweït

Constitution - Politique étrangère - Émir - Premier ministre

  LibanModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Liban

Constitution - Politique étrangère - Partis politiques - Parlement - Président - Premier ministre

  OmanModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Oman

Constitution - Politique étrangère - Conseil consultatif - Sultan - Premier ministre

  PalestineModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Palestine

Constitution - Politique étrangère - Partis politiques - Parlement - Autorité palestinienne - Président - Premier ministre

  QatarModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Qatar

Constitution - Politique étrangère - Émir - Premier ministre

  SyrieModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Syrie

Constitution - Politique étrangère - Partis politiques - Parlement - Président - Premier ministre

  TurquieModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Turquie

Constitution - Politique étrangère - Partis politiques - Parlement - Président - Premier ministre

La Turquie est une république multipartite à régime présidentiel, le président est chef de l'État et chef du gouvernement. Le pouvoir exécutif est exercé par le gouvernement tandis que le pouvoir législatif est partagé entre le gouvernement et le parlement monocaméral. Le pouvoir judiciaire est indépendant des deux premiers. La constitution actuelle a été adoptée le 7 novembre 1982 après une période militaire.

  YémenModifier

Page détaillée sur la politique du pays : Yémen

Constitution - Politique étrangère - Partis politiques - Parlement - Président - Premier ministre

Coopérations politiques régionalesModifier

Tentatives de rapprochement au XXe siècleModifier

Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, différents pays ou dirigeants ont souhaité un rapprochement pour diverses raisons :

Seuls les Émirats arabes unis ont réussi à former un État fédéral en 1971[1], constitué de :

  Ligue arabeModifier

 
Diagramme des différents partenariats entre les pays de la Ligue arabe.
Article détaillé : Ligue arabe.

La Ligue arabe, officiellement la Ligue des États arabes (arabe : جامعة الدول العربية), est une organisation régionale à statut d'observateur auprès de l'Organisation des Nations unies. Elle fut fondée le au Caire, par sept pays et compte aujourd'hui vingt-deux États membres. L'organisation de la Ligue arabe repose sur quatre organismes principaux : le sommet des chefs d'État, le Conseil des ministres, les comités permanents et le Secrétariat général dirigé par Nabil Al-Arabi depuis 2011[2]. De plus, divers organismes ont été créés en application de traités qui complètent le pacte de 1945 et plusieurs agences spécialisées travaillent en étroite collaboration avec elle.

  Conseil de coopération du golfeModifier

Article détaillé : Conseil de coopération du golfe.

Le Conseil de coopération des États arabes du Golfe (arabe : مجلس التعاون لدول الخليج) ou Conseil de coopération du Golfe (CCG) (arabe : مجلس التعاون الخليجي) est une organisation régionale regroupant au départ six pétromonarchies arabes et musulmanes du golfe Persique : l'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar.

Dans le contexte des révolutions arabes du début 2011, les royaumes du Maroc et de Jordanie ont vu leur adhésion rejetée [3]

  Organisation de la coopération islamiqueModifier

L'Organisation de la coopération islamique (arabe : منظمة التعاون الإسلامي, turc : İslam İşbirliği Teşkilatı) est une organisation intergouvernementale créée le sous le nom d'Organisation de la conférence islamique qui regroupe 57 États membres. Cette organisation dont le siège est situé à Djeddah, en Arabie saoudite, possède une délégation permanente aux Nations unies. L'Organisation de la coopération islamique, qui a changé de nom et d'emblème le , est la seule organisation au niveau supra-étatique et international qui soit à caractère religieux. Elle regroupe entre autres, la totalité des pays du Moyen-Orient (à l'exception d'Israël), ainsi que la majorité des États d'Afrique du Nord et d'Asie centrale.

Synthèse des caractéristiques géopolitiques des États du Moyen-OrientModifier

Pays Année
création
Population
(milliers)
(2017)[4]
Superficie
(km2)
Capitale Régime
politique
Langue(s)
officielle(s)
Religion
dominante
  Arabie saoudite 1932 32 938 2 149 690 Riyad Monarchie absolue Arabe Islam sunnite
  Bahreïn 1971 1 493 758 Manama Monarchie constitutionnelle Arabe Islam chiite
  Égypte 1922 97 553 1 002 000 Le Caire République présidentielle Arabe Islam sunnite
  Émirats arabes unis 1971 9 400 83 600 Abou Dabi Monarchie absolue Arabe Islam sunnite
  Irak 1932 38 275 435 244 Bagdad République parlementaire Arabe, Kurde Islam chiite
  Iran 81 163 1 628 750 Téhéran République islamique Persan Islam chiite
  Israël 1948 8 322 22 072 Jérusalem République parlementaire Hébreu Judaïsme
  Jordanie 1946 9 702 89 342 Amman Monarchie constitutionnelle Arabe Islam sunnite
  Koweït 1961 4 137 17 818 Koweït Monarchie constitutionnelle Arabe Islam sunnite
  Liban 1943 6 082 10 452 Beyrouth République parlementaire Arabe Islam, christianisme
  Oman 1971 4 636 309 500 Mascate Monarchie absolue Arabe Islam ibadiste
  Palestine 2012[Note 1] 4 921 6 020 Ramallah République présidentielle Arabe Islam sunnite
  Qatar 1971 2 639 11 586 Doha Monarchie absolue Arabe Islam sunnite
  Syrie 1946 18 270 185 180 Damas (guerre civile) Arabe Islam sunnite
  Turquie 80 745 783 562 Ankara République présidentielle Turc Islam sunnite
  Yémen 1990 28 250 527 968 Sanaa (guerre civile) Arabe Islam sunnite

Géolocalisation des pays du Moyen-Orient et de leurs capitalesModifier

NotesModifier

  1. La Palestine est reconnue en 2012 État non-membre de l'ONU par un vote de l'Assemblée générale des Nations unies acquis par 138 voix pour (dont la France), 9 contre (dont les États-Unis, le Canada et Israël), et 41 abstentions (dont l'Allemagne et le Royaume-Uni), officialisant la reconnaissance d'un État palestinien au niveau international.

SourcesModifier

RéférencesModifier

BibliographieModifier

  • Tancrède Josseran, Frédéric Pichon, Florian Louis, Géopolitique du Moyen-Orient et de l'Afrique du nord, PUF, , 200 p. (ISBN 978-2130786498).
  • Gilles Kepel, Sortir du chaos : Les crises en Méditerranée et au Moyen-Orient, Gallimard, , 514 p. (ISBN 978-2072770470).
  • Frank Tétart, La péninsule arabique, Armand Colin, , 240 p. (ISBN 978-2200620547).
  • Manon-Nour Tannous, Cahier Thucydide n°7 - Les Etats-Unis et « l’axe du mal » - Étude d’une rhétorique des relations internationales, Centre Thucydide - Analyse et recherche en relations internationales - Université Panthéon-Assas (Paris II), (lire en ligne).
  • Bilan géostratégique 2018, coll. « Moyen-Orient » (no 39), (ISSN 1969-8585).

Voir aussiModifier