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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir DF et DFP.

Parti populaire danois
(da) Dansk Folkeparti
Image illustrative de l’article Parti populaire danois
Logotype officiel.
Présentation
Président Kristian Thulesen Dahl
Fondation
Scission de Parti du progrès
Siège Christiansborg,
1240 København K
Lettre-symbole O
Positionnement Droite[1]
Idéologie Nationalisme[2],[3],[4]
National-conservatisme[5],[6]
Conservatisme social[5],[6]
Populisme de droite[5],[6]
Euroscepticisme[6],[7],[8]
Anti-islam[9]
Climatoscepticisme[10]
Affiliation européenne Alliance européenne des peuples et des nations
Groupe au Parlement européen Conservateurs et réformistes européens
Adhérents 14 000 (2014)[11].
Couleurs Bleu
Jaune (usuellement)[12]
Site web danskfolkeparti.dk
Présidents de groupe
Folketing Peter Skaarup (en)
Représentation
Députés
37 / 179
Députés européens
3 / 13
Conseillers régionaux
21 / 205
Conseillers municipaux
223 / 2 432
Maires
1 / 98

Le Parti populaire danois (Dansk Folkeparti, abrégé DF ou DFP) est un parti politique nationaliste danois fondé en 1995.

Sommaire

HistoireModifier

Au Parlement européen, il fait partie du groupe Conservateurs et réformistes européens depuis 2014. Lors de la législature précédente, il faisait partie du groupe Europe libertés démocratie.

Il se présente aux élections sous la lettre O.

Présidé par Pia Kjærsgaard depuis sa création, le parti change de direction en septembre 2012, sa présidente choisissant Kristian Thulesen Dahl, député depuis 1994, pour lui succéder. Une scission, dénommée Fokus, se forme en 2010.

IdéologieModifier

Classé au centre au Danemark (au parlement, il siège d’ailleurs à gauche des conservateurs[13]), des observateurs de la politique danoise[Qui ?] le décrivent cependant comme « populiste » voire « xénophobe », à cause de ses positions sur l’immigration. Il n'est toutefois pas issu de l'extrême droite mais a été créé à la suite d'une scission Parti du progrès, une formation politique anti-taxe. Pour Nils Holtug, professeur à l'université de Copenhague, « la façon dont il combine des propositions sur l'immigration très restrictives et des visions plus sociales-démocrates sur l'État-providence explique une grande part de son succès »[14].

DirigeantsModifier

Résultats électorauxModifier

Il a obtenu 13,8 % des voix lors des élections législatives de 2007, soit 25 députés (24 députés en 2005), restant le 3e parti représenté au Folketing. Bien qu’il ne participe pas au gouvernement, il appuie le gouvernement libéral (Venstre) et conservateur d’Anders Fogh Rasmussen. Il oriente la politique très restrictive en matière d’immigration et de droits des étrangers au Danemark.

Lors des élections législatives danoises de 2011, il est en recul avec 436 333 voix (12,30 %, − 1,60 %) et obtient 22 députés (- 3), retournant à l’opposition à un gouvernement de gauche.

Lors des élections européennes de 2014 au Danemark sont élus quatre députés européens : Morten Messerschmidt, Rikke Karlsson, Anders Primdahl Vistisen et Jørn Dohrmann. Le parti populaire obtient 605 766 voix (26,6 %, +11,3) et devient le principal parti danois. Rikke Karlsson quitte le parti au cours de la mandature mais continue de siéger au Parlement européen en tant qu'indépendante.

Élections parlementairesModifier

Année % Mandats Rang Gouvernement
1998 7,4
13 / 179
5e soutien au cabinet Poul Nyrup Rasmussen IV
2001 12,0
22 / 179
3e soutien au cabinet Anders Fogh Rasmussen I
2005 13,3
24 / 179
3e soutien au cabinet Anders Fogh Rasmussen II
2007 13,8
25 / 179
3e soutien aux cabinets Anders Fogh Rasmussen III et Lars Løkke Rasmussen I
2011 12,3
22 / 179
3e Opposition
2015 21,1
37 / 179
2e soutien aux cabinets Lars Løkke Rasmussen II et III

Élections européennesModifier

Année % Mandats Tête de liste Rang Groupe
1999 5,8
1 / 16
8e UEN
2004 6,8
1 / 14
6e UEN
2009 15,3
2 / 13
4e ELD
2014 26,6
4 / 13
Morten Messerschmidt 1er CRE

Notes et référencesModifier

  1. Ivar Lodemel, Activation Or Workfare? Governance and Neo-Liberal Convergence, Oxford University Press, (ISBN 9780199773626, lire en ligne), p. 64
  2. (en) David Arter, Democracy in Scandinavia: Consensual, Majoritarian Or Mixed?, Manchester University Press, (ISBN 978-0-7190-7047-1, lire en ligne), p. 52
  3. (en) Jørgen Goul Andersen, Nationalism, New Right, and New Cleavages in Danish Politics: Foreign and Security Policy of the Danish People's Party, Ashgate, (ISBN 9781409498254, lire en ligne), p. 106
  4. (en) Antonis A. Ellinas, The Media and the Far Right in Western Europe: Playing the Nationalist Card, Cambridge University Press, (lire en ligne), p. 11.
  5. a b et c (en) Wolfram Nordsieck, « Denmark », sur parties-and-elections.eu (consulté le 29 juillet 2015).
  6. a b c et d Moreau, Patrick, The Extreme Right in Europe: Current Trends and Perspectives, Vandenhoeck & Ruprecht, (ISBN 9783647369228), « The Victorious Parties - Unity in Diversity? », p. 101 :

    « "The DPP program mirrors several political tendencies: right-wing populism, national conservatism, social conservatism, and euro-skepticism." »

  7. Hartmut Lenz et Han Dorussen, Denmark: the Nordic model as an effort to bridge elite Euro-optimism and popular Euro-skepticism, Routledge, , p. 70
  8. Morten Kelstrup, Denmark in the Process of European Integration: Dilemmas, Problems, and Perspectives, McGill-Queen's University Press, , p. 390
  9. « Thulesen Dahl: Vi er anti-muslimer »
  10. Annika Joeres et Susanne Götze, « La menace climatosceptique pèse aussi sur l’Europe », sur Mediapart, (consulté le 27 décembre 2018).
  11. (da) « DF kaprer medlemmer som aldrig før: Tredjestørst i Danmark », sur Metroxpress, (consulté le 7 janvier 2016)
  12. (da) KORT Da Dansk Folkeparti blev størst i hele Danmark. DR.
  13. C dans l'air, 5 mai 2008.
  14. Julie Connan, « Heureux comme un populiste danois », Le Figaro, jeudi 3 juillet 2014, page 14.

Lien externeModifier