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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir LGM.

La Gauche moderne
Image illustrative de l’article La Gauche moderne
Logotype officiel.
Présentation
Président Christian Debève
Fondation 2007
Scission de Parti socialiste
Siège 89, boulevard de Magenta
75010 Paris
Positionnement Centre gauche[1] à centre droit[2]
Idéologie Social-libéralisme
Adhérents 803 (juillet 2014)
Couleurs Violet
Site web lagauchemoderne.com
Présidents de groupe
Sénat Hervé Marseille (UC)
Représentation
Sénateurs
1 / 348

La Gauche moderne (LGM) est un éphémère parti politique social-libéral français fondé en 2007 par Jean-Marie Bockel, ancien membre du Parti socialiste (PS) et ancien secrétaire d'État à la Justice. Après le départ de Bockel en 2017, Christian Debève lui succède à la présidence du parti.

Se réclamant de centre gauche et social-libéral, il s'est inscrit dans la majorité présidentielle durant le mandat de Nicolas Sarkozy, en se réclamant « allié distinct mais loyal[3] ». Il est un des successeurs du courant interne au PS du même nom, de même que Manuel Valls resté au PS et qui se réclamaient du blairisme. En , LGM prend part à la création de L'Alliance républicaine, écologiste et sociale (ARES), où Gilles Casanova sera son représentant.

La Gauche moderne revendique 1 500 adhérents en 2009, 700 de moins en 2014. Il est depuis inactif.

Sommaire

Positionnement politiqueModifier

En dépit de son nom, le classement de La Gauche moderne dans le système bi-partisan gauche-droite est controversé, notamment par ses partisans. Il peut dépendre de la manière dont sont considérées les alliances passées avec d'autres partis, ou d'un ressenti sur l'idéologie du parti. En l'occurrence, malgré quelques apports programmatiques, comme la sécurité sociale professionnelle, LGM s'est constamment alignée sur les positions de l'Union pour un mouvement populaire (UMP), au point de n'avoir, pour les conseillers de l'Élysée, aucune utilité dans le potentiel élargissement de la majorité.

Le parti peut également apparaître par son nom comme une formation de centre gauche. En revanche, son positionnement politique durant le quinquennat de Nicolas Sarkozy a constamment été aligné sur celui de l'UMP, qui a d'ailleurs grandement contribué à son financement.

L'un des critères retenu pour classer un parti de gauche ou de droite est la position physique des sièges des parlementaires. En 2011, les deux seuls membres du Parlement du parti de La Gauche moderne étaient un sénateur d'outre-mer (Daniel Marsin) et le président du parti, élu du Haut-Rhin, Jean-Marie Bockel. Ceux-ci siégeaient dans le groupe du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE), dominé par les élus du Parti radical de gauche.

Cependant, le , Jean-Marie Bockel unique sénateur Gauche moderne restant dans l'hémicycle à l'issue des élections sénatoriales de la semaine précédente, rejoignait le groupe Union centriste et républicaine (UCR). De plus, au Parlement européen, ses deux élues, Marielle Gallo et Michèle Striffler, siègent au Groupe du Parti populaire européen (PPE), avec les autres élus des listes de la majorité présidentielle. En novembre 2011, une majorité de l'organisation, critiquant l'orientation non différenciée de l'UMP, scissionne pour créer « l'autre chemin pour une gauche moderne », qui deviendra « Gauche moderne et républicaine ». En mai 2012, dans un entretien à l'Alsace, Jean-Marie Bockel annonce un changement de nom de l'organisation pour pour acter de la rupture consommée d'avec la gauche :

« Il faudra garder le nom en rajoutant le vocable centriste pour éviter toute confusion avec la majorité actuelle. »

La Gauche moderne est aidée financièrement par l'Union pour un mouvement populaire : en 2008, elle a ainsi reçu 100 000 euros de la part du parti de Nicolas Sarkozy[4].

ObjectifModifier

Selon leur manifeste, les fondateurs de La Gauche moderne veulent instituer « une politique pragmatique, attentive aux résultats, à ce qui marche et à ce qui répond à la demande sociale ». Ils défendent un « libéralisme social, attentif par ses régulations à la justice et à l’égalité » et une « économie de marché solidaire[5]. »

Selon Jean-Marie Bockel, cette démarche est dans la logique de son entrée au gouvernement dans le cadre de l'ouverture voulue par Nicolas Sarkozy et va lui permettre de continuer sa démarche social-libérale[6].

Histoire du partiModifier

FondationModifier

Le courant du Parti socialiste Gauche moderne est créé le . Cinq ans plus tard, les 29 et , se déroule le congrès fondateur du parti La Gauche moderne[7].

Deux ans après sa création, La Gauche moderne revendique 1 500 adhérents[8].

Élections municipales de 2008Modifier

La Gauche moderne a participé pour la première fois à un scrutin lors des élections municipales de 2008. Le , Jean-Marie Bockel a présenté les candidats du mouvement, parmi lesquels plusieurs têtes de listes : lui-même à Mulhouse, Jean-Marie Kutner (maire-adjoint Mouvement démocratie alsacienne) à Schiltigheim, Yves Urieta (maire ex-PS, « apparenté Gauche moderne ») à Pau, ou colistiers : Philippe Sanmarco auprès de Jean-Claude Gaudin à Marseille, Robert Thévenot auprès de Philippe Cochet à Caluire, David Melloni auprès de Nadine Morano à Toul, Jean-François Pascal auprès de Jean-Marie Cavada dans le 12e arrondissement de Paris, soit « plus de 100 candidats dans plus de 50 villes importantes »[9].

Au soir du premier tour, le mouvement revendique « une dizaine d'élus »[10]. Son leader, Jean-Marie Bockel, parvient à conserver sa municipalité de Mulhouse de justesse, sa liste d'union UMP-MoDem-LGM n'ayant devancé celle de son opposant du PS que de 168 voix[11].

À l'issue du second tour, La Gauche moderne revendique une quarantaine d'élus (Avignon, Bourges, Bouc-Bel-Air,Boulogne-sur-Mer, Caluire-et-Cuire, Colmar, Corbeil-Essonnes, Échirolles, La Ciotat, Lambersart, Lille, Mâcon, Marseille, Montereau-Fault-Yonne, Mulhouse, Nancy, Nice, Nogent-sur-Marne, Orléans, Paris, Pau, Schiltigheim, Sélestat, Suresnes, Valenciennes, Villiers-sur-Marne), dont de nombreux adjoints et plusieurs dizaines de conseillers d'opposition[12]. Toutefois, LGM est défaite par le PS à Schiltigheim et le sortant Yves Urieta est battu à Pau, dans un contexte où la gauche connaît une forte poussée, au détriment de l'UMP et de ses alliés.

Élections européennes de 2009Modifier

La Gauche moderne soutient les listes de l'UMP, affilié au Parti populaire européen[13].

Le parti présente des candidats dans toutes les circonscriptions de métropole :

  • Marielle Gallo (4e position) et Marc d’Here (19e position) pour la circonscription Île-de-France
  • Michèle Striffler (4e position) et Malika Gautie (10e position) dans la circonscription Est
  • Yves Urieta (7e position) pour la circonscription Sud-Ouest
  • Patricia Larnaudie (15e position) et Djamel Keriche (18e position), pour la circonscription Sud-Est
  • Brigitte Mauroy (10e position) et Simon-Pierre Trezeguet (19e position) pour la circonscription Nord-Ouest
  • Doris Madingou (10e position) pour la circonscription Ouest

Le 7 juin 2009, sont élues députées européennes : Marielle Gallo et Michèle Striffler, qui siègent au Parlement européen au groupe du Parti populaire européen.

Élections régionales de 2010Modifier

La Gauche moderne soutient les listes de la majorité présidentielle (avec l'Union pour un mouvement populaire, le Nouveau Centre, le Mouvement pour la France, Chasse, pêche, nature et traditions). À la suite de ces élections, le parti présente 30 candidats, surtout présents en Alsace, en Nord-Pas-de-Calais, en Réunion, en Guadeloupe, etc.

La Gauche moderne obtient un bilan mitigé de quatre élus alors que sept étaient en position éligible.

Élections cantonales de 2011Modifier

Aux élections cantonales de 2011, La Gauche moderne présente trente-et-un candidats. Trois candidats titulaires et deux candidats suppléants parviennent au second tour, mais aucun n'est élu[14].

Élection présidentielle de 2012Modifier

Le , Jean-Louis Borloo annonce, en présence de Jean-Marie Bockel, la création d'une « alliance républicaine, écologiste et sociale » qui regrouperait « avant l'été » plusieurs formations politiques du centre droit (Parti radical, Nouveau Centre) et du centre gauche (La Gauche moderne). Cette formation se positionnerait comme une « alternative au PS et à l'UMP ». Il affirme que l'alliance devrait avoir un candidat à l'élection présidentielle de 2012. Le nom officiel de ce nouveau parti est dévoilé par Yves Jégo le  : L'Alliance républicaine, écologiste et sociale (ARES).

Jean-Louis Borloo refuse finalement de se présenter et La Gauche moderne apporte son soutien à la candidature de Nicolas Sarkozy le [15]. Cette prise de position provoque la scission de l'organisation. Plusieurs hollandistes quittent le parti le pour fonder « L'autre chemin pour une gauche moderne », qui devient la Gauche moderne et républicaine en mai. Parmi elles, l'ancien secrétaire général et député Michel Suchod et l'ancien secrétaire national Gilles Casanova[16].

Élections législatives de 2012Modifier

Pour les législatives, La Gauche moderne décide de présenter vingt-trois candidats où le parti se situe dans le cadre de la majorité sortante et aux côtés des centristes de L'Alliance républicaine, écologiste et sociale[17].

Depuis 2012Modifier

Le 21 octobre 2012, La Gauche moderne adhère à l'Union des démocrates et indépendants (UDI). Elle le quitte par la suite[18]. Le 8 décembre 2012, le parti signe un contrat de partenariat avec le Parti radical[19].

LGM dénombre 528 membres à jour de cotisation en , et 300 de plus au mois de juillet de la même année[20].

Jean-Marie Bockel quitte la présidence du parti en [21]. Il devient président fondateur[22].

Direction nationaleModifier

  • Membres du comité permanent sont :
    • Président : Jean-Marie Bockel
    • Porte-parole : Daniel Marsin
    • Délégué général, délégué aux fédérations : Christian Debève
    • Coordinatrice des groupes de travail et de la formation : Brigitte Mauroy
    • Chargé des relations internationales et de la presse : Emmanuel Dupuy
    • Trésorier : Patrick Compte
  • Autres membres :

ÉlusModifier

Autres personnalitésModifier

Anciens membresModifier

  • Philippe Sanmarco, ancien député des Bouches-du-Rhône, ancien conseiller régional de PACA, conseiller municipal de la ville de Marseille a quitté La Gauche moderne pour rejoindre la Gauche moderne et républicaine
  • Michel Suchod, secrétaire général du mouvement, ancien député de Dordogne, ancien vice-président de l'Assemblée nationale, ancien vice-président du conseil général de la Dordogne, ancien secrétaire général du Mouvement des citoyens a quitté La Gauche moderne pour fonder la Gauche moderne et républicaine
  • Sophia Chikirou adhère à la Gauche moderne entre 2007 et 2008, entre son exclusion du PS et son ralliement au Parti de gauche naissant[23]
  • Yves Urieta, ancien maire (par interim) de Pau, ancien conseiller général, membre du CESE a quitté La Gauche moderne pour fonder "Convergences républicaines"
  • Karim Agaoua, ancien maire-adjoint de Bouc-Bel-Air a quitté La Gauche moderne pour rejoindre le Parti radical.

Notes et référencesModifier

  1. Nicolas Moscovici, « Très discrète Gauche moderne », sur Le Journal du dimanche, (consulté le 1er mai 2019).
  2. Laurent de Boissieu, « Centre-gauche, centre et centre-droit », sur iPolitique, (consulté le 26 avril 2019).
  3. « Bockel crée Gauche moderne et s'allie à l'UMP », sur Challenges, .
  4. David Le Bailly, « Les gâtés et les frustrés de l'UMP », sur Paris Match, .
  5. Jean-Marie Bockel, « Manifeste », sur La Gauche moderne, .
  6. Le Parisien, 26 septembre 2007. Propos recueillis par Didier Micoine et Henri Vernet.
  7. Laurent de Boissieu, « La Gauche moderne (LGM) », sur France Politique (consulté le 25 avril 2019).
  8. An. R., « Bockel : « La Gauche moderne ne doit pas être sectaire » », sur Le Figaro, (consulté le 26 avril 2019).
  9. « Nos candidats et la charte de l'ouverture municipale », sur Gauche moderne, .
  10. « Municipales : les premiers élus de La Gauche moderne », sur Gauche moderne, .
  11. P. W., « Bockel toujours maire mais d'un cheveu », sur 20 minutes, .
  12. « Municipales : les succès de La Gauche Moderne », sur Gauche moderne, .
  13. Vincent Michelon, « « Le score de LaREM, un score jamais atteint par un parti présidentiel » : l'exagération de Jean-Michel Blanquer », sur LCI, (consulté le 30 mai 2019).
  14. (en) « Candidats aux élections cantonales de mars 2011 », sur La Gauche moderne (consulté le 25 avril 2019).
  15. « La Gauche moderne soutient Sarkozy », sur Le Figaro, (consulté le 26 avril 2019).
  16. Laurent de Boissieu, « Gauche Moderne et Républicaine (GMR) », sur France Politique (consulté le 25 avril 2019).
  17. « 23 candidats de la Gauche Moderne », sur Le Figaro, (consulté le 26 avril 2019).
  18. Coralie Mollaret, « Gard Jean-Christophe Lagarde aux vœux de l'UDI », sur Objectif Gard, (consulté le 25 avril 2019).
  19. « Le Parti radical entre dans l'UDI », sur Le Figaro, .
  20. Ghislain de Violet, « UDI - Jean-Christophe Lagarde, chef sans troupes ? », sur Paris Match, (consulté le 26 avril 2019).
  21. « Mieux me connaître », sur Jean-Marie Bockel (consulté le 25 avril 2019).
  22. Nicolas Pillon, « Qui sommes nous ? », sur La Gauche moderne (consulté le 26 avril 2019).
  23. « "Insoumise", laïque, ex-sarkozyste... 10 choses à savoir sur Sophia Chikirou », L'Obs,‎ (lire en ligne, consulté le 10 août 2018)

Voir aussiModifier