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Marc Guillaume (juriste)

haut fonctionnaire français
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Marc Guillaume, né à Neuilly-sur-Seine le , est un haut fonctionnaire français.

Il commence sa carrière avec différentes fonctions au Conseil d’État et dans les ministères. De 2007 à 2015, il est secrétaire général du Conseil constitutionnel. Depuis 2015, il est secrétaire général du gouvernement.

BiographieModifier

Né à Neuilly-sur-Seine le [1], Marc Guillaume est le fils de Gilbert Guillaume[2]. Contexte indique qu'il est « très proche du constitutionnaliste Guy Carcassonne »[2].

Marc Guillaume est diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris (promotion 1989) et ancien élève de l’École nationale d'administration (promotion Victor-Hugo, 1991)[2].

CarrièreModifier

Il intègre le Conseil d’État en 1991 : il y est auditeur jusqu'en 1994, puis maître des requêtes[2].

Il est directeur des affaires juridiques au ministère de la Défense de 1996 à 1997, puis directeur des affaires civiles et du sceau au ministère de la Justice de 1997 à 2007[2]. C'est à ce dernier poste qu'il signe un arrêté très controversé qui permet aux diplômés de certains Masters de Sciences-Po de se présenter directement à l'examen du barreau[3].

De 2007 à 2015, il est secrétaire général du Conseil constitutionnel, sous la présidence de Jean-Louis Debré[4]. Le Monde considère qu'« en huit ans de présence au Conseil, M. Guillaume aura profondément contribué à la rénovation de l’institution. A commencer par la mise en œuvre de la question prioritaire de constitutionnalité (QPC), qui a proprement révolutionné le fonctionnement de la haute juridiction »[4].

En 2018, il est pressenti pour succéder à Jean-Marc Sauvé à la vice-présidence du Conseil d’État[2],[5] ; mais Bruno Lasserre lui est préféré.

Secrétaire général du gouvernementModifier

Il remplace Serge Lasvignes (nommé directeur du Centre Pompidou) au poste de secrétaire général du gouvernement en mars 2015. Le qualifiant de « vice-Premier ministre », Contexte souligne que s'il est « inconnu du grand public, le secrétaire général du gouvernement (SGG) n’en est pas moins l’un des personnages les plus puissants de l’État »[2]. Marianne le présente comme « le technocrate le plus puissant de France » et considère qu'il « a davantage d'influence que bien des ministres »[6].

Il reste en poste après l'élection d'Emmanuel Macron à la présidence de la République, en dépit de l'annonce par ce dernier de la mise en place d'un système des dépouilles (spoils system) comme pratiqué aux États-Unis : le palais de l'Élysée met en avant « ses qualités professionnelles dans l’exercice de ses fonctions »[2]. Contexte remarque qu'avec le Premier ministre Édouard Philippe et son directeur de cabinet Benoît Ribadeau-Dumas, « ils forment un trio de conseillers d’État à la tête du gouvernement »[2]. Le journal ajoute qu'il « n’hésite pas à sortir de son rôle de conseiller juridique du Premier ministre pour présider – à la place du directeur de cabinet – les réunions interministérielles (RIM) et émettre un avis sur l’opportunité politique des textes. [...] Placé dans une tour de contrôle de l’État, Marc Guillaume auditionne tous les candidats que le gouvernement envisage de nommer en Conseil des ministres – c’est-à-dire rien de moins que les préfets, les directeurs d’administrations centrales, les ambassadeurs… »[2]

À ce poste, il rédige notamment le projet de réforme constitutionnelle : Contexte indique que « les observateurs lui attribuent, au-delà de la forme juridique, le fond « politique » du projet de loi. En clair, des mesures affaiblissant le pouvoir législatif. [...] comme beaucoup de hauts fonctionnaires, Marc Guillaume juge que le texte qui sort du Conseil des ministres pour être examiné au Parlement est déjà parfait. Et que les parlementaires n’ont pas à mettre leur nez dans les décrets d’application »[2]. A ce titre, il s'oppose à Gérard Larcher, président du Sénat, au sujet de la constitutionnalité de la limitation du cumul des mandats dans le temps, introduite dans la réforme[7].

Il est par ailleurs membre du Siècle, du conseil d’administration de l'Institut d'études politiques de Paris et co-directeur de la revue Pouvoirs[2].

Le Monde relève en 2015 qu'« il suscite, chez tous ceux qui l’ont fréquenté, les mêmes éloges », et estime que son parcours « le situe dans la lignée des grands noms qui ont marqué le poste de secrétaire général du gouvernement, comme Jean-Marc Sauvé [...] ou Renaud Denoix de Saint Marc [...] »[4]. Contexte indique en 2018 que « son efficacité est [...] unanimement reconnue »[2].

Centres d'intérêtModifier

Le Monde indique qu'il « cultive une passion pour les vins de Bourgogne, où il a ses racines familiales. Il a ainsi beaucoup œuvré, aux côtés de l’association constituée à cet effet, pour que les climats du vignoble de Bourgogne soient inscrits au Patrimoine mondial de l’Unesco »[4].

DécorationsModifier

PublicationsModifier

RéférencesModifier

  1. « Biographie de Marc Guillaume », Conseil supérieur du notariat.
  2. a b c d e f g h i j k l et m Diane de Fortanier, « [Portrait] Marc Guillaume, le vice-Premier ministre », sur contexte.com, (consulté le 26 juillet 2018).
  3. Jacqueline Coignard, « Sciences-Po arrache à l'Etat le concours du barreau », sur Libération.fr, (consulté le 27 février 2018)
  4. a b c et d Patrick Roger, « Marc Guillaume, un haut fonctionnaire précieux », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  5. « Gouvernement : Marc Guillaume, pour tout l'or du Conseil d'Etat », sur La Lettre A.fr, (consulté le 25 novembre 2018).
  6. Étienne Girard et Louis Hausalter, « Enquête sur Marc Guillaume, le technocrate le plus puissant de France », sur marianne.net, (consulté le 17 mai 2019).
  7. Caroline Vigoureux et Ludovic Vigogne, « Le casting de la révision constitutionnelle (2/3): Guillaume, Sureau, Thiers..., les hommes de l’ombre », sur 8 mai 2018, lopinion.fr (consulté le 25 novembre 2018).
  8. Décret du 14 avril 2017 portant promotion et nomination
  9. Décret du 2 mai 2012 portant promotion et nomination