Liste des seigneurs de Traves

page de liste de Wikipédia

La famille de Traves tenait une seigneurie du même nom. Au XIIe siècle, Thibaud de Traves transmettait son fief à sa fille Alix. Celle-ci épousait Thibaud Ier de Rougemont, vicomte de Besançon, et lui apportait la seigneurie de Traves qui devait rester dans cette maison jusqu'au mariage d'Isabelle de Rougemont avec Robert de Choiseul, fils de Renard II de Choiseul. Plus tard le fief entrait dans la maison de Toulongeon lorsque celle-ci recueillera la succession des Sennecey.

Famille de TravesModifier

Hugues Ier de Traves, (? - après 1073), seigneur de Traves. Il a pour frère Gérard, doyen de l'église saint-Paul de Besançon. Il fonde en 1073, sur ses terres, une église sous le vocable de Saint-Pierre et Saint-Marcel avec l'accord d'Hugues II de Montfaucon, archevêque de Besançon. Il donne cette église, sise au Château de Traves aux moines de l'abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon vers 1073-1087[1]

Mariage et succession :

Il épouse Gwendamode, fille d'Oldaric de Bagé, seigneur de Bâgé-le-Châtel (01) de qui il a :

  • Gislebert[2],
  • Gérard,
  • Hugues II,
  • Étienne/Guy qui suit.

Étienne/Guy de Traves, (vers 1040 - après 1098), seigneur de Traves. Il est présent en 1098 lorsqu'Amédée Ier de Montfaucon se rend vassal de Hugues III, archevêque de Besançon.

Mariage et succession :

Son épouse est inconnue (voir toutefois l'article Gislebert de Faucogney), il a Thibaud qui suit.

Thibaud de Traves, (1064 - 1122), seigneur de Traves[3], connétable de Bourgogne.

Mariage et succession :

Il épouse Alice/Alix[4] de qui il a :

Apparaît un Renaud de Traves vers la moitié du XIIe siècle, né approximativement entre 1100 et 1130, aussi connétable de Bourgogne-Comté, au statut familial imprécis, et qui épouserait Elisabeth de Salins, fille d'Humbert III († vers 1133) d'où Nicole de Traves ou de Salins, femme de Simon II (vers 1145-1208) sire de Broyes et de Commercy, à qui elle apporte des fiefs jurassiens : Mont RivelÉquevillon avec Saint-Germain et Champagnole), Château-Villain (à Sirod) et Chaux-des-Crotenay. Nicole de Traves/de Salins et Simon II de Commercy ont pour arrière-petite-fille Laure de Commercy, 3° épouse de Jean l'Antique et ancêtre des Chalon-Arlay.

* Renaud serait-il un fils de Thibaud de Traves ou du moins un membre de la première famille de Traves ci-dessus ?
  • Ou plutôt un membre de la deuxième famille de Traves, c'est-à-dire la deuxième famille des comtes de Bourgogne-Comté et de Mâcon ci-dessus, la Maison des Anscarides d'Ivrée, dans laquelle le prénom Renaud est fréquent ? Alors, pour des raisons chronologiques, il faudrait en faire un fils méconnu de Guillaume IV-III de Bourgogne-Mâcon et de Ponce/Poncette de Traves ci-dessus (d'autant que la date de leur union, 1120, n'est qu'approximative), donc un frère des comtes Gérard Ier et Etienne Ier ou II ci-dessus, qui aurait pris le nom de sa mère comme il est fréquent.
  • Ou bien encore Nicole ne serait-elle que de Salins et pas de Traves : certains en font une fille d'Humbert IV de Salins – † après 1175 ; réputé sans postérité mais mal connu – donc sans lien avec Renaud de Traves...

Finalement, Salins (en partie : le partage de Chalon puis le sixte d'Auxerre) et l'immense domaine qui l'accompagnait — assimilable à une principauté autour de la Joux et de la source de l'Ain, avec Pontarlier, Ornans, Levier, Frasne, Nozeroy, le Val de Mièges, la région de Champagnole, domaine qui allait jusqu'aux confins de la Terre de Saint-Claude et qui fut d'abord l'apanage de l'abbaye Saint-Maurice d'Agaune puis des comtes de Mâcon de la Maison de Narbonne, précurseurs des comtes de Bourgogne et auteurs des premiers sires de Salins —), allèrent largement aux Chalon-Arlay issus du mariage en 1258 entre Laure de Commercy et le comte Jean l'Antique, que ce soit par Nicole de Traves et les Commercy, par l'héritage dynastique du comte-régent de Bourgogne Jean l'Antique, ou bien par l'acquisition dudit Jean l'Antique sur le duc de Bourgogne Hugues IV.

Famille de ChoiseulModifier

Robert de Choiseul, dit "de Traves", (1235/37 - abbaye de Morimont 1258/80), chevalier, seigneur de Traves (par sa mère Alix de Dreux ci-dessus, et par son mariage), de Scey, de Granville et de Boux-le-Chastel. Il est le fils de Renard II de Choiseul et d'Alix de Dreux, fille du capétien Robert II comte de Dreux et veuve de Gaucher IV de Mâcon-Salins sire de Traves, ci-dessus.

Mariage et succession :

Il épouse en 1247/58 Isabelle, (? - 1290 Abbaye de Morimond), fille de Thiébaud III de Rougemont et de Comtesse de Belmont, de qui il a :

  • Renard/Bernard qui suit,
  • Marguerite, dame de Scey et de Creue, elle épouse avant le Vauthier de Bauffremont, (? - 1335).

Renard/Bernard de Choiseul, (vers 1259 - vers 1290), dit "de Traves", chevalier, seigneur de Traves, de Porcheresse et de Scey[5].

Mariage et succession :

Il épouse en 1272/73 Marguerite, (? - après 1295), dame de La Porchesse, fille et d'Henri III Gros de Brancion et de Fauque de L'Épervière/la Perrière, de qui il a :

  • Pierre qui suit,
  • Thiébaud, dit "de Traves", seigneur de La Porcheresse.

Pierre de Choiseul, (? - après 1305), dit "de Traves", de Traves, de Laives et de Diombes.

Mariage et succession :

De son épouse, inconnue, il a Alix, dite "de Laives", dame de Traves, qui épouse Guillaume II de Sennecey : d'où Marguerite de Sennecey, dame de Traves et de Sennecey ; elle épouse le Jean de Toulongeon, (? - 1363), de qui elle a Tristan, père d'Antoine ci-dessous.

Famille de Toulongeon/SenneceyModifier

Antoine de Toulongeon, (1385 – ), chevalier, seigneur de Buxy, La Bastie, Montrichard et baron de Traves. Il est le fils de Tristan de Toulongeon ci-dessus, et de Jeanne de Cotebrune.

Mariages et succession :

Il épouse en premières noces Béatrix, fille de Jean de Saint-Chéron et de Jeanne de Vergy, puis en secondes noces après 1419 Catherine, (? - après ), dame de Clessy, fille de Girard de Bourbon et de Jeanne de Chevriers.

Du premier mariage il a :

Du second mariage il a :

  • Claude, (? - 1503/04), chevalier de l'Ordre de la Toison d'or, chambellan du duc Philippe, il épouse en février 1476 Guillemette, fille de Charles de Vergy et de Claude de la Trémoille,
  • Tristan, (? - vers 1475), gouverneur d'Auxerre en 1475,
  • Georges,
  • Catherine.

Jean de Toulongeon, (? - 1448), seigneur de Traves, de Beaumont et de Montrichard.

Mariage et succession :

Il épouse en 1437 Clauda ou Claudine, dame de Vellexon, fille de Jean de Blâmont et de Jeanne de Vergy, de qui il a :

  • Claude qui suit,
  • Marc, seigneur de Montrichard et de Vellexon, il épouse en 1483 Agnès de Beauffremont,
  • Jean, (? - 1497), abbé de Tournus,
  • Clauda, dame de Chatelier, elle épouse Christophe d'Hangest.

Claude de Toulongeon, (? - Tournus 1495), chevalier, Gruyer de Bourgogne, baron de Traves, seigneur de La Bastie, de Laraie et de Saint-Chéron.

Mariage et succession :

Il épouse Marie, (? - après 1499), dame de Larrey, fille de Mile de Grancey et de Marie d'Anglure, de qui il a :

  • Jean, (? - 1513), baron de Traves, seigneur de Laraie, il épouse Suzanne de Dampierre, sans héritiers c'est sa sœur qui hérite du domaine de Traves,
  • Jeanne, (? - après 1545), dame de Chatelier, elle épouse René de Clermont-Gallerande, (? - après 1524), d'où François de Clermont, baron de Traves, mari d'Hélène Gouffier fille d'Artus duc de Roannez aussi seigneur de Traves en 1477 par faveur royale, après une confiscation exercée par Louis XI aux dépens des Toulongeon : d'où Hélène, la belle de Traves, héritière de Traves et Toulongeon, qui épouse Antoine Ier d'Aure de Gramont, d'où succession (la branche des Gramont-Toulongeon de Traves s'établira en Autriche à Linz et prendra le nom de Gramont von Linthal en 1817).

SourcesModifier

  • Jean Baptiste Guillaume, Histoire généalogique des sires de Salins au comté de Bourgogne, C.F. Mourgeon, (lire en ligne), p. 92 à 109
  • Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique ou Le melange curieux de l'Histoire sacrée et profane, libraires associés Le Mercier, Desaint et Saillant, Jean-Thomas Herissant, Boudet, Vincent, Le Prieur, (lire en ligne), p. 656
  • François-Ignace Dunod de Charnage, Mémoires pour servir à l'histoire du comté de Bourgogne, contenant l'idée générale de la noblesse et le nobiliaire du dit comté, J.-B. Charmet, (lire en ligne), p. 232 à 234
  • Léopold Niepce, Histoire de Sennecey, de ses seigneurs, du canton de Sennecey-le-grand et de ses dix-huit communes, Dejussieu, (lire en ligne), p. 316 à 317
  • Médiéval Généalogie : [1]

Notes et référencesModifier

  1. Cartulaire de l'Abbaye Saint-Marcel-lès-Chalon, Charte XXXI, vers 1073-87.
  2. Cité par Albert d'Aix au siège de Siège de Nicée : "Robertus filius Gerardi…Milo…cognomine Louez…Walterus de Domedart et eius filius Bernardus…Ruthardus filius Godefridi…Rodulfus ditissimus copiarum…Gisilbertus de Treva (Traves) unus de principibus Burgundiæ…Oliverus de castro Jussi…Achar de Montmerla…Walterus de Verveis, Arnulfus de Tyr, Johannes de Namecca…"
  3. Charte du  : "Comes Stephanus...et fratrem meum comitem Gerardum" termine une dispute avec l'abbaye de Cherlieu, avec le consentement de "matris nostræ...comitis Willelmi patris nostri et avi nostri domini Theobaldi de Treva", Médiéval Généalogie, seigneurs de Traves, Thibaut (lire en ligne).
  4. Le nécrologe de l'abbaye de la Charité enregistre le décès de "Alaida domina de Treva fundatrix huius domus", Médiéval Généalogie, seigneurs de Traves, Thibaut (lire en ligne)
  5. "Renardus de Choiseul domicellus (le seigneur Renard de Choiseul) filius domni Roberti de Choiseul (fils du seigneur Robert de Choiseul) domini de Trove (seigneur de Traves) et Margareta eius uxor domicella (son épouse Marguerite), filia quondam domini Henrici domini Branciduni (fille du seigneur Henri de Brancion)", Médiéval Généalogie, Raynard de Choiseul (lire en ligne).