Cerdon (Ain)

commune française du département de l'Ain

Cerdon
Cerdon (Ain)
Vue en hauteur du village de Cerdon.
Blason de Cerdon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Ain
Arrondissement Nantua
Intercommunalité Communauté de communes Rives de l'Ain - Pays du Cerdon
Maire
Mandat
Marc Chavent
2020-2026
Code postal 01450
Code commune 01068
Démographie
Gentilé Cerdonnais
Population
municipale
779 hab. (2018 en augmentation de 4,01 % par rapport à 2013)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 05′ 00″ nord, 5° 27′ 53″ est
Altitude Min. 286 m
Max. 992 m
Superficie 12,30 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Pont-d'Ain
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Cerdon
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Cerdon

Cerdon est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes. Cerdon intègre la région naturelle du Bugey dans le massif du Jura.

Ses habitants s'appellent les Cerdonnais et les Cerdonnaises[1].

GéographieModifier

Cerdon est une commune du département de l'Ain en France. Cette commune est située dans le Bugey, dans le massif du Jura. Elle fait partie de la communauté de communes Rives de l'Ain - Pays du Cerdon dont le siège est à Jujurieux.

Cerdon se trouve dans une vallée.

Communes limitrophesModifier

UrbanismeModifier

TypologieModifier

Cerdon est une commune rurale[Note 1],[2]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[3],[4]. La commune est en outre hors attraction des villes[5],[6].

ToponymieModifier

Le nom de la localité est attesté sous les formes Cerdon en 1215, Cerdun en 1220[7], apud Cerdonem en 1255[8].

La terminaison -dun fait pencher pour un Cer-dun rappelant un lieu renforcé, forteresse, bastion mais aussi pouvant être un enclos en dur servant à garder du bétail.

HistoireModifier

 
Entre 1887 et 1951, le bourg est desservi par les Tramways de l'Ain, un chemin de fer secondaire à voie métrique le reliant à Ambérieu-en-Bugey et Ars-sur-Formans.

La Tour de CarmierModifier

 
La tour de Carmier.

La tour de Carmier a vu sa première construction vers 1260 à la demande d’Humbert III, alors sire de Thoire et Villars, seigneur de Cerdon, de Villars-en-Bugey, de Montréal, de Brion, d'Arbent, de Martignat, de Loyes, du Chatelard, de Montelier, d'Alinges et de Monthoux, sire d'Aubonne, sire de Thoire en 1294, chevalier.[réf. nécessaire] [à recycler][Ce passage est incompréhensible.]

1260 fut aussi l’année à laquelle Humbert III accorda des franchises (privilèges) aux Cerdonnais.[Ce passage est incohérent]

Les habitants de Cerdon devaient auparavant faire le guet et monter la garde au château de Poncin. Humbert III les en déchargea et les obligea seulement à faire le guet à la tour de Carmier. 

Dans ses notes historiques de 1858, Bazin écrit que la tour a été construite par Humbert III comte de Savoie (1136/1189) et le nom de Caresmier venait d’un seigneur du lieu.[réf. nécessaire]Mais la présence d’Humbert III comte de Savoie ne semble pas évidente car à cette époque seul le comté de Belley était savoyard et il n’entretenait qu’une alliance avec les Thoire et Villars.  

En 1433, la Bresse fut mise en état de défense contre la France.

Amédée VIII de Savoie souhaita reconstruire l’ancienne fortification de Caresmier, à Cerdon, et décida que Poncin en dépendrait entièrement.  

Il résulte des comptes de la Cour de Bourgogne, en 1434, que « plusieurs châteaux furent inspectés par Jean de Bellecombe capitaine général des fortifications de Bresse pour le compte du duc de Savoie. Leurs réparations furent lancées et notamment ceux de Chatillon-les-Dombes, Jasseron, Loyettes, Pérouges, Poncin, Saint-Germain, Saint-Trivier-de-Courte et Treffort. Le châtelain de Poncin observa que les vignes furent cuites et conglutinées (jus visqueux, gluant). La situation n’était donc pas propice à dépense ».[réf. nécessaire]

Différentes appellations ont été données à la tour. Nous avons pu relever « Tour de Carinan », « Tour de Caresmier » et enfin « Tour de Carmier ».

HéraldiqueModifier


Les armes de Cerdon portent[9] :

Bandé d'or et de gueules de six pièces, au chef de gueules chargé d'une aigle d'argent membrée, becquée, lampassée et couronnée d'azur.

Faits historiquesModifier

Politique et administrationModifier

Découpage territorialModifier

La commune de Cerdon est membre de la communauté de communes Rives de l'Ain - Pays du Cerdon, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le dont le siège est à Jujurieux. Ce dernier est par ailleurs membre d'autres groupements intercommunaux[10].

Sur le plan administratif, elle est rattachée à l'arrondissement de Nantua, au département de l'Ain et à la région Auvergne-Rhône-Alpes[11]. Sur le plan électoral, elle dépend du canton de Pont-d'Ain pour l'élection des conseillers départementaux, depuis le redécoupage cantonal de 2014 entré en vigueur en 2015[11], et de la cinquième circonscription de l'Ain pour les élections législatives, depuis le dernier découpage électoral de 2010[12].

Administration municipaleModifier

 
La mairie.

Liste des mairesModifier

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1945 1980 René Lyot PRG Conseiller général
1980 1989 Claudius Carante    
1989 1995 Bernadette Bulliot    
1995 2017 Sylvie Goy-Chavent UDI Enseignante
Sénatrice (depuis 2008)
2017 2020 Georges Vucher[13]    
2020   Marc Chavent    

JumelagesModifier

Population et sociétéModifier

DémographieModifier

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[15].

En 2018, la commune comptait 779 habitants[Note 2], en augmentation de 4,01 % par rapport à 2013 (Ain : +4,54 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4571 3881 4901 4701 7451 7291 8371 8171 782
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 7821 7701 6501 5851 5931 5381 5261 4301 390
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 3521 3001 1471 0241 009921870736653
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
709724652647672672758741779
2018 - - - - - - - -
779--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique

EnseignementModifier

Manifestations culturelles et festivitésModifier

SantéModifier

Sport et vie associativeModifier

Jusqu'en 2007, une tyrolienne de 1 200 m était en exploitation sur les hauteurs du village.

Le village possède une petite harmonie : La Vigneronne, qui se réunit tous les vendredis soir.

Personnalités liées à la communeModifier

  • Abraham de Vermeil (1555-1620), né à Cerdon, poète baroque français.
  • Jean-Baptiste Goiffon (1658-1730), né à Cerdon, médecin et botaniste lyonnais, médecin des armées du Roi.
  • François Félix Roubaud, Roubaud aîné (1825-1876) et Louis Auguste Roubaud, Roubaud jeune (1828-1906), nés à Cerdon, sculpteurs[18].
  • Le Père Colin, fondateur de l'ordre des Maristes à Cerdon.
  • L'instituteur Janichon entre les guerres de 14 et de 39 laisse une marque importante à Cerdon. Auteur d'une Monographie de Cerdon très documentée. Auteur également de nombreux bons mots, tels que (s'adressant à des élèves indisciplinés ou des cancres) : « Ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit. »[réf. nécessaire]
  • Guillaume de La Balme, dit Morelet, chevalier, seigneur de Peres, après avoir servi le duc de Bourgogne, et avoir été ambassadeur de Savoie auprès du roi Louis XI de France, est nommé, le 26 juillet 1461, Grand Maître des Eaux et Forêts pour les États de Savoie (Archives de Savoie).

ÉconomieModifier

  • Une cuivrerie, créée en 1854 par Charles Eugène Main, et faisant travailler jusqu'à 80 ouvriers, subsista jusqu'en 1979, pour renaître en 1980 sous sa forme actuelle. L'emboutissage des pièces métalliques se faisant grâce à l'énergie hydraulique des roues à aubes entraînant les vieilles machines et un savoir-faire artisanal préservé. Deux collections d'articles sont fabriquées et vendues dans la boutique de la Cuivrerie de Cerdon (lieu touristique ouvert au public), une collection « cuivre et gastronomie » et une autre « cuivre et maison ».
  • Le vignoble produit le vin de Cerdon, un vin rosé pétillant.

Culture et patrimoineModifier

Lieux et monumentsModifier

Monuments civilsModifier

La maison « dite château d'Épierre » ou cellier d'Épierre, dépendant de l'ancienne chartreuse de Meyriat fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [19].

La Maison au lieu-dit la Suisse du XVe siècle ou Maison du Prince fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [20].

Le château de Saint-Julien ou de la Bâtie-sur-Cerdon ou la Bâtie de Corlieu, possession des sires de la Balme, est en ruines dès 1650.

Le mémorial des maquis de l'Ain et de la Résistance est une œuvre du sculpteur Charles Machet et a été édifié en souvenir des maquis de l'Ain et du Haut-Jura. Dans son cimetière repose le corps du maquisard inconnu.

La cuivrerie fut construite en 1854 et est inscrite au titre des monuments historiques depuis le [21].

Le moulin à farine est aussi inscrit depuis le [22].

Cerdon a conservé une vingtaine de fontaines.

Monuments religieuxModifier

Patrimoine naturelModifier

Les grottes du Cerdon, situées sur les communes de Cerdon et de Labalme, sont ouvertes au public et abritent un gisement archéologique. Elles servirent de refuge au Magdalénien.

Patrimoine culturelModifier

GastronomieModifier

 
Cerdon.

Cerdon est connue pour son vignoble et particulièrement pour son vin mousseux rosé au processus d'élaboration original, appelé « méthode ancestrale ». La fermentation, arrêtée par une étape de filtration, donne un vin pétillant, faiblement alcoolisé et dans lequel le raisin non fermenté apporte sucre et arômes.

Notes et référencesModifier

NotesModifier

  1. Selon le zonage publié en décembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

RéférencesModifier

  1. Gentilé, sur habitants.fr
  2. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  3. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le 23 mars 2021)
  4. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le 23 mars 2021)
  5. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021)
  6. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le 23 mars 2021).
  7. Dans l’obituaire de Lyon
  8. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - Volume 1 - Page 646.
  9. Armes de Cerdon, sur labanquedublason2.com
  10. « communauté de communes Rives de l'Ain - Pays du Cerdon - fiche descriptive au 1er avril 2020 », sur https://www.banatic.interieur.gouv.fr/ (consulté le 19 avril 2020)
  11. a et b « Code officiel géographique- Rattachements de la commune de Cerdon », sur le site de l'Insee (consulté le 19 avril 2020).
  12. « Découpage électoral de l'Ain (avant et après la réforme de 2010) », sur http://www.politiquemania.com/ (consulté le 19 avril 2020).
  13. « Georges Vucher a été élu maire », Le Progrès,‎ (lire en ligne, consulté le 30 juillet 2018) :

    « Sylvie Goy-Chavent a choisi de renoncer à être maire – comme elle l’avait déjà annoncé –pour demeurer sénatrice. Mais elle est toujours conseillère municipale. »

  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  18. Archives de l'art français, recueil de documents inédits relatifs à l'histoire des arts en France, 1861 sur Gallica
  19. Notice no PA00116355, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  20. Notice no PA00116356, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  21. Notice no PA01000037, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  22. Notice no PA01000041, base Mérimée, ministère français de la Culture.

Voir aussiModifier

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Articles connexesModifier

Liens externesModifier