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Liste des seigneurs de Picquigny

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Blason des Picquigny: Fascé d'argent et d'azur, à la bordure de gueules.

Les seigneurs de Picquigny sont seigneurs de Picquigny, avoué de l'abbaye de Corbie et vidames d'Amiens, avoué héréditaire de l'évêché d'Amiens. Par délégation de l'abbaye de Corbie, il avait le droit de frapper monnaie.

Il s'agit d'une baronnie primitive du royaume, une seigneurie de franc-aleu, ne mouvant alors de personne[1].

Par la suite, la seigneurie de Picquigny relève de l'évêque d'Amiens, dont le seigneur de Picquigny est le vidame [2].

En 1774, elle comptait 700 mouvances, y compris 140 petits fiefs réunis à de plus importants, et 64 terres à clocher [3].

Au XVIIIe siècle, le titre de duc de Picquigny est porté, comme titre d'attente, par l'héritier du titre de duc de Chaulnes , dévolu à une branche de la Maison d'Albert.

Par brevet d'honneur de 1762, Louis Joseph d'Albert d'Ailly (1741-1792) porta le titre (non transmissible à ses descendants) de duc de Picquigny jusqu'à la mort de son père en 1769, date à laquelle il devint le 7e duc de Chaulnes.

Sommaire

Maison de PicquignyModifier

Guermond ou Eudes de PicquignyModifier

  • Il épouse Adèle. Avec elle, il eut 4 fils :
    • Eustache, qui suit ;
    • Jean, archidiacre d'Amiens ;
    • Hubert
    • Guermont, cité en 1069, il suivit Godefroy de Bouillon en Terre Sainte.

Eustache de Picquigny (v.1040/1050 † 1085)Modifier

  • Fils de Guermond (ou Eudes) et Adèle (ou Odile)
  • Il participe à la conquête de l'Angleterre
  • Premier connu des vidames d'Amiens (1066-1085)
  • En 1066, il créa le chapitre de Picquigny avec Jean, archilévite ; Eustache, vidame ; et Humbert, pair de Picquigny dans l'église de Saint-Martin ou Saint-Jean-Baptiste[4].
  • En 1066, il érigea en collégiale l'église de Saint-Martin de Picquigny, et créa huit chanoines pour la desservir[5].

Arnoul de PicquignyModifier

Il est aussi nommé Pierre, par certains.

Il eut pour enfants:

Guermond Ier de Picquigny (v.1080 † v.1131)Modifier

Fils ou frère d'Arnoul (suivant les sources)

Patriarche de Jérusalem.

Régent du royaume de Jérusalem de 1123 à 1124. Il meurt vers 1131 [7]

Avec Béatrix de Daours († ), fille de Jean de Daours, seigneur de Daours, il a pour enfants :

  • Gérard Ier, qui suit ;
  • Ingelram ;
  • Beatrix, dame de Daours ;
  • Adèle (Ada) épouse de Dreux de Monchy ;
  • Euphémie épouse de Renault de Bulles. Après son veuvage, elle se fit religieuse à Garinville en 1149 ;
  • Gisla, abbesse du couvent des femmes de l'abbaye de Saint Jean les Amiens.

Gérard Ier de Picquigny (1115 - †1176/1178)Modifier

Fils de Germond Ier de Picquigny et de Béatrix.

En 1137 ou 1139, il fonde dans le Ponthieu, l'abbaye du Gard, de l'ordre de Clairvaux, à trois lieues d'Amiens[8],[9], sur la rive gauche de la Somme au sud du village de Croy, sur une colline boisée entre la Somme et la route de Picquigny à Airaines[10]. Il y installa les cisterciens de Cherlieu[11]. il fonda aussi près de Picquigny, dans un vallon nommé Temfol, une léproserie. Cet établissement fonctionna jusqu'au XVIe siècle [12]. Il contribua aussi à fonder l'abbaye de Saint Jean les Amiens [13].

Il est inhumé à l'abbaye du Gard en 1176 ou 1178.

Il s'unit par deux fois. Tout d'abord avec Mathilde († 1144) puis avec Béatrix d'Aumale, fille de d'Étienne d'Aumale.

Du premier lit, il eut :

  • Pierre, époux de Béatrix ;
  • Jean, prévôt et chanoine d'Amiens.

Du second lit, il eut :

  • Guermond II, qui suit ;
  • Gérard ;
  • Enguerran ;
  • Thibault ;
  • Willaume, chanoine d'Amiens ;
  • Robert ;
  • Marguerite ;
  • Mathilde ; et
  • Béatrix.

Germond II de Picquigny (v.1145 † v.1206)Modifier

Fils de Gérard Ier de Picquigny et Béatrix d'Aumale.

Il épouse Flandrine d'Amiens, fille de Guy d'Amiens et Mahaut de Boves, dont il a [14]:

  • Gérard II, qui suit ;
  • Enguerrand Ier, qui suivra après son frère ;
  • Robert ;
  • Mathilde ;
  • Béatrix.

Gérard II de Picquigny († 1190)Modifier

  • Fils de Germond II de Picquigny et de Flandrine d'Amiens
  • Il suit Philippe Auguste en Judée. Il y décédera en 1190 sans postérité [15]. La seigneurie revient à son frère cadet Enguerrand.

Enguerrand Ier de Picquigny (ap.1175 † 11/1224)Modifier

Fils de Guermond II de Picquigny et Flandrine d'Amiens

En 1211, il fait jurer à ses vassaux et aux bourgeois de ne prêter ni aide ni conseil au comte de Boulogne, à l'Empereur Othon et au roi d'Angleterre, qui venaient de se liguer contre Philippe Auguste et de rester, quoi qu'il arrive, fidèles à ce dernier [16].

En avril 1212, Enguerrand donne à l'abbaye de Berteaucourt un millier de harengs à prendre au pont de Picquigny[17].

En mars 1218, Enguerrand fixe au commencement de carême des jours de joutes (dies hastiludii) pour Picquigny[17].

Enguerrand de Picquigny participe aux croisades[18].

Vers 1207, il épouse Marguerite de Ponthieu, fille de Jean Ier de Ponthieu et Béatrix de Saint-Pol. Il en a 4 fils et 5 filles, dont [19]:

  • Gérard III, qui suit ;
  • Renault de Picquigny, qui se croisa contre les Albigeois ;
  • Alix de Picquigny ;
  • Mathilde de Picquigny ;
  • Hélène de Picquigny ;
  • Flandrine de Picquigny.

Gérard III de Picquigny (v.1205 † 05.1248<06.1249)Modifier

  • Fils d'Enguerrand Ier de Picquigny et Marguerite de Ponthieu[20]
  • En juillet 1226, Gérard est mentionné dans un traité avec le chapitre d'Amiens[17].
  • En 1231, Gérard participa à la réconciliation entre Simon de Dammartin et Saint Louis[21].
  • Il fut marié 3 fois. Il épouse en 1re noces Laure de Montfort[20], fille de Simon de Montfort[22] († av 1227) ; en secondes noces selon les sources, avec Ailis de Tournefay ou Alix de Vierzon, fille d'Hervé de Vierzon, seigneur de Vierzon, mort lors de la cinquième croisade le à Damiette (Égypte) et en troisièmes noces, en 1246, avec Mahaut de Creseques (de Creques). Celle-ci, une fois veuve se remaria avec Jean d'Audenarde.

Il eut de sa première union :

De sa deuxième union, naquit :

  • Ailis ou Alix (alias Ide) qui épousa Philippe de Créquy fils de Philippe de Créquy, Seigneur de Torchy, Grand-Bailly de Cambray en 1280, et Blanche de Rosny.

De son troisième mariage :

  • Jean Ier, qui suit ;
  • Gérard, chanoine de Saint Quentin[23].

Jean Ier de PicquignyModifier

Fils de Gérard III de Picquigny et Mathilde de Crecques, sa troisième épouse, il est né vers 1248, et décède le 29 septembre 1304 en Italie [24].

Gouverneur de l'Artois (d'Arras).

En avril 1271, Jean de Picquigny confirme au prieuré de Saint Pierre à Gouy, le don d'un millier de harengs à prendre chaque année au pont de Picquigny[17]

Baudouin Ier de Rubempré, seigneur de Rubempré, gouverneur de Guise, épousa Marie de Picquigny, fille de Jean de Picquigny, vidame d'Amiens et de Marie de Molleans. Il vivait en 1289[25].

En 1301, Jean participa à la commission d'enquête mandé par Philippe le Bel contre Bernard, évêque de Pamiers.

En janvier 1302, il rend à l'évêque d'Amiens, Guillaume de Macon, un dénombrement des fiefs et arrière-fiefs de la baronnie de Picquigny [26].

Avant 1278, il épousa Marguerite de Beaumetz († 1303), fille de Gilles III de Beaumetz, châtelain de Bapaume. Elle était morte en 1303. lls eurent pour enfants :

  • Renault, seigneur de Picquigny et vidame d'Amiens, qui suit ;
  • Gérard de Picquigny, seigneur de Bergicourt ;
  • Guillaume de Picquigny, chanoine d'Amiens († ap 1314), il est dit cousin de Jean de Bailleul, roi d'Écosse ;
  • Ferry de Picquigny, seigneur d'Ailly-sur-Somme , qui suivra ;
  • Robert de Picquigny, qui suivra, époux de la fille de Garin, seigneur de Fluy ;
  • Jean de Picquigny, seigneur de Saint-Ouen, il épouse Marthe d'Amiens, dame de Canaples et d'Outrebois, fille de Gilles d'Amiens ;
  • Mahaut de Picquigny, dame de Gouy. En 1281, elle épouse le sieur d'Antoing, de la maison de Melun ;
  • Marguerite de Picquigny. En avril 1291, elle épouse Mathieu de Roye, sieur de la Ferté-lès-Saint-Riquier ;
  • Marie de Picquigny, épouse du seigneur de Saint-Amand ;
  • Catherine de Picquigny, épouse du seigneur d'Auxy ;
  • Jeanne de Picquigny, épouse de Jean, seigneur de Varennes.

Renault de Picquigny (1304-1315)Modifier

Fils de Jean Ier de Picquigny et de Marguerite de Beaumetz. Il décède en 1315 [27].

Il épouse Jeanne de Brienne, veuve du vicomte de Turenne, fille de Jean II de Brienne, comte d'Eu et de Béatrix de Châtillon. Il en a comme enfants :

  • Marguerite Ire, dame de Picquigny et vidamesse d'Amiens, jusqu'à sa mort en 1378, sans enfant, malgré trois mariages. Elle épousa vers 1323 Jean de Roucy ou Roussy , puis en juillet 1328 Gaucher de Noyers, dont elle était veuve en 1344. Marguerite de Picquigny convola une troisième fois vers 1358 avec Raoul de Raineval, seigneur de Raineval et Pierrepont. Lorsqu'elle décède, sa succession est disputée entre plusieurs de ses cousins et, au terme d'une longue procédure, revient finalement à sa cousine germaine, autre Marguerite de Picquigny, fille de Robert de Picquigny, seigneur de Fluy, en excluant une troisième Marguerite de Picquigny, fille de Ferry de Picquigny, seigneur d'Ailly sur Somme.
  • Marie

Maison de Picquigny (branches cadettes)Modifier

Membres de la famille de Picquigny qui ne furent pas seigneurs de Picquigny :

Ferry de PicquignyModifier

Fils de Jean de Picquigny et de Marguerite de Beaumetz ; sire d'Ailly-sur-Somme épouse Béatrice de Nesle, dame de Falvy et de La Hérelle. De cette union naissent:

  • Jean de Picquigny (mort vers 1346/1348) épouse Catheriene de Châtillon
  • Guillaume de Picquigny, chanoine d'Amiens, mort près d'Aumale en 1358, lors de la jacquerie.
  • Marguerite de Picquigny, qui en 1378, revendique sans succès la succession de sa cousine germaine, autre Marguerite de Picquigny, vidamesse d'Amiens [28].

Robert de PicquignyModifier

Robert de Picquigny fut conseiller du roi, il mourut entre 1345 et 1350. Il épousa Jeanne de Fluy. De cette union naquirent sept fils et une fille, parmi lesquels :

  • Jean de Picquigny, sire de Fluy, d'abord au service du roi de France, passa ensuite au service du roi de Navarre, Charles le Mauvais. Il avait d'abord servit dans l'armée du roi en 1346 et partageait, avec Jean de Gonnelieu, le gouvernement de l'Artois pour le compte du roi Jean le Bon, tuteur du jeune duc de Bourgogne Philippe de Rouvre. En 1356, de concert avec Étienne Marcel, Jean de Picquigny, le chef de la noblesse parlementaire, délivra le roi de Navarre, et l'emmena à Paris. Mathieu, frère de Jean, prit une part active aux événements[29],[30],[31]. Château de La Hérelle, longuement cité par Froissart en 1358, il appartenait à Jean de Picquigny.
    Article détaillé : Jean de Picquigny.
  • Marguerite (II) de Picquigny, vivante en 1378.elle hérite alors, en vertu d'un arrêt du Parlement de Paris en 1381, la baronnie de Picquigny et le vidamé d'Amiens., de sa cousine germaine, Marguerite (I) de Picquigny, morte sans postérité, fille de Renault de Picquigny et de Jeanne de Brienne (supra). Elle épouse le 13 novembre 1342 Robert III, dit Wautier, seigneur d'Ailly le Haut Clocher, dont elle a 7 enfants, 5 garçons et 2 filles. Elle vivait encore en 1398. Son mariage fait entrer la baronnie de Picquigny dans la Maison d'Ailly, qui va suivre.

Jeanne (v.1310 - v.1373)Modifier

  • Fille de Jean II et de Marthe d'Amiens
  • Le , Henri de Beveren, seigneur de Dixmude en Flandre, et Jeanne de Picquigny, sa femme, vendent la ville d'Outrebais-sur-Authie au roi Charles V, qui se propose de la donner au chapitre de Paris[1].
  • Elle épousa successivement :
    • Jean de Mailly dit Maillet, seigneur de Talmas
    • Jean II de Créqui (ou Créquy)
    • Henri de Beveren

Maison de Picquigny (branches non rattachées)Modifier

Une branche de la Maison de Picquigny fit souche du XIIe au XVe siècles dans l'Orient latin. Dans son Histoire des familles d'outre-mer, du Cange mentionne les faits de plusieurs d'entre eux au Royaume de Jerusalem, puis au Royaume de Chypre, sans parvenir à les rattacher entre eux [32].

GérardModifier

  • En 1264, gouverneur ou seigneur de Jaffa, fut capturé sur la route de Rama[33],[34].

GuillaumeModifier

  • en 1270, Guillaume de Picquigny est dans l'entourage de Philippe de Montfort. Il aida à capturer et exécuter son assassin, un ismaélien[33].

ArnaudModifier

Branche du beauvaisisModifier

Plusieurs porteurs du nom de Picquigny furent au XVe siècle, possessionnés de la seigneurie d'Achy, que Marguerite de Picquigny apporta au début du XVIe siècle à son époux, Vespasien de Carvoisin.

Maison d'AillyModifier

La mort en 1378 de Marguerite Ire de Picquigny, fille de Renault de Picquigny et Jeanne de Brienne, fait échoir Picquigny à sa cousine germaine, autre Marguerite (II) de Picquigny, fille de Robert de Picquigny et Jeanne de Fluy, morte en 1398, épouse de Robert III, dit Wautier, seigneur d'Ailly le Haut Clocher .

Robert d'Ailly et Marguerite (II) de Picquigny (1378-1398)Modifier

Robert d'Ailly , dit Wautier, seigneur d'Ailly, Quesnoy sur Airaines, Fontaine, Villers sous Ailly. Il était décédé en 1384. Il épouse le 12 novembre 1342, Marguerite (II) de Picquigny, fille de Robert de Picquigny et de Jeanne de Fluy, qui hérite de la terre de Picquigny et du vidamé d'Amiens de sa cousine-germaine, autre Marguerite (I) de Picquigny, morte en 1378.

Marguerite (II) de Picquigny est encore vivante le 24 octobre 1398, date à laquelle elle reçoit le dénombrement d'un fief noble sis à Namps au Val [36]. Dont :

  • Wautier, dit Tristan d'Ailly, vivant en 1377, mort sans postérité avant sa mère ;
  • Baudouin, qui suit ;
  • Colard d'Ailly, dit "Payen"
  • Mathieu, dit Sarrazin d'Ailly, seigneur de Quesnoy sur Airaines, capitaine de Clermont en Beauvaisis (1412), sénéchal du Boulonnais et du Ponthieu de 1414 à 1418, capitaine d'Abbeville (1416). Il meurt en 1440 et est inhumé à Airaines. Il épouse Isabeau d'Orgesin, puis en 1418 Jeanne de Clermont Nesle, Madame de Rambures. Dont postérité [37]
  • Jacques d'Ailly, dit "Hutin", sieur de Sains, épouse Jeanne de Grigny[38].
  • Isabeau, mariée avec Jean de Cayeu, seigneur de Senarpont
  • Jeanne, mariée avec Pierre de Vendures.

Baudouin d'Ailly (1398 - ? 1415)Modifier

Baudouin d'Ailly, dit "Beaugeois", baron de Picquigny, vidame d'Amiens, chambellan du Roi, conseiller du duc de Bourgogne et du Roi Charles VI.

En 1383, il sert en Flandres. Avant 1400, il touche une pension de Philippe le Hardi, qui lui est continuée par Jean Sans Peur. Il occupe une grande place à la Cour de Bourgogne. En 1404, Jean Sans Peur lui donne pouvoir pour traiter du commerce entre la Flandre et l'Angleterre. En 1410, il assiste à la réconciliation des princes, dite Paix de Bicêtre, puis est au nombre des 12 chevaliers chargés d'administrer le royaume. En 1412, il se distingue à la bataille de Saint Rémy du Plain et au siège de Bourges [39]. Il aurait été tué à la bataille d'Azincourt en 1415 [40].

Baudouin d'Ailly épouse en 1387 Jeanne de Raineval, dame de Raineval, Thory, Louvrechy, Pierrepont, Sauvillers, Esclainvillers, La Neuville sire Bernard, Contoire, fille unique de Valeran de Raineval, seigneur des dits lieux, et de Jeanne de Varennes, dame de Vignacourt, Flixecourt. Dont :

  • Raoul, qui suit ;
  • Jeanne d'Ailly, mariée avec Philippe d'Harcourt, seigneur de Montgommery, puis avec Cornille de Gavre, sieur de Lens, en Hainaut.

Raoul d'Ailly (? 1415 - 1455)Modifier

Il est fait chevalier le par le connétable Walleran de Luxembourg, sur le champ de bataille à Saint-Rémy. Il est seigneur de Picquigny, Ailly, Molliens-Vidame, Fluy, Raineval etc.

Il est un allié fidèle et sert le duc de Bourgogne, Philippe le Bon, à la famille duquel deux de ses enfants s'allient.

Il est vidame d'Amiens en 1444. Il teste en 1454, demandant à reposer dans la collégiale de Picquigny. Il meurt en 1468, mais n'était plus vidame d'Amiens dès 1455 [41].

Le 30 novembre 1413, il épouse Jacqueline de Béthune, fille de Robert de Béthune, vicomte de Meaux, seigneur de Vendeuil et d'Isabelle de Ghistelle [42].

Ils eurent :

  • Jean, qui suit ;
  • Antoine d'Ailly, tige des seigneurs de Varennes. Il épouse Jeanne de Luxembourg, puis Louise de Hallwin ;
  • Jean le Jeune d'Ailly, dit "Hannotin", seigneur de Bellonne, près de Douay, marié avec Jacqueline de Wissocq. S.P. ;
  • François d'Ailly, archidiacre de l'église de Reims ;
  • Roger d'Ailly, chanoine d'Amiens et archidiacre de Noyon ;
  • Jacqueline d'Ailly, morte en 1470. Le 24 novembre 1435, elle épouse Jean de Bourgogne, comte de Nevers, de Rethel, d'etampes et d'Eu, pair de France, né vers octobre 1415, mort à Nevers le 25 septembre 1491, inhumé dans la cathédrale de Nevers, remarié en 1480 avec Françoise d'Albret, fils de Philippe de Bourgogne, comte de Nevers et de Rethel, et de Bonne d'Artois, sa seconde épouse [43];
  • Marguerite d'Ailly, épouse le 24 décembre 1444 Colard de Moÿ seigneur de Busigny et de Chin, gouverneur de Saint Quentin, mort en 1499 ;
  • Marie d'Ailly. Elle épouse, le 8 août 1444, Antoine Rollin, chevalier, seigneur d'Aimeries, fils de Nicolas Rolin, chancelier du duc de Bourgogne, et de sa troisième épouse, Guigone de Salins ;
  • Ne d'Ailly, épouse du seigneur de Fontaine-en-Hainaut ;
  • Ysabeau d'Ailly. Le 20 novembre 1455, elle se marie avec Alard, seigneur de Rabodanges, conseiller et chambellan du Roi ;
  • Jeanne d'Ailly, abbesse de Jouarre, sous le nom de Jeanne IV en 1462. Elle meurt en 1492.

Jean d'Ailly (1455 - 1485 † 1492)Modifier

Seigneur de Picquigny, Raineval, et vidame d'Amiens. Fils de Raoul d'Ailly et de Jacqueline de Béthune[1].

Il est fait chevalier le 12 août 1449 à la prise de Pont-Audemer. Il se démet du vidamé d'Amiens et de la baronnie de Picquigny en faveur de son fils Charles, lors du mariage de celui-ci, en 1485. Il meurt en 1492 [44].

Il épouse à La Haye (Pays-Bas) le premier juin 1456 Yolande de Bourgogne, morte le 3 novembre 1470, fille naturelle de Philippe le Bon, duc de Bourgogne [45],[46]. Elle a son obit fondé en l'église de Picquigny [47].

Ils ont :

  • Charles, qui suit ;
  • Isabeau d'Ailly, mariée par contrat passé le 13 octobre 1479, avec Jean IV de Mailly [46], baron de Mailly, seigneur de Beaufort, Lorsignol, chambellan des Rois Louis XII et Charles VIII, chevalier de l'Ordre du Roi, Elle teste le 9 juillet 1519, demandant à être inhumée dans l'église de Mailly-Maillet, avec son époux, décédé en mai 1505.
  • Jeanne d'Ailly, religieuse à l'abbaye du Moncel Pontpoint, ordre de Sainte-Claire, au diocèse de Beauvais.

Charles d'Ailly († 1522)Modifier

Seigneur de Picquigny, Raineval et vidame d'Amiens. Fils de Jean d'Ailly et de Yolande, bâtarde de Bourgogne.

Il teste le 31 août 1522 et meurt au mois de novembre suivant. Il demande à être inhumé avec son épouse et ses parents, dans la collégiale Saint Martin de Picquigny [48].

Il épouse le Philippe de Crèvecoeur, dame de Daours, Allonville, Glimont, fille d'Antoine, seigneur de Crévecoeur, et de Marguerite de la Trémoille, dame de Daours [45]. Elle meurt avant son époux.

Ils ont :

  • Antoine, qui suit ;
  • Jean d'Ailly, seigneur de Bellonne ;
  • Marguerite d'Ailly, qui épouse vers 1516, Louis Bournel, seigneur de Thiembronne ;
  • Jeanne d'Ailly, épouse du seigneur de Framezelles.

Antoine d'Ailly († 1548)Modifier

Seigneur de Picquigny, Raineval et vidame d'Amiens. Fils de Charles d'Ailly et de Philippe de Crèvecœur, dame de Daours.

Le 29 octobre 1518, il épouse Marguerite de Melun, fille aînée de Hugues de Melun, vicomte de Gand et de Jeanne de Hornes [49]. Tous deux font reconstruire le château de Raineval, de 1531 à 1538 [50].

Ils ont :

  • François, qui suit ;
  • Louis, qui suivra après son frère ;
  • Charles, qui suivra après ses frères ;
  • Françoise d'Ailly, épouse en 1563, d'Antoine de La Garde, seigneur de Tranchelion, gouverneur de Guise ;
  • Jossine d'Ailly, abbesse de la Barre, auprès de Château-Thierry ;
  • Ne d'ailly, religieuse dans un monastère aux Pays-Bas.

François d'Ailly (mort en 1560)Modifier

Seigneur de Picquigny, Raineval et vidame d'Amiens. Fils d'Antoine d'Ailly et Marguerite de Melun, il fait hommage en 1548 de la baronnie de Picquigny à François de Pisseleu, évêque d'Amiens. il meurt en 1560 en Angleterre, d'où son corps est rapporté à Picquigny.

Il épouse en 1551 Françoise de Batarnay, fille de René de Batarnay, comte du Bouchage, et d'Isabelle de Savoie. Ils n'ont pas d'enfant et elle reçoit en douaire le château de Raineval, où elle habite jusqu'en 1617 [51].

Louis d'Ailly (mort en 1567)Modifier

Louis d'Ailly succède à son frère en 1560 et fait alors hommage pour Picquigny à Nicolas de Pellevé, évêque d'Amiens. En 1567, il intervient à la rédaction de la Coutume d'Amiens [52].Le 10 novembre 1567, il est tué à Saint Denis en combattant dans les rangs des calvinistes, en même temps que son plus jeune frère. Il épouse Catherine de Laval, fille de Jean de Laval, seigneur de Boisdauphin, dont il n'a pas non plus d'enfant [53]..

Charles d'Ailly (mort en 1567)Modifier

Charles d'Ailly capitaine de 50 hommes d'armes des ordonnances du Roi, gouverneur de Montcalve, en Piémont, chevalier de l'Ordre du Roi, périt dans le même combat que son frère Louis [54].

Il épouse en 1560 Françoise de Warty, vivante en 1589, dame d'honneur de la Reine Catherine de Médicis, fille de Pierre de Warty, grand-maître des Eaux et Forêts de France, et de Yolande de Montlitard [52]. Dont :

  • Philibert Emmanuel, qui suit ;
  • Marguerite d'Ailly, vivante en 1604, demoiselle d'honneur de la Reine Catherine de Médicis. Elle épouse le 18 mai 1581, François de Châtillon, comte de Coligny, mort le 8 octobre 1591.
  • Suzanne d'Ailly, mariée le 14 mai 1600 avec Tanneguy de Chambray, seigneur de Chambray, maréchal de camp, gouverneur de Pont-de-l'Arche. Il meurt le 28 mai 1645.

Philibert Emmanuel d'Ailly (mort en 1619)Modifier

Baron de Picquigny, vidame d'Amiens, seigneur de Vignacourt, Flixecourt, Raineval, Fressenneville, Friville, Miannay...chevalier des ordres du Roi, Il prend le parti d'Henri IV pendant les troubles en 1594 et 1595.

Il meurt le 1er février 1619.

Il épouse en 1594 Louise d'Ongnies, comtesse de Chaulnes, fille de Charles d'Ongnies, comte de Chaulnes, et d'Anne Jouvenel des Ursins. Elle meurt le 20 juillet 1641 [55].

Dont :

  • Henri d'Ailly, mort jeune sans postérité ;
  • François d'Ailly, mort jeune sans postérité ;
  • Anne Louis d'Ailly, mort jeune sans postérité ;
  • Charlotte Claire, qui suit. Par son mariage, elle fait entrer Picquigny et Chaulnes dans la Maison d'Albert.

Maison d'AlbertModifier

Charlotte Claire d'Ailly (morte en 1681) et Honoré d'AlbertModifier

Charlotte Claire d'Ailly épouse les 13 et 14 janvier 1620 [56], Honoré d'Albert. Issu de la Maison d'Albert de Luynes, il relève le nom, les armes et le cri d'Ailly, pour s'appeler d'Albert d'Ailly.

Proche du Roi Louis XIII, il occupe avec son frère aîné le duc de Luynes, une place éminente à la Cour. En Picardie, il occupe le premier rang : il est (Ier) duc de Chaulnes, baron de Picquigny, Pair de France, lieutenant général au Gouvernement de Picardie, gouverneur de la ville et citadelle d'Amiens, chevalier des Ordres du Roi, maréchal de France, vidame d'Amiens.

Charlotte Claire d'Ailly meurt à Magny, aujourd'hui Guiscard, le 17 septembre 1681, et est inhumée dans la collégiale Saint Martin de Picquigny [57]. Le maréchal de Chaulnes, son époux, meurt le 30 octobre 1649. Il est alors inhumé dans la chapelle Saint Jean-Baptiste, au chevet de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens. Une trentaine d'années plus tard, en avril 1682, son corps est transféré dans la collégiale Saint Martin de Picquigny , après la mort de son épouse, en 1681 [58].

Tous deux ont 7 enfants :

  • Henri Louis d'Albert d'Ailly (1620-1653). À la mort de son père, en 1649, il devient 2e duc de Chaulnes, baron de Picquigny, vidame d'Amiens, pair de France. il est aussi gouverneur d'Amiens (1632), lieutenant général en Picardie, Boulonnais, Artois et pays reconquis (1643), maréchal des camps et armées du Roi (1643), commandant en Picardie (1645-1646), gouverneur en Auvergne (1649), lieutenant général des armées du roi (1650). Il épouse en 1646 Françoise de Neufville, fille de Nicolas de Neufville, duc de Villeroy, pair et maréchal de France, et de Madeleine de Blanchefort Créquy. Elle était veuve en premières noces de Just, comte de Tournon[59].;
  • Charles, qui suit ;
  • Armand d'Albert d'Ailly, prêtre, abbé commendataire de l'Abbaye du Gard de 1639 à 1650 ;
  • Anne d'Albert d'Ailly, abbesse de Saint Pierre de Lyon (1625-1672) ;
  • Marie Madeleine Urbaine Thérèse d'Albert d'Ailly, abbesse de l'Abbaye aux Bois, à Paris. Elle y meurt en 1687.
  • Charlotte d'Albert d'Ailly, prieure du Prieuré royal de Poissy. Elle y meurt en 1707.
  • Antoinette d'Albert d'Ailly, abbesse de Saint Pierre de Lyon après la mort de sa sœur, en 1672. Elle y meurt en 1708.

Charles d'Albert d'Ailly (mort en 1698)Modifier

Charles d'Albert d'Ailly est baptisé à Amiens, paroisse Saint Remy, le 15 juin 1625. En 1653, il succède à son frère et devient le 3e duc de Chaulnes, baron de Picquigny, vidame d'Amiens.

Ayant la confiance du Roi Louis XIV, il occupe différentes charges à son service : ambassadeur à Rome, gouverneur de Bretagne, puis de Guyenne, ministre plénipotentiaire à Cologne.

En 1684, il vend la seigneurie de Raineval à Henri de Massue, marquis de Ruvigny [50].

Il meurt en son hôtel, à Paris, place Royale, paroisse Saint Paul, aujourd'hui 9 place des Vosges, le 4 septembre 1698. Il est inhumé dans la collégiale Saint Martin de Picquigny, avec son épouse.

Il épouse le 11 avril 1655, Elisabeth Le Féron, veuve de Jacques de Stuer de Caussade, marquis de Saint Maigrin, fille et unique héritière de Dreux Le Féron, chevalier, seigneur de Savigny, Lormoi, conseiller au Parlement de Paris, et de Barbe Servien de Montigny.

N'ayant pas d'enfant, ils prévoient, avec le consentement de Charlotte Claire d'Ailly, leur mère et belle-mère, de transmettre leurs biens à un descendant de la Maison d'Albert, Charles Honoré d'Albert, fils de leur cousin-germain, le 2e duc de Luynes, lorsque celui-ci passe son contrat de mariage, en 1667, avec Jeanne Marie Colbert.

En 1698, c'est finalement Louis Auguste d'Albert qui est substitué à son père pour succéder à Charles d'Albert d'Ailly [60].

Picquigny et le vidamé d'Amiens restent alors dans la Maison d'Albert, tout en sortant de la descendance directe des Picquigny et des d'Ailly, dans laquelle ils se trouvaient depuis le Moyen Âge.

Louis Auguste d'Albert d'Ailly (mort en 1744)Modifier

 
Portrait de Marie-Sophie de Courcillon
duchesse de Picquigny, puis princesse de Rohan

en 1741 par Jean-Marc Nattier
Musée d'art de Toledo

Louis Auguste d'Albert naît à Saint Germain en Laye le 22 décembre 1676, fils de Charles Honoré d'Albert, 2e duc de Luynes, et de Jeanne Marie Colbert. Il est est le petit-fils de Jean-Baptiste Colbert, le ministre de Louis XIV.

Il est lieutenant colonel, lieutenant général en Picardie (1692), aide de camp du duc de Bourgogne (1701), brigadier de cavalerie (1704), lieutenant des 200 chevau-légers de la Garde ordinaire du Roi. Il se distingue par ses exploits militaires aux batailles de Ramillies (1706), Oudenarde et Malplaquet. Il est nommé maréchal de camp en 1708, puis lieutenant général des armées du Roi en 1718. En 1741, il est élevé à la dignité de maréchal de France.

En 1711, il est fait duc de Chaulnes et pair de France. Il est le 4e duc de Chaulnes [61]. En 1724, il devient chevalier des Ordres du Roi. Il meurt à Paris, paroisse Saint Sulpice, le 7 novembre 1744.

Louis Auguste d'Albert d'Ailly épouse en 1704 Marie Anne Romaine de Beaumanoir Lavardin, fille d'Henri Charles de Beaumanoir, marquis de Lavardin, gouverneur de Bretagne, ambassadeur à Rome, chevalier des Ordres du roi, et d'Anne Louise Marie de Noailles, sa seconde épouse. Née à Rome le 11 septembre 1688, elle meurt le 24 mai 1745. Tous deux ont :

  • Louis Marie d'Albert d'Ailly, lieutenant de la compagnie de chevau-légers de la Garde ordinaire du Roi en survivance de son père (1717). Né le 31 juillet 1705, il meurt à Chaulnes le 23 novembre 1724.
  • Charles François d'Albert d'Ailly, comte, puis duc de Picquigny, vidame d'Amiens (6 septembre 1707 - Paris, paroisse Saint Sulpice 14 juillet 1731), colonel d'un régiment d'infanterie (1721), lieutenant de la compagnie de chevau-légers de la Garde ordinaire du Roi en survivance de son père (1729). Il épousa en 1729 Marie Sophie de Courcillon de Dangeau (1713-1756), fille de Philippe Egon de Courcillon, marquis de Dangeau, et de Françoise de Pompadour. Veuve à 21 ans, elle se remarie avec Hercule Mériadec de Rohan, duc de Rohan-Rohan, n'ayant eu de son premier mariage qu'une fille, Marie-Thérèse d'Albert d'Ailly (1730-1736).
  • Louis Joseph d'Albert d'Ailly (Paris, paroisse Saint Sulpice, 22 juillet 1713-1714) ;
  • Michel Ferdinand, qui suit ;
  • Marie Thérèse d'Albert d'Ailly (10 février 1709 - 11 juillet 1765), mariée en 1722 avec Louis de Rougé, marquis du Plessis-Bellière (1705-1732), dont deux fils, morts en bas âge.
  • Marie Françoise de Sales d'Albert d'Ailly, religieuse bénédictine à Montargis (Paris, paroisse Saint Sulpice, 4 août 1710 - 14 janvier 1749) ;
  • Marie Thérèse d'Albert d'Ailly (1711 - 1714).

Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly (mort en 1769)Modifier

Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly naît à Versailles, paroisse Notre Dame, le 31 décembre 1714.Il est tout d'abord destiné à l'état ecclésiastique. En 1731, à la mort de son frère aîné, il quitte cet état pour devenir officier, duc de Picquigny et vidame d'Amiens. Sa carrière militaire le mène jusqu'au grade de lieutenant-général des armées du Roi.

Il exerce aussi différentes charges au service de la Couronne, telles que celle de lieutenant-général en Bretagne, de 1747 à 1753, puis de lieutenant-général en Picardie de 1752 à 1764.

Il est connu pour ses expériences scientifiques et sa collection d'instruments scientifiques.

Il épouse à Asnières sur Seine le 23 février 1734, Anne Josèphe Bonnier de La Mosson, fille de Joseph Bonnier de La Mosson, trésorier des États de Languedoc, et d'Anne Melon. Elle lui apporte une importante fortune.

À la mort de son père, en 1744, il devient le 5e duc de Chaulnes. Sa résidence se partage alors entre Chaulnes et Paris, où il meurt, le 23 septembre 1769.

Il laisse une situation financière rendue difficile par des dépenses excessives et, à Picquigny, un château délabré [62].

De son mariage est issu un fils unique :

Marie Joseph Louis d'Albert d'Ailly (1769-1774)Modifier

Né à Chaulnes le 18 novembre 1741, Marie Joseph Louis d'Albert d'Ailly est duc de Picquigny, vidame d'Amiens, puis duc de Chaulnes à partir de 1769. Comme son père, c'est un scientifique.

La situation financière laissée par son père l'empêche de jouir longtemps de Picquigny, qui est saisi par les créanciers et adjugé le 27 avril 1774 à Pierre Briet, écuyer, seigneur de Bernapré, moyennant 1,5 million de livres.

Fin de la seigneurie de PicquignyModifier

Le 25 avril 1775, Pierre Briet de Bernaprè se déclare command de Picquigny pour Liefman Calmer, bourgeois de La Haye, d'origine israélite.

Liefman Calmer démembre la baronnie de Picquigny, en revendant les terres de Belloy sur Somme en 1777, Saint Vast et Molliens-vidame en 1778, Flixecourt et La Chaussée (Tirancourt) en 1779 [63].

Le 21 octobre 1779, Liefman Calmer revend ce qui lui reste de la baronnie de Picquigny au comte d'Artois, frère du Roi Louis XVI et futur Roi de France Charles X, lequel en reste propriétaire jusqu'à la Révolution.

Comme plusieurs autres membres de la famille royale, pour ne pas compromettre leur sécurité, mise en péril par les exactions révolutionnaires, le comte d'Artois émigre dès le 16 juillet 1789.

En vertu de l'abolition des privilèges, votée par l'Assemblée Nationale à partir du 4 août 1789, son domaine de Picquigny cesse d'être une seigneurie pour devenir une simple propriété.

Par la suite, le décret révolutionnaire du 30 mars 1792 sur les biens nationaux. dépossède le comte d'Artois, comme tous les émigrés, de ses biens en France.

En application de ce décret, son domaine de Picquigny est vendu au district d'Amiens, par la République, comme bien national , en l'an III [64].

Pour approfondirModifier

Articles connexesModifier

Notes et référencesModifier

  1. a b et c Chronique de Mathieu d'Escouchy par Mathieu d'Escouchy
  2. Gaétan de Witasse, Géographie historique du département de la Somme, tome 2 (tome VII des mémoires in 4° de la Société d'Emulation d'Abbeville), Abbeville, Vve Lafosse, , p. 435
  3. Gaétan de Witasse, Géographie historique du département de la Somme, tome 1 (tome VII des mémoires in 4° de la Société d'Emulation d'Abbeville), Abbeville, Vve Lafosse, , p. 436
  4. Lettres sur le département de la Somme par François Hyacinthe G. Dusevel
  5. Notice sur l'église, le château et la seigneurie de Conty par A. Gabriel Rembault
  6. Recueil d'actes des XIIe et XIIIe siècles en langue romane wallonne du Nord de la France par Eugène François Joseph Tailliar
  7. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 25-26
  8. Dictionnaire... de la Bible par Augustin Calmet
  9. Mémoires et documents pour servir à l'histoire du commerce et de l'industrie en France par Julien Hayem
  10. Œuvres de Froissart par Jean Froissart, Auguste Scheler, Académie royale des sciences, des lettres et des beaux-arts de Belgique
  11. Positions des thèses soutenues par les élèves de la promotion... pour obtenir le diplôme d... par école nationale des chartes (France)
  12. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 117-124
  13. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 27-28
  14. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 30-31
  15. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 31-32
  16. "Recueil des monuments inédits de l'histoire du tiers état - chartes, coutumes, actes municipaux..." par Louandre, Charles Léopold, 1812-1882, Thierry, Augustin, 1795-1856, Augustin Thierry, États généraux, France, Tiers État
  17. a b c et d Introduction à l'histoire générale de la province de Picardie par Pierre Nicolas Grenier, Charles Dufour, Jacques Garnier
  18. La noblesse de France aux Croisades par Paul André Roger
  19. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 32-33
  20. a et b Recherches généalogiques sur la famille des seigneurs de Nemours du XIIe au XVe siècle par Émile-Louis Richemond
  21. Vie de Saint Louis - Roi de France par Louis-Sébastien Le Nain de Tillemont
  22. Petri Vallium Sarnaii monachi Hystoria albigensis par Petrus Sarnensis
  23. Mémoires de la Société d'émulation de Cambrai par Société d'émulation de Cambrai
  24. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 38-40
  25. Notice historique et généalogique sur les seigneurs de Tyberchamps par Corneille Stroobant
  26. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 37-38
  27. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 42-45
  28. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 50
  29. Histoire de France au Moyen Âge - depuis Philippe-Auguste jusqu'à la fin du règne de Louis XI...
  30. La province ce qu'elle est, ce qu'elle doit être par Élias Regnault
  31. Les grandes chroniques de France selon qu'elles sont conservées en l'église de Saint-Denis en France par Paulin Paris
  32. E.-G. Rey, Les Familles d'outre-mer de du Cange, Paris, Imprimerie Impériale, , 998 p., p. 583-587
  33. a et b Louis de Mas Latrie, Histoire de l'Île de Chypre sous le règne des princes de la Maison de Lusignan, Paris, Imprimerie Impériale, 1852-1861 (lire en ligne) (OCLC 156109086)
  34. Historie du Royaume latin de Jérusalem par Prawer, Joshua
  35. Histoire critique et apologétique de l'Ordre des chevaliers du temple de Jérusalem, dits... par Claude Mansuet Jeune
  36. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 50-51
  37. Jacques de Vismes, Familles Picardes, Ailly, , 82 p., p. 37-38
  38. Jacques de Vismes, Familles Picardes, Ailly, , 82 p., p. 39-40
  39. Jacques de Vismes, Familles picardes, Ailly, , 82 p., p. 13-15
  40. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 53-54
  41. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 54-56
  42. Mémoires, publ. par Fréd., baron de Reiffenberg par Jacques du Clerq
  43. Patrick Van Kerrebrouck, Les Valois, Villeneuve d'Ascq, , 736 p., p. 401-408
  44. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 56-58
  45. a et b Mémoires de J. du Clerq sur le règne de Philippe le Bon, Duc de Bourgogne / publiés pour la... par Jacques du Clercq
  46. a et b L'arrondissement de Péronne, ou recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le... par Paul Decagny
  47. Adrian de La Morliere, Recueil de plusieurs nobles et illustres Maisons vivantes et esteintes en l'estendue du diocèse d'Amiens et à l'environ..., Amiens, Jacques Hubault, , 294 p., p. 28
  48. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 59-61 & 155-158
  49. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 61-62
  50. a et b Victor de Beauvillé, Recueil de documents inédits concernant la Picardie, 4ème partie, Paris, Imprimerie Nationale, , p. 683
  51. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 62-63
  52. a et b Adrian de La Morliere, Recueil de plusieurs nobles et illustres Maisons vivantes et esteintes en l'estendue du diocèse d'Amiens..., Amiens, Jacques Hubault, , 294 p., p. 29
  53. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 63-64
  54. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 64
  55. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 64-68
  56. Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790), Paris, Maisonneuve & Larose, , 1220 p., p. 511
  57. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 70-71
  58. Georges Durand, Monographie de l'église Notre-Dame, cathédrale d'Amiens, tome 1, Amiens & Paris, Yvert et Tellier & Picard, , p. 79
  59. Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne (1519-1790), Paris, Maisonneuve & Larose, , 1220 p., p. 512-513
  60. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 78-79
  61. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 81-82
  62. Marcel Evrard & Roselyne Bulan, « Quelques documents sur Picquigny aux XVIIe et XVIIIe siècles », Bulletin de la Société d'Emulation d'Abbeville,‎ , p. 143-165
  63. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 87-88
  64. François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p., p. 88

BibliographieModifier

  • François Irénée Darsy, Picquigny et ses seigneurs, vidames d'Amiens, Abbeville, P. Briez, , 192 p. (lire en ligne).
  • E.-G. Rey, Les Familles d'Outre-mer de du Cange, Paris, Imprimerie Impériale, , p. 583-587.