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Louis-Auguste d'Albert d'Ailly

militaire français
Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres membres de la famille, voir Maison d'Albert de Luynes.

Officier général francais 7 etoiles.svg Louis-Auguste d'Albert d'Ailly
Duc de Chaulnes
Louis-Auguste d'Albert d'Ailly
Portrait par Hyacinthe Rigaud, 1707

Naissance
à Saint-Germain-en-Laye
Décès (à 67 ans)
à Paris, paroisse Saint Sulpice
Origine Français
Allégeance Drapeau du royaume de France Royaume de France
Dignité d'État Maréchal de France
Conflits Guerre de Succession d'Espagne
Guerre de Succession de Pologne
Distinctions Ordre du Saint-Esprit
Autres fonctions Pair de France
Famille Famille d'Albert

Orn ext maréchal-duc et pair OSE.svg
Blason Louis Auguste d'Albert de Luynes puis d'Albert d'Ailly (1676-1744).svg

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly, 4e duc de Chaulnes (° Saint Germain en Laye, † Paris, paroisse Saint-Sulpice, ), est un militaire français, maréchal de France, des XVIIe et XVIIIe siècles.

BiographieModifier

Louis-Auguste d'Albert d'Ailly était le cinquième fils de Charles Honoré d'Albert, duc de Luynes, duc de Chevreuse, pair de France, et de Jeanne-Marie Colbert.

Étant devenu, par la mort de ses frères, le second fils, il est « substitué », en vertu du contrat de mariage de ses parents, au duc de Chevreuse, son père, dans la succession de Charles d'Albert d'Ailly, 3e duc de Chaulnes, cousin-germain de son aïeul, avec la condition, pour lui et ses descendants, de porter les nom, armes et cri de cette ancienne maison. Il prend le titre de vidame d'Amiens, attaché à la possession de la baronnie de Picquigny.

Le régiment d'infanterie dont il était colonel, ayant été réformé, il obtient celui de dragons, qu'avait son frère le chevalier d'Albert, tué au combat de Carpi le 9 juillet 1701.

Lieutenant général en Picardie (16 mai 1692), et aide de camp du duc de Bourgogne en 1701, il devient brigadier de cavalerie le 10 février 1704. Il est pourvu, le 2 novembre suivant, de la charge de lieutenant de la compagnie des deux cents chevau-légers de la garde ordinaire du Roi (1704-), vacante par la mort de son frère aîné le duc de Montfort, tué près de Bellikem. Il se distingue par ses exploits militaires, à la bataille de Ramillies, le 20 mai 1706, comme aussi à Oudenarde et à Malplaquet, après avoir reçu le titre de maréchal de camp (19 juin 1708).

En 1707, son portrait est peint par Hyacinthe Rigaud [1].

Le 17 octobre 1710, Louis XIV rétablit en sa faveur le duché-pairie de Chaulnes, et lui accorde successivement plusieurs grades. Il est nommé lieutenant-général de l'armée d'Allemagne (il était lieutenant-général des armées du Roi depuis le 8 mars 1718), au siège de Philippsbourg (1734) et pendant la campagne de 1735.

Il est reçu au Parlement en qualité de pair de France, le 1er décembre 1711, et fait chevalier des Ordres du roi le 2 février 1724 .

Le 11 février 1741, il est élevé à la dignité de maréchal de France

Il meurt à Paris, paroisse Saint-Sulpice, le 7 novembre 1744 [2].

Mariage et descendanceModifier

Louis Auguste d'Albert d'Ailly épouse le 22 janvier 1704, en l'église Notre-Dame de Versailles, Marie-Anne Romaine de Beaumanoir-Lavardiin, fille de Henri-Charles, sire de Beaumanoir,(1644-1701) marquis de Lavardin, gouverneur de Bretagne, ambassadeur extraordinaire à la cour de Rome, chevalier des Ordres du Roi, et d'Anne-Louise-Marie de Noailles, (1662-1693) sa seconde épouse. Elle est la petite-fille d'Anne de Noailles, 1er duc de Noailles.

Née à Rome le 11 septembre 1688, elle meurt le 24 mai 1745. Tous deux eurent sept enfants et quatre petits-enfants, qui, tous, moururent sans postérité :

  1. Louis-Marie d'Albert d'Ailly (° 31 juillet 170523 novembre 1724 - Chaulnes), vidame d'Amiens, lieutenant de la compagnie des chevaux-légers de la garde ordinaire du Roi, en survivance de son père (20 mai 1717) ;
  2. Charles-François d'Albert d'Ailly (° 6 septembre 170714 juillet 1731), comte, puis duc de Picquigny, colonel d'un régiment d'infanterie (6 décembre 1721), sur la démission du comte de Montfort, depuis cardinal de Luynes, et lieutenant de la compagnie des chevaux-légers de la garde ordinaire du Roi, en survivance de son père (8 janvier 1729). Il n'eut qu'une fille, Marie-Thérèse d'Albert d'Ailly (1730-1736), de Marie-Sophie de Courcillon (1713-1756) (fille unique de Philippe-Egon de Courcillon, marquis de Dangeau, et de Françoise, héritière de Pompadour, dame du duché de La Valette), qu'il avait épousée le 17 janvier 1729. Sa veuve, se remaria avec Hercule Mériadec de Rohan, duc de Rohan-Rohan, & mourut le 4 avril 1756;
  3. Louis-Joseph d'Albert d'Ailly (° 17131714),
  4. Michel Ferdinand d'Albert d'Ailly (1714-1769), 5e duc de Chaulnes ;
  5. Marie-Thérèse d'Albert d'Ailly (° 10 février 170911 juillet 1765), mariée, le 21 janvier 1722, avec Louis de Rougé (1705-1732), marquis du Plessis-Bellière, dont deux garçons, morts en bas âge ;
  6. Marie-Françoise-de-Sales d'Albert d'Ailly (° 4 août 171014 janvier 1749), religieuse bénédictine à Montargis ;
  7. Marie-Thérèse d'Albert d'Ailly (° 17111714).

Titres et distinctionsModifier

ArmoiriesModifier

Figure Blasonnement
 

De gueules diapré de deux branches d'alisier d'argent recourbées et passées en sautoir, au chef échiqueté d'azur et d'argent de trois tires (qui est d'Ailly moderne), avec en cœur, entre les branches d'alisier, un écusson d'or, au lion de gueules armé et couronné du champ (qui est d'Albert).[3]

Pour approfondirModifier

Notes et référencesModifier

  1. « Albert d'Ailly Louis Auguste d' », sur Hyacinthe Rigaud 1659 - 1743 (Stéphan Perreau) (consulté le 26 août 2019)
  2. Comte de Chastellux, Notes prises aux archives de l'état-civil de Paris, Paris, J.-B. Dumoulin, , 634 p., p. 5
  3. Michel Popoff (préf. Hervé Pinoteau), Armorial de l'Ordre du Saint-Esprit : d'après l'œuvre du père Anselme et ses continuateurs, Paris, Le Léopard d'or, , 204 p. (ISBN 2-86377-140-X)

Pages connexesModifier

Sources et bibliographieModifier

  • Christophe Levantal, Ducs et pairs et duchés-pairies laïques à l'époque moderne : (1519-1790), Maisonneuve & Larose, coll. « Mémoires de France », , 1218 p. (ISBN 9782706812194, lire en ligne), p. 511-519 et 841-842 ;
  • Abbé Paul Decagny, L'arrondissement de Péronne : ou recherches sur les villes, bourgs, villages et hameaux qui le composent, J. Quentin, , 607 p. (lire en ligne) ;
  • Louis Moréri, Le grand dictionnaire historique : ou le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane qui contient en abrégé l'histoire fabuleuse des Dieux et des Héros de l'Antiquité Payenne, les vies et les actions remarquables des Patriarches (…), l'établissement et le progrès des Ordres Religieux et Militaires et la vie de leurs Fondateurs, les généalogies (…), la description des Empires Royaumes (…), l'histoire des conciles généraux et particuliers sous le nom des lieux où ils ont été tenus (…), vol. 1, chez Brunel, , 18e éd. (lire en ligne) ;
  • (en) The Chaulnes secundogeniture (1732-1733)
  • Louis-Auguste d'Albert d'Ailly sur roglo.eu ;